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Ancien 27/05/2012, 10h40
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Par défaut Commentaire de La Curée de Zola, ch.5

 

 

 

 



La Curée est sans doute l'œuvre de Zola la plus riche en « mises en abyme » de formes diverses. Outre le texte proposé au commentaire, on peut relever les tableaux vivants du bal de la mi-carême qui illustrent clairement les deux thèmes majeurs du roman et mettent en scène les amants dans une situation qui reproduit approximativement la leur : Renée « quêt[ant] sa proie avec des supplications de louve affamée », Maxime-Narcisse étant figé « dans un geste de refus ». La curée burlesque qui précipite vers le buffet les invités des Saccard, lors du même bal, est un autre rappel, sur le mode parodique, du sujet même et du titre du roman, d'autant plus qu'elle renvoie elle-même à d'autres scènes du même genre : « C'est bien pis aux Tuileries », dit le préfet Bupel de la Noue. N'oublions pas non plus - car, chez Zola, rien n'est laissé au hasard – « cette fameuse robe de satin couleur buisson, sur laquelle était brodée toute une chasse au cerf, avec des attributs, des poires à poudre, des cors de chasse, des couteaux à large lame » portée par Renée lors de la période heureuse de sa liaison.

 

 



[...] Surtout, la question qu'elle se pose montre combien elle se sent ou se veut étrangère à l'inceste qu'elle a pourtant accepté exigé qu'elle a voulu goûter jusqu'au bout L'état d'absence, de profonde rêverie où se trouve Renée est traduit par un effet visuel d'éloignement : le spectacle se réduit à l'apparition de cette grande femme figure emblématique du crime antique De la longue phrase qui suit et qui termine le paragraphe, on retiendra moins le résumé un peu appliqué des grandes étapes de la pièce, où se devinent les notes d’un romancier scrupuleux, que le rythme d’ampleur progressive, qui épouse la montée de l'émotion et détache des expressions comme passion fauve désir remords qui s'appliquent à l’une et à l'autre héroïne ou besoin de volupté surhumaine qui, à vrai dire, ne convient qu'à Renée. [...]

[...] La Ristori n'était plus qu'un gros pantin qui retroussait son péplum et montrait sa langue au public comme Blanche Muller, au troisième acte de La Belle Hélène, Théramène dansait le cancan, et Hippolyte mangeait des tartines de confiture en se fourrant les doigts dans le nez. Plan du commentaire Les circonstances de la représentation. Le souci de vraisemblance. La représentation falote. La mise en abyme. II. L’évolution de Renée. Elle se détache du spectacle. Elle s’identifie à Phèdre. Retour à la réalité : version burlesque de la tragédie. [...]

[...] L'intérêt se concentre sur le malaise dont souffre Renée : malaise physique le lustre l'aveugl[e] elle éprouve des chaleurs étouffantes qui se prolonge en une hallucination, en une crise dont le paroxysme coïncide symboliquement avec la mort de Phèdre. On ne s'étonne pas que la serre - lieu étouffant, comme la salle de spectacle, mais aussi lieu de la faute et du péché, lieu véritablement infernal, qui devient ici lieu du châtiment - soit au centre de ce cauchemar. Il est clair que la serre aux feuillages ardents qu'on a désignée plus haut comme liée à l'enfer dantesque de la passion rejoint les rêveries de la jeune fille à propos du diable et de ses chaudières et sa hantise toute récente du péché monstrueux et de la damnation éternelle Comme Phèdre, Renée est obsédée par la crainte du châtiment, d'une condamnation portée par cet autre Minos que semble figurer son père, l'inflexible magistrat Béraud du Châtel. [...]

[...] Outre le texte proposé au commentaire, on peut relever les tableaux vivants du bal de la mi-carême qui illustrent clairement les deux thèmes majeurs du roman et mettent en scène les amants dans une situation qui reproduit approximativement la leur : Renée quêt[ant] sa proie avec des supplications de louve affamée Maxime- Narcisse étant figé dans un geste de refus La curée burlesque qui précipite vers le buffet les invités des Saccard, lors du même bal, est un autre rappel, sur le mode parodique, du sujet même et du titre du roman, d'autant plus qu'elle renvoie elle-même à d'autres scènes du même genre : C'est bien pis aux Tuileries dit le préfet Bupel de la Noue. [...]
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