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Par défaut Comment on vous pique votre voiture?

 

 

 

 

COMMENT ON VOUS PIQUE VOTRE VOITURE?
Hassan BENADAD
MarocHebdo


Les réseaux de vol de véhicules au Maroc
Il ne passe pas un jour à Casablanca sans qu'un vol de voiture ne soit déclaré. Il n'est plus question de petits voyous qui cassent les vitres pour s'emparer des radiocassettes ou autres effets personnels. Les spécialistes de vol du voitures se sont constitués en bandes organisées, voire en réseaux éparpillés sur tout le territoire national. Si la police judiciaire arrive à élucider près de 80 % des 250 à 300 affaires de voitures volées et déclarées par an, il est évident qu'au niveau de la prévention, tout reste à refaire. L'effectif de la sécurité publique ne dépasse pas les 5000 agents alors que la ville compte 5 millions d'habitants. Le mal risque d'empirer.
• Que peut un gardien face à des réseaux organisés?
Casablanca la blanche. Casablanca la noire. La capitale économique est devenue invivable, circulation dense, pollution dégagée par les carcasses roulantes et surtout par une insécurité grandissante. Ce n'est pas encore Chicago ou Lagos, mais la courbe de la délinquance suit fatalement le rythme de la démographie galopante et de l'exode rural. La criminalité, les vols qualifiés et les agressions connaissent une recrudescence sensible dont la police essaye, avec ses moyens dérisoires, d'atténuer l'ampleur. Le vol de voitures s'est particulièrement accru avec l'apparition des bandes organisées et des réseaux à ramifications multiples. C'est ce qui explique les manières multiformes avec lesquelles les malfaiteurs agissent pour dérober les voitures. La plus grave et la plus dangereuse est celle qui consiste à attaquer les femmes au volant.
Doute
Il y a l'agression directe. Le feu rouge est devenu le lieu propice pour accomplir les forfaits des malfaiteurs, que ce soit le jour dans un rond-point peu fréquenté, ou la nuit à tous les croisements. La psychose est telle que les conductrices commencent à bloquer toutes les portières à chaque fois qu'elles s'arrêtent devant un feu de signalisation. Une précaution nécessaire devenue un réflexe face à l'accroissement des agressions pour vol de voitures. Les malfaiteurs guettent leurs proies devant le feu rouge. À peine la voiture arrêtée, ils se précipitent sur la conductrice et ouvrent la portière en la menaçant avec une arme blanche. Soit ils la font descendre de la voiture illico presto, soit ils l'emmènent de force avant de l'abandonner plus loin et de s'emparer du véhicule. Il faut s'estimer heureux que les malfrats n'aillent pas jusqu'à kidnapper, séquestrer et violer la propriétaire de la voiture.

 

 


Mme Lahrizi l'a échappé belle, il y a quelques semaines devant le rond-point Gandhi à l'intersection de la route d'El Jadida et le boulevard Gandhi. Elle rentrait chez elle à 21h 00 quand quatre loubards l'ont attaquée et l'ont délestée de sa voiture. Heureusement, elle s'en est sortie indemne et ses agresseurs ont été rapidement reconnus par certains passants du quartier. Dénoncés et arrêtés par la police ils ont été condamnés par la justice.
Virginité
C'est dire si Casablanca, avec la multiplicité et l'étendue de sa banlieue, est devenue la cible privilégiée des professionnels de vol de voiture. Son parc automobile, riche quantitativement et diversifié qualitativement, attire de plus en plus de gangs organisés en provenance de toutes les régions du Royaume.
De début janvier à fin septembre 2000, seulement, la préfecture de la police a recensé 120 vols de voitures. Il faut toutefois relativiser ce chiffre qui ne concerne que les vols déclarés par les propriétaires car ils sont nombreux ceux qui ne font pas de déclaration. Parmi ce lot déclaré, la police a solutionné 92 cas et a procédé à l'arrestation de 37 accusés qui ont été déférés devant la justice. Autrement dit, la moyenne annuelle varie entre 250 et 300 voitures volées dans la grande métropole dont 70 à 80% des affaires sont solutionnées par la police judiciaire avec des moyens insuffisants.
Les voleurs qualifiés s'ingénient toujours à trouver la parade à toute technologie nouvelle, se regroupent en bandes organisées et arrivent même à constituer des réseaux à travers tout le pays. Le profil des malfrats a lui aussi changé. Ce ne sont pas seulement les récidivistes et les petits voyous du quartier qui cambriolent les voitures. Ce trafic est devenu tellement rentable que des gens censés être insoupçonnables comme les mécaniciens, les informaticiens, les fonctionnaires et autres immigrés commencent à tremper dans cette activité illégale.
Fini le temps où les voleurs de petite envergure s'attaquaient individuellement aux accessoires des voitures en brisant une vitre pour dérober une radiocassette et autres effets personnels. Sur ce vaste territoire de Casablanca qui s'étale de Mohammedia à Nouasser, il ne se passe pas un jour sans que des vols de voitures ne soient signalés à la police. Les bandes agissent, partout, au centre ville comme dans les périphéries, de jour comme de nuit, et sous différentes formes. Certains utilisent la voiture volée uniquement pour parader dans la ville et essayer d'épater les filles. D'autres, plus endurcis dans la délinquance, s'en servent pour commettre d'autres agressions et viols pour l'abandonner plus tard dans n'importe quelle rue de la ville. C'est ce qui explique d'ailleurs le nombre impressionnant de véhicules abandonnés dans les différentes rues et artères de la métropole.
Récidive
Récemment, la police judiciaire de la préfecture Ben M'sick Sidi Othmane a mis le grappin sur un récidiviste notoire qui avait participé, il y a deux mois, au vol d'une voiture.
Petit film. C. Abderrazak s'est dirigé, en compagnie de trois autres lascars, avec la Mercedes 190 volée vers Souk-Larba Gharb où ils ont dévalisé un poste de péage sur l'autoroute. Dans leur fuite, la voiture qui roulait à une grande vitesse a capoté et trois de ses occupants ont fini par êtres arrêtés.
La bande de Fquih Ben Salah ne vient pas voler les voitures à Casablanca pour commettre des agressions mais pour les écouler sur le marché soit en entier ou en pièces détachées. Ces spécialistes de la Mercedes 240, dont le cerveau est un ex-militaire, perpétraient leurs forfaits dans les lieux de grande concentration. Ils opéraient le week-end aux alentours des super marchés Makro et Marjane où la grande foule vient s'approvisionner. Ils utilisaient la méthode classique de la clé passe-partout et du contact direct pour faire démarrer la voiture. Le choix de la Mercedes 240 n'est pas fortuit car les pièces de celle-ci, utilisée à grande échelle dans les grands taxis, sont devenues rares et se vendent à des prix très élevés. Quand la police judiciaire de la préfecture Ain Chok-Hay Hassani avait arrêté la bande dans les environs de Fquih Ben Salah, elle a retrouvé, dans le douar de l'ex-militaire, un véritable cimetière de carcasses de voitures. Quand le véhicule n'est pas démonté, il est livré à des receleurs à Nador qui l'acheminent à leur tour vers Mellila où ils procèdent à la modification du numéro de châssis à l'aide des rayons laser. Grâce à des cartes vierges, de nouveaux documents sont établis pour la voiture qui est réintroduite au Maroc avec une immatriculation étrangère. Il suffit de la dédouaner pour l'écouler facilement sur le marché.
Abandon
Certains réseaux marocains ont des ramifications à l'étranger comme celui qui a été démantelé en fevrier1999 par la police judiciaire de Hay Hassani. Cette bande a réussi à écouler sur le marché marocain plus de 120 voitures (Mercedes, Golf, 4/4) volées en Europe et surtout en Italie. Plus de 40 personnes ont été appréhendées dans cette opération de grande envergure dont des douaniers de Tanger, des gendarmes et le chef de centre d'immatriculation de Benslimane. Par le jeu de la complicité des fonctionnaires, de fausses attestations de vente aux enchères ont été établies. Les voitures ont été vendues au vu et su de tout le monde comme si elles avaient fait l'objet d'une saisie en bonne et due forme.
Au vu de ce trafic diversifié et multiple, Casablanca semble devenir une véritable plaque tournante des voitures volées. Un trafic qui prend des proportions inquiétantes quand on sait que ces véhicules ne sont pas écoulés uniquement sur le marché marocain. Il est maintenant certain que ces réseaux s'étendent au-delà des frontières marocaines pour avoir des points d'attache en Algérie et de là vers l'Afrique Sud saharienne. Quand la police judiciaire de Mohammedia a appréhendé en août dernier une bande de voleurs de voiture, elle ne savait pas que cette affaire allait prendre une telle ampleur.
Au cours de leur arrestation les trois voleurs ont essayé de résister en usant d'armes blanches, de bâtons, de bombes lacrymogènes et d'un appareil d'électrochocs. La police découvrira dans la voiture des plaques d'immatriculation, un lot de clefs neuves, des carcasses de serrures, des tournevis forts, des lames pour façonner les clefs et une greffe pour forcer les serrures... Un véritable arsenal de bandits expérimentés. L'enquête révélera, par la suite, qu'il s'agit d'un véritable réseau de vol de voitures scindé en deux bandes. Les trois repris de justice notoires arrêtés à Mohammedia agissaient en parallèle avec une bande composée de cinq personnes identifiées à Rabat. Le butin des deux bandes étant écoulé vers les mêmes destinataires à Oujda à savoir un certain Chennoufi et un dénommé Laaskri. C'est une concubine de l'un des malfrats, connue sous le nom de "Riffia" qui se charge du convoyage des véhicules jusqu'à la capitale de l'Oriental. Jusqu'à ce jour, la police a dénombré près de 100 véhicules volés et elle continue de rechercher une dizaine de complices et de receleurs en fuite. L'enquête de la police judiciaire a révélé que les véhicules volés sont acheminés vers l'Algérie. L'affaire a pris une telle ampleur que l'enquête a été confiée à la Gendarmerie Royale pour pousser ses investigations au -delà des deux receleurs Chennoufi et Laaskri. Il semblerait que des militaires soient impliqués dans cet imbroglio qui a dépassé le délit de vol qualifié pour passer à des ramifications plus dangereuses.
Choix
Ce qui conforte encore davantage l'existence d'un ou plusieurs réseaux de ce trafic, c'est la découverte la semaine dernière à Nouakchott d'une voiture volée à Casablanca. Son propriétaire, un directeur d'agences de location de voitures, l'avait louée en octobre à un ressortissant marocain qui a pris la poudre d'escampette. Mis au parfum de l'existence de ce réseau, Jawad Benziane, s'est déplacé en Mauritanie où il a retrouvé sa Toyota 4/4 dans un marché d'occasions. Coïncidence ou évidence, la bande de Mohammedia avait une préférence toute particulière pour les 4/4.
Les techniques du vol des voitures employées par les lascars sont des plus ingénieuses. La dernière trouvaille des spécialistes est un modus operandi importé d'Italie. L'astuce consiste à démonter la serrure de la portière à l'aide d'une greffe et de dupliquer la clé à partir de la serrure sur une autre clef vierge avec des limes. Le tour est ainsi joué en moins d'une minute.
Prévention
Cette procédure ne fonctionne que pour des marques de voitures bien spécifiques. Celles dont les clés de portière servent en même temps comme clefs de contact: Mitsubishi, Peugeot 205 et 306, R19, Clio, Kangoo, etc. Comme on le constate, autant les constructeurs d'automobiles affûtent leurs systèmes d'alarme, autant les voleurs qualifiés développent leurs techniques. Quand ils se sentent cernés par la vigilance de la police, ils mettent à contribution les services de certains fonctionnaires véreux. Autrement, ils passent à l'acte directement. Au début, les spécialistes du vol de voiture utilisaient la méthode archaïque qui consiste à briser la vitre pour ouvrir la portière. Il leur suffit alors de défoncer la serrure de contact pour faire démarrer la voiture en mettant le contact direct. Par la suite, ils ont commencé à s'introduire dans le véhicule en défonçant la serrure de la portière à l'aide d'une pince ou d'un tournevis adapté. La technique a évolué quand les malfrats ont découvert qu'il suffisait de confectionner une clé de contact à partir de l'empreinte de la clef du couvercle de réservoir.
Le propriétaire de la voiture croit au simple vol du couvercle de son réservoir jusqu'au jour où il ne retrouve plus sa voiture. Le maquillage du numéro minéralogique des voitures volées est tout aussi simple. Les bandits ont en réserve des marques de voitures identiques à celles qu'ils volent. Ils les achètent auparavant à la casse, d'une manière légale, avec leurs cartes grises et tous les documents nécessaires. Il leur suffit de fixer la plaque d'immatriculation de la voiture achetée sur celle du véhicule volé pour circuler sans problème. On n'arrête pas le progrès même chez les truands. La police judiciaire arrive souvent, avec des moyens dérisoires et un effectif réduit, à mettre sous les verrous les auteurs de ces vols. Mais il ne faut pas se leurrer, le véritable problème se trouve au niveau de la prévention avec une sécurité urbaine dont l'effectif est sans commune mesure avec la démographie galopante de Casablanca. Elle compte 5000 agents pour 5 millions d'habitants, soit à peine 1000 agents pour un million d'habitants. Mais il faut reconnaître, comme nous l'a dit le commissaire principal Mustapha Bezzazi, que les propriétaires de voitures ne prennent pas assez de précautions pour contrecarrer les convoitises des voleurs. Ils brillent plutôt par un comportement imprudent. Soit en refusant de payer les gardiens, soit en considérant comme un détail négligeable le fonctionnement de leur système d'alarme. Une négligence qui fait le bonheur des voleurs, mais qui n'excuse aucunement la carence dans l'effectif et les moyens dont souffre la police à Casablanca.

 

 

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