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Ancien 20/03/2013, 07h51
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Superstition et sorcellerie entre mythe et réalité
le charlatanisme, un fléau à combattre
Les fqihs arnaqueurs se vantent de résoudre tous les problèmes. Leurs méthodes diffèrent, mais leur but reste le même : arnaquer les personnes les plus vulnérables et les plus crédules. Combien d’entre eux ont été poursuivis en justice et écroués. Les voyantes et les prédicateurs sont légion. Les plus dangereux sont ceux qui prétendent guérir de maladies et de maux face auxquels la science et la médecine se sont trouvées impuissantes. Ils disposent de carte-visites sur lesquelles sont inscrites les coordonnées et les capacités surnaturelles qu’ils possèdent. Ils racontent qu’ils possèdent le pouvoir ôter toutes les embûches et se flattent de résoudre tous les problèmes. Certains ne sont joignables que sur rendez-vous.
La « consultation » coûte dans la plupart des cas les yeux de la tête. Entre 500 et 2000 DH. Le prix du remède peut aller jusqu’à plusieurs millions de centimes. La multiplication des guérisseurs et l’extension de la superstition laissent perplexe. Les personnes fragiles constituent un terrain fertile pour que certains continuent à semer le doute. De même, la magie a pris de l’ampleur dans notre société. Elle découle d’un manque de conscience, car fertilement exploitée auprès de personnes pauvres. Ce ne sont pas seulement les femmes qui en usent le plus souvent. Mais aussi les hommes. Ils sont nombreux à avoir recours à des charlatans sans scrupule qui tirent profit de la crédulité de beaucoup de personnes en leur promettant de garantir la sécurité et la pérennité dans leur ménage. Des amulettes sont confectionnées moyennant des sommes faramineuses. Les pseudo-guérisseurs accompagnent souvent leurs écritures d’infusion que les individus doivent faire ingurgiter à leurs conjoints ou membres de leurs familles. Le remède, censé guérir, cause des dégâts incurables. L’amulette est également le porte bonheur qui garantit la réussite sociale, aussi bien sur le plan professionnel que scolaire. Certains devins promettent la réussite au baccalauréat, la victoire aux élections ou la promotion à un poste de responsabilité important. D’autres promettent à certains ménages une procréation bien fertile.
Halima, femme au foyer, a fait les frais de ce mensonge quand elle a décidé de rendre visite à un fqih, très connu de la périphérie de Casablanca. On le surnomme Hadj Mimoun. Halima raconte son histoire : « je cherchais un remède à mon problème de stérilité. Alors, après plusieurs tentatives dans différentes cliniques de la place, j’étais allée voir, chez lui, le fqih. Il habite en compagnie de ses trois femmes et ses dix enfants dans un bidonville situé dans un quartier populaire d’habitat insalubre. Dès 8 heures du matin, une file de femmes et d’hommes attendent leur tour. J’étais la troisième femme à se présenter devant ce fqih en cette journée de mardi. Quand je pénètre dans la pièce, je le trouve assis sur un tapis et entouré de diverses choses que je ne comprenais pas. Il m’a posé quelques questions auxquelles j’étais prête à y répondre. J’ai donc commencé à raconter ma vie et mes souffrances. Pour me rassurer, le fqih m’offre des séances de soins à base de fumigations et de «Ldoun», un alliage de plomb et de minerais que seuls les fqihs compétents sont en mesure d’en déchiffrer la formule alchimique». L’opération consiste à faire fondre le métal dans une casserole et de le verser dans un seau rempli d’eau froide et placé sous le patient. Le contact du plomb fondu avec l’eau provoque une déflagration assourdissante dont l’effet sur le client ressemble à une décharge, prélude d’une libération. L’eau ayant servi à l’opération doit être versée la nuit dans un cimetière abandonné emportant à jamais le mauvais sort responsable des ma malheurs de la victime. Pour subir ce calvaire durant plusieurs jours, Halima a dû verser des sommes colossales. Sans aucun résultat tangible. Elle est restée toujours stérile. Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres. Le phénomène de la superstition et de la sorcellerie évolue à une vitesse vertigineuse au sein de notre société. Il pénètre même dans le monde des nouvelles technologies. Désormais, il suffit d’un simple clic, en consultant des sites Internet spécialisés, pour se rendre compte que le fléau est bien ancré dans la vie des gens. Mondialisation oblige ! Le phénomène est devenu universel. Des réseaux bien organisés se sont constitués dans différentes sectes à travers le monde. Leur objectif est de soutirer le maximum d’argent dans un minimum de temps à des personnes crédules. Personne n’est négligé. L’honnête travailleur qui craque, la femme délaissée par son mari, des couples souffrant de stérilité, et jeunes au chômage. Le principe est toujours le même : exploiter la détresse et promettre une vie meilleure. En attendant, il faut débourser. Combien de familles ruinées ou disloquées. Combien d’esprits à jamais dérangés et combien de gens finissent le restant de leurs vies dans des marabouts et des zaouïas, si ce n’est pas dans des cimetières. L’exemple de Brahim est frappant. Il visitait trois fois par semaine un charlatan à Kenitra. Celui-ci emploie «la manière forte» pour le guérir du mauvais sort. Brahim explique la méthode de cet énergumène : «le fqih prend un tagine vide dans lequel il verse de l’eau et le laisse chauffer sur un feu faible. Après avoir débité pendant quelques minutes de palabres apprises par cœur, il enlève le couvercle et le tagine devient rempli de morceaux de tissus, d’aiguilles et d’autres mauvaises herbes». D’après le fqih, ce sont ces «plantes» qui empêchaient le patient d’avoir le meilleur sort. Brahim est toujours au chômage. Le fait qu’il soit désespéré de trouver une solution à ses problèmes souvent imaginaires, le conduit à frapper à la porte de l’irrationnel dans l’espoir de trouver le remède miracle. La pensée commune des individus reste dominée par la superstition et les croyances naïves en des forces surnaturelles agissantes auxquelles s’adressent les individus comme l’ensemble de la société lorsqu’ils ne trouvent pas de réponses à leurs questions et leurs problèmes : c’est tout particulièrement le cas dans le rapport à la vie et à la mort, aux projets et aux destins individuels et collectifs. Le recours au fqih pour traiter un malade, la justification de l’irrationalité en tant que trait universel par la fatalité et la volonté divine, le rapport magique et irrationnel aux technologies modernes constituent encore des traits sociaux dominants sinon très importants. Ces traits se recomposent en permanence à la faveur de ce que construisent les forces sociales organisées dans des contextes changeants, aujourd’hui celui des mutations technologiques, de l’internationalisation et de la globalisation.
Ainsi, les croyances magiques sont d’une grande importance dans la vie quotidienne. Les talismans et les amulettes permettent l’expression de ces croyances, ainsi que le talent des artistes qui les façonnent.
L’amulette telle la main de Fatma (khamsa) était portée (et l’est toujours) par les femmes par coquetterie ou par superstition.
Les pouvoirs magiques des talismans étaient manuscrits ou imprimés sur papier, parchemin, métaux, bois, ou pierre. Leurs fonctions protectrices étaient utilisées principalement pour la femme enceinte et l’enfant.
Selon le professeur Farid Attaoui, sociologue, «nombre de gens sont particulièrement superstitieux, ne se séparant jamais de « porte-bonheur » comme les icônes, les croix et autres amulettes et n’oubliant presque jamais d’entrer du pied droit là où ils vont».
Aujourd’hui, tout le monde est interpellé pour combattre ce genre d’escroquerie qui ronge notre société. Ce procédé n’est pas légal et ne mérite pas de protection.

 

 



El Mahjoub RouanePublié dans Le matin le 18 - 10 - 2003

 

 

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La superstition
Sentiment que certains actes ou objets ont une influence positive ou négative sur notre vie. Croiser un chat noir, briser un miroir, passer sous une échelle… autant de petits actes qui pourraient être la source de malheurs à venir dans la vie d’un individu. Ces forces occultes constituent ce qu’on appelle la superstition. Elle est cette croyance, cette interprétation non rationnelle que certaines pratiques seraient l’explication de notre environnement, de ce qui nous arrive. La superstition est un fait universel qui remonte à l’aube des temps, à l’homme primitif. Elle demeure liée à la religion et à la magie, voire à la sorcellerie. La superstition s’est perpétuée grâce aux coutumes héritées par voie orale. Tous les peuples de la terre ont leurs objets bénéfiques ou maléfiques suivant la croyance populaire et quelque soit leur niveau de développement et leur lieu d’existence.

 

 


Les superstitions trouvaient leur force dans l’ignorance des populations. Et donc, dans la peur. La peur des maladies, de la mort, des diables…La superstition est très présente dans les esprits malgré l’avancée de la connaissance scientifique. Au Maroc, les croyances magiques, absurdes et superstitieuses tiennent une place importance dans la vie quotidienne. La superstition ne touche pas seulement cette frange de la population analphabète, mais aussi les personnes instruites et cultivées. Mauvais œil, talismans, amulettes, marabout, fqih, voyantes… Le Maroc est très superstitieux. L’amulette telle la main de Fatma (et par extension le chiffre 5 "khamsa") qui agit comme une sorte de rempart visuel entre le regardeur et le regardé, était portée (et l'est toujours) par les femmes musulmanes par superstition pour chasser le mauvais œil. Si la lèvre supérieure vous pique c'est slam el kher, vous allez recevoir des nouvelles de quelqu'un de cher. Quand quelqu’un parle de maladie, de la mort ou de quelque choses de mauvais, on frappe le bois et on dit (sh’kaoui) .On ne doit pas laisser les ciseaux ouverts car c'est mauvais, on a de grandes dépenses, après. On ne se ronge pas les ongles, car ça amène la ruine. Il ne faut pas parler dans les toilettes ou la salle de bain. Et interdiction de siffler, à l’intérieur de la maison comme dans la rue ! Se garder de renverser de l’eau toute bouillante dans l’évier de la cuisine. Ne guère prendre de douche tard dans la nuit. Éviter de se voir à travers un miroir cassé. Éviter d’ouvrir un parapluie chez soi. Il est interdit de poser ses chaussures à l’envers. Enjamber une personne se trouvant sur son passage l’empêcherait de grandir. Il ne faut jamais frapper une jeune fille avec un balai, sinon, elle ne se mariera pas. Un œil qui vibre augure d’une mauvaise nouvelle. Toutes les couleurs sont entourées de superstition au Maroc. La plupart d’entre elles représentent d’ailleurs ces créatures invisibles qu’on appelle les « satans ». Quand elles ne sont pas liées aux êtres surnaturels, les couleurs ont quand même une signification. Ainsi, les couleurs les plus recommandées pour la mariée sont le vert et le blanc. Au Maroc, la veuve aussi porte le blanc (et non le noir comme en Egypte ou dans les pays occidentaux). Parce qu’elle doit être pure et le rester quatre mois et dix jours. Ce n’est quand même pas tout: il existe une immensité d’autres idées reçues d’autant plus superstitieuses et ridicules que celles-là, tant la culture et mentalité marocaines varient aisément de région à autre.
VOILA

 

 

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