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Ancien 22/10/2016, 15h17
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BIOGRAPHIE : Mohammed Khair-Eddine Ecrivain Marocain, l’enfant terrible de la littérature maghrébine d’expression française Né en 1941 à Tafraout (Sud du Maroc ) dans une famille berbère sous la charge d’un père commerçant. Il a quitté son pays pour s’installer en France ou il a travaillé comme mineur Parmi ses œuvres Soleil arachnide, Moi l'aigre, Résurrection des fleurs sauvages...l'auteur est mort à Rabat en 1995.
L’ŒUVRE : un roman engagé, un réquisitoire implicite où il relate la situation sociale du Maroc à cette époque Bouchaib, au passé agité ,calligraphie en langue Tifinagh un longue poème à la gloire d'un Saint méconnu tout en buvant du thé chinois reçu de France. L'Imam de la Medersa du village trouva le moyen de faire éditer le poème qui est mis aussi en musique, chanté par des raïs, diffusé à la radio et écouté par tous. Même Redwane, l’ami de Bouchaib, qui vit en France depuis trente ans, prend connaissance du poème de Bouchaib ce qui le décide à lui rendre visite. Malgré l'isolement du village, la modernité commence à s'y faire sentir. Les plus réfractaires finissent par abdiquer par commodité à la facilité. Bouchaib et sa femme garants des traditions, adoptent la modernité dans les limites du raisonnable ce qui n'est pas le cas des parvenus. Ces derniers sont méprisés par le Vieux qui voit en eux des corrompus qui trompent le peuple et escroquent l'Etat
Le Père Goriot (1835) d'Honoré de BALZAC.



Candide : lecture analytique du chapitre VI (6)
Vocabulaire
 Auto-da-fé : « acte de foi », cérémonie officielle où l’on exécutait des hérétiques (en désaccord avec les principes du christianisme, des infidèles), généralement par le supplice du feu. Un auto-da-fé eut lieu réellement le 20 juin 1756.
 Coimbra : ville universitaire du Portugal, siège de l’Inquisition.
 Inquisition : institution chargée de rechercher et de poursuivre l’hérésie dans certains États catholiques.
 Biscayen : de la province basque de Biscaye.
 Commère : marraine d’un enfant dont le Biscayen était le parrain (tuteur). Mariage interdit par l’Église, cela était considéré alors comme un inceste.
 Faux-bourdon : chant d’Église à plusieurs voix.
Remarque : « bel auto-da-fé » = ironie avec « pour empêcher la terre de trembler ». Le but de cette cérémonie est tourné en dérision par son côté superstitieux. Il s’agit d’une critique.
Étude de l’énonciation
1. A quelle personne est écrit ce texte ?  Emploi de la troisième personne du singulier : un narrateur parle.
2. Quelle est la place du narrateur ? Est-ce la même position dans les deux paragraphes ?  1er § : point de vue omniscient.
 2ème§ : point de vue interne et point de vue omniscient.
3. Quels sont les temps verbaux ?
 Emploi des temps du passé : imparfait / plus-que-parfait dans le premier § =
exposition du contexte.
 Passé simple / passé antérieur dans le deuxième § = narration de la cérémonie.
Allure vive du récit.
Étude de la satire 1. Le texte a 4 parties. Lesquelles ?
 Décision d’organiser un autodafé (les raisons).  Réunion des accusés.  Déroulement de la cérémonie.  Exécution de la sentence.
2. Quels sont les thèmes présents ?  La cruauté de l’Inquisition.  Son désaccord avec la foi.  La futilité des actes d’accusation.  La remise en cause de la philosophie de l’optimisme3. Relevez les champs lexicaux pour le justifier
a) Champ lexical du châtiment :
« lier », « fessé en cadence », « brûlés », « brûlées à petit feu ».
b) Champ lexical de la religion ou des rites :
« auto-da-fé », « procession », « sermon », « musique en faux-bourdon »,
« prêché », « absous », « béni ».
c) Champ lexical des vêtements rituels :
« Mitre », « san benito ».
d) Champ lexical de la sorcellerie ou de l’hérésie :
« Diable » (2 x), « flammes » (2 x), « griffes », « queue »
e) Champ lexical de la peur, de la faiblesse :
« Épouvanté », « palpitant », « se soutenant à peine »
f) Champ lexical de la catastrophe :
« Tremblement de terre », « détruit », « ruine totale », « la terre trembla »,
« fracas épouvantable »
4. Comment Voltaire tourne-t-il les rites catholiques en dérision ?
 Les rites sont ceux du catholicisme. Leur grand nombre et leur accumulation les rend dérisoires. Ils apparaissent comme des règles théâtrales sans grande valeur.
 Les vêtements rituels sont désacralisés et décrits comme des déguisements
carnavalesques.
5. Quels sont les mots de vocabulaire qui traduisent aussi cette satire et cette ironie ?
 Emploi de figures de rhétorique :
Hyperbole dans les accusations : pour dénoncer le côté arbitraire de celles-ci.
Euphémisme « appartements… soleil » : pour montrer l’Inquisition comme un
organisme de bienfaisance.
Oxymore : « bel Autodafé » : pour tourner l’Inquisition en dérision.
Gradation dans les châtiments : « fessé », « brûlés », « pendu ».
 Tonalité burlesque, comique, surtout quand la terre tremble de nouveau
Ironie par juxtaposition : « belle musique », « orner » et ironie du sort « la terre
trembla de nouveau », et qui plus est, « le jour même ».
Burlesque : « fessée en cadence » au lieu de flagellée.
Humour noir châtiments / griefs reprochés.
 Utilisation abusive des exclamations qui traduisent un certain désespoir chez
Candide
Conclusion : Un texte satirique :
Pour critiquer le fanatisme des inquisiteurs et le côté arbitraire de leurs condamnations, Voltaire utilise ses armes favorites : l’ironie et l’humour noir. Par l’ironie, il veut ainsi démontrer que l’autodafé est fondé sur des raisons sans valeur logique. L’humour noir est un autre moyen de dénoncer l’aspect barbare des châtiments de l’Inquisition. Dans le chapitre VI de Candide ou l’optimisme, Voltaire apporte une nouvelle preuve que tout ne va pas « au mieux ».
Le dormeur du val
C’est un trou de verdure ou chante une rivière
Accrochant follement aux herbes des haillons
D’argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu
Dehors, il est étendu dans l’herbe, sous la nue,
Pâle dans sont lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant somme
Souriait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

Arthur Rimbaud, Octobre 1870
Sujet : Rédigez pour un journal national un article dan lequel vous réfutez l'affirmation suivante : "Les voyages ne sont pas d'un grand intérêt pour les jeunes". Votre texte comportera : -un rappel de l'affirmation à réfuter -la réfutation fondée sur des exemples précis. -une conclusion -Le plan en trois parties, proposé dans la consigne est à respecter. -la deuxième partie est la plus importante (réfutation).-Appuyer son point de vue par des exemples précis. Suggestions I - Rappel de l'affirmation :
Exemple : Nombreux sont les parents qui pensent que le voyage ne présente aucun intérêt pour leurs enfants et que le temps et l'argent qui lui sont consacrés méritent plutôt d'être réservés à des activités de lecture.
- Réfutation : Employer l'expression de la réfutation en introduisant la concession. Exemple : Il n'est pas juste de dire que le voyage ne présente aucun intérêt, car s'il est vrai que cela demande beaucoup d'argent, il n'est pas moins vrai non plus que ce que l'on apprend d'un voyage n'a pas de valeur.
Voici quelques exemples :-Le voyage nous apprend à compter sur nous-mêmes et forge notre personnalité. -Il nous permet de diversifier nos contacts. -Il nous offre l'occasion d'observer directement la nature et de prendre connaissance des monuments historiques. -Il enrichit notre expérience. -Il complète et donne un sens à notre connaissance livresque.
Conclusion : Exemple : l'intérêt que présente le voyage pour la connaissance et pour la formation de la personnalité est énorme : en priver un jeune constituerait une grave erreur.

RESUME Candide est un jeune garçon vivant au château du baron de Thunder-ten-tronckh qui se trouve en Westphalie. Il a pour maître Pangloss, philosophe qui enseigne la « métaphysico-théologo-cosmolo-nigologie », et qui assurait, à l'instar de LEIBNIZ, que l'on vit dans le meilleur des mondes possibles. Cependant Candide est chassé de ce meilleur des mondes possibles à la suite d'une « Leçon de physique expérimentale » entreprise avec Cunégonde, la fille du Baron. Candide découvre alors le monde et passe de mésaventures en mésaventures.
Engagé de force dans les troupes bulgares, il assiste à la boucherie de la guerre. Il s'enfuit, est recueilli par Jacques l'anabaptiste. Il retrouve Pangloss réduit à l'état de vieillard, atteint de la syphilis qui lui apprend la mort de Cunégonde, violée par des soldats bulgares. Ils embarquent avec Jacques pour Lisbonne. Après une tempête dans laquelle meurt noyé Jacques, ils arrivent à Lisbonne le jour du tremblement de terre et sont victimes d'un bûcher durant lequel Pangloss est pendu. Candide retrouve Cunégonde, maitresse d'un grand inquisiteur et d'un riche juif : don Issachar. Il est amené à tuer les deux hommes et s'enfuit avec Cunégonde et sa vieille servante vers Cadix en Espagne.
Il embarque avec son valet Cacambo, Cunégonde et sa vieille servante pour le Paraguay. Contraint d'abandonner Cunégonde à Buenos-Aires, il s'enfuit avec Cacambo au Paraguay. Ils y retrouvent le frère de Cunégonde que Candide transperce d'un coup d'épée, s'échappent, évitent de peu d'être mangés par les sauvages Oreillons et découvrent le pays d'Eldorado. Ils y sont heureux mais préfèrent le quitter avec toutes leurs richesses pour retrouver Cunégonde. Envoyant Cacambo racheter Cunégonde, Candide se fait voler par un marchand et un juge, fait la connaissance de Martin, dégoûté de la vie et rejoint l'Europe avec lui. Ils passent par Paris où Candide manque de mourir des soins prodigués par la médecine, se fait voler par un abbé et échappe de peu à la prison, puis rejoignent Venise où ils y cherchent en vain Cacambo et Cunégonde. Ils y rencontrent Paquette, la servante du Baron de Thunder-ten-tronckh, et son amant le moine Giroflée, découvrent un riche dégoûté et font la connaissance de six rois détrônés.
Ils partent ensuite pour Constantinople délivrer Cunégonde, devenue laide, esclave du roi déchu Ragotski et racheter le valet Cacambo. Sur la galère, parmi les forçats, ils retrouvent Pangloss, ayant échappé à la pendaison, et le frère de Cunégonde, ayant échappé au coup d'épée, que Candide délivre contre rançon. À Constantinople, il rachète Cunégonde enlaidie et soucieuse, l'épouse contre l'avis de son frère qu'il est contraint de chasser, s'installe dans une ferme, se fait voler par des marchands, recueille Paquette et Giroflée et finit en cultivant son jardin.

La liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres" : cette phrase est devenue une évidence, presque un proverbe. Elle est sans cesse répétée, jamais repensée. Le sujet consiste précisément à s'interroger sur cette "évidence" pour tenter de la remettre en question. Cette affirmation est une tentative de répondre au difficile problème : comment les libertés des différents individus peuvent-elles coexister au sein d'une même société ? Comment la liberté des uns peut-elle ne pas nuire à la liberté des autres ? Mais cette solution est-elle satisfaisante ? Sur quelle conception de la liberté repose-t-elle ? Que présuppose-t-elle ? Quelle conséquence y-a-t-il à concevoir ainsi la liberté, et en particulier cette conception permet-elle de penser - et d'instaurer dans les faits - une liberté publique, une liberté collective et politique ?

Candide ou L'optimiste – Voltaire Résumé de l'œuvreCh1 : Dans le château de Thunder-ten-tronckh, Pangloss, le maître de Candide, lui enseigne que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Candide le croit, mais se fait chasser du château pour un baiser donné à sa cousine Cunégonde. Ch2 : Candide enrôlé par des recruteurs. Suite à son manque de moyens pour survivre, il doit subir une punition à la suite d'une promenade interdite. Il demande la faveur du roi des Bulgares pour se faire casser la tête, et il se fait soigner par un grand chirurgien. Ch3 : Il est témoin d'une boucherie héroïque entre les troupes arabes et bulgares, il déserte et découvre, en Hollande, l'intolérance. Mais il rencontre Jacques, un anabaptiste qui lui donne à manger et de l'argent. Ch4 : Candide retrouve Pangloss que la vérole a défiguré. Pangloss lui raconte la destruction du château de Thunder-ten-tronckh, la mort de ses habitants et de Cunégonde. Candide et Pangloss sont recueillis par Jacques, qui les emmène au Portugal où il va commercer. Ch. 5 : Jacques périt au cours d'une tempête. Lorsque Candide et Pangloss arrivent à Lisbonne, la terre se met à trembler. Ils sont déférés à l'inquisition pour quelques discours suspect.Ch 6 : On fait un bel autodafé pour empêcher la terre de trembler. Pangloss est pendu, Candide est fessé. Ch7 et 8 : Soigné par une vieille, Candide retrouve Cunégonde qui lui raconte son histoire.Ch 9 : Cunégonde partage ses faveurs entre le juif don Issachar et le grand inquisiteur. Candide tue les deux amants de sa belle. Il s'enfuit avec Cunégonde et la vieille.Ch 10 : Ils embarquent pour l'Amérique. Ch11 et 12 : La vieille, pendant la traversée, leur raconte comment fille d'un pape et d'une princesse, elle est devenue servante et comment elle eut une fesse coupée.Ch 13 : Les fugitifs abordent à Buenos Aires dont le gouverneur s'éprend pour Cunégonde d'une violente passion. Candide recherché par la police doit fuir seul.Ch 14 : En compagnie de son valet Cacambo, Candide se rend chez les jésuites du Paraguay. Il retrouve le frère de Cunégonde.Ch 15 : Celui-ci s'oppose au mariage de sa sœur avec Candide (un bâtard). Candide, fou de rage, le tue.Ch 16 : Fuite de Candide et de Cacambo au pays des oreillons qui s'apprêtent à les manger, mais leur font grâce comme ennemis des jésuites. Ch17-18 : Ils arrivent dans l'Eldorado, pays où tout va bien, richesses inouïes, plein de diamant. Candide est désireux de retrouver Cunégonde et de s'acheter un château. Ch19 : Au Surinam, après avoir rencontré un noir victime de l'esclavage, ils se séparent. Cacambo part pour Buenos Aires, Candide, dont une grande partie de la fortune qu'il avait ramené de l'Eldorado est volée par un négociant Hollandais, s'embarque pour l'Europe accompagné du philosophe Martin. Ch. 20 : La traversée se passe à discuter avec Martin qui pense que tout va mal. Ch21 et 22 : En France, Candide est dupé et volé. Il trompe Cunégonde à Paris avec une fausse marquise. Ch23 et 24 : Obligé de fuir, Candide et Martin embarquent à Dieppe, longent les côtes anglaises et assistent à l'exécution d'un amiral. Puis ils arrivent à Venise où ils rencontrent Paquette, ancienne servante de Cunégonde et amante de Pangloss, en compagnie d'un théatin, frère Giroflé.Ch26 : Pendant le carnaval, Candide soupe avec six rois détrônés. Ils retrouvent Cacambo, Cunégonde est esclave en Turquie. Ch27 et 28 : Ils partent pour Constantinople, reconnaissant parmi les galériens Pangloss et le jeune baron "ressuscité", qui racontent leurs aventures.Ch 29 : Candide rachète Cunégonde et la vieille. Il épouse Cunégonde devenue affreusement laide, malgré le refus de son frère.Ch 30 : Le jeune baron ayant été renvoyé aux galères, Candide achète, avec ses derniers diamants de l'Eldorado, une métairie. Tous sont réunis et à l'exemple d'un bon vieillard turc du voisinage, ils vont cultiver leur jardin.
Chapitre 30CONCLUSION
Candide, dans le fond de son cœur, n'avait aucune envie d'épouser Cunégonde. Mais l'impertinence extrême du baron le déterminait à conclure le mariage, et Cunégonde le pressait si vivement qu'il ne pouvait s'en dédire. Il consulta Pangloss, Martin et le fidèle Cacambo. Pangloss fit un beau mémoire par lequel il prouvait que le baron n'avait nul droit sur sa sœur, et qu'elle pouvait, selon toutes les lois de l'Empire, épouser Candide de la main gauche. Martin conclut à jeter le baron dans la mer. Cacambo décida qu'il fallait le rendre au levanti patron et le remettre aux galères ; après quoi on l'enverrait à Rome au père général par le premier vaisseau. L'avis fut trouvé fort bon ; la vieille l'approuva ; on n'en dit rien à sa sœur ; la chose fut exécutée pour quelque argent, et on eut le plaisir d'attraper un jésuite et de punir l'orgueil d'un baron allemand.
Il était tout naturel d'imaginer qu'après tant de désastres, Candide, marié avec sa maîtresse et vivant avec le philosophe Pangloss, le philosophe Martin, le prudent Cacambo et la vieille, ayant d'ailleurs rapporté tant de diamants de la patrie des anciens Incas, mènerait la vie du monde la plus agréable ; mais il fut tant friponné par les Juifs qu'il ne lui resta plus rien que sa petite métairie ; sa femme, devenant tous les jours plus laide, devint acariâtre et insupportable ; la vieille était infirme et fut encore de plus mauvaise humeur que Cunégonde. Cacambo, qui travaillait au jardin, et qui allait vendre des légumes à Constantinople, était excédé de travail et maudissait sa destinée. Pangloss était au désespoir de ne pas briller dans quelque université d'Allemagne. Pour Martin, il était fermement persuadé qu'on est également mal partout ; il prenait les choses en patience. Candide, Martin et Pangloss disputaient quelquefois de métaphysique et de morale. On voyait souvent passer sous les fenêtres de la métairie des bateaux chargés d'effendis, de bachas, de cadis, qu'on envoyait en exil à Lemnos, à Mitylène, à Erzeroum. On voyait venir d'autres cadis, d'autres bachas, d'autres effendis, qui prenaient la place des expulsés et qui étaient expulsés à leur tour. On voyait des têtes proprement empaillées qu'on allait présenter à la Sublime Porte. Ces spectacles faisaient redoubler les dissertations ; et quand on ne disputait pas, l'ennui était si excessif que la vieille osa un jour leur dire : « Je voudrais savoir lequel est le pire, ou d'être violée cent fois par des pirates nègres, d'avoir une fesse coupée, de passer par les baguettes chez les Bulgares, d'être fouetté et pendu dans un auto-da-fé, d'être disséqué, de ramer en galère, d'éprouver enfin toutes les misères par lesquelles nous avons tous passé, ou bien de rester ici à ne rien faire ?
- C'est une grande question », dit Candide.
Ce discours fit naître de nouvelles réflexions, et Martin surtout conclut que l'homme était né pour vivre dans les convulsions de l'inquiétude, ou dans la léthargie de l'ennui. Candide n'en convenait pas, mais il n'assurait rien. Pangloss avouait qu'il avait toujours horriblement souffert ; mais ayant soutenu une fois que tout allait à merveille, il le soutenait toujours, et n'en croyait rien.
Une chose acheva de confirmer Martin dans ses détestables principes, de faire hésiter plus que jamais Candide, et d'embarrasser Pangloss. C'est qu'ils virent un jour aborder dans leur métairie Paquette et le frère Giroflée, qui étaient dans la plus extrême misère ; ils avaient bien vite mangé leurs trois mille piastres, s'étaient quittés, s'étaient raccommodés, s'étaient brouillés, avaient été mis en prison, s'étaient enfuis, et enfin frère Giroflée s'était fait turc. Paquette continuait son métier partout, et n'y gagnait plus rien. « Je l'avais bien prévu, dit Martin à Candide, que vos présents seraient bientôt dissipés et ne les rendraient que plus misérables. Vous avez regorgé de millions de piastres, vous et Cacambo, et vous n'êtes pas plus heureux que frère Giroflée et Paquette.
- Ah, ah ! dit Pangloss à Paquette, le ciel vous ramène donc ici parmi nous, ma pauvre enfant ! Savez-vous bien que vous m'avez coûté le bout du nez, un œil et une oreille ? Comme vous voilà faite ! Et qu'est-ce que ce monde ! » Cette nouvelle aventure les engagea à philosopher plus que jamais.
Il y avait dans le voisinage un derviche très fameux, qui passait pour le meilleur philosophe de la Turquie ; ils allèrent le consulter ; Pangloss porta la parole, et lui dit : « Maître, nous venons vous prier de nous dire pourquoi un aussi étrange animal que l'homme a été formé.
- De quoi te mêles-tu ? dit le derviche, est-ce là ton affaire ?
- Mais, mon Révérend Père, dit Candide, il y a horriblement de mal sur la terre. - Qu'importe, dit le derviche, qu'il y ait du mal ou du bien ? Quand Sa Hautesse envoie un vaisseau en Égypte, s'embarrasse-t-elle si les souris qui sont dans le vaisseau sont à leur aise ou non ?
- Que faut-il donc faire ? dit Pangloss.
- Te taire, dit le derviche.
- Je me flattais, dit Pangloss, de raisonner un peu avec vous des effets et des causes, du meilleur des mondes possibles, de l'origine du mal, de la nature de l'âme et de l'harmonie préétablie. » Le derviche, à ces mots, leur ferma la porte au nez.
Pendant cette conversation, la nouvelle s'était répandue qu'on venait d'étrangler à Constantinople deux vizirs du banc et le muphti, et qu'on avait empalé plusieurs de leurs amis. Cette catastrophe faisait partout un grand bruit pendant quelques heures. Pangloss, Candide et Martin, en retournant à la petite métairie, rencontrèrent un bon vieillard qui prenait le frais à sa porte sous un berceau d'orangers. Pangloss, qui était aussi curieux que raisonneur, lui demanda comment se nommait le muphti qu'on venait d'étrangler. « Je n'en sais rien, répondit le bonhomme, et je n'ai jamais su le nom d'aucun muphti ni d'aucun vizir. J'ignore absolument l'aventure dont vous me parlez ; je présume qu'en général ceux qui se mêlent des affaires publiques périssent quelquefois misérablement, et qu'ils le méritent ; mais je ne m'informe jamais de ce qu'on fait à Constantinople ; je me contente d'y envoyer vendre les fruits du jardin que je cultive. » Ayant dit ces mots, il fit entrer les étrangers dans sa maison : ses deux filles et ses deux fils leur présentèrent plusieurs sortes de sorbets qu'ils faisaient eux-mêmes, du kaïmac piqué d'écorces de cédrat confit, des oranges, des citrons, des limons, des ananas, des pistaches, du café de Moka qui n'était point mêlé avec le mauvais café de Batavia et des îles. Après quoi les deux filles de ce bon musulman parfumèrent les barbes de Candide, de Pangloss et de Martin.
« Vous devez avoir, dit Candide au Turc, une vaste et magnifique terre ? - Je n'ai que vingt arpents, répondit le Turc ; je les cultive avec mes enfants ; le travail éloigne de nous trois grands maux : l'ennui, le vice, et le besoin. »
Candide, en retournant dans sa métairie, fit de profondes réflexions sur le discours du Turc. Il dit à Pangloss et à Martin : « Ce bon vieillard me paraît s'être fait un sort bien préférable à celui des six rois avec qui nous avons eu l'honneur de souper.
- Les grandeurs, dit Pangloss, sont fort dangereuses, selon le rapport de tous les philosophes : car enfin Églon, roi des Moabites, fut assassiné par Aod ; Absalon fut pendu
par les cheveux et percé de trois dards ; le roi Nadab, fils de Jéroboam, fut tué par Baaza ; le roi Éla, par Zambri ; Ochosias, par Jéhu ; Athalia, par Joïada ; les rois Joachim, Jéchonias, Sédécias, furent esclaves. Vous savez comment périrent Crésus, Astyage, Darius, Denys de Syracuse, Pyrrhus, Persée, Annibal, Jugurtha, Arioviste, César, Pompée, Néron, Othon, Vitellius, Domitien, Richard II d'Angleterre, Édouard II, Henri VI, Richard III, Marie Stuart, Charles Ier, les trois Henri de France, l'empereur Henri IV ? Vous savez...
- Je sais aussi, dit Candide, qu'il faut cultiver notre jardin.
- Vous avez raison, dit Pangloss : car, quand l'homme fut mis dans le jardin d'Éden, il y fut mis ut operaretur eum, pour qu'il travaillât, ce qui prouve que l'homme n'est pas né pour le repos.

- Travaillons sans raisonner, dit Martin ; c'est le seul moyen de rendre la vie supportable. »
Toute la petite société entra dans ce louable dessein ; chacun se mit à exercer ses talents. La petite terre rapporta beaucoup. Cunégonde était à la vérité bien laide ; mais elle devint une excellente pâtissière ; Paquette broda ; la vieille eut soin du linge. Il n'y eut pas jusqu'à frère Giroflée qui ne rendît service ; il fut un très bon menuisier, et même devint honnête
homme ; et Pangloss disait quelquefois à Candide : « Tous les événements sont enchaînés dans le meilleur des mondes possibles ; car enfin, si vous n'aviez pas été chassé d'un beau château à grands coups de pied dans le derrière pour l'amour de Mlle Cunégonde, si vous n'aviez pas été mis à l'Inquisition, si vous n'aviez pas couru l'Amérique à pied, si vous n'aviez pas donné un bon coup d'épée au baron, si vous n'aviez pas perdu tous vos moutons du bon pays d'Eldorado, vous ne mangeriez pas ici des cédrats confits et des pistaches.
- Cela est bien dit, répondit Candide, mais il faut cultiver notre jardin. »

FIN
CANDIDE DE VOLTAIRE: CHAPITRE XXX (30). QCM
Cochez la bonne réponse :
1. Qu’arrivait-il aux gens qui se mêlaient des affaires publiques selon le bon vieillard ? A. Ils devenaient riches. B. Ils tombaient malades. C. Ils mouraient misérablement. D. Ils devenaient puissants.
2. Qu’est-ce qui avait fait perdre à Candide son caractère naïf ? A. La nouvelle de la pendaison des deux vizirs et du muphti. B. L'extrême misère de Paquette et du frère Giroflée. C. Les conseils du derviche. D. Le devoir de trouver un moyen de subsistance.
3. Quel personnage Candide et ses compagnons avaient-ils consulté ? A. Un savant, le meilleur physicien de la Turquie. B. Un derviche, le meilleur philosophe de la Turquie.
C. Un sorcier, le meilleur devin de la Turquie. D. Un oracle, le meilleur visionnaire de la Turquie. 4. « Savez-vous bien que vous m'avez coûté le bout du nez, un œil, et une oreille? » Que voulait dire Pangloss à Paquette ? A. Qu'il avait soudoyé le juge pour libérer Paquette. B. Qu'il avait dépensé beaucoup d'argent pour Paquette. C. Qu'il avait envie de voir et d’écouter Paquette. D. Qu'il avait perdu ses organes à cause de Paquette.
5. Quel conseil prodigua l'érudit à Candide et ses compagnons ? A. De quitter la Turquie. B. De travailler. C. De se taire. D. De continuer à chercher le secret de l'homme.
6. Quelle proposition concernant le fils du baron fut approuvée et exécutée? A. Le rendre à sa famille en Westphalie. B. Le rendre au Levanti patron et le remettre aux galères. C. Le rendre aveugle. D. Le rendre aux espagnols.
7. « Cunégonde pouvait épouser Candide de la main gauche ». Pourquoi Pangloss pensait-il que Cunégonde devait donner à Candide la main gauche au lieu de la main droite dans la
cérémonie nuptiale ? A. Car c’est un mariage entre un maître et une esclave.
B. Car c’est un mariage auquel la famille a refusé son consentement. C. Car c’est un mariage qu’une noble contracte avec un homme d’un état inférieur. D. Car c’est un mariage qu’un noble contracte avec une femme d’un état inférieur.
8. Quel était, selon Martin, le seul moyen de rendre la vie supportable? A. Travailler moins pour se reposer plus. B. Aider les pauvres. C. Aimer son prochain. D. Travailler sans raisonner.
9. D'après le vieillard turc, qu'est-ce qui pouvait éviter à l'homme les trois grands maux? A. La sagesse. B. La prière. C. L'éducation. D. Le travail.
10. Quel impact le travail avait-il eu sur les personnages ? A. Il parvint à réconcilier Candide avec le baron. B. Il parvint à rallier Martin à la philosophie optimiste.C. Il parvint à rendre Cunégonde plus belle qu’avant. D. Il parvint à métamorphoser positivement tous les personnages.
11. Qu'est-ce qui agaçait plus Candide et ses compagnons ? A. Le travail. B. L'ennui. C. La franchise de la vieille. D. Le spectacle des galères.
12. Comment Cunégonde était-elle devenue après le mariage ?
A. Gentille et aimable. B. Douce et serviable. C. Acariâtre et insupportable. D. Grâce et généreuse.
13. Quelle nouvelle s'était-elle répandue à Constantinople? A. La pendaison de deux vizirs et du muphti. B. L'exil de deux vizirs et du muphti. C. La pendaison du roi et du muphti. D. L'arrestation de deux vizirs et du muphti.
14. Qui étaient les deux visiteurs qui arrivèrent à la métairie? A. Paquette et le fils du baron. B. Paquette et le frère Giroflée. C. Paquette et Pococuranté. D. Le sultan détrôné et le frère Giroflée.
15. Que proposait Martin de faire pour le baron? A. Le tuer. B. L'enfermer dans un asile. C. Le rendre au Levanti patron. D. Le jeter à la mer.
16. Quels maux, d'après le vieillard, menaçaient-ils l'homme ? A. L’excès, lepéché et la corruption. B. L'ennui, le vice, et le besoin. C. La violence, l’orgueil et la luxure.
D. ? Le stress, la vertu et l’abondance.
17. Quand Candide montra-t-il son mépris de la philosophie
de Pangloss ? A. Quand il fut surpris par l’extrême misère de Paquette et du frère Giroflée. B. Quand il pensa au sort des six rois détrônés. C. Quand il signifia à Pangloss qu’il fallait cultiver leur jardin.
D. Quand Martin et Pangloss disputaient de
métaphysique et de morale.
18. Qu'est-ce qui détermina Candide à épouser Cunégonde? A. Les premiers souvenirs. B. L'impertinence extrême du baron. C. La promesse faite à Cunégonde. D. L'amour toujours présent.
19. Que restait-il de la fortune de Candide? A. Des diamants rapportés de la patrie des incas. B. Un peu d'argent. C. Des pièces d'or. D. Une petite métairie.
20. Dans quel pays le récit se termina-t-il ? A. En Italie. B. En Russie.
C. En France. D. En Turquie.

Il était une fois, une princesse d’une beauté envoutante, qui vit avec sa famille dans un château onirique. Le roi, son père et la reine, sa mère étaient si heureux de l’avoir après tant d’années. Sa naissance était un événement glorieux pour tout le royaume.
Un jour, quand elle était entrain de cueillir les fleurs sauvages qui l’impressionnent tant, une acariâtre sorcière l’a vue. Elle était jalouse de sa beauté et elle décida de l’enlever et de l’emprisonner dans sa masure située au sommet de la montagne. Elle a entamé un stratagème pour la faire disparaitre du royaume et pour qu’elle reste la plus belle.
Le lendemain, un dragon gigantesque la prit à l’improviste par sa robe de velours, la mit sur son dos et s’envola loin. Sa nourrice, affolée courut prévenir le roi en hurlant : « Au secours ! Au secours ! le dragon a enlevé la princesse. »
Anéantie la reine tomba malade, le roi, malgré sa souffrance, se ressaisit et lança un ordre aux gardes de pourchasser le dragon. Mais les recherches s’avèrent veines, alors, il décida de promettre une récompense à celui qui délivrera la princesse des griffes du monstre….
Si pour les spécialistes l’avenir reste imprévisible, ils pensent néanmoins qu’il est possible de le sonder, c'est-à-dire d’identifier ces fameuses tendances de fond, analyser leurs éventuelles incompatibilités, spéculer leurs répercussions et enfin, ne pas hésiter à mettre en doute nos visions du futur. La prospective est donc cette étude exploratoire qui renseigne sur ce qui peut advenir.
Ainsi, les futurologues, dont le sérieux ne laisse pas de place à la fantaisie, fondent leurs études prospectives sur un postulat de base : il n’existe pas un mais plusieurs futurs possibles. Au lieu de s’acharner donc à prévoir un illusoire avenir unique et déjà déterminé, ils préfèrent ainsi exposer les enjeux, les bifurcations possibles, et finalement, proposent les moyens d’évoluer vers un futur souhaité.
Pour cela, aucune démarche n’est à négliger. Si l’intuition demeure irremplaçable (malgré son manque de rigueur), la prospective s’appuie aujourd’hui sur des outils mathématiques sophistiqués et sur les derniers progrès de la science de l’organisation : études de cas, interviews de spécialités, sondages, tout est bon pour réunir les données, les analyser, les comparer, les mettre en statistiques et dégager les hypothèses les plus pertinentes et les plus vraisemblables.
Mais cela ne suffit guère à éclairer les commanditaires des études prospectives (gouvernements, entreprises, organisations internationales…) et à guider leur action. La manière de leur présenter les résultats est souvent cruciale : il faut les convaincre que ce qui leur semble improbable est néanmoins possible ; il faut les persuader qu’il leur revient de choisir parmi trois ou quatre futurs potentiels ou scénarios. Le premier présente la vision simple et sans surprise de l’avenir, les autres sondent les possibilités de bifurcations qui ont été inventoriées.
Titre : Candide ; Auteur : (François-Marie Arouet, dit Voltaire, né le 21 novembre 1694 à Paris où il est mort le 30 mai 1778) ;Siècle : XVIII ;Genre littéraire : Conte philosophique ; Thèmes : L’injustice, le fanatisme religieux, l’intolérance, critique de Leibniz…
« Le travail éloigne de nous trois grands maux ; l’ennui, le vice et le besoin. »
Ce texte apporte une conclusion à l’évolution intellectuelle et morale de Candide. Mûri par l’expérience, il s’est libéré des illusions de l’enfance et réunit dans sa métairie les conditions d’un bonheur limité, mais solide. En philosophie des Lumières, il vit sans la conduite de la raison, faculté dont l’exercice permet de tenir sur le monde un discours juste. Son langage est maintenant adéquat à la réalité ; il voit les choses telles qu’elles sont et nous plus à travers les lunettes déformantes d’un système. Pangloss en revanche, manifeste un entêtement incurable. Il personnifie les dangers du fanatisme et du totalitarisme qui, sous un discours à la rigueur apparente, maintiennent l’ordre établi, l’erreur et l’injustice. L’entreprise du « jardin » peut sembler au bout du compte modeste, mais elle n’est qu’un début. L’essentiel pour Candide et ses amis et d’avoir enfin trouvé un sens à leur vie et une méthode à leur action. Car, pour Voltaire, les actes sont préférables aux paroles. Mieux vaut construire une civilisation par le travail et réaliser concrètement le bonheur plutôt que s’enfermer dans la logique d’un système stérile.
Sujet : L’argent fait-il le bonheur ?
L'homme, au cours de sa quête de la vie, recherche à atteindre le bonheur et espère l'atteindre un peu plus à chaque nouvel objectif qu'il se fixe. Il en a besoin pour se sentir en vie et continuer à trouver du plaisir à vivre. Un homme qui est triste et malheureux pendant une trop longue période perd son goût à la vie et avec lui tout espoir de la continuer. Chacun trouve son bonheur et sa joie de vivre dans d'autres domaines : les uns le trouvent dans des activités telles que le sport, le voyage, la lecture, l'écriture et le dessin, d'autres le trouvent dans l'amour et le besoin de venir en aide à autrui. d'aimer et d'être aimés et de rendre heureux leur entourage. D'autres malheureusement le trouve dans la destruction, le mensonge et le vice et certains le trouvent dans le confort matériel et le pouvoir d'achat. Cela dépend de chaque humain et varie d'une personne à l'autre en fonction de notre caractère et notre mode de vie.
Bref, la plupart des humains de notre monde voient le bonheur dans le matérialisme et l'argent, ce qui est une très grande erreur de leur part.
Il était une fois, une princesse d’une beauté envoutante, qui vit avec sa famille dans un château onirique. Le roi, son père et la reine, sa mère étaient si heureux de l’avoir après tant d’années. Sa naissance était un événement glorieux pour tout le royaume.
Un jour, quand elle était entrain de cueillir les fleurs sauvages qui l’impressionnent tant, une acariâtre sorcière l’a vue. Elle était jalouse de sa beauté et elle décida de l’enlever et de l’emprisonner dans sa masure située au sommet de la montagne. Elle a entamé un stratagème pour la faire disparaitre du royaume et pour qu’elle reste la plus belle.
Le lendemain, un dragon gigantesque la prit à l’improviste par sa robe de velours, la mit sur son dos et s’envola loin. Sa nourrice, affolée courut prévenir le roi en hurlant : « Au secours ! Au secours ! le dragon a enlevé la princesse. »
Anéantie la reine tomba malade, le roi, malgré sa souffrance, se ressaisit et lança un ordre aux gardes de pourchasser le dragon. Mais les recherches s’avèrent veines, alors, il décida de promettre une récompense à celui qui délivrera la princesse des griffes du monstre….
Si pour les spécialistes l’avenir reste imprévisible, ils pensent néanmoins qu’il est possible de le sonder, c'est-à-dire d’identifier ces fameuses tendances de fond, analyser leurs éventuelles incompatibilités, spéculer leurs répercussions et enfin, ne pas hésiter à mettre en doute nos visions du futur. La prospective est donc cette étude exploratoire qui renseigne sur ce qui peut advenir.
Ainsi, les futurologues, dont le sérieux ne laisse pas de place à la fantaisie, fondent leurs études prospectives sur un postulat de base : il n’existe pas un mais plusieurs futurs possibles. Au lieu de s’acharner donc à prévoir un illusoire avenir unique et déjà déterminé, ils préfèrent ainsi exposer les enjeux, les bifurcations possibles, et finalement, proposent les moyens d’évoluer vers un futur souhaité.
Pour cela, aucune démarche n’est à négliger. Si l’intuition demeure irremplaçable (malgré son manque de rigueur), la prospective s’appuie aujourd’hui sur des outils mathématiques sophistiqués et sur les derniers progrès de la science de l’organisation : études de cas, interviews de spécialités, sondages, tout est bon pour réunir les données, les analyser, les comparer, les mettre en statistiques et dégager les hypothèses les plus pertinentes et les plus vraisemblables.
Mais cela ne suffit guère à éclairer les commanditaires des études prospectives (gouvernements, entreprises, organisations internationales…) et à guider leur action. La manière de leur présenter les résultats est souvent cruciale : il faut les convaincre que ce qui leur semble improbable est néanmoins possible ; il faut les persuader qu’il leur revient de choisir parmi trois ou quatre futurs potentiels ou scénarios. Le premier présente la vision simple et sans surprise de l’avenir, les autres sondent les possibilités de bifurcations qui ont été inventoriées.
Titre : Candide ; Auteur : (François-Marie Arouet, dit Voltaire, né le 21 novembre 1694 à Paris où il est mort le 30 mai 1778) ;Siècle : XVIII ;Genre littéraire : Conte philosophique ; Thèmes : L’injustice, le fanatisme religieux, l’intolérance, critique de Leibniz…
« Le travail éloigne de nous trois grands maux ; l’ennui, le vice et le besoin. » Ce texte apporte une conclusion à l’évolution intellectuelle et morale de Candide. Mûri par l’expérience, il s’est libéré des illusions de l’enfance et réunit dans sa métairie les conditions d’un bonheur limité, mais solide. En philosophie des Lumières, il vit sans la conduite de la raison, faculté dont l’exercice permet de tenir sur le monde un discours juste. Son langage est maintenant adéquat à la réalité ; il voit les choses telles qu’elles sont et nous plus à travers les lunettes déformantes d’un système. Pangloss en revanche, manifeste un entêtement incurable. Il personnifie les dangers du fanatisme et du totalitarisme qui, sous un discours à la rigueur apparente, maintiennent l’ordre établi, l’erreur et l’injustice. L’entreprise du « jardin » peut sembler au bout du compte modeste, mais elle n’est qu’un début. L’essentiel pour Candide et ses amis et d’avoir enfin trouvé un sens à leur vie et une méthode à leur action. Car, pour Voltaire, les actes sont préférables aux paroles. Mieux vaut construire une civilisation par le travail et réaliser concrètement le bonheur plutôt que s’enfermer dans la logique d’un système stérile.

Comment Candide retrouva Cunégonde et la vieille
Pendant que Candide, le baron, Pangloss, Martin, et Cacambo, contaient leurs aventures, ils abordèrent sur le rivage de la Propontide, à la maison du prince de Transylvanie. Les premiers objets qui se présentèrent furent Cunégonde et la vieille, qui étendaient des serviettes sur des ficelles pour les faire sécher.
Le baron pâlit à cette vue. Le tendre Candide, en voyant sa belle Cunégonde rembrunie, les yeux éraillés, la gorge sèche, les joues ridées, les bras rouges et écaillés, recula trois pas, saisi d’horreur, et avança ensuite par bon procédé*.
Il y avait une petite métairie** dans le voisinage ; la vieille proposa à Candide de s’en accommoder, en attendant que toute la troupe eût une meilleure destinée. Cunégonde ne savait pas qu’elle était enlaidie, personne ne l’en avait avertie : elle fit souvenir Candide de ses promesses avec un ton si absolu que le bon Candide n’osa pas la refuser. Il signifia donc au baron qu’il allait se marier avec sa sœur. « Je ne souffrirai jamais, dit le baron, une telle bassesse de sa part, et une telle insolence de la vôtre ; cette infamie ne me sera jamais reprochée : les enfants de ma sœur ne pourraient entrer dans les chapitres d’Allemagne. Non, jamais ma sœur n’épousera qu’un baron de l’Empire. » Cunégonde se jeta à ses pieds, et les baigna de larmes ; il fut inflexible.
* Par courtoisie, civilité. ** Domaine agricole de médiocre étendue.
QCM : QUESTIONS. 1. Qu'est-ce que le baron ne pouvait supporter de la part de sa sœur A. Sa résignation. B. Sa lâcheté. C. Son insolence. D. Sa bassesse.
2. Dans le portrait de Cunégonde présenté par le narrateur, quelles parties de son corps étaient-elles décrites A. Les joues, la nuque, les yeux et la bouche. B. Le front, les joues, les jambes et les pieds. C. Le buste, le front, les yeux et les mains. D. Les yeux, la gorge, les joues et les bras. 3. Qu'est-ce que le baron ne pouvait supporter de la part de Candide A. Son renoncement. B. ? Son indifférence. C. Son insolence. D. ? Sa bassesse. 4. Quelle proposition fit la vieille à Candide ? A. ? De s'installer dans une ferme. B. De s'installer dans un hôtel. C. De s'installer dans un couvent. D. De s'installer dans une pension. 5. Qu'est-ce que Cunégonde ignorait ? A. Qu'elle était rachetée par Candide. B. Qu'elle était enceinte. C. Qu'elle était devenue laide. D. Qu'elle était aimée de Candide. 6. Que reprochait Candide au baron ? A. ? Son optimisme. B. Son abnégation. C. Son pessimisme. D. Son ingratitude. 7. Quelle nouvelle Candide annonça-t-il au baron ? A. Il ne voulait plus se marier avec sa sœur. B. ? Il allait retourner en Westphalie. C. Il allait se marier avec sa sœur. D. Il allait lui acheter un château.8. De qui le groupe qui accompagna Candide à la maison du prince était-il constitué A. Du baron, Cunégonde et Martin. B. Du baron, Cunégonde et la vieille. C. Du baron, Pangloss, Martin, et Cacambo. D. Du baron, sa sœur et Pangloss. 9. Où se trouvait la maison du prince de Transylvanie ? A. Sur le rivage de la Propontide. B. Sur le rivage de la mer noire. C. Sur le rivage de la mer morte. D. Sur le rivage de la mer Égée. 10. Par quel mot le baron qualifia-t-il l'union de sa sœur avec Candide ? A. ? Une probité. B. Une infamie. C. Un honneur. D. Une noblesse. 11. Par quel mot le narrateur avait-il désigné Cunégonde et la vieille A. Femmes. B. Objets. C. Captives. D. Esclaves. 12. Qu'est-ce que Cunégonde et la vieille étaient en train de faire à l'arrivée de Candide A. Elles étendaient des serviettes sur des ficelles. B. Elles écuraient la vaisselle dans le patio. C. Elles faisaient sécher la viande sur des ficelles. D. Elles arrachaient les mauvaises herbes. 13. Quelle était la réaction de Candide en voyant Cunégonde ? A. Horrifié, il recula de trois pas. B. Émerveillé, il se jeta à ses pieds. C. Surpris, il avança de trois pas. D. Apeuré, il s'arrêta brusquement. 14. Pourquoi le baron s'opposait-il au mariage de sa sœur avec Candide A. ? Car sa sœur avait déjà un fiancé. B. Car Candide n'était pas riche. C. Car le baron père l'avait décidé. D. ? Car Candide n'était pas baron.
I – Etude de texte 1. Ce texte est extrait de Candide ou l’optimisme : a. Qui en est l’auteur ? b. Quand et où est-il né ?c. Citez deux de ses œuvres.
2. Pour situer cet extrait dans l’œuvre, répondez aux questions suivantes : a. Qui est Pangloss ? b. Quelle philosophie a-t-il enseignée à Candide ?
c. Candide croit-il toujours à la philosophie de son maître après ses malheureuses aventures ?
3. Quel sentiment Candide éprouve-t-il à la vue de Cunégonde ? 4. Relevez dans le deuxième paragraphe 4 mots appartenant au lexique du corps humain.
5. La description de Cunégonde est-elle valorisante ou dévalorisante ? 6. Le baron n’accepte pas de marier Cunégonde à Candide. Relevez dans le texte un énoncé qui le montre. 7. A qui le baron pense-t-il la marier ? 8. Relevez dans ce récit une partie d’un dialogue.9. « Cunégonde se jeta à ses pieds, et les baigna de larmes ». La figure de style dans cet énoncé est : a. une litote b. une hyperbole c. une comparaison Recopiez la bonne réponse.
Eléments de réponse
I – Etude de texte 1. a. François-Marie Arouet (ou Voltaire) b. Né en 1694 à Paris c. Zadig ; Le Siècle de Louis XIV ; L’Essai sur les Mœurs ;
2. a. Pangloss est le maître de Candide, le philosophe. b. Il lui a enseigné une philosophie qui affirme que « tout est au mieux » dans le meilleur des mondes possibles, donc une philosophie optimiste. c. Il croit toujours à la philosophie de son maître ; mais les malheurs qu’il a vécus ébranlent un peu sa croyance. 3. Il était saisi d’horreur (ou toute expression équivalente). 4. Les yeux ; la gorge ; les joues ; les bras. 5. Dévalorisante. 6.« Je ne souffrirai jamais une telle bassesse de sa part (de Cunégonde), et une telle insolence de la vôtre (de Candide) ; cette infamie ne me sera jamais reprochée ; … Allemagne. (un seul élément). 7. … à un baron de l’Empire. 8. de « Je ne souffrirai jamais » ; à « qu’un baron de l’Empire. » 9. a. une hyperbole.
le registre ironique et ses procédés. Faites le relevé des figures de style et leur fonction dans les phrases suivantes :1-J'aime la saison des parfums et des roses. (printemps) 2-«Les nez ont été faits pour porter des lunettes.» 3-Un responsable s'adressant à l'équipe qui vient de perdre le match (4): « Quelle belle victoire!» 4-En plus du mensonge, elle a d'autres belles qualités. 5-Un parc et des allées fort calmes, où les uns ne font que passer et d'autres se reposent longtemps. (cimetière) 6- Elle s'est mariée avec un nègre blanc comme neige.
Transformations des conjugaisons: Transformation des expressions de temps
Discours direct Discours indirect Discours direct Discours indirect
Présent
Imparfait
Passé composé
Passé simple
Plus-que-parfait
Futur simple
Futur antérieur
Conditionnel présent
Conditionnel passé
Subjonctif présent
Impératif
Imparfait
Imparfait
Plus-que-parfait
Plus-que-parfait
Plus-que-parfait
Conditionnel présent
Conditionnel passé
Conditionnel présent
Conditionnel passé
Subjonctif présent
Infinitif ou subjonctif Avant-hier
Hier
Aujourd'hui
Demain
Après-demain
Cette semaine
La semaine dernière
L'année dernière
Le mois dernier
La semaine prochaine
L'année prochaine
Le mois prochain
Dans deux jours L'avant-veille
La veille
Ce jour-là
Le lendemain
Le surlendemain
Cette semaine-là
La semaine précédente
L'année précédente
Le mois précédent
La semaine suivante
L'année suivante
Le mois suivant
Deux jours plus tard
Sujet: L’esclavage a été aboli au 20ème siècle par les Nations unies. Pensez-vous que l'esclavage a réellement disparu, ou se cache t-il encore sous d'autres formes?

La plupart des gens pensent que l'esclavage a disparu avec la déclaration universelle des droits de l'homme. Or ce n'est plus le cas; L'esclavage existe encore aujourd'hui sous de multiples formes. Malgré son abolition par les Nations Unies, l'esclavage continue à faire des ravages parmi les populations les plus démunies. Le travail des enfants, l'endettement, la prostitution, autant de formes d'asservissement de l'être humain.
En effet, l’esclavage n'a pas totalement disparu du monde. Le travail des enfants constitue une vraie forme d’esclavage, puisque ces pauvres enfants sont obligés de travailler durement au-delà de leur capacité physique, alors que c'est le père ou la mère qui touche l'argent. De plus, cet argent est incomparable avec le travail ardu que réalisent ces enfants sans aucune garantie de leur sécurité. A cet effet, l'on peut citer les petites bonnes qui font les tâches ménagères et subissent toute formes de tortures. De petites mains toutes rouges et abîmées à force de travailler de longues heures, le crâne rasé, des fillettes mal nourries et mal logées, battues, ligotées et même brûlées sont autant de traces de violences exercées sur les enfants domestiques au Maroc.
Quant à la prostitution des filles, il va sans dire qu'elles sont victimes des réseaux mafieux en Europe, elles sont vendues et transportées vers d'autres pays où ce commerce fleurit. Elles sont obligées de vendre leur corps, et si elles refusent, elles risquent leurs vies. Plusieurs filles de l'Europe de l'Est, cherchant du travail à l'union européenne finissent dans des maisons de prostitution
L'asservissement et la maltraitance de tout être humain est une injustice qu'il faut dénoncer et combattre; Pour cela, il faut garantir à tout un chacun un minimum de vie décente.
Il était une fois, une princesse d’une beauté envoutante, qui vit avec sa famille dans un château onirique. Le roi, son père et la reine, sa mère étaient si heureux de l’avoir après tant d’années. Sa naissance était un événement glorieux pour tout le royaume.
Un jour, quand elle était entrain de cueillir les fleurs sauvages qui l’impressionnent tant, une acariâtre sorcière l’a vue. Elle était jalouse de sa beauté et elle décida de l’enlever et de l’emprisonner dans sa masure située au sommet de la montagne. Elle a entamé un stratagème pour la faire disparaitre du royaume et pour qu’elle reste la plus belle.
Le lendemain, un dragon gigantesque la prit à l’improviste par sa robe de velours, la mit sur son dos et s’envola loin. Sa nourrice, affolée courut prévenir le roi en hurlant : « Au secours ! Au secours ! le dragon a enlevé la princesse. »
Anéantie la reine tomba malade, le roi, malgré sa souffrance, se ressaisit et lança un ordre aux gardes de pourchasser le dragon. Mais les recherches s’avèrent veines, alors, il décida de promettre une récompense à celui qui délivrera la princesse des griffes du monstre….

CANDIDE ou L’OPTIMISME
« Vous devez avoir, dit Candide au Turc, une vaste et magnifique terre ? - Je n’ai que vingt arpents, répondit le Turc ; je les cultive avec mes enfants ; le travail éloigne de nous trois grands maux : l’ennui, le vice, et le besoin. »
Candide, en retournant dans sa métairie, fit de profondes réflexions sur le discours du Turc. Il dit à Pangloss et à Martin : « Ce bon vieillard me paraît s’être fait un sort bien préférable à celui des six rois avec qui nous avons eu l’honneur de souper. - Les grandeurs, dit Pangloss, sont fort dangereuses, selon le rapport de tous les philosophes …aussi, dit Candide, qu’il faut cultiver notre jardin. - Vous avez raison, dit Pangloss : car, quand l’homme fut mis dans le jardin d’Éden, il y fut mis ut operateur eum, pour qu’il travaillât, ce qui prouve que l’homme n’est pas né pour le repos Travaillons sans raisonner, dit Martin ; c’est le seul moyen de rendre la vie supportable. »
Toute la petite société entra dans ce louable dessein ; chacun se mit à exercer ses talents. La petite terre rapporta beaucoup. Cunégonde était à la vérité bien laide ; mais elle devint une excellente pâtissière ; Paquette broda ; la vieille eut soin du linge. Il n’y eut pas jusqu’à frère Giroflée qui ne rendît service ; il fut un très bon menuisier, et même devint honnête homme ; et Pangloss disait quelquefois à Candide : « Tous les
événements sont enchaînés dans le meilleur des mondes possibles ; car enfin, si vous n’aviez pas été chassé d’un beau château à grands coups de pied dans le derrière pour l’amour de Mlle Cunégonde, si vous n’aviez pas été mis à l’Inquisition, si vous n’aviez pas couru l’Amérique à pied, si vous n’aviez pas donné un bon coup d’épée au baron, si vous n’aviez pas perdu tous vos moutons du bon pays d’Eldorado, vous ne mangeriez pas ici des cédrats confits et des pistaches. - Cela est bien dit, répondit Candide, mais il faut cultiver notre jardin. »
COMPREHENSION 1) situez ce passage.2) Est-ce que le Turc aime le travail ? Pourquoi ?3) Est-ce qu'il possède de grandes terres ?4) Un grand changement s'est opéré dans la pensée de Candide; en quoi consiste ce changement ? 5) Pangloss cite plusieurs noms pour illustrer une idée; laquelle ? 6) Est-ce que la condition des personnages a changé lorsqu'ils ont suivi le conseil du Truc? Expliquez 7) Est-ce que candide écoute toujours naïvement les discours de Pangloss ? Justifiez. 8) «Toute la petit société entra dans ce louable dessein; chacun se mit a exercer ses talents» Dans phrase, relevez: a - une anaphore. et dites ce qu'elle reprend; b - une cataphore, et dites ce qu'elle annonce.9) «Si vous n'aviez pas perdu tous vos moutons du bon pays d'Eldorado, vous ne mangeriez pas ici des cédrats confits et des pistaches.» a- Qu'est-ce que «si» exprime-t-il ici ? b-A quels temps sont employés les verbes qui le suivent ?c - Quelle est la valeur de ces temps ?
REPONSE1. Candide trouva Cunégonde à Constantinople, où il acheta une métairie. Tous ses amis sont avec lui. Mais. ils s'ennuient. Un jour. ils sont allés demander conseil à un derviche qui les chassa après une courte conversation. de retour chez eux, ils rencontrèrent un vieux Turc qui les fit entrer chez lui.2 -Oui, le Ture aime le travail. car il éloigne l'ennui, le vice et le besoin. 3 Non. il possède juste quelques arpents (un arpent est une ancienne mesure agraire de 20 á 50 ares).4..Avant, Candide raisonnait beaucoup: mais. maintenant il décide de travailler et de ne pas réfléchir. 5. L'idée qu'il veut illustrer c'est: les grandeurs sont fort dangereuses.6. Oui. cette condition a changé : ils n'éprouvent plus de l'ennui, Giroflée est devenu bon et utile et la terre commence à rapporter beaucoup. 7. Non. Candide n'écoute plus son maître naïvement comme avant: á la fin. il dit« c'est bien dit »c’est bien dit mais il faut cultiver notre jardin». c'est-à-dire il donne des conseils.8.a- l'anaphore c'est: ce louable dessein; elle reprend «cultiver notre jardin» b-La cataphore c'est «ses talents»; elle annonce: Cunégonde devenu une excellente pâtissière. Paquette broda. la vieille eut soin du linge. Giroflée fut un très bon menuisier. 9.a II exprime la condition. b - Le premier verbe est employé au plus-que parfait. le deuxième au conditionnel présent. c -Ces temps expriment l'irréalité, c'est-á-dire que les deux actions ne sont pas réalisées dans le passé.
CANDIDE ou L’OPTIMISME
« Vous devez avoir, dit Candide au Turc, une vaste et magnifique terre ? - Je n’ai que vingt arpents, répondit le Turc ; je les cultive avec mes enfants ; le travail éloigne de nous trois grands maux : l’ennui, le vice, et le besoin. »
Candide, en retournant dans sa métairie, fit de profondes réflexions sur le discours du Turc. Il dit à Pangloss et à Martin : « Ce bon vieillard me paraît s’être fait un sort bien préférable à celui des six rois avec qui nous avons eu l’honneur de souper. - Les grandeurs, dit Pangloss, sont fort dangereuses, selon le rapport de tous les philosophes …aussi, dit Candide, qu’il faut cultiver notre jardin. - Vous avez raison, dit Pangloss : car, quand l’homme fut mis dans le jardin d’Éden, il y fut mis ut operateur eum, pour qu’il travaillât, ce qui prouve que l’homme n’est pas né pour le repos Travaillons sans raisonner, dit Martin ; c’est le seul moyen de rendre la vie supportable. »
Toute la petite société entra dans ce louable dessein ; chacun se mit à exercer ses talents. La petite terre rapporta beaucoup. Cunégonde était à la vérité bien laide ; mais elle devint une excellente pâtissière ; Paquette broda ; la vieille eut soin du linge. Il n’y eut pas jusqu’à frère Giroflée qui ne rendît service ; il fut un très bon menuisier, et même devint honnête homme ; et Pangloss disait quelquefois à Candide : « Tous les
événements sont enchaînés dans le meilleur des mondes possibles ; car enfin, si vous n’aviez pas été chassé d’un beau château à grands coups de pied dans le derrière pour l’amour de Mlle Cunégonde, si vous n’aviez pas été mis à l’Inquisition, si vous n’aviez pas couru l’Amérique à pied, si vous n’aviez pas donné un bon coup d’épée au baron, si vous n’aviez pas perdu tous vos moutons du bon pays d’Eldorado, vous ne mangeriez pas ici des cédrats confits et des pistaches. - Cela est bien dit, répondit Candide, mais il faut cultiver notre jardin. »
COMPREHENSION 1) situez ce passage.2) Est-ce que le Turc aime le travail ? Pourquoi ?3) Est-ce qu'il possède de grandes terres ?4) Un grand changement s'est opéré dans la pensée de Candide; en quoi consiste ce changement ? 5) Pangloss cite plusieurs noms pour illustrer une idée; laquelle ? 6) Est-ce que la condition des personnages a changé lorsqu'ils ont suivi le conseil du Truc? Expliquez 7) Est-ce que candide écoute toujours naïvement les discours de Pangloss ? Justifiez. 8) «Toute la petit société entra dans ce louable dessein; chacun se mit a exercer ses talents» Dans phrase, relevez: a - une anaphore. et dites ce qu'elle reprend; b - une cataphore, et dites ce qu'elle annonce.9) «Si vous n'aviez pas perdu tous vos moutons du bon pays d'Eldorado, vous ne mangeriez pas ici des cédrats confits et des pistaches.» a- Qu'est-ce que «si» exprime-t-il ici ? b-A quels temps sont employés les verbes qui le suivent ?c - Quelle est la valeur de ces temps ?
CANDIDE ou L’OPTIMISME
« Vous devez avoir, dit Candide au Turc, une vaste et magnifique terre ? - Je n’ai que vingt arpents, répondit le Turc ; je les cultive avec mes enfants ; le travail éloigne de nous trois grands maux : l’ennui, le vice, et le besoin. »
Candide, en retournant dans sa métairie, fit de profondes réflexions sur le discours du Turc. Il dit à Pangloss et à Martin : « Ce bon vieillard me paraît s’être fait un sort bien préférable à celui des six rois avec qui nous avons eu l’honneur de souper. - Les grandeurs, dit Pangloss, sont fort dangereuses, selon le rapport de tous les philosophes …aussi, dit Candide, qu’il faut cultiver notre jardin. - Vous avez raison, dit Pangloss : car, quand l’homme fut mis dans le jardin d’Éden, il y fut mis ut operateur eum, pour qu’il travaillât, ce qui prouve que l’homme n’est pas né pour le repos Travaillons sans raisonner, dit Martin ; c’est le seul moyen de rendre la vie supportable. »
Toute la petite société entra dans ce louable dessein ; chacun se mit à exercer ses talents. La petite terre rapporta beaucoup. Cunégonde était à la vérité bien laide ; mais elle devint une excellente pâtissière ; Paquette broda ; la vieille eut soin du linge. Il n’y eut pas jusqu’à frère Giroflée qui ne rendît service ; il fut un très bon menuisier, et même devint honnête homme ; et Pangloss disait quelquefois à Candide : « Tous les
événements sont enchaînés dans le meilleur des mondes possibles ; car enfin, si vous n’aviez pas été chassé d’un beau château à grands coups de pied dans le derrière pour l’amour de Mlle Cunégonde, si vous n’aviez pas été mis à l’Inquisition, si vous n’aviez pas couru l’Amérique à pied, si vous n’aviez pas donné un bon coup d’épée au baron, si vous n’aviez pas perdu tous vos moutons du bon pays d’Eldorado, vous ne mangeriez pas ici des cédrats confits et des pistaches. - Cela est bien dit, répondit Candide, mais il faut cultiver notre jardin. »
COMPREHENSION 1) situez ce passage.2) Est-ce que le Turc aime le travail ? Pourquoi ?3) Est-ce qu'il possède de grandes terres ?4) Un grand changement s'est opéré dans la pensée de Candide; en quoi consiste ce changement ? 5) Pangloss cite plusieurs noms pour illustrer une idée; laquelle ? 6) Est-ce que la condition des personnages a changé lorsqu'ils ont suivi le conseil du Truc? Expliquez 7) Est-ce que candide écoute toujours naïvement les discours de Pangloss ? Justifiez. 8) «Toute la petit société entra dans ce louable dessein; chacun se mit a exercer ses talents» Dans phrase, relevez: a - une anaphore. et dites ce qu'elle reprend; b - une cataphore, et dites ce qu'elle annonce.9) «Si vous n'aviez pas perdu tous vos moutons du bon pays d'Eldorado, vous ne mangeriez pas ici des cédrats confits et des pistaches.» a- Qu'est-ce que «si» exprime-t-il ici ? b-A quels temps sont employés les verbes qui le suivent ?c - Quelle est la valeur de ces temps ?


fiche de lecture

Titre de l’œuvre : Candide ou l’optimisme.
Année de publication : 1759.
Nationalité de l’auteur : Française.
L’auteur : François-Marie Arouet dit Voltaire.
Date et lieu de naissance de l’auteur : 1694 à Paris.
Date et lieu de décès de l’auteur : 1778 à Paris.
Genre littéraire : Conte philosophique.
Tonalité dominante : ironique.
Epoque : XVIIIème siècle ou siècle des lumières.
Personnages principaux : Candide, Pangloss, Cunégonde.
Thèmes abordés : l’intolérance, l’injustice, les horreurs de la guerre, les superstitions, l’esclavage, la mauvaise foi, manque de liberté…
Contexte historique : le tremblement de terre de Lisbonne - la guerre de sept ans.
Visée du texte : Critiquer les institutions : militaire, religieuse …
Texte : « Agitée, éperdue, tantôt hors de moi-même, et tantôt prête de mourir de faiblesse, j'avais la tête remplie du massacre de mon père, de ma mère, de mon frère, de l'insolence de mon vilain soldat bulgare, du couteau qu’il me donna, de ma servitude, de mon métier de cuisinière, de mon capitaine bulgare, de mon vilain don Issachar, de mon abominable inquisiteur, de la pendaison du docteur Pangloss, de ce grand miserere en bourdon pendant lequel on vous fessait, et surtout du baiser que je vous avais donné derrière un paravent, le jour que je vous avais vu pour la dernière fois. Je louai Dieu qui vous ramenait à moi par tant d'épreuves. Je recommandai à ma vieille d'avoir soin de vous, et de vous amener ici dès qu'elle le pourrait. Elle a très bien exécuté ma commission ; j'ai goûté le plaisir inexprimable de vous revoir, de vous entendre, de vous parler. Vous devez avoir une faim dévorante; j'ai grand appétit ; commençons par souper. » 1- Candide est le conte de Voltaire. Quand et où est il né ?1694 à Paris. 2-Quel est son genre et son type ? Conte philosophique/Narratif-descriptif 3-Qui parle dans ce texte ? Cunégonde 4-Relevez l'idée générale du texte ? Cunégonde raconte son histoire triste 5-Relevez une métaphore du texte ? J'ai goûté le plaisir inexprimable de vous revoir, de vous entendre, de vous parler. 6-Quel est le type des adjectifs soulignés au texte ?les adjectifs apposés .
Texte : « j'étais dans mon lit et je dormais profondément quand il plut au Ciel d'envoyer les Bulgares dans notre beau château de Tender-ten tronckh ; ils égorgèrent mon père et mon frère, et coupèrent ma mère par morceaux. Un grand Bulgare , haut de six pieds, voyant qu'à ce spectacle j'avais perdu connaissance ,se mit à me violer ;cela me fit revenir ,je repris mes sens ,je criai ,je me débattis ,je mordis ,j'égratignai ,je voulais arracher les yeux à ce grand Bulgare ,ne sachant pas que tout ce qui arrivait dans le château de mon père était une chose d'usage ».
Questions : QCM 1-Qui parle : a- Cunégonde b- Candide c- le narrateur
2-La focalisation dans ce texte : a-interne b-externe c-Zéro
3-« Violer » signifie : a-faire perdre la virginité b-disperser c-tuer
4-l'amour qui lie Candide et Cunégonde est : a-sublime b-***uel c-d'intérêt
5-Pangloss enseigne à Candide : a-L'optimisme b- le pessimisme c-l'amour
6-Candide est un conte : a-philosophique b-romantique c-fantastique
7-Définissez l'optimisme 8-Voltaire adopte la philosophie : a-de travail b-de pessimisme c d'optimisme 9-Cunégonde, la perle des filles, le chef-d' Œuvré de la nature exprime : a-la métaphore b-la comparaison c-l'hyperbole
10-Relevez les leçons moralisatrices du conte
ETUDE DU RECIT. a) Situation initiale. Candide, fils de la sœur du baron Thunder-ten-tronckh, est un jeune homme naïf qui vit dans " le plus beaux des châteaux ". Il aime Cunégonde, écoute avidement les théories de Pangloss le philosophe et est ami avec le frère de Cunégonde.
b) Rupture de l’équilibre. Le jour où il embrasse Cunégonde, tout s’écroule et il est mis à la porte du château. c) Manque. Candide veut revoir Cunégonde pour pouvoir continuer là où ils ont été interrompu dans le château. Car il n’aime pas qu’on lui dise quoi faire
d) Désignation de l’objet. Candide veut retrouver Cunégonde et se marier avec elle.
e) Désignation du sujet. Candide ne va pas chercher Cunégonde tout seul, il va confier cette tâche un moment à Cacambo. Mais le fera aussi sans aide.
f) Actions du sujet. -Candide s’engage dans l’armée -Il est recueilli par Jacques et retrouve Pangloss (hollande)-Jacques meurt dans le naufrage et Pangloss se fait pendre après le tremblement de terre (Lisbonne)-Candide est recueilli par la vieille et retrouve Cunégonde (Lisbonne) -Il tue les deux amants de Cunégonde et ils s’enfuient
-Candide perd Cunégonde qui reste avec le gouverneur alors qu’il s’enfuit (Buenos-Ayres)-Candide tue le frère de Cunégonde (Paraguaï)-Candide échappe aux Oreillons grâce à Cacambo (dans le bois)-Candide arrive à l’Eldorado et Cacambo lui sert d’interprète. Au bout d’un mois et demi ils repartent extrêmement riches.-Ils perdent la quasi-totalité de leur fortune. (chemin de Surinam)-Candide envoie Cacambo chercher Cunégonde et se fait voler deux moutons chargés d’or. Il rencontre Martin et s’embarque avec lui vers bordeaux (Surinam)-Candide change d’avis et va à Paris. Là il se fait escroquer partout. (St Marceau et St Honoré). Il s’embarque pour l’Angleterre.-Il ne reste à Portsmouth que 2 jours le temps de repartir.-A Venise il ne trouve ni Cunégonde ni Cacambo. Il visite le palais du seigneur Pococurante et quelques mois plus tard il retrouve Cacambo et part chercher Cunégonde.-Sur le trajet vers Constantinople il retrouve Pangloss et le frère de Cunégonde. -Candide retrouve Cunégonde sur les rivages de la Propontide.
g) Résultat de l’action-Candide épouse Cunégonde malgré sa laideur et on renvoie le frère de celle-ci aux galères. Tout le monde vit dan la métairie mais le temps passe vite et l’ennui arrive.h) Situation finale-Grâce à un vieillard, Candide a eut un déclic et à trouver la solution : " il faut cultiver notre jardin ". Tout le monde a une occupation et plus personne ne s’ennuie.


QCM Candide de Voltaire Candide, œuvre incontournable de la littérature française! répondez à ces questions pour savoir ce que vous savez de l´œuvre!
Q 1. Candide est une œuvre représentative : Du classicisme /De l´humanisme
Des Lumières /Du romantisme
Q 2. Candide est qualifié de : Conte philosophique / Conte historique
Roman d´aventure /Conte moralisateur
Q 3 .Candide fait donc partie de la grande catégorie des : Romans
Journaux /Apologues /Épilogues
Q4. Pour éviter la censure, il est écrit au début de l´œuvre que celle-ci aurait été traduite de l´allemand par. Mr. de Lacour /J.J. Rousseau /Mr. le docteur de Rostock /Mr. le docteur Ralph
Q 5. Quel est le nom du château de Candide? Thunder-ten-tronckh /Thunter-ten-tronck /Thunder-ten-tronc /Tunder-ten-tronckh
Q 6.. De qui est amoureux Candide? Raymonde/Edmonde /Cunégonde /De la vieille
Q 7. Où Candide ne va-t-il pas? Venise /Lisbonne /Rio /Paris
Q 8 . Au travers la description de quel nègre Voltaire va-t-il parler l´Eglise et le commerce triangulaire? : Le nègre de Cologne /Le nègre de Cayenne
Le nègre de Buenos Aires /Le nègre de Surinam
Q 9. Comment peut-on qualifier l´El Dorado? (plusieurs réponses possibles)
De conte /D´utopie /De contraste avec la réalité /De reflet du monde
Q 10 . Qui représente l´optimisme dans cette œuvre? La vieille /Le frère de Cunégonde /Pangloss /Les sauvages
Question 11. Quelle est sa devise (très célèbre)? Je vais bien, tout va bien /Tout est pour le meilleur /Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles
Aide-toi et Dieu t´aidera
Q 12 . Ce personnage ridiculement optimiste est la caricature de Freud /Leibniz /Rousseau /Molière
Q 13. Quel est le nom complet de l´œuvre? Candide ou la vie sauvage /Candide ou l´optimisme /Candide ou la face du monde /Candide ou la revers d´un monde Sujet : Le travail éloigne de nous trois maux : l’ennui, le besoin et le vice. Qu'en pensez-vous?
Introduction Dans le fameux conte philosophique Candide de Voltaire, on pourrait lire cet adage: Le travail éloigne de nous trois maux : l’ennui, le besoin et le vice. Qu'en pensez-vous?
Développement Nul ne peut nier que le bon citoyen n’est autre que celui qui se fait utile au sein de la société dans laquelle il vit. Et pour ce faire, nombreux sont les tâches qu’il doit assumer, entre autres le travail qui revêt une importance capitale d’autant plus que le travail éloigne de nous trois maux à savoir l’ennui, le besoin et le vice. Commençons par le dernier mal : le vice. La maxime dit que « l’oisiveté est mère des vices ». En effet c’est le manque d’activité, de travail qui est à l’origine de grand nombre de mauvaises habitudes. Une petite investigation dans le milieu des jeunes qui fument et / ou se droguent, par exemple, révèle que ce sont ceux qui n’ont aucun travail ou qui n'exercent aucune activité qui en sont victimes. En outre, c’est en travaillant que la personne se trouve à l’abri du besoin. Le travail nous permet de gagner notre vie, de subvenir à nos besoins et à ceux de notre famille et de nos proches. De ce fait, un degré, même minime, d’indépendance est ainsi assuré. Finalement, le travail éloigne de nous l’ennui qui est la conséquence logique du manque d’activité. L’ennui qui est une torture psychique s’éclipse devant l’activité physique ou intellectuelle permettant ainsi à l’esprit de s’épanouir et de se développer sainement.
Conclusion Tout compte fait l’importance du travail, quel qu’il soit, n’est plus à démontrer. C’est le seul et unique remède susceptible de combattre l’ennui, le besoin et le vice, les ennemis jurés du progrès de toute société.
QCM Candide de Voltaire Candide, œuvre incontournable de la littérature française! répondez à ces questions pour savoir ce que vous savez de l´œuvre!
Q 1. Candide est une œuvre représentative : Du classicisme /De l´humanisme
Des Lumières /Du romantisme
Q 2. Candide est qualifié de : Conte philosophique / Conte historique
Roman d´aventure /Conte moralisateur
Q 3 .Candide fait donc partie de la grande catégorie des : Romans
Journaux /Apologues /Épilogues
Q4. Pour éviter la censure, il est écrit au début de l´œuvre que celle-ci aurait été traduite de l´allemand par. Mr. de Lacour /J.J. Rousseau /Mr. le docteur de Rostock /Mr. le docteur Ralph
Q 5. Quel est le nom du château de Candide? Thunder-ten-tronckh /Thunter-ten-tronck /Thunder-ten-tronc /Tunder-ten-tronckh
Q 6.. De qui est amoureux Candide? Raymonde/Edmonde /Cunégonde /De la vieille
Q 7. Où Candide ne va-t-il pas? Venise /Lisbonne /Rio /Paris
Q 8 . Au travers la description de quel nègre Voltaire va-t-il parler l´Eglise et le commerce triangulaire? : Le nègre de Cologne /Le nègre de Cayenne
Le nègre de Buenos Aires /Le nègre de Surinam
Q 9. Comment peut-on qualifier l´El Dorado? (plusieurs réponses possibles)
De conte /D´utopie /De contraste avec la réalité /De reflet du monde
Q 10 . Qui représente l´optimisme dans cette œuvre? La vieille /Le frère de Cunégonde /Pangloss /Les sauvages
Question 11. Quelle est sa devise (très célèbre)? Je vais bien, tout va bien /Tout est pour le meilleur /Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles
Aide-toi et Dieu t´aidera
Q 12 . Ce personnage ridiculement optimiste est la caricature de Freud /Leibniz /Rousseau /Molière
Q 13. Quel est le nom complet de l´œuvre? Candide ou la vie sauvage /Candide ou l´optimisme /Candide ou la face du monde /Candide ou la revers d´un monde
Sujet : Le travail éloigne de nous trois maux : l’ennui, le besoin et le vice. Qu'en pensez-vous?
Introduction Dans le fameux conte philosophique Candide de Voltaire, on pourrait lire cet adage: Le travail éloigne de nous trois maux : l’ennui, le besoin et le vice. Qu'en pensez-vous?
Développement Nul ne peut nier que le bon citoyen n’est autre que celui qui se fait utile au sein de la société dans laquelle il vit. Et pour ce faire, nombreux sont les tâches qu’il doit assumer, entre autres le travail qui revêt une importance capitale d’autant plus que le travail éloigne de nous trois maux à savoir l’ennui, le besoin et le vice. Commençons par le dernier mal : le vice. La maxime dit que « l’oisiveté est mère des vices ». En effet c’est le manque d’activité, de travail qui est à l’origine de grand nombre de mauvaises habitudes. Une petite investigation dans le milieu des jeunes qui fument et / ou se droguent, par exemple, révèle que ce sont ceux qui n’ont aucun travail ou qui n'exercent aucune activité qui en sont victimes. En outre, c’est en travaillant que la personne se trouve à l’abri du besoin. Le travail nous permet de gagner notre vie, de subvenir à nos besoins et à ceux de notre famille et de nos proches. De ce fait, un degré, même minime, d’indépendance est ainsi assuré. Finalement, le travail éloigne de nous l’ennui qui est la conséquence logique du manque d’activité. L’ennui qui est une torture psychique s’éclipse devant l’activité physique ou intellectuelle permettant ainsi à l’esprit de s’épanouir et de se développer sainement.
Conclusion Tout compte fait l’importance du travail, quel qu’il soit, n’est plus à démontrer. C’est le seul et unique remède susceptible de combattre l’ennui, le besoin et le vice, les ennemis jurés du progrès de toute société.
QCM Candide de Voltaire Candide, œuvre incontournable de la littérature française! répondez à ces questions pour savoir ce que vous savez de l´œuvre!
Q 1. Candide est une œuvre représentative : Du classicisme /De l´humanisme
Des Lumières /Du romantisme
Q 2. Candide est qualifié de : Conte philosophique / Conte historique
Roman d´aventure /Conte moralisateur
Q 3 .Candide fait donc partie de la grande catégorie des : Romans
Journaux /Apologues /Épilogues
Q4. Pour éviter la censure, il est écrit au début de l´œuvre que celle-ci aurait été traduite de l´allemand par. Mr. de Lacour /J.J. Rousseau /Mr. le docteur de Rostock /Mr. le docteur Ralph
Q 5. Quel est le nom du château de Candide? Thunder-ten-tronckh /Thunter-ten-tronck /Thunder-ten-tronc /Tunder-ten-tronckh
Q 6.. De qui est amoureux Candide? Raymonde/Edmonde /Cunégonde /De la vieille
Q 7. Où Candide ne va-t-il pas? Venise /Lisbonne /Rio /Paris
Q 8 . Au travers la description de quel nègre Voltaire va-t-il parler l´Eglise et le commerce triangulaire? : Le nègre de Cologne /Le nègre de Cayenne
Le nègre de Buenos Aires /Le nègre de Surinam
Q 9. Comment peut-on qualifier l´El Dorado? (plusieurs réponses possibles)
De conte /D´utopie /De contraste avec la réalité /De reflet du monde
Q 10 . Qui représente l´optimisme dans cette œuvre? La vieille /Le frère de Cunégonde /Pangloss /Les sauvages
Question 11. Quelle est sa devise (très célèbre)? Je vais bien, tout va bien /Tout est pour le meilleur /Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles
Aide-toi et Dieu t´aidera
Q 12 . Ce personnage ridiculement optimiste est la caricature de Freud /Leibniz /Rousseau /Molière
Q 13. Quel est le nom complet de l´œuvre? Candide ou la vie sauvage /Candide ou l´optimisme /Candide ou la face du monde /Candide ou la revers d´un monde Sujet : Le travail éloigne de nous trois maux : l’ennui, le besoin et le vice. Qu'en pensez-vous?
Introduction Dans le fameux conte philosophique Candide de Voltaire, on pourrait lire cet adage: Le travail éloigne de nous trois maux : l’ennui, le besoin et le vice. Qu'en pensez-vous?
Développement Nul ne peut nier que le bon citoyen n’est autre que celui qui se fait utile au sein de la société dans laquelle il vit. Et pour ce faire, nombreux sont les tâches qu’il doit assumer, entre autres le travail qui revêt une importance capitale d’autant plus que le travail éloigne de nous trois maux à savoir l’ennui, le besoin et le vice. Commençons par le dernier mal : le vice. La maxime dit que « l’oisiveté est mère des vices ». En effet c’est le manque d’activité, de travail qui est à l’origine de grand nombre de mauvaises habitudes. Une petite investigation dans le milieu des jeunes qui fument et / ou se droguent, par exemple, révèle que ce sont ceux qui n’ont aucun travail ou qui n'exercent aucune activité qui en sont victimes. En outre, c’est en travaillant que la personne se trouve à l’abri du besoin. Le travail nous permet de gagner notre vie, de subvenir à nos besoins et à ceux de notre famille et de nos proches. De ce fait, un degré, même minime, d’indépendance est ainsi assuré. Finalement, le travail éloigne de nous l’ennui qui est la conséquence logique du manque d’activité. L’ennui qui est une torture psychique s’éclipse devant l’activité physique ou intellectuelle permettant ainsi à l’esprit de s’épanouir et de se développer sainement.
Conclusion Tout compte fait l’importance du travail, quel qu’il soit, n’est plus à démontrer. C’est le seul et unique remède susceptible de combattre l’ennui, le besoin et le vice, les ennemis jurés du progrès de toute société.


Candide ou l’optimisme (Voltaire) 1. Personnages Descriptions des personnages principaux Candide : Il est, comme son nom l’indique, naïf et crédule. Il est transparent : " sa physionomie annonçait son âme " et donc simple d’esprit. Il croit dur comme fer la philosophie de Pangloss et ne l’abandonnera qu’à la fin du récit où il sera le seul à reprendre ses esprits et se mettre au travail.
Cunégonde : Elle est la cause de l’expulsion de Candide. Son nom peut suggérer qu’elle attire plus par ses attraits ***uels que par son intelligence. C’est d’ailleurs pour sa beauté que Candide l’aime, une fois devenue laide, il n’en veut plus.
Pangloss : est un disserte en tout point, il avance des théories inspirées de Leibnitz sur l’optimisme qui deviennent de plus en plus ridicule au cours du récit. Il finit même par en douter mais cela ne dure pas longtemps. Voltaire qui n’aime pas ce genre de personnage veut nous mettre en garde contre ce type de philosophe.
Cacambo : Il est un des rares personnages avec la vieille et Martin à avoir les pieds sur terre et à donner de bons conseils. Il a apparemment de l’expérience car il sait quoi faire en toute circonstance. Il aide beaucoup candide.
Jacques : Il est moins terre à terre que Cacambo mais il est très généreux, trop même. Il incarne l’humaniste qui malgré ses bonnes intentions est la victime de notre société cruelle. On peut voir que l’absence de réalisme de ce personnage peut être mortelle. Il aide néanmoins grandement Candide.
Martin : Il est très terre à terre à cause de ses expériences malheureuses. Il donne de bons conseils à Candide qui sont tout le contraire de ceux de Pangloss puisqu’il est pessimiste. Candide aime débattre avec lui de leurs divergences d’opinion.
La vieille : Elle est du même genre que Martin, elle a aussi eut énormément de malheurs et reste réservée quant à l’optimisme de Candide. Elle est d’excellents conseils et aide beaucoup Candide et Cunégonde.
Baron, baronne : Les Thunder-ten-tronckh sont aussi à l’origine de l’exclusion de Candide. Le baron incarne la vanité car il se prend pour un roi alors qu’il dirige un petit domaine. Voltaire le souligne en leur donnant un nom stupide. La seule chose qu’on sait sur la baronne est qu’elle est très imposante.
Le Fils du baron : Le fils des Thunder-ten-tronckh est très prétentieux et refuse deux fois à Candide la main de sa sœur car il veut qu’elle soit mariée à quelqu’un de son rang. Cela lui vaudra les galères et l’esclavage.

L'ironie: En vous inspirant du style ironique de Voltaire, rédigez un article pour dénoncer les contradictions du monde moderne L'homme du 21ème siècle a réalisé des progrès énormes dans tous les domaines. L'humanité jouit du bonheur parfait. Les Hommes vivent ensemble comme des frères et sœurs. La justice est présente partout. Les droits de l'Homme sont respectés partout et la pauvreté n'est qu'un souvenir du passé! L'homme occidental ne cesse de se plaindre de l'émigration clandestine des Africains. Il a vite oublié que c'est à cause du colonialisme que la misère perdure dans l'Afrique noire. L'homme blanc a pillé les richesses des colonies. L'homme blanc se soucie des droits des chats et des chiens alors que les enfants du tiers monde ne trouvent pas le pain et meurent par milliers à cause de la famine. Au moment où les gens du Nord se plaignent de l'obésité et du surpoids, les habitants du Sud souffrent de la malnutrition et de la famine. Le Nord où habite 20% de la population de la Terre consomme 80ù% de la richesse de la Terre, alors que le Sud qui abrite 80% des habitants de la Terre ne consomme que 20% des ressources de la Terre! N'est ce pas là la justice totale? (...)



LE REGISTRE : Ironique : Il critique par l'humour. La figure de style qui traduit le mieux l’ironie est l’antiphrase, elle consiste à dire le contraire de ce que l’on pense, Voltaire la fait valoir dans tous ses apologues philosophiques. Le registre ironique repose sur l’implicite, il revient donc au lecteur de s’interroger sur les véritables intentions de l’auteur. Outre les antiphrases, on voit souvent des textes ironiques dont les figures de rhétorique dominantes sont, les antithèses et les oxymores.



Texte :



"Mon cher enfant, je t'envoie ce que tu m'as demandé. Fais un bon emploi de cet argent, je ne pourrais, quand il s'agirait de te sauver la vie, trouver une seconde fois une somme si considérable sans que ton père en fût instruit, ce qui troublerait l'harmonie de notre ménage. Pour nous la procurer, nous serions obligés de donner des garanties sur notre terre. Il m'est impossible de juger le mérite de projets que je ne connais pas; mais de quelle nature sont-ils donc pour te faire craindre de me les confier? Cette explication ne demandait pas des volumes, il ne nous faut qu'un mot à nous autres mères, et ce mot m'aurait évité les angoisses de l'incertitude. Je ne saurais te cacher l'impression douloureuse que ta lettre m'a causée. Mon cher fils, quel est donc le sentiment qui t'a contraint à jeter un tel effroi dans mon cœur? tu as dû bien souffrir en m'écrivant, car j'ai bien souffert en te lisant. Dans quelle carrière t'engages-tu donc? Ta vie, ton bonheur seraient attachés à paraître ce que tu n'es pas, à voir un monde où tu ne saurais aller sans faire des dépenses d'argent que tu ne peux soutenir, sans perdre un temps précieux pour tes études? Mon bon Eugène, crois-en le cœur de ta mère, les voies tortueuses ne mènent à rien de grand.



La patience et la résignation doivent être les vertus des jeunes gens qui sont dans ta position. Je ne te gronde pas, je ne voudrais communiquer à notre offrande aucune amertume. Mes paroles sont celles d'une mère aussi confiante que prévoyante. Si tu sais quelles sont tes obligations, je sais, moi, combien ton cœur est pur, combien tes intentions sont excellentes. Aussi puis-je te dire sans crainte: Va, mon bien-aimé, marche! Je tremble parce que je suis mère; mais chacun de tes pas sera tendrement accompagné de nos vœux et de nos bénédictions. Sois prudent, cher enfant. Tu dois être sage comme un homme, les destinées de cinq personnes qui te sont chères reposent sur ta tête. Oui, toutes nos fortunes sont en toi, comme ton bonheur est le nôtre.



Nous prions tous Dieu de te seconder dans tes entreprises. (…) Allons, adieu. Ne nous laisse pas sans nouvelles, et prends ici le baiser que ta mère t'envoie. "




I-Compréhension (10 points)


1)a- Qui est l’auteur de l’œuvre dont a été tiré ce texte ? (0,5)

b- L’œuvre dont a été extrait ce texte est-elle un roman autobiographique, un roman réaliste ou un roman épistolaire (composé essentiellement de lettres) ? (0,5)

2)Reproduisez le tableau suivant sur votre copie puis complétez-le : (1)

Ex : Nom du destinataire de la lettre : Eugène de Rastignac

La ville où il vivait :

Le but de son séjour dans la ville où il vivait :

3)Relevez dans le texte deux termes relatifs au thème de l’argent(1)

4)Laquelle des propositions suivantes correspondent à l’organisation du contenu de la lettre ? (1)

a-Reproches informations sur la situation financière des parents conseils souhaits.

b-informations sur la situation financière des parents Reproches Conseils Souhaits.

c-informations sur la situation financière des parents Souhaits Conseils Reproches.

5)a- En vous appuyant sur le sens du texte, dites si cette proposition est vraie ou fausse : (0,5)

« D’après la mère, son fils ne pouvait pas lui expliquer ce qu’il allait réaliser avec la somme d’argent demandée car cela nécessitait des pages et des pages. »

b- Justifiez votre réponse en relevant une hyperbole dans le 2ème paragraphe. (0,5)

6)a- Dans le 2ème paragraphe, la tonalité des phrases interrogatives est-elle : comique, polémique ou lyrique ? (0,5)

b- Quel sentiment devait exprimer la mère à travers ces interrogations-là ? (0,5)

7)Reformulez (dites autrement) la métaphore soulignée dans le texte sans en changer le sens. (1)(les voies tortueuses ne mènent à rien de grand.)

8)Relevez dans le 3ème paragraphe une phrase montrant que la mère adoucissait le ton des recommandations qu’elle donnait à son fils. (0,5)

9)a- Quelle est la phrase à travers laquelle la mère justifie ses craintes ? (0,5)

b- Relevez le lien grammatical utilisé dans cette phrase puis précisez s’il s’agit d’un lien de conséquence, de bue ou de cause. (1)

10)Comment jugez-vous cette mère ? Dites pourquoi. (1)




II- Production écrite (10 points)

Sujet :



Êtes-vous de l’avis de cette mère qui affirme que les jeunes doivent absolument informer leurs parents de leurs projets ?



Rédigez un texte dans lequel vous développerez une réflexion s’appuyant sur des arguments et des exemples.

Lors de la correction, il sera tenu compte des critères suivants :

-Respect de la consigne ; (1)

-Présentation du texte (alinéas, paragraphes, ponctuation, majuscules…) ;(1)

-Pertinence des idées et des arguments ;(2)

-Cohérence de l’ensemble (enchaînement logique de l’introduction, du développement et de la conclusion ; bonne utilisation des mots de liaison), (2)

-Correction de la langue.(4)


Texte :

Au village, une petite minoterie commença de fonctionner. Les femmes qui jusque-là moulaient l'orge chez elles ne tardèrent pas à prendre l'habitude d'y aller. Seule la vieille épouse de Bouchaïb continuait de moudre ses céréales à la maison. Elle trouvait, disait-elle, plus de goût à la farine qu'elle produisait elle-même.

- Mais tu te fatigues, objectait le Vieux.

- Oh non ! Ça me maintient en forme, au contraire. Regarde donc les autres : elles

vieillissent plus vite que moi parce qu'elles ont de moins en moins à faire. Et quand elles

s'installent chez leur mari en ville, elles restent enfermées, grossissent à force d'inactivité et de

mangeaille graisseuse, et elles tombent malades. Je plains ces époux qui se ruinent à payer des

médecins et des médicaments. Que ne les ont-ils donc pas laissées tranquilles ici !

- Chacun a son point de vue. Le tien n'est pas dénué de sens. Mais ces femmes se vantent de

vivre mieux en ville qu'ici. Là-bas, elles portent de l'or. N'as-tu pas vu qu'elles ressemblent à des

bijouteries ambulantes ? Si un voleur les dépouillait, ce serait un homme riche.

- Tout ça, c'est du tape-à-l’œil, dit la vieille.

- Du tape-à-l’œil? Hé ! C'est de l'or sonnant et trébuchant. Je te répète que ces parvenues

portent sur elles de vraies fortunes. As-tu, toi, un seul bijou en or?

- Non.

- Eh bien ! Tu vois la différence.

- Non, je ne vois pas. Je suis mieux ainsi. Pourquoi m'exhiber comme une moins-que-rien ?

C'est de la vanité, de l'ostentation, que sais-je? Je n'ai jamais eu que des bijoux en argent pur.

C'est noble et c'est berbère. D'ailleurs, j'ai des pièces rares qui valent plus cher qu'un bijou en

or tout neuf. Mes parures ont une histoire tandis que ce que portent ces parvenues, comme tu dis, n'en a aucune. Est-ce vrai?

- Certes. Comme je l'ai toujours dit, nous sommes les garants de la tradition. Mais veille bien

sur ces pièces d'argent. Il y a des trafiquants d'objets rares partout.

QUESTIONS

I- ETUDE DE TEXTE : (10 points)

1 - Complétez le tableau suivant : 1.5pt

Titre de l'œuvre dont est tiré cet extrait Auteur Genre de l'œuvre

2- Parmi les propositions suivantes, recopiez les deux qui sont vraies : 1pt

- Toutes les femmes du village allaient à la minoterie

- L'épouse de Bouchaïb n'appréciait pas le mode de vie des citadines.

- L'épouse de Bouchaïb enviait les femmes de la ville.

- La vieille appréciait le travail ménager.

3- Citez deux raisons pour lesquelles l'épouse de Bouchaïb moulait ses céréales à la maison.1pt

4- Elles grossissent à force d'inactivité. Réécrivez la phrase en utilisant un subordonnant de

cause. 1pt

5- «Pourquoi m'exhiber comme une moins-que-rien ? »

a. Relevez dans cette comparaison : le comparé et le comparant. 0,5pt

b. Quel jugement cette comparaison traduit-elle ? (0,5pt).

6- Quel jugement la vieille porte-t-elle sur ses propres bijoux? 0.5pt

Justifiez votre réponse en relevant deux mots dans le texte 1 pt

7- Relevez dans le texte deux mots appartenant au champ lexical de la nourriture. 1pt

8- D'après la vieille, le fait de porter des bijoux en or relève de la vanité.

Partagez-vous son point de vue ? Dites pourquoi en une phrase. 2pts

II-PRODUCTION ECRITE : (10 points)

Sujet :

Certains pensent que le travail manuel n'a plus de valeur.

Rédigez un texte argumentatif dans lequel vous donnerez votre opinion.

Important : II sera tenu compte lors de l'évaluation de votre production de:

- Respect de la consigne : 2pts

- Cohérence de l'argumentation :2pts

- Respect de la structure argumentative du texte : 1 pt

- Langue correcte (vocabulaire, syntaxe, orthographe, conjugaison et ponctuation) : 5pts

CORRIGE ET BAREME (Officiels)

Ce corrigé est donné à titre indicatif. Le professeur jugera de la validité de chaque réponse.

I- ETUDE DE TEXTE : (10 points) Barème

1 . - II était une fois un vieux couple heureux

- Mohammed Khair-Eddine

- Roman (maghrébin) / récit 0,5pt x3

2. - L'épouse de Bouchaïb n'appréciait pas le mode de vie des citadines

- La vieille appréciait le travail ménager 0,5pt x2

3. Elle moulait ses céréales à la maison parce que la farine a plus de goût / ça la maintient en forme / ... 0,5pt x2

4. ... parce qu'elles sont inactives

Subordonnant de cause + langue correcte 0,5pt x2

5. a- Le comparé = me/ la vieille / la femme de Bouchaïb

Le comparant = une moins-que-rien / les citadines

b- négatif / dévalorisant 0,5pt x2

6. - La vieille porte un jugement valorisant / positif sur ses bijoux,

- justification : noble / berbère / plus cher / ont une histoire 0,5pt x3

7. L'orge / farine / céréales / mangeaille graisseuse 0,5pt x2

8. - Réponse justifiée

- Langue correcte

1pt 1pt

II- PRODUCTION ECRITE (10 points)

Lors de la correction, tenir compte de :

• Respect de la consigne : 2pts

• Cohérence de l'argumentation : 2pts

• Respect de la structure argumentative du texte : 1pt

• Langue correcte (vocabulaire, syntaxe, orthographe, conjugaison et ponctuation) : 5pts

Comment Candide retrouva Cunégonde et la vieille

Pendant que Candide, le baron, Pangloss, Martin, et Cacambo, contaient leurs aventures, ils abordèrent sur le rivage de la Propontide, à la maison du prince de Transylvanie. Les premiers objets qui se présentèrent furent Cunégonde et la vieille, qui étendaient des serviteurs sur des ficelles pour les faire sécher.

Le baron pâlit à cette vue. Le tendre Candide, en voyant sa belle Cunégonde rembrunie, les yeux éraillés, la gorge sèche, les joues ridées, les bras rouges et écaillés, recula trois pas, saisi d’horreur, et avança ensuite par bon procédé*.

Il y avait une petite métairie** dans le voisinage ; la vieille proposa à Candide de s’en accommoder, en attendant que toute la troupe eût une meilleure destinée. Cunégonde ne savait pas qu’elle était enlaidie, personne ne l’en avait avertie : elle fit souvenir Candide de ses promesses avec un ton si absolu que le bon Candide n’osa pas la refuser. Il signifia donc au baron qu’il allait se marier avec sa soeur. « Je ne souffrirai jamais, dit le baron, une telle bassesse de sa part, et une telle insolence de la vôtre ; cette infamie ne me sera jamais reprochée : les enfants de ma soeur ne pourraient entrer dans les chapitres d’Allemagne. Non, jamais ma soeur n’épousera qu’un baron de l’Empire. » Cunégonde se jeta à ses pieds, et les baigna de larmes ; il fut inflexible.

* Par courtoisie, civilité.

** Domaine agricole de médiocre étendue.

I – Etude de texte (10 pts)

1. Ce texte est extrait de Candide ou l’optimisme :

a. Qui en est l’auteur ?

b. Quand et où est-il né ?

c. Citez deux de ses oeuvres.

2. Pour situer cet extrait dans l’oeuvre, répondez aux questions suivantes :

a. Qui est Pangloss ?

b. Quelle philosophie a-t-il enseignée à Candide ?

c. Candide croit-il toujours à la philosophie de son maître après ses malheureuses aventures ?

3. Quel sentiment Candide éprouve-t-il à la vue de Cunégonde ?

4. Relevez dans le deuxième paragraphe 4 mots appartenant au lexique du corps humain.

5. La description de Cunégonde, dans le deuxième paragraphe, est-elle valorisante ou dévalorisante ?

6. Le baron n’accepte pas de marier Cunégonde à Candide.

Relevez dans le texte un énoncé qui le montre.

7. A qui le baron pense-t-il la marier ?

8. Relevez dans ce récit une partie d’un dialogue.

9. « Cunégonde se jeta à ses pieds, et les baigna de larmes ».

La figure de style soulignée dans cet énoncé est :

a. une litote b. une hyperbole c. une comparaison

Recopiez la bonne réponse.

II – Production écrite (10 pts)

Sujet : Le baron n’accepte pas de marier Cunégonde à Candide. Il veut lui trouver un

autre mari.

Approuvez-vous ce qu’il fait ?

Justifiez votre point de vue en vous appuyant sur des arguments et des exemples

précis.

----------------------------------------------

N.B Lors de la correction, on tiendra compte des capacités suivantes :

- respectez les paramètres de la situation de communication ; 2 pts

- appliquer les règles fondamentales d’écriture et de composition des textes ; 3 pts

- s’exprimer correctement ; 3 pts

- traiter le sujet de manière personnelle, originale ; 1 pt

- présenter convenablement la copie. 1 pt

Comment Candide retrouva Cunégonde et la vieille

Pendant que Candide, le baron, Pangloss, Martin, et Cacambo, contaient leurs aventures, ils abordèrent sur le rivage de la Propontide, à la maison du prince de Transylvanie. Les premiers objets qui se présentèrent furent Cunégonde et la vieille, qui étendaient des serviteurs sur des ficelles pour les faire sécher.

Le baron pâlit à cette vue. Le tendre Candide, en voyant sa belle Cunégonde rembrunie, les yeux éraillés, la gorge sèche, les joues ridées, les bras rouges et écaillés, recula trois pas, saisi d’horreur, et avança ensuite par bon procédé*.

Il y avait une petite métairie** dans le voisinage ; la vieille proposa à Candide de s’en accommoder, en attendant que toute la troupe eût une meilleure destinée. Cunégonde ne savait pas qu’elle était enlaidie, personne ne l’en avait avertie : elle fit souvenir Candide de ses promesses avec un ton si absolu que le bon Candide n’osa pas la refuser. Il signifia donc au baron qu’il allait se marier avec sa sueur. « Je ne souffrirai jamais, dit le baron, une telle bassesse de sa part, et une telle insolence de la vôtre ; cette infamie ne me sera jamais reprochée : les enfants de ma sœur ne pourraient entrer dans les chapitres d’Allemagne. Non, jamais ma sœur n’épousera qu’un baron de l’Empire. » Cunégonde se jeta à ses pieds, et les baigna de larmes ; il fut inflexible.

* Par courtoisie, civilité.

** Domaine agricole de médiocre étendue.

الممللة المغربية

وزارة التربية الوطهية و التعليم العالي

وتلويو الأطر و البحث العلمي

كتابة الذولة المللفة بالتعليم المذرسي

الأكاديمية الجهوية للتربية و التلويو

لجهة طهجة تطواى

ق.ش.ت.خ.م.إ.ت

مضلحة الإمتحانات

امتحانات البلالوريا

الامتحاى الجهوي الموحذ الخاص بالمترشحين الاحرار

الذورة العادية : يونيو 2009

شعبة: التعليم الأصيل بمسلليه مادة: اللغة الأجهبية الأولى

I – Etude de texte (10 pts)

1. Ce texte est extrait de Candide ou l’optimisme :

a. Qui en est l’auteur ?

b. Quand et où est-il né ?

c. Citez deux de ses oeuvres.

2. Pour situer cet extrait dans l’oeuvre, répondez aux questions suivantes :

a. Qui est Pangloss ?

b. Quelle philosophie a-t-il enseignée à Candide ?

c. Candide croit-il toujours à la philosophie de son maître après ses malheureuses aventures ?

3. Quel sentiment Candide éprouve-t-il à la vue de Cunégonde ?

4. Relevez dans le deuxième paragraphe 4 mots appartenant au lexique du corps humain.

5. La description de Cunégonde, dans le deuxième paragraphe, est-elle valorisante ou dévalorisante ?

6. Le baron n’accepte pas de marier Cunégonde à Candide.

Relevez dans le texte un énoncé qui le montre.

7. A qui le baron pense-t-il la marier ?

8. Relevez dans ce récit une partie d’un dialogue.

9. « Cunégonde se jeta à ses pieds, et les baigna de larmes ».

La figure de style soulignée dans cet énoncé est :

a. une litote b. une hyperbole c. une comparaison

Recopiez la bonne réponse.

II – Production écrite (10 pts)

Sujet : Le baron n’accepte pas de marier Cunégonde à Candide. Il veut lui trouver un

autre mari.

Approuvez-vous ce qu’il fait ?

Justifiez votre point de vue en vous appuyant sur des arguments et des exemples

précis.

----------------------------------------------

N.B Lors de la correction, on tiendra compte des capacités suivantes :

- respectez les paramètres de la situation de communication ; 2 pts

- appliquer les règles fondamentales d’écriture et de composition des textes ; 3 pts

- s’exprimer correctement ; 3 pts

- traiter le sujet de manière personnelle, originale ; 1 pt

- présenter convenablement la copie. 1 pt

----------------------------------------------

شعبة: التعليم الأصيل بمسلليه مادة: اللغة الأجهبية الأولى

المعامل: 3

Eléments de réponse (à titre indicatif) barème

I – Etude de texte (10 pts)

1. a. François-Marie Arouet (ou Voltaire) (0,5) 0,5

b. Né en 1694 à Paris (0,25 x2) 0,5

c. Zadig ; Le Siècle de Louis XIV ; L’Essai sur les Mœurs ; …(0,25 x2) 1 pt

2. a. Pangloss est le maître de Candide, le philosophe. 0,5

b. Il lui a enseigné une philosophie qui affirme que « tout est au mieux » dans le

meilleur des mondes possibles, donc une philosophie optimiste. 0,5

c. Il croit toujours à la philosophie de son maître ; mais les malheurs qu’il a vécus

ébranlent un peu sa croyance. 0,5

3. Il était saisi d’horreur (ou toute expression équivalente). 1 pt

4. Les yeux ; la gorge ; les joues ; les bras. (0,25 x4) 1 pt

5. Dévalorisante. 1 pt

6. « Je ne souffrirai jamais une telle bassesse de sa part (de Cunégonde), et une telle

insolence de la vôtre (de Candide) ; cette infamie ne me sera jamais reprochée ; …

Allemagne. (un seul élément). 1 pt

7. … à un baron de l’Empire. 0,5

8. de « Je ne souffrirai jamais » ; à « qu’un baron de l’Empire. » 1 pt

9. a. une hyperbole. 1 pt

II – Production écrite (10 pts)

On tiendra compte des capacités suivantes :

- respectez les paramètres de la situation de communication ; 2 pts

- appliquer les règles fondamentales d’écriture et de composition des textes ; 3 pts

- s’exprimer correctement ; 3 pts

- traiter le sujet de manière personnelle, originale ; 1 pt

- présenter convenablement la copie. 1 pt

N.B. Il est recommandé d’éviter tout recours injustifié à la mention « hors-sujet ».

II lui révéla que ses poèmes seraient bientôt chantés par des raïss et enregistrés sur cassette.

- Nous n'avons rien pour écouter une cassette dit-elle.

- J'achèterai un lecteur au magasin du village. Une marque japonaise. Il paraît que c'est ce qu'il y a de mieux.

- Alors je t'écouterai enfin.

Elle était visiblement heureuse d'avoir la possibilité d'entendre les écrits de son époux.

- Nous autres qui ne savons ni lire ni écrire, ajouta-t-elle; nous sommes comme les bêtes, il faut nous parler. La cassette est une bonne invention.

- Oui, oui, dit le Vieux, un peu agacé. Mais savoir lire et écrire, c'est mille fois mieux. On comprend mieux la poésie, (on ne rate presque rien. On prend plus de plaisir à lire qu'à écouter un poème... Mais ce n'est que mon avis. Un avis qui en vaut un autre.

- En tout cas, tu m'as rendue heureuse. Je suis vieille mais heureuse de vivre ces événements en ta compagnie. J'ai toujours su que tu cachais une grande âme. C'est pourquoi je n'ai jamais souffert avec toi. Il n'y a qu'à écouter ce que disent les autres femmes pour comprendre. Elles en veulent toutes à leur conjoint, il a toujours quelque chose à se reprocher, celui-là. Il les bat, les maltraite, ne leur achète rien sauf un vêtement et des souliers de temps en temps, et il exige d'elles une perfection absolue. Qu'elles soient des anges, quoi! Moi, je n'ai jamais eu à me plaindre de toi.

- Moi non plus, dit le Vieux.

A) Étude de texte : (10 pts)

Lisez le texte et répondez aux questions suivantes

1- Présentez l'auteur de ce texte en quelques lignes : (nom et prénom lieux de naissance et de décès). (0,25x6) 1,5 pts

2- Quelle nouvelle Bouchaïb rapporte-t-il à la vieille ? 0,5 pt

3- Quelle objection la vieille fait-elle ? 0,5 pt

4- « Alors, je t'écouterai enfin »

Refaites cette phrase en remplaçant « Alors » par un autre lien logique exprimant la conséquence. 0,5 pt

5- Pourquoi la vieille était-elle visiblement heureuse ? 1 pt

6- « La cassette est une bonne invention »,

Dans cet énoncé, la vieille :

- Valorise la cassette

-Dévalorise la cassette

-Emet un jugement neutre.

Recopiez la bonne réponse 1 pt

7- Pourquoi, pour le vieux, la lecture et l'écriture sont-elles mille fois mieux ? 1 pt

8- « Nous sommes comme les bêtes » dit la vieille.

La figure de style utilisée dans cet énoncé est.

Une métaphore

Une synecdoque

Une comparaison

Recopiez la bonne réponse 1 pt

9- Relevez dans le texte deux énoncés qui montrent que la vieille est heureuse de vivre avec Bouchaïb. (0,5 x 2) 1 pt

10- « Elles en veulent toutes à leur conjoint ».

Dans cet énoncé, les mots soulignés veulent dire :

Avoir de la rancune contre lui

Avoir de l'amour pour lui

N'avoir aucun sentiment a son égard

Recopiez la bonne réponse1 pt

11- Pourquoi les autres femmes en veulent-elles à leur conjoint ? 1 pt

B) Production écrite : (10 pts)

On dit que la musique est dangereuse pour les jeunes d'aujourd'hui car elle dévore leur temps, les détourne de leurs études, (...) Partagez-vous cette idée ? Justifiez votre point de vue en vous basant sur des arguments et des exemples précis.

La correction portera sur les capacités suivantes :

-Respecter les paramètres de la situation de communication 2 pts

- Appliquer les règles fondamentales d'écriture et de composition de texte 3 pts

- S'exprimer correctement 3 pts

-Traiter le sujet de manière personnelle et originale 1 pt

-Présenter convenablement la copie 1 pt

TEXTE.

-Ce que tu as prévu dans ton fameux poème est arrivé, dit la vieille . C'est vraiment la catastrophe, d'après la radio.
-C'était à prévoir. Le Sahara est notre voisin. Il faut bien qu'il essaye un jour de gagner nos terres. D'autre part, les gens ne respectent pas la nature: ils abattent les arbres pour faire du feu ou autre chose. Et les arbres , comme chacun sait, sont les amis de l'eau. Cette calamité n'est donc pas si naturelle qu'on le prétend. Ses causes sont essentiellement humaines, affirma le Vieux. Cela dit, il n'a pas eu de labours faute de pluie. Pour nous deux, ce n'est pas un problème , nous pouvons nous payer l'orge que nous voulons, mais pour les autres, c'est un casse-tête. Hé! As-tu demandé à notre voisine, la sainte lettré, si elle ne manquait de rien?
-Elle ne manque de rien. C'est une fourmi. Elle a des sacs d'orge en réserve.
-Si jamais elle avait besoin de quelque chose…
-Elle me le dirait . Tu sais, elle aimerait bien avoir un de tes livres.
-Qui lui a dit que j'ai publié un livre?
-Moi.
-Bon. Tu peux lui en porter un.
-Et l'autre livre, celui qui vient d'arriver?
-Je n'en ai pas suffisamment . Plus tard. J'ai aussi deux cassettes que tu écouteras toute seule quand je serai dehors. Ce sont mes vers chantés par un raiss*. Je voudrais avoir ton avis là-dessus.
-Mais je ne sais pas faire marcher l'appareil.
-Apporte-le, je vais te montrer comment faire.
Elle s'exécuta. Au bout d'une vingtaine de séances de démonstration, elle sut enfin faire fonctionner le magnétophone.
-On apprend vite quand on veut ,dit-elle.
Ils rirent.
• raiss: musicien berbère qui compose et chante des poèmes.
ETUDE DE TEXTE: (10 points)
1-Reportez l'énoncé ci-dessous sur votre copie puis complétez-le convenablement d'après votre connaissance de l'oeuvre: (1)
-C'est…………………………qui est l'auteur de ce texte extrait du………………qui a pour titre………………………….et qui a été publié au……………….siècle.
2-Après avoir recopié ce tableau identifiez la situation d'énonciation en répondant au questionnaire suivant(1)

Qui parle A qui? Niveau de langue dominant?
a-………………….. b-……………………. c-………………………………..
3-La catastrophe dont parlent les deux personnages est-elle: le tremblement de terre qui avait frappé Agadir, les inondations ayant submergé le Gharb ou la sécheresse qui avait causé des dégâts dans le Sud marocain?
4-Relevez dans le texte les deux principales causes expliquant cette catastrophe. (1)
5-Par quelle expression le personnage principal écarte-t-il l'une de ces causes et par quel autre terme insiste-t-il sur l'autre? (1)
8-a-Relevez puis nommez la figure de style qui caractérise la manière dont cette voisine a su faire face à la crise provoquée par la catastrophe. (0.5)
b-Cette figure de style signifie-t-elle que la vieille était économe , avare ou, au contraire, dépensière? (0.5)
9-a-A quel genre littéraire appartiennent les livres écrits par le personnage principal? Justifiez votre réponse par une expression du texte. (0.5)
10-Quelle solution proposeriez-vous pour prévenir (éviter) la catastrophe évoquée dans le texte? (1)

II-PRODUCTION ECRITE: (10 points.)
SUJET:
Un célèbre proverbe populaire dit ceci: «choisis ton voisin avant de choisir ton domicile (ta maison )»
Rédigez un texte argumentatif dans lequel vous développerez votre point de vue sur le message de ce proverbe en utilisant des arguments convaincants et en citant des exemples concrets.

IMPORTANT! La correction tiendra compte de:
-la présentation de votre écrit( alinéas, paragraphes, ponctuation, majuscules): 1pt
-l'originalité et la pertinence des idées: 3pts
-la cohérence de l'ensemble(enchainement logique de l'introduction, du développement et de la conclusion, de la bonne utilisation des mots de liaison): 3pts
-la correction de l'expression: 3pts

I, ETUDE DE TEXTE (10 points) :
Lisez, attentivement le texte et répondez aux questions suivantes :
1. a) Qui est l'auteur du texte ?
b) De quelle œuvre le texte est-il extrait ?
c) A quel siècle cette œuvre a-t-elle été publiée ?
d) Quelle est le genre de cette œuvre ? (0,25 pt x 4)
2. Pour situer cet extrait dans l'œuvre, répondez aux questions suivantes :
a) A quel événement religieux important candide a-t-il assisté à Lisbonne ?
b) Cunégonde regrette la mort de l'Inquisiteur et du Juif.
Par qui ont-ils été tués ? (0,5 pt x 2)
3. D'après le texte, de quoi Cunégonde vient-elle de se rendre compte ? (1 pt)
4. Qui la vieille soupçonne-t-elle ?



La liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres" : cette phrase est devenue une évidence, presque un proverbe. Elle est sans cesse répétée, jamais repensée. Le sujet consiste précisément à s'interroger sur cette "évidence" pour tenter de la remettre en question. Cette affirmation est une tentative de répondre au difficile problème : comment les libertés des différents individus peuvent-elles coexister au sein d'une même société ? Comment la liberté des uns peut-elle ne pas nuire à la liberté des autres ? Mais cette solution est-elle satisfaisante ? Sur quelle conception de la liberté repose-t-elle ? Que présuppose-t-elle ? Quelle conséquence y-a-t-il à concevoir ainsi la liberté, et en particulier cette conception permet-elle de penser - et d'instaurer dans les faits - une liberté publique, une liberté collective et politique ?

CANDIDE de Voltaire Les grands thèmes L’ARGENT DANS CANDIDE Les philosophes des Lumières ont tous posé le problème de l’argent, associé à la question du bonheur. Le 18ème siècle connaît une grande mutation économique : l’argent issu de la richesse foncière et l’aristocratie est peu à peu remplacé par l’argent produit du commerce (de plus en plus international), du travail agricole et de l’industrie naissante (fin 18ème en Angleterre). Voltaire, qui a très bien su faire fructifier ses avoirs, ne pouvait que donner son avis sur cette question dans Candide.
I. L’argent est présent dans le tout le conte : • Indirectement dès les premières lignes : « …ornée d’une tapisserie, château… » • Explicitement : chapitre 2 : Candide « n’ayant point d’argent… », chapitre 30 : « La petite terre rapporta beaucoup… » • L’Eldorado est un endroit à part (utopique) : la pauvreté (manque d’argent) n’existe pas : « vous n’avez sans doute pas la monnaie du pays mais il n’est pas nécessaire d’en avoir pour dîner ici. Tout est payé par le gouvernement ». Tout est donc fondé sur le partage = mythe d’une société sans argent, idéal inaccessible. Toutefois c’est le commerce et l’activité industrielle qui permet aux habitants de vivre heureux.
II. L’argent, source de souffrances : • C’est pour l’argent qu’on se bat : Candide vend sa liberté (et peut-être sa vie) aux sergents recruteurs du chapitre 2. « Nous vous défrayerons, mais nous ne souffrirons jamais qu’un homme comme vous manque d’argent ». Argent = piège pour le naïf Candide. • Chapitre 19 : l’argent transforme les hommes en victimes : le nègre de Surinam a été vendu par sa mère (naïve ?) à des esclavagistes. Il fait d’abord la fortune de ses parents près de M. vanderdendur qui le fait travailler pour un salaire de misère : amère déception de l’esclave : « les chiens, les singes et les perroquets sont mille fois moins malheureux que nous ». • Chapitre 22 : Argent = source de corruption : Candide perd 50.000 F en deux parties d’un jeu certainement truqué.
III. L’argent « positif » : • A la fin du chapitre III, Candide rencontre Jacques l’Anabaptiste qui lui offre argent et hospitalité : cet argent provient de l’activité manufacturière de Jacques. L’idée de Voltaire est claire : l’argent honnêtement gagné par le travail est un argent propre qui génère des sentiments nobles, ici la générosité.
• Chapitre 30 : au terme de leur périple, les héros s’installent dans un « jardin », en réalité une petite terre où chacun va travailler selon ses capacités. « La petite terre rapporta beaucoup ». L’argent du jardin est le fruit d’un travail collectif de la terre (et de l’artisanat) : nous sommes dans la société pré-industrielle de la première moitié du 18e siècle.
Conclusion : Candide a été écrit dans une période d’expansion de la bourgeoisie commerciale et de l’exploitation rationnelle de la terre. Voltaire se fait l’écho de cette évolution dans Candide. L’argent a toutes les qualités quand il est acquis ainsi par le travail. Il faudra attendre le 19ème siècle pour que l’argent apparaisse à nouveau sous son jour négatif : le père Grandet, avare, imaginé par Balzac et les grands industriels fous d’argent des romans de Zola.
L’IMAGE DE LA FEMME La société du 18ème siècle est une société masculine. A part quelques aristocrates ou grandes bourgeoises qui tiennent salon, les femmes sont réduites à un rôle de mère et d’épouses. Candide, qui est, dans une certaine mesure un miroir révélateur de cette société, donne de la femme une image dévalorisée même si Cunégonde joue un rôle narratif très important.
I. L’homme et la femme : des destins différents : Toutes les femmes connaissent une dégradation physique, sociale et morale : Cunégonde bien sûr, mais aussi la vieille et Paquette (cette dégradation est liée dans tous les cas à l’amour vénal). Par contre, les hommes du conte n’évoluent pas ; ils persistent d’ailleurs souvent dans leurs erreurs : Pangloss et Martin par exemple. Candide lui, connaît, non pas une dégradation mais un apprentissage. Alors que les femmes perdent leur liberté, Candide lui, conquiert la sienne. Le seul point commun est la perte de leur naïveté : Cunégonde est rapidement (et brutalement) déniaisée. Candide le sera petit à petit, au fil de ses (més) aventures.
II. La femme vénale (= associée à l’argent) :• Les femmes sont l’incarnation du désir. La vieille : « j’inspirais déjà de l’amour » ; Cunégonde, elle c’est Eve, la tentation (cf. chapitre 1) : elle entraîne Candide vers sa chute, vers son expulsion du « paradis » de Thunder-ten-tronckh. De manière plus globale, c’est leur propre sensualité qui est à l’origine de leur dégradation : elles vont toutes devenir des animaux de plaisir.
• N’existant que par et pour l’amour, elles n’existent plus quand l’amour a disparu, car Voltaire veut nous montrer que l’amour, comme la noblesse ou la philosophie, est une illusion : illusion de la promotion sociale (Candide aime Cunégonde ainsi il espère devenir un Thunder-ten-tronckh), illusion du physique et de la beauté (Cunégonde est devenue une horreur).
• La mère n’hésite pas (par naïveté ou cupidité ?) à vendre son fils aux marchands d’esclaves (cf. l’épisode du nègre de Surinam).
(la vieille est aussi devenue une entremetteuse : elle « place » Cunégonde, et Cunégonde est aussi, devenue intéressée…).
III. La femme-objet : • La femme est considérée comme un simple objet de plaisir : en parlant de Paquette, Candide dit au moine Giroflée : « vous avez une très jolie fille pour votre récréation », lequel réplique « qu’il entretient des filles » (chapitre 24). Au chapitre 25, Pococurante en parlant de ses domestiques « ce sont d’assez bonnes créatures, je les fais quelquefois coucher dans mon lit ».
• La femme est doublement victime : à la souffrance physique s’ajoute la souffrance morale provoquée par les viols et autres sévices ***uels. La baronne a été violée et coupée en morceaux (chapitre 8). Cunégonde a été violée et a eu «le ventre fendu » (chapitre 7). L’innocente Paquette est obligée de se prostituer.
Conclusion : Les femmes sont bafouées, humiliées, objets des dérives des hommes. Les seules femmes « heureuses » sont les musulmanes qui « parfument les barbes » (chapitre 30). Elles restent bien soumises.

Sujet : L’argent fait-il le bonheur ? L'homme, au cours de sa quête de la vie, recherche à atteindre le bonheur et espère l'atteindre un peu plus à chaque nouvel objectif qu'il se fixe. Il en a besoin pour se sentir en vie et continuer à trouver du plaisir à vivre. Un homme qui est triste et malheureux pendant une trop longue période perd son goût à la vie et avec lui tout espoir de la continuer. Chacun trouve son bonheur et sa joie de vivre dans d'autres domaines : les uns le trouvent dans des activités telles que le sport, le voyage, la lecture, l'écriture et le dessin, d'autres le trouvent dans l'amour et le besoin de venir en aide à autrui. d'aimer et d'être aimés et de rendre heureux leur entourage. D'autres malheureusement le trouve dans la destruction, le mensonge et le vice et certains le trouvent dans le confort matériel et le pouvoir d'achat. Cela dépend de chaque humain et varie d'une personne à l'autre en fonction de notre caractère et notre mode de vie.
Bref, la plupart des humains de notre monde voient le bonheur dans le matérialisme et l'argent, ce qui est une très grande erreur de leur part.

1CANDIDE – Voltaire
Chapitre III De "Rien n'était..." à "...Mlle Cunégonde."
INTRODUCTION L'année 1756 est marquée par le début de la guerre de 7 ans entre l'Autriche et la France contre la Prusse et l'Angleterre, et en 1758, année durant laquelle Voltaire compose Candide, une campagne est en train de ravager l'Europe.
LECTURE COMMENT CANDIDE SE SAUVA D'ENTRE LES BULGARES, ET CE QU'IL DEVINT
Rien n'était si beau, si leste, si brillant, si bien ordonné que les deux armées. Les trompettes, les fifres, les hautbois, les tambours, les canons, formaient une harmonie telle qu'il n'y en eut jamais en enfer. Les canons renversèrent d'abord à peu près six mille hommes de chaque côté ; ensuite la mousqueterie ôta du meilleur des mondes environ neuf à dix mille coquins qui en infectaient la surface. La baïonnette fut aussi la raison suffisante de la mort de quelques milliers d'hommes. Le tout pouvait bien se monter à une trentaine de mille âmes. Candide, qui tremblait comme un philosophe, se cacha du mieux qu'il put pendant cette boucherie héroïque.
Enfin, tandis que les deux rois faisaient chanter des Te Deum chacun dans son camp, il prit le parti d'aller raisonner ailleurs des effets et des causes. Il passa par-dessus des tas de morts et de mourants, et gagna d'abord un village voisin ; il était en cendres : c'était un village abare que les Bulgares avaient brûlé, selon les lois du droit public. Ici des vieillards criblés de coups regardaient mourir leurs femmes égorgées, qui tenaient leurs enfants à leurs mamelles sanglantes ; là des filles éventrées après avoir assouvi les besoins naturels de quelques héros rendaient les derniers soupirs ; d'autres, à demi brûlées, criaient qu'on achevât de leur donner la mort. Des cervelles étaient répandues sur la terre à côté de bras et de jambes coupés.
Candide s'enfuit au plus vite dans un autre village : il appartenait à des Bulgares, et des héros abares l'avaient traité de même. Candide, toujours marchant sur des membres palpitants ou à travers des ruines, arriva enfin hors du théâtre de la guerre, portant quelques petites provisions dans son bissac, et n'oubliant jamais Mlle Cunégonde. Ses provisions lui manquèrent quand il fut en Hollande ; mais ayant entendu dire que tout le monde était riche dans ce pays-là, et qu'on y était chrétien, il ne douta pas qu'on ne le traitât aussi bien qu'il l'avait été dans le château de monsieur le baron avant qu'il en eût été chassé pour les beaux yeux de Mlle Cunégonde. Extrait du chapitre 3 de Candide - Voltaire

ANNONCE DES AXES ETUDE I Une vision particulière de la guerre La guerre est présentée de façon inattendue : l'accent est mis sur son aspect esthétique au début du passage. 1-l'aspect esthétique On remarque quatre adjectifs élogieux intensifiés par « si »: beau », « lest », « brillant », « ordonné ». C'est un véritable spectacle, à rapprocher d'un tableau. De même, il y'a un accompagnement musical: insistance sur « l'harmonie », les « Te Deum »finals. 2-la justification de la guerre Le massacre est ici moralement et socialement justifié: « infectaient », « coquins » présentent les victimes comme des coupables. La guerre serait donc une mesure d'assainissement. 3-la comptabilité Le narrateur tient une véritable comptabilité des tués, et énumère les chiffres et le total final sans manifester aucune émotion: comme si l'importance des chiffres traduit à elle seule l'opinion de l'auteur et valoriser la guerre (cf. les communiqués militaires). De même, il fait des approximations avec désinvolture: « à peu près ». « le tout pouvait bien se monter à une trentaine de mille âmes »: déshumanise les morts en les considérant dans un ensemble uniforme.
II Les images de la « boucherie » Voltaire fait ici voir les évènements à travers les yeux de Candide, qui découvre les effets de la « boucherie héroïque » en passant dans un village qui a été détruit et dont les habitants ont été massacrés; l'horreur de la guerre est vue de façon très réaliste, et l'écriture change: changement de temps du passé simple à l'imparfait, temps de la description; le regard de Candide se développe. 1-la diversité des victimes Toutes les victimes sont répertoriées: femmes, enfants, vieillards. Une description d'un réalisme très cru montre l'ampleur des massacres: le champ lexical de la violence est très étendu et diversifié, désigne les actes meurtriers des soldats et leurs résultat: « criblés de coups », « égorgées », « éventrées », « brûlées », etc. (assonance en « é »); Le narrateur précise des détails anatomiques horribles, suggère la souffrance des agonisants, et montre qu'il s'agit de familles entières. 2-la réciprocité Ces massacres se produisent dans les deux camps, « Bulgares » et « Abares »: le comportement similaire des deux armées montre que ces massacres sont la conséquence directe de la guerre; la barbarie n'appartient pas qu'à un seul camp.
III La dénonciation et son efficacité En principe, la description très réaliste de la guerre et de ses conséquences devrait suffire à la rendre condamnable, mais Voltaire a utilisé d'autres moyens pour la dénoncer: la double vision et l'ironie; il cherche à attirer l'attention de son lecteur par des effets de décalage. 1-une légitimité apparente La guerre aurait avant tout une légitimité esthétique: Voltaire la montre ironiquement comme un spectacle (champ lexical du spectacle, conception théâtrale de la guerre: « héroïque »), puis il décrit de façon très réaliste ses conséquences avec les massacres de civils. Il s'agit là de deux visions inconciliables de la guerre; il évoque également la complicité de la religion : « Te Deum ». 2-la responsabilité La responsabilité de la guerre est identique dans les deux camps, et incombe à leurs souverains: « les deux rois » et à leur appétit de conquête. On trouve dans la description de la bataille des images implicites de la critique; par exemple le dernier instrument évoqué est « le canon »: la guerre n'est pas de la musique, mais la mort. « telle qu'il n'y en eu jamais en enfer » monde de l'insoutenable, de l'inimaginable. Voltaire discrédite ironiquement Candide: « tremblait comme un philosophe »; il discrédite sérieusement son aveuglement, cr au milieu des massacres: « et n'oubliant jamais Mlle. Cunégonde ».
CONCLUSION Les moyens mis en œuvre par Voltaire pour la dénonciation sont ici diverses: la description réaliste, mais également l'ironie et la critique déguisée.
Ce chapitre peut être lu de plusieurs façons; on peut le considérer dans une perspective simplement narrative: c'est le premier choc de Candide, qui le confronte au problème de la guerre. Il y'a également une lecture philosophique: c'est l'apparition pour lui du mal sur la terre => texte représentatif du XVIIIème, où la guerre est un thème récurrent.
Evaluation finale de la séquence II
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Après avoir été chassé de chez lui, à cause de l’amour qu’il éprouvait pour Cunégonde, Candide devient, bien malgré lui, soldat dans l’armée bulgare qui affronte l’armée abare.
Le nom Candide évoque l’innocence. Comme son précepteur Pangloss, il est persuadé qu’il vit dans le « meilleur des mondes possibles ».
Rien n’était si beau, si leste (1), si brillant, si bien ordonné que les deux armées. Les trompettes, les fifres, les hautbois, les tambours (2), les canons, formaient une harmonie telle qu’il n’y en eut jamais en enfer. Les canons renversèrent d’abord à peu près six mille hommes de chaque côté ; ensuite la mousqueterie (3) ôta du meilleur des mondes environ neuf à dix mille coquins qui en infectaient la surface. La baïonnette fut aussi la raison suffisante de la mort de quelques milliers d’hommes. Le tout pouvait bien se monter à une trentaine de mille âmes. Candide, qui tremblait comme un philosophe, se cacha du mieux qu’il put pendant cette boucherie héroïque. Enfin, tandis que les deux rois faisaient chanter des Te Deum (4) chacun dans son camp, il prit le parti d’aller raisonner ailleurs des effets et des causes. Il passa par-dessus des tas de morts et de mourants, et gagna d’abord un village voisin ; il était en cendres : c’était un village abare que les Bulgares avaient brûlé, selon les lois du droit public. Ici des vieillards criblés de coups regardaient mourir leurs femmes égorgées, qui tenaient leurs enfants à leurs mamelles sanglantes ; là des filles éventrées après avoir assouvi les besoins naturels de quelques héros rendaient les derniers soupirs ; d’autres, à demi brûlées, criaient qu’on achevât de leur donner la mort. Des cervelles étaient répandues sur la terre à côté de bras et de jambes coupés.
Candide s’enfuit au plus vite dans un autre village : il appartenait à des Bulgares, et des héros abares l’avaient traité de même. Candide, toujours marchant sur des membres palpitants ou à travers des ruines, arriva enfin hors du théâtre de la guerre, portant quelques petites provisions dans son bissac (5), et n’oubliant jamais Mlle Cunégonde. Ses provisions lui manquèrent quand il fut en Hollande ; mais ayant entendu dire que tout le monde était riche dans ce pays-là, et qu’on y était chrétien, il ne douta pas qu’on ne le traitât aussi bien qu’il l’avait été dans le château de monsieur le baron avant qu’il en eût été chassé pour les beaux yeux de Mlle Cunégonde.
Candide ou l’optimisme de Voltaire
Notes :
1 Leste : agile, léger (sens moderne) ; élégant (sens premier du terme).
2 Les trompettes, les fifres, les hautbois, les tambours : instruments de musique.
3 La mousqueterie : décharge de mousquets (de fusils).
4 Te Deum : chant religieux (du cantique Te Deum laudamus «Nous te louons, Seigneur»).
5 Bissac : besace, sac.
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Questionnaire
I - Les atrocités de la guerre (8,5 points)
1° Relevez des verbes de mouvement dont Candide est le sujet. (1 point)
2° À quel temps ces verbes sont-ils ? Quelle est la valeur de ce temps ? (1 point)
3° À quel « spectacle » Candide assiste-t-il ? (0,5 point)
4° Quel sentiment éprouve Candide face aux horreurs de la guerre ? Comment se comporte-t-il ?
Justifiez votre réponse en citant le texte. (1,5 point)
5° Dites précisément de quelles monstruosités il est le témoin ? Répondez d’une part en citant le champ lexical de la destruction (1 point)et d’autre part le champ lexical du corps ( 1,5 point).
6° Quel temps est utilisé pour rapporter toutes ces horreurs ? Quelle est sa valeur ? (1 point)
7° Après avoir vu les horreurs de la guerre, quelles sont les préoccupations de Candide ? (1 point)
II - Le regard de l’auteur sur la guerre (11,5 points)
8° Quels pays se font la guerre ? Pour autant, peut-on dire qu’ils s’opposent réellement ? Expliquez en citant le texte. (1 point)
9° Relevez les groupes nominaux décomptant les morts. (1 point)
10° Les chiffres donnés sont-ils précis ? Qu’est-ce qui le montre ? (1 point)
11° Lignes 1 à 2, relevez la première énumération. (1,5 point)
a) Donnez la classe grammaticale des mots énumérés. Le vocabulaire est-il mélioratif ou péjoratif ?
b) Observez la disposition de ces mots. Que remarquez-vous ?
12° Toujours lignes 1 à 2, relevez la deuxième énumération. Qu’a-t-elle de surprenant ? (1 point)
13° Qu’est-ce qui est désigné par l’expression « boucherie héroïque » ? Quelle est la figure de style employée ? (1 point)
14° « ensuite la mousqueterie ôta du meilleur des mondes environ neuf à dix mille coquins qui en infectaient la surface »
Quelles figures de style sont employées dans cette phrase ? Justifiez votre réponse. (1 point)
15° « là des filles éventrées après avoir assouvi les besoins naturels de quelques héros rendaient les derniers soupirs »
Quelles figures de style sont employées dans cette phrase ? Justifiez votre réponse. (2 points)
16° En reprenant l’ensemble de vos réponses (8 à 15), mais aussi en relevant d’autres exemples dans l’ensemble du texte, dites ce que Voltaire pense de la guerre. (3 points)
« Rien n’était si beau, si leste, si brillant, si bien ordonné que les deux armées. Les trompettes, les fifres, les hautbois, les tambours, les canons, formaient une harmonie telle qu’il n’y en eut jamais en enfer. Les canons renversèrent d’abord à peu près six mille hommes de chaque côté ; ensuite la mousqueterie ôta du meilleur des mondes cinq à dix mille coquins qui en infectaient la surface. La baïonnette fut aussi la raison suffisante de la mort de quelques milliers d’hommes. Le tout pouvait bien se monter à une trentaine de mille âmes. Candide, qui tremblait comme un philosophe, se cacha du mieux qu’il put pendant cette boucherie héroïque. Enfin, tandis que les deux rois faisaient chanter des Te Deum, chacun dans son camp, il prit le parti d’aller raisonner ailleurs des effets et des causes. Il passa par-dessus des tas de morts et de mourants, et gagna d’abord un village voisin ; il était en cendres : c’était un village abare que les Bulgares avaient brûlé, selon les lois du droit public. » Candide, Voltaire.

1. Relevez dans le texte les figures de style suivantes :

• Accumulation • Antiphrases ( 2 ) • Antithèse • Comparaison • Euphémismes ( 3 ) • Gradation montante • Litotes ( 2 ) • Métonymie • Oxymore • Périphrase

exercice 2

1. Des albatros, indolents compagnons de voyage
2. Les dauphins alentour sautent comme des carpes
3. la Grande Faucheuse
4. La Colombe de la Paix
5. Le destin empoigne qui il veut, quand il veut.
6. Un long serpent de fumée noire
7. Leurs grandes ailes blanches sont comme des avirons
8. L'aurore est un cheval qui s'ébrouant chasse au loin les corneilles
I.

• Accumulation = "Rien n’était si beau, si leste, si brillant, si bien ordonné"
• Antiphrases ( 2 ) = "cette boucherie héroïque" "cinq à dix mille coquins qui en infectaient la surface"
• Antithèse = "des tas de morts et de mourants"
• Comparaison = "qui tremblait comme un philosophe"
• Euphémismes ( 3 ) = " de mourants" "Les canons renversèrent" la 3e ?
• Gradation montante = "Les trompettes, les fifres, les hautbois, les tambours, les canons"
• Litotes ( 2 ) = "à une trentaine de mille âmes." "les deux rois faisaient chanter des Te Deum"
• Métonymie = "c’était un village abare"
• Oxymore = "boucherie héroïque"
• Périphrase = "du meilleur des mondes"

II.

1. Des albatros, indolents compagnons de voyage
2. Les dauphins alentour sautent comme des carpes; comparaison
3. la Grande Faucheuse; allégorie
4. La Colombe de la Paix; allégorie
5. Le destin empoigne qui il veut, quand il veut.; chiasme
6. Un long serpent de fumée noire
7. Leurs grandes ailes blanches sont comme des avirons; comparaison
8. L'aurore est un cheval qui s'ébrouant chasse au loin les corneilles; métaphore


Sujet : L’argent fait-il le bonheur ?

L'homme, au cours de sa quête de la vie, recherche à atteindre le bonheur et espère l'atteindre un peu plus à chaque nouvel objectif qu'il se fixe. Il en a besoin pour se sentir en vie et continuer à trouver du plaisir à vivre. Un homme qui est triste et malheureux pendant une trop longue période perd son goût à la vie et avec lui tout espoir de la continuer. Chacun trouve son bonheur et sa joie de vivre dans d'autres domaines : les uns le trouvent dans des activités telles que le sport, le voyage, la lecture, l'écriture et le dessin, d'autres le trouvent dans l'amour et le besoin de venir en aide à autrui. d'aimer et d'être aimés et de rendre heureux leur entourage. D'autres malheureusement le trouve dans la destruction, le mensonge et le vice et certains le trouvent dans le confort matériel et le pouvoir d'achat. Cela dépend de chaque humain et varie d'une personne à l'autre en fonction de notre caractère et notre mode de vie.
Bref, la plupart des humains de notre monde voient le bonheur dans le matérialisme et l'argent, ce qui est une très grande erreur de leur part.

Sujet : Rédigez pour un journal national un article dan lequel vous réfutez l'affirmation suivante : "Les voyages ne sont pas d'un grand intérêt pour les jeunes".
Votre texte comportera : -un rappel de l'affirmation à réfuter -la réfutation fondée sur des exemples précis. -une conclusion -Le plan en trois parties, proposé dans la consigne est à respecter. -la deuxième partie est la plus importante (réfutation).-Appuyer son point de vue par des exemples précis. Suggestions I - Rappel de l'affirmation :
Exemple : Nombreux sont les parents qui pensent que le voyage ne présente aucun intérêt pour leurs enfants et que le temps et l'argent qui lui sont consacrés méritent plutôt d'être réservés à des activités de lecture.
- Réfutation : Employer l'expression de la réfutation en introduisant la concession. Exemple : Il n'est pas juste de dire que le voyage ne présente aucun intérêt, car s'il est vrai que cela demande beaucoup d'argent, il n'est pas moins vrai non plus que ce que l'on apprend d'un voyage n'a pas de valeur.
Voici quelques exemples :-Le voyage nous apprend à compter sur nous-mêmes et forge notre personnalité. -Il nous permet de diversifier nos contacts. -Il nous offre l'occasion d'observer directement la nature et de prendre connaissance des monuments historiques. -Il enrichit notre expérience. -Il complète et donne un sens à notre connaissance livresque.
Conclusion : Exemple : l'intérêt que présente le voyage pour la connaissance et pour la formation de la personnalité est énorme : en priver un jeune constituerait une grave erreur.
Candide de Voltaire : chapitre VI (6) QCM Cochez la bonne réponse :
1. Qu'est-ce qu’un autodafé ? A. Une cérémonie religieuse pour remercier Dieu. B. Une cérémonie d'exécution des jugements de l'inquisition. C. Une action de détruire un château par le feu. D. ? Un sacrement symbolisant la nouvelle vie du croyant chrétien.
2. De quoi Candide était-il accusé ? A. D'avoir écouté Pangloss avec un air d'approbation. B. D'avoir insulté "le familier ". C. D'avoir qualifié le tremblement de terre "du dernier jour du monde ". D. D'avoir douté de la chute de l'homme.
3. "Épouser sa commère ", était considéré par l'église comme : A. Un acte d'athéisme. B. Un acte de polygamie. C. Un acte incestueux. D. Un acte de polythéisme.
4. Quelle fut la punition de Candide ? A. ? Il fut brulé. B. Il fut fessé. C. Il fut pendu. D. ? On lui coupa la langue.
5. Quel fut le châtiment de Pangloss ? A. ? Il fut brulé. B. Il fut décapité. C. Il fut fessé. D. Il fut pendu.
6. Combien de temps les accusés étaient-ils incarcérés avant d'être présentés à la cérémonie ? A. Dix jours. B. Huit jours. C. Cinq jours. D. Six jours.
7. De quoi Pangloss était-il accusé ?
A. D'être responsable de la mort de Jacques. . ? D'avoir épousé sa commère. C. D'avoir refusé de manger du lard. D. D'avoir parlé.
8. Quelle figure de style trouve-t-on dans l'expression : "un bel autodafé " ? A. Un euphémisme. B. Une métaphore. C. Un oxymore. D. Une allégorie.
9. Que s'est-il passé juste après la cérémonie de l'autodafé ? A. La terre trembla de nouveau. B. Le peuple se souleva. C. Une éclipse de soleil se produisit. D. ? Le roi gracia les accusés.
10. Que critique Voltaire à travers l'exemple d’accusation des deux portugais A. L'intolérance religieuse et culturelle. B. Le racisme et la xénophobie. C. L'anarchie et le chaos. D. Le chauvinisme et le nationalisme.
11. Pourquoi les sages du pays avaient-ils organisé un autodafé ?
A. Pour empêcher le croyant de tomber dans un état de superstition. B. Pour empêcher la terre de trembler. C. Pour donner aux croyants l’occasion de se confesser. D. Pour faire du pécheur un enfant de Dieu.
12. Combien de personnes furent présentées par l'inquisition à l'autodafé ? A. Quatre personnes. B. Six personnes. C. Trois personnes. D. ?Cinq personnes. 13. De quoi le biscayen fut-il accusé ? A. D'avoir refusé de manger du lard. B. D'avoir épousé sa commère. C. D’avoir cessé de célébrer la messe. D. D'avoir craché sur la croix.
14. On peut considérer ce chapitre comme : A. ? Un texte apologétique. B. Un texte engagé. C. ? Un texte explicatif. D. ? Un texte satirique.
15. Que suggèrent les interrogations de Candide à la fin du chapitre ?
A. La remise en cause du bien-fondé des préceptes de l'optimisme. B. La remise en cause du bien-fondé de la métaphysique. C. La remise en cause du bien-fondé des jugements de l'inquisition. D. La remise en cause du bien-fondé des dogmes catholiques.
16. Pourquoi c'était l'université de Coïmbre qui décida d'organiser un autodafé ? A. C'était le siège de l’Église évangélique. B. C'était le Saint-Siège. C. C'était le siège de l’Inquisition. D. C'était le siège de l’armée du salut.
17. Par qui Candide fut-il abordé après avoir été fessé ? A. Par "le familier ". B. Par la femme du biscayen. C. Par le recteur de Coïmbre. D. Par une vieille.
18. Quel fut le châtiment du biscayen et des deux portugais ? A. Ils furent guillotinés.. ? Ils furent écartelés. C. Ils furent pendus. D. Ils furent brulés.
19. Que critique Voltaire à travers les actes d'accusation de l'inquisition ? A. Le matérialisme et la libre pensée. B. L'hérésie et la déviation. C. L'absurdité et l'arbitraire. D. ? L'agnostisme et l'athéisme.
20. De quoi les deux portugais étaient-ils incriminés ? A. D’actions homo***uelles. B. D'avoir épousé leurs commères. C. D'avoir refusé de manger du lard. D. ? D’avoir renoncé au Christ.
CANDIDE ET MARTIN VONT SUR LES CÔTES D'ANGLETERRE ; CE QU'ILS Y VOIENT« Ah, Pangloss ! Pangloss ! Ah, Martin ! Martin ! Ah, ma chère Cunégonde ! qu'est-ce que ce monde-ci ? disait Candide sur le vaisseau hollandais. - Quelque chose de bien fou et de bien abominable, répondait Martin. - Vous connaissez l'Angleterre ; y est-on aussi fou qu'en France ? - C'est une autre espèce de folie, dit Martin. Vous savez que ces deux nations sont en guerre pour quelques arpents de neige vers le Canada, et qu'elles dépensent pour cette belle guerre beaucoup plus que tout le Canada ne vaut, De vous dire précisément s'il y a plus de gens à lier dans un pays que dans un autre, c'est ce que mes faibles lumières ne me permettent pas. Je sais seulement qu'en général les gens que nous allons voir sont fort atrabilaires. » En causant ainsi ils abordèrent à Portsmouth ; une multitude de peuple couvrait le rivage, et regardait attentivement un assez gros homme qui était à genoux, les yeux bandés, sur le tillac d'un des vaisseaux de la flotte ; quatre soldats, postés vis-à-vis de cet homme, lui tirèrent chacun trois balles dans le crâne le plus paisiblement du monde, et toute l'assemblée s'en retourna extrêmement satisfaite. « Qu'est-ce donc que tout ceci ? dit Candide, et quel démon exerce partout son empire ? » Il demanda qui était ce gros homme qu'on venait de tuer en cérémonie. « C'est un amiral, lui répondit-on. - Et pourquoi tuer cet amiral ? - C'est, lui dit-on, parce qu'il n'a pas fait tuer assez de monde ; il a livré un combat à un amiral français, et on a trouvé qu'il n'était pas assez près de lui. - Mais, dit Candide, l'amiral français était aussi loin de l'amiral anglais que celui-ci l'était de l'autre ! - Cela est incontestable, lui répliqua-t-on ; mais dans ce pays-ci il est bon de tuer de temps en temps un amiral pour encourager les autres. » Candide fut si étourdi et si choqué de ce qu'il voyait, et de ce qu'il entendait, qu'il ne voulut pas seulement mettre pied à terre, et qu'il fit son marché avec le patron hollandais (dût-il le voler comme celui de Surinam) pour le conduire sans délai à Venise. Le patron fut prêt au bout de deux jours. On côtoya la France ; on passa à la vue de Lisbonne, et Candide frémit. On entra dans le détroit et dans la Méditerranée ; enfin on aborda à Venise. « Dieu soit loué ! dit Candide en embrassant Martin ; c'est ici que je reverrai la belle Cunégonde. Je compte sur Cacambo comme sur moi-même. Tout est bien, tout va bien, tout va le mieux qu'il soit possible. » Candide de Voltaire : chapitre XXIII (23) Qcm : 12 questions. Cochez la bonne réponse: 1. Par qui l'homme avait-il été exécuté ? A. ? Par un bourreau. B. ? Par un inquisiteur. C. ? Par un guillotineur. D. ? Par des soldats. 2. Quelle était la cause de la guerre entre les deux nations ? A. ? Un territoire en Louisiane. B. ? Un territoire en Afrique. C. ? La délimitation des eaux territoriales de la Manche. D. ? Un territoire au Canada. 3. Pourquoi Candide refusa-t-il de mettre pied à terre ? A. ? Il avait peur des inquisiteurs. B. ? Il voulait négocier avec le patron hollandais. C. ? Il était choqué par le spectacle. D. ? Il avait déjà visité l'Angleterre. 4. À quel spectacle Candide et Martin avaient-ils assisté ? A. ? À l’arrestation d’un criminel. B. ? À un défilé militaire. C. ? À une cérémonie de remise de grades aux officiers supérieurs. D. ? À l'exécution d'un homme. 5. Pourquoi avait-on exécuté l'officier ? A. ? Pour avoir pactisé avec l'amiral français. B. ? Pour avoir comploté contre la reine. C. ? Pour avoir tué beaucoup de monde. D. ? Pour n'avoir pas réussi à détruire le vaisseau de l'amiral français. 6. Qui était l'homme qu'on avait exécuté ? A. ? Un pirate anglais. B. ? Un pirate français. C. ? Un amiral français. D. ? Un amiral anglais. 7. Qu'est-ce que Candide avait retrouvé en abordant à Venise ? A. ? Sa bien-aimée Cunégonde. B. ? Son optimisme. C. ? Son valet Cacambo. D. ? La mélancolie des anglais. 8. Comment l'officier avait-il été exécuté ? A. ? Il a été guillotiné. B. ? Il a été décapité. C. ? Il a été pendu. D. ? Il a été fusillé. 9. À quel personnage réel Voltaire fit-il référence dans ce chapitre ? A. ? L'amiral Esteva. B. ? L'amiral Byng. C. ? L'amiral Darlan. D. ? L’amiral Laborde. 10. Dans quelle ville accosta le bateau des deux voyageurs ? A. ? À Plymouth. B. ? À Portsmouth. C. ? À Weymouth. D. ? À Brighton. 11. Quelles étaient les deux nations en guerre selon Martin ? A. ? L'Angleterre et l'Espagne. B. ? La France et l'Angleterre. C. ? La France et l'Espagne. D. ? L'Angleterre et le Canada. 12. Par quel mot, Martin avait-il qualifié les anglais ? Que signifie ce mot ? A. ? Atrabilaires = maussades. B. ? Attrayants = séduisants. C. ? Atypiques = hors-normes. D. ? Abominables = odieux. Nom :

Sujet :
Rédiger un texte dans lequel vous critiquez, en utilisant les procédés de l’ironie, quelques défauts dans notre société. Exemples : rapports conflictuels, le chômage, la corruption, les inégalités sociales…etc.

« L’argent fait-il le bonheur ? » est une question emplie de sagesse. Surtout que beaucoup de gens cherchent à vivre sereinement et en joie, mais ils ne savent pas comment y arriver. Ne faut-il donc pas arrêter de croire les pensées qui affirment haut et fort que seule l’accumulation d’argent est le seul moyen de connaitre le bonheur absolu ?
Certes, l’argent est nécessaire pour pouvoir disposer d’un minimum de confort et de ne pas avoir souci du lendemain. Mais, il n’est pas toujours source de joie. Ainsi, le bonheur n’a pas de prix. Et le cas de quelques personnalités qui ont possédé la fortune et ont fini leur vie par se suicider en est un bon exemple. En plus, le bonheur est un état d’esprit car on peut se sentir heureux et joyeux sans posséder beaucoup d’argent. En effet, les gens dont les seuls buts sont d’avoir plus d’argent, de maisons, de voitures… sont ceux qui jugent leur vie la moins satisfaisante. En conséquence, ils souffriraient plus souvent d’anxiété et de dépression.
En conclusion, le bonheur ne s’achète pas car il est caché en nous, il faut donc le chercher. N’est-il donc pas le temps de repenser la valeur de l’argent dans ce siècle dit matérialiste ?
« A partir du schéma actanciel suivant, produisez un conte en respectant les caractéristiques de ce genre :
Destinateur : Le roi dont la fille est enlevée par une sorcière promet une récompense.
Destinataire : La princesse enlevée par le dragon.
Sujet : un jeune chasseur pauvre mais courageux.
Objet : Combattre la sorcière et libérer la princesse.
Adjuvant : Une fée bonne et sage qui aide et protège le paysan.
Opposant : La sorcière méchante.
Il était une fois, une princesse d’une beauté envoutante, qui vit avec sa famille dans un château onirique. Le roi, son père et la reine, sa mère étaient si heureux de l’avoir après tant d’années. Sa naissance était un événement glorieux pour tout le royaume.
Un jour, quand elle était en train de cueillir les fleurs sauvages qui l’impressionnent tant, une acariâtre sorcière l’a vue. Elle était jalouse de sa beauté et elle décida de l’enlever et de l’emprisonner dans sa masure située au sommet de la montagne. Elle a entamé un stratagème pour la faire disparaitre du royaume et pour qu’elle reste la plus belle.
Le lendemain, un dragon gigantesque la prit à l’improviste par sa robe de velours, la mit sur son dos et s’envola loin. Sa nourrice, affolée courut prévenir le roi en hurlant : « Au secours ! Au secours ! le dragon a enlevé la princesse. »
Anéantie la reine tomba malade, le roi, malgré sa souffrance, se ressaisit et lança un ordre aux gardes de pourchasser le dragon. Mais les recherches s’avèrent veines, alors, il décida de promettre une récompense à celui qui délivrera la princesse des griffes du monstre….
ETUDE DU RECIT. a) Situation initiale. Candide, fils de la sœur du baron Thunder-ten-tronckh, est un jeune homme naïf qui vit dans " le plus beaux des châteaux ". Il aime Cunégonde, écoute avidement les théories de Pangloss le philosophe et est ami avec le frère de Cunégonde.
b) Rupture de l’équilibre. Le jour où il embrasse Cunégonde, tout s’écroule et il est mis à la porte du château. c) Manque. Candide veut revoir Cunégonde pour pouvoir continuer là où ils ont été interrompu dans le château. Car il n’aime pas qu’on lui dise quoi faire
d) Désignation de l’objet. Candide veut retrouver Cunégonde et se marier avec elle.
e) Désignation du sujet. Candide ne va pas chercher Cunégonde tout seul, il va confier cette tâche un moment à Cacambo. Mais le fera aussi sans aide.
f) Actions du sujet. -Candide s’engage dans l’armée -Il est recueilli par Jacques et retrouve Pangloss (hollande)-Jacques meurt dans le naufrage et Pangloss se fait pendre après le tremblement de terre (Lisbonne)-Candide est recueilli par la vieille et retrouve Cunégonde (Lisbonne) -Il tue les deux amants de Cunégonde et ils s’enfuient
-Candide perd Cunégonde qui reste avec le gouverneur alors qu’il s’enfuit (Buenos-Ayres)-Candide tue le frère de Cunégonde (Paraguaï)-Candide échappe aux Oreillons grâce à Cacambo (dans le bois)-Candide arrive à l’Eldorado et Cacambo lui sert d’interprète. Au bout d’un mois et demi ils repartent extrêmement riches.-Ils perdent la quasi-totalité de leur fortune. (chemin de Surinam)-Candide envoie Cacambo chercher Cunégonde et se fait voler deux moutons chargés d’or. Il rencontre Martin et s’embarque avec lui vers bordeaux (Surinam)-Candide change d’avis et va à Paris. Là il se fait escroquer partout. (St Marceau et St Honoré). Il s’embarque pour l’Angleterre.-Il ne reste à Portsmouth que 2 jours le temps de repartir.-A Venise il ne trouve ni Cunégonde ni Cacambo. Il visite le palais du seigneur Pococurante et quelques mois plus tard il retrouve Cacambo et part chercher Cunégonde.-Sur le trajet vers Constantinople il retrouve Pangloss et le frère de Cunégonde. -Candide retrouve Cunégonde sur les rivages de la Propontide.
g) Résultat de l’action-Candide épouse Cunégonde malgré sa laideur et on renvoie le frère de celle-ci aux galères. Tout le monde vit dan la métairie mais le temps passe vite et l’ennui arrive.h) Situation finale-Grâce à un vieillard, Candide a eut un déclic et à trouver la solution : " il faut cultiver notre jardin ". Tout le monde a une occupation et plus personne ne s’ennuie

Si pour les spécialistes l’avenir reste imprévisible, ils pensent néanmoins qu’il est possible de la sonde, c'est-à-dire d’identifier ces fameuses tendances de fond, analyser leurs éventuelles incompatibilités, spéculer leurs répercussions et enfin, ne pas hésiter à mettre en doute nos visions du futur. La prospective est donc cette étude exploratoire qui renseigne sur ce qui peut advenir.
Ainsi, les futurologues, dont le sérieux ne laisse pas de place à la fantaisie, fondent leurs études prospectives sur un postulat de base : il n’existe pas un mais plusieurs futurs possibles. Au lieu de s’acharner donc à prévoir un illusoire avenir unique et déjà déterminé, ils préfèrent ainsi exposer les enjeux, les bifurcations possibles, et finalement, proposent les moyens d’évoluer vers un futur souhaité.
Pour cela, aucune démarche n’est à négliger. Si l’intuition demeure irremplaçable (malgré son manque de rigueur), la prospective s’appuie aujourd’hui sur des outils mathématiques sophistiqués et sur les derniers progrès de la science de l’organisation : études de cas, interviews de spécialités, sondages, tout est bon pour réunir les données, les analyser, les comparer, les mettre en statistiques et dégager les hypothèses les plus pertinentes et les plus vraisemblables.
Mais cela ne suffit guère à éclairer les commanditaires des études prospectives (gouvernements, entreprises, organisations internationales…) et à guider leur action. La manière de leur présenter les résultats est souvent cruciale : il faut les convaincre que ce qui leur semble improbable est néanmoins possible ; il faut les persuader qu’il leur revient de choisir parmi trois ou quatre futurs potentiels ou scénarios. Le premier présente la vision simple et sans surprise de l’avenir, les autres sondent les possibilités de bifurcations qui ont été inventoriées.
La prospective
Malgré son aspect déroutant, il est possible d’étudier le futur. Alors, la prospective est l’étude de l’avenir. En effet, ces travaux de la prospective sont basés sur une hypothèse : au lieu d’un, plusieurs avenirs existent. Par conséquent, il faut trouver les moyens pour réaliser le futur souhaité. C’est pourquoi on recourt, en plus de l’intuition, aux mathématiques et aux sciences de l’organisation. Toutefois, cela est insuffisant car le plus important est la forme de la présentation de l’étude ainsi que le bon choix du futur.

QUESTIONS-REPONSES POUR COMPRENDRE LE TEXTE
1) Est-ce qu'on connaissait le père et la incrc de Candide ?
-Non, on soupçonnait la sœur du baron d'être sa mère .Celle-ci avait refusé d'épouser un gentilhomme du voisinage. présumé cire le père de Candide, car il n'a pu établir tout son arbre généalogique.
2) Où vivait Candide ?
-Il vivait au château de Thunder-ten-tronckh.
3) Quel est le ton prédominant dans ce conte ?
-Un ton ironique.
4) Pourquoi Candide fut chassé du château ?
-Car le baron l'a surpris en train d'embrasser sa fille Cunégonde.
5) Où s'est-il rendu après ?
-A la ville voisine.
6) Que lui arriva-t-il ?
-11 rencontra deux hommes qui l'invitèrent à diner avec eux. Après, ils lui mirent les fers aux pieds et l'emmenèrent au régiment.
7) Les Bulgares allaient tuer Candide ; qu'est-ce qui le sauva ?
-Le roi qui passait lui accorda sa grâce.
8) Où se rendit-il après ?
-En Hollande.
9) Qui a aidé Candide ?
-Un anabaptiste nommé Jacques.
10) Candide a rencontré qui ?
- Pangloss.
11) Pourquoi Pangloss était eu piteux état ?
-Car il avait la vérole qu'il contracta de Paquette.
12) Est-ce que Pangloss mourut à cause de sa maladie ?
-Non, il fut soigné par l’anabaptiste.
13) Comment mourut l'anabaptiste ?
-Il mourut noyé après s'être battu avec un matelot.
14) Comment fut nié Pangloss à Lisbonne ?
-Un inquisiteur le fit pendre (on saura après qu'il n'est pas mort).
15) Qui, Candide a-t-il rencontré dans la maison de campagne où le mena la vieille ?
-Cunégonde.
16) Comment Cunégonde survécut?
-Elle ne mourut pas à cause du viol et de la blessure ; un capitaine bulgare la prit en prisonnière, puis la vendit à un juif qui l'a conduite dans la maison de campagne où elle fit venir Candide.
17) Comment furent morts le juif Issachar et l'inquisiteur ?
-C'est Candide qui les a tués.
18) Vers quels pays s'embarquèrent Candide, Cunégonde et la vieille ?
-Vers le Paraguay.
19) Est-ce que la vieille avait toujours été servante ?
-Non, elle était jolie ; elle était la fille d'un pape et de la princesse de Palestine. Elle avait été ravie par un corsaire de Salé .
20)l)e quelle partie du corps elle était estropiée ?
-D'un fesse.
21) Pourquoi Candide s'était enfui à. Buenos-Ayres laissant Cunégonde avec le gouverneur ?
-Parce qu'un alcadc et des alguazils étaient venus le chercher à cause du meurtre de l'inquisiteur.
22) Qui était le commandant jésuite à Buenos-Ayres ?
23) Pourquoi Candide tua le baron jésuite ?
-Car celui-ci se fâcha lorsque Candide lui parla de son désir d'épouser sa sœur Cunégonde. ( on saura après qu'il ne mourra pas)
24) Pourquoi Candide et son valet ont été arrêtés par les Oreillons ?
-Car ils avaient été dénoncés comme étant deux jésuites par deux femmes dont Candide avait tué les amants qui étaient deux singes.
25)Où allèrent Candide et Cacambo après avoir été délivrés par les Oreillons ?
-Au pays de l'Eldorado.
26)Quel partie du texte illustre bien le merveilleux dans ce conte ?
-La partie qui parle de l'Eldorado.
27) Est-ce que les habitants de l'Eldorado avaient plusieurs dieux ?
-Non, ils adoraient un seul Dieu .
28) Comment Candide et son valet remontèrent la rivière pour quitter l'Eldorado ?
-Les physiciens du pays fabriquèrent une machine pour les aider .
29)Qui voyagea avec Candide de Surinam à Bordeaux ?
-Martin.
30)Où était passé Cacambo ?
-11 revint à Buenos-Ayres afin de racheter Cunégonde au gouverneur. 31 ) Est-ce que Candide rencontra Cunégonde à Paris ?
-Non , la femme qu'il rencontra était une friponne qui était de mèche avec un abbé afin d'extorquer de l'or et des diamants à Candide .
32) Où partirent Martin et Candide eu quittant la France ?
-Vers l'Angleterre.
33) Qui était riiomnic qu'on exécutait au |K>rt anglais Portsnioiitli ?
-Un amiral ; on l'accusait de ne pas avoir tué beaucoup de gens dans une guerre.
34) Quelle (eiiinie, Candide rencontra-t-il à Venise ?
-Paquette, l'ancienne suivante de la baronne, qui transmit à Pangloss une maladie ***uelle. Elle était devenue prostituée.
35) Est-ce que les rois rencontrés par Candide à Pliotel de Venise étaient de M ais rois ou des gens déguisés ¡jour le carnaval ?
-Non, ils étaient des rois détrônes.
36) Pourquoi Candide se rendit à Constantinople ?
-Pour y rencontrer Cunégonde, devenue esclave d'un ancien souverain.
37) Comment Candide et ses compagnons ont trouvé le boulieur ?
Cunégonde
Candide avait
-En travaillant dans la métairie.

Texte

Après le tremblement de terre qui avait détruit les trois quarts de Lisbonne, les sages du pays n’avaient pas trouvé un moyen plus efficace pour prévenir une ruine totale que de donner au peuple un bel auto-da-fé ; il était décidé par l’université de Coimbre que le spectacle de quelques personnes brulées à petit feu, en grande cérémonie, est un secret infaillible pour empêcher la terre de trembler.

On avait en conséquence saisi un Biscayen convaincu d’avoir épousé sa commère, et deux Portugais qui en mangeant un poulet en avaient arraché le lard ; on vint lier après le diner le docteur Pangloss et son disciple Candide, l’un pour avoir parlé, et l’autre pour avoir écouté avec un air d’approbation : tous deux furent menés séparément dans des apparemment d’un extrême fraicheur, dans lesquels on n’était jamais incommodé du soleil : huit jours après ils furent tous deux revêtus d’un san-benito, et on orna leurs têtes de mitres de papier : la mitre et le san-benito de Candide étaient peints de flammes renversées et de diables qui n’avaient ni queues ni griffes ; mais les diables de Pangloss portaient griffes et queues, et les flammes étaient droites. Ils marchèrent en procession ainsi vêtus, et entendirent un sermon très pathétique, suivi d’une belle musique en faux-bourdon. Candide fut fessé en cadence, pendant qu’on chantait ; le Biscayen et les deux homes qui n’avaient point voulu manger de lard furent brulés, et Pangloss fut pendu, quoique ce ne soit pas la coutume.

PASSAGE: « Vous devez avoir, dit Candide au Turc, une vaste et magnifique terre ? - Je n’ai que vingt arpents, répondit le Turc ; je les cultive avec mes enfants ; le travail éloigne de nous trois grands maux : l’ennui, le vice, et le besoin. »
Candide, en retournant dans sa métairie, fit de profondes réflexions sur le discours du Turc. Il dit à Pangloss et à Martin : « Ce bon vieillard me paraît s’être fait un sort bien préférable à celui des six rois avec qui nous avons eu l’honneur de souper. - Les grandeurs, dit Pangloss, sont fort dangereuses, selon le rapport de tous les philosophes …aussi, dit Candide, qu’il faut cultiver notre jardin. - Vous avez raison, dit Pangloss : car, quand l’homme fut mis dans le jardin d’Éden, il y fut mis ut operaretur eum, pour qu’il travaillât, ce qui prouve que l’homme n’est pas né pour le repos Travaillons sans raisonner, dit Martin ; c’est le seul moyen de rendre la vie supportable. »
Toute la petite société entra dans ce louable dessein ; chacun se mit à exercer ses talents. La petite terre rapporta beaucoup. Cunégonde était à la vérité bien laide ; mais elle devint une excellente pâtissière ; Paquette broda ; la vieille eut soin du linge. Il n’y eut pas jusqu’à frère Giroflée qui ne rendît service ; il fut un très bon menuisier, et même devint honnête homme ; et Pangloss disait quelquefois à Candide : « Tous les
événements sont enchaînés dans le meilleur des mondes possibles ; car enfin, si vous n’aviez pas été chassé d’un beau château à grands coups de pied dans le derrière pour l’amour de Mlle Cunégonde, si vous n’aviez pas été mis à l’Inquisition, si vous n’aviez pas couru l’Amérique à pied, si vous n’aviez pas donné un bon coup d’épée au baron, si vous n’aviez pas perdu tous vos moutons du bon pays d’Eldorado, vous ne mangeriez pas ici des cédrats confits et des pistaches. - Cela est bien dit, répondit Candide, mais il faut cultiver notre jardin. »
1) situez ce passage.2) Est-ce que le Turc aime le travail ? Pourquoi ?3) Est-ce qu'il possède de grandes terres ?4) Un grand changement s'est opéré dans la pensée de Candide; en quoi consiste ce changement ? 5) Pangloss cite plusieurs noms pour illustrer une idée; laquelle ? 6) Est-ce que la condition des personnages a changé lorsqu'ils ont suivi le conseil du Truc? Expliquez 7) Est-ce que candide écoute toujours naïvement les discours de Pangloss ? Justifiez. 8) «Toute la petit société entra dans ce louable dessein; chacun se mit a exercer ses talents» Dans phrase, relevez: a - une anaphore. et dites ce qu'elle reprend; b - une cataphore, et dites ce qu'elle annonce.9) «Si vous n'aviez pas perdu tous vos moutons du bon pays d'Eldorado, vous ne mangeriez pas ici des cédrats confits et des pistaches.» a- Qu'est-ce que «si» exprime-t-il ici ? b-A quels temps sont employés les verbes qui le suivent ?c - Quelle est la valeur de ces temps ?
1. Candide trouva Cunégonde á Constantinople, où il acheta une métairie. Tous ses amis sont avec lui. Mais. ils s'ennuient. Un jour. ils sont allés demander conseil à un derviche qui les chassa après une courte conversation. de retour chez eux, ils rencontrèrent un vieux Turc qui les fit entrer chez lui.2 -Oui, le Ture aime le travail. car il éloigne l'ennui, le vice et le besoin. 3 Non. il possède juste quelques arpents (un arpent est une ancienne mesure agraire de 20 á 50 ares).4..Avant, Candide raisonnait beaucoup: mais. maintenant il décide de travailler et de ne pas réfléchir. 5. L'idée qu'il veut illustrer c'est: les grandeurs sont fort dangereuses.6. Oui. cette condition a changé : ils n'éprouvent plus de l'ennui, Giroflée est devenu bon et utile et la terre commence à rapporter beaucoup. 7. Non. Candide n'écoute plus son maitre naïvement comme avant: á la fin. il dit« c'est bien dit »c’est bien dit mais il faut cultiver notre jardin». c'est-à-dire il donne des conseils.8.a- l'anaphore c'est: ce louable dessein; elle reprend «cultiver notre jardin» b-La cataphore c'est «ses talents»; elle annonce: Cuné-gonde devenu une excellente pâtissière. Paquette broda. la vieille eut soin du linge. Giroflée fut un très bon menuisier. 9.a II exprime la condition. b - Le premier verbe est employé au plus-que parfait. le deuxième au conditionnel présent. c -Ces temps expriment l'irréalité, c'est-á-dire que les deux actions ne sont pas réalisées dans le passé.
Texte :

PASSAGE DU CHAPITRE VI : « Après le tremblement de terre qui avait détruit … suivez-moi. »

I- Compréhension : 12\12
1- Situez le passage.
2- Donnez la signification du mot « autodafé » selon le texte ci-dessous.
3- Qui a décidé cet autodafé ? Pourquoi ?
4- Quelles sont les accusations adressées à Candide et Pangloss ?
5- Est- ce l’autodafé a servi à quelque chose ?
6- Relevez les arguments mis en œuvre pour montrer l’absurdité de cette cérémonie ?
7- D’après ce passage, dites quelle est la spécificité du conte voltairien par rapport aux autres contes populaires ?
8- A quel pouvoir s’attaque Voltaire dans ce passage ? Justifiez votre réponse.
10- De quelle figure de style s’agit-il dans les phrases suivantes :
« Le spectacle de quelques personnes brulés à petit feu, en grande cérémonie. »
« Ils marchèrent en procession ainsi vêtus, et entendirent un sermon très pathétique, suivit d’une belle musique. »
11- « Il était décidé par l’université de Coïmbre que le spectacle de quelques personnes brûlées à petit feu en grande cérémonie est un secret infaillible pour empêcher la terre de trembler. » Transformez cette phrase à la forme active.
12- Quel est le registre dominant dans ce passage ?
II- Production écrite : 8\8
« Le travail éloigne de nous trois grands maux : l’ennui, le vice et le besoin. » Candide chapitre 30
RESUME Candide est un jeune garçon vivant au château du baron de Thunder-ten-tronckh qui se trouve en Westphalie. Il a pour maître Pangloss, philosophe qui enseigne la « métaphysico-théologo-cosmolo-nigologie », et qui assurait, à l'instar de LEIBNIZ, que l'on vit dans le meilleur des mondes possibles. Cependant Candide est chassé de ce meilleur des mondes possibles à la suite d'une « Leçon de physique expérimentale » entreprise avec Cunégonde, la fille du Baron. Candide découvre alors le monde et passe de mésaventures en mésaventures.
Engagé de force dans les troupes bulgares, il assiste à la boucherie de la guerre. Il s'enfuit, est recueilli par Jacques l'anabaptiste. Il retrouve Pangloss réduit à l'état de vieillard, atteint de la syphilis qui lui apprend la mort de Cunégonde, violée par des soldats bulgares. Ils embarquent avec Jacques pour Lisbonne. Après une tempête dans laquelle meurt noyé Jacques, ils arrivent à Lisbonne le jour du tremblement de terre et sont victimes d'un bûcher durant lequel Pangloss est pendu. Candide retrouve Cunégonde, maitresse d'un grand inquisiteur et d'un riche juif : don Issachar. Il est amené à tuer les deux hommes et s'enfuit avec Cunégonde et sa vieille servante vers Cadix en Espagne.
Il embarque avec son valet Cacambo, Cunégonde et sa vieille servante pour le Paraguay. Contraint d'abandonner Cunégonde à Buenos-Aires, il s'enfuit avec Cacambo au Paraguay. Ils y retrouvent le frère de Cunégonde que Candide transperce d'un coup d'épée, s'échappent, évitent de peu d'être mangés par les sauvages Oreillons et découvrent le pays d'Eldorado. Ils y sont heureux mais préfèrent le quitter avec toutes leurs richesses pour retrouver Cunégonde.
Envoyant Cacambo racheter Cunégonde, Candide se fait voler par un marchand et un juge, fait la connaissance de Martin, dégoûté de la vie et rejoint l'Europe avec lui. Ils passent par Paris où Candide manque de mourir des soins prodigués par la médecine, se fait voler par un abbé et échappe de peu à la prison, puis rejoignent Venise où ils y cherchent en vain Cacambo et Cunégonde. Ils y rencontrent Paquette, la servante du Baron de Thunder-ten-tronckh, et son amant le moine Giroflée, découvrent un riche dégoûté et font la connaissance de six rois détrônés.
Ils partent ensuite pour Constantinople délivrer Cunégonde, devenue laide, esclave du roi déchu Ragotski et racheter le valet Cacambo. Sur la galère, parmi les forçats, ils retrouvent Pangloss, ayant échappé à la pendaison, et le frère de Cunégonde, ayant échappé au coup d'épée, que Candide délivre contre rançon. À Constantinople, il rachète Cunégonde enlaidie et soucieuse, l'épouse contre l'avis de son frère qu'il est contraint de chasser, s'installe dans une ferme, se fait voler par des marchands, recueille Paquette et Giroflée et finit en cultivant son jardin.
RESUME Candide est un jeune garçon vivant au château du baron de Thunder-ten-tronckh qui se trouve en Westphalie. Il a pour maître Pangloss, philosophe qui enseigne la « métaphysico-théologo-cosmolo-nigologie », et qui assurait, à l'instar de LEIBNIZ, que l'on vit dans le meilleur des mondes possibles. Cependant Candide est chassé de ce meilleur des mondes possibles à la suite d'une « Leçon de physique expérimentale » entreprise avec Cunégonde, la fille du Baron. Candide découvre alors le monde et passe de mésaventures en mésaventures.
Engagé de force dans les troupes bulgares, il assiste à la boucherie de la guerre. Il s'enfuit, est recueilli par Jacques l'anabaptiste. Il retrouve Pangloss réduit à l'état de vieillard, atteint de la syphilis qui lui apprend la mort de Cunégonde, violée par des soldats bulgares. Ils embarquent avec Jacques pour Lisbonne. Après une tempête dans laquelle meurt noyé Jacques, ils arrivent à Lisbonne le jour du tremblement de terre et sont victimes d'un bûcher durant lequel Pangloss est pendu. Candide retrouve Cunégonde, maitresse d'un grand inquisiteur et d'un riche juif : don Issachar. Il est amené à tuer les deux hommes et s'enfuit avec Cunégonde et sa vieille servante vers Cadix en Espagne.
Il embarque avec son valet Cacambo, Cunégonde et sa vieille servante pour le Paraguay. Contraint d'abandonner Cunégonde à Buenos-Aires, il s'enfuit avec Cacambo au Paraguay. Ils y retrouvent le frère de Cunégonde que Candide transperce d'un coup d'épée, s'échappent, évitent de peu d'être mangés par les sauvages Oreillons et découvrent le pays d'Eldorado. Ils y sont heureux mais préfèrent le quitter avec toutes leurs richesses pour retrouver Cunégonde.
Envoyant Cacambo racheter Cunégonde, Candide se fait voler par un marchand et un juge, fait la connaissance de Martin, dégoûté de la vie et rejoint l'Europe avec lui. Ils passent par Paris où Candide manque de mourir des soins prodigués par la médecine, se fait voler par un abbé et échappe de peu à la prison, puis rejoignent Venise où ils y cherchent en vain Cacambo et Cunégonde. Ils y rencontrent Paquette, la servante du Baron de Thunder-ten-tronckh, et son amant le moine Giroflée, découvrent un riche dégoûté et font la connaissance de six rois détrônés.
Ils partent ensuite pour Constantinople délivrer Cunégonde, devenue laide, esclave du roi déchu Ragotski et racheter le valet Cacambo. Sur la galère, parmi les forçats, ils retrouvent Pangloss, ayant échappé à la pendaison, et le frère de Cunégonde, ayant échappé au coup d'épée, que Candide délivre contre rançon. À Constantinople, il rachète Cunégonde enlaidie et soucieuse, l'épouse contre l'avis de son frère qu'il est contraint de chasser, s'installe dans une ferme, se fait voler par des marchands, recueille Paquette et Giroflée et finit en cultivant son jardin.

Sujet : La guerre tue, attriste et fait réfléchir. Développez cette idée par une réflexion personnelle et argumentée.
De nos jours, les guerres éclatent un peu partout dans le monde. Les conflits armés se multiplient, laissant derrière eux beaucoup de morts; en conséquence les familles sont endeuillées. Cela donne matière à réflexion.
Les guerres qui éclatent ici ou là entrainent derrière elles des centaines, des milliers et parfois des millions de victimes. La guerre de l’Irak, par exemple, a causé la mort de plusieurs milliers de personnes des deux côtés, Irakiens et américain. La guerre d'épuration ethnique qui a visé quelques pays africains a donné lieu à une scène tragique jonchée de cadavres et de corps mutilés.
Quand la violence s'empare des hommes armés jusqu'aux dents, ils ne distinguent plus entre les enfants, les femmes ni les vieux.
La mort d'un soldat ou d'un civil attriste toute une famille. En effet, la mort des hommes, surtout les pères de famille créent une situation dramatique: maints enfants se retrouvent du jour au lendemain orphelin. La situation est plus tragique lorsque les deux parents trouvent la mort dans la guerre! L'enfant n'a plus personne pour s'occuper de lui; dans le meilleur des cas, ils sont confiés à des orphelinats, sinon ils sont condamnés à mendier et à errer dans les rues. Une autre scène de l'après-guerre, celle des mutilés, des estropiés et des handicapés. La destruction des maisons, des écoles, des hôpitaux et de tous les édifices publics constitue une catastrophe.
Toutes ces horreurs et ces tragédies doivent inciter l'homme à réfléchir. Tous les conflits peuvent être réglés par des moyens pacifiques. Pour cela, il suffit que les uns écoutent les autres. Bref, le dialogue doit régner.
Sujet : La guerre tue, attriste et fait réfléchir. Développez cette idée par une réflexion personnelle et argumentée.
De nos jours, les guerres éclatent un peu partout dans le monde. Les conflits armés se multiplient, laissant derrière eux beaucoup de morts; en conséquence les familles sont endeuillées. Cela donne matière à réflexion.
Les guerres qui éclatent ici ou là entrainent derrière elles des centaines, des milliers et parfois des millions de victimes. La guerre en Irak et en Syrie par exemple, a causé et cause la mort de plusieurs milliers de personnes. La guerre d'épuration ethnique qui a visé quelques pays africains a donné lieu à une scène tragique jonchée de cadavres et de corps mutilés.
Quand la violence s'empare des hommes armés jusqu'aux dents, ils ne distinguent plus entre les enfants, les femmes ni les vieux.
La mort d'un soldat ou d'un civil attriste toute une famille. En effet, la mort des hommes, surtout les pères de famille créent une situation dramatique: maints enfants se retrouvent du jour au lendemain orphelin. La situation est plus tragique lorsque les deux parents trouvent la mort dans la guerre! L'enfant n'a plus personne pour s'occuper de lui; dans le meilleur des cas, ils sont confiés à des orphelinats, sinon ils sont condamnés à mendier et à errer dans les rues. Une autre scène de l'après-guerre, celle des mutilés, des estropiés et des handicapés. La destruction des maisons, des écoles, des hôpitaux et de tous les édifices publics constitue une catastrophe.
Toutes ces horreurs et ces tragédies doivent inciter l'homme à réfléchir. Tous les conflits peuvent être réglés par des moyens pacifiques. Pour cela, il suffit que les uns écoutent les autres. Bref, le dialogue doit régner.
texte
Pangloss enseignait la métaphysico-théologo-cosmolonigologie. il prouvait admirablement qu'il n'y a point d'effet sans cause, et que, dans ce meilleur des mondes possibles, le château de monseigneur le baron était le plus beau des châteaux et madame la meilleure des baronnes possibles.
«il est démontré, disait-il, que les choses ne peuvent être autrement: car tout étant fait pour une fin, tout est nécessairement pour la meilleure fin. Remarquez bien que les nez ont été faits pour porter des lunettes, aussi avons-nous des lunettes. Les jambes sont visiblement instituées pour être chaussées, et nous avons des chausses. Les pierres ont été formées pour être taillées, et pour en faire des châteaux, aussi monseigneur a un très beau château; le plus grand baron de la province doit être le mieux logé; et, les cochons étant faits pour être mangés, nous mangeons du porc toute l'année: par conséquent, ceux qui ont avancé que tout est bien ont dit une sottise; il fallait dire que tout est au mieux.»
Candide écoutait attentivement, et croyait innocemment; car il trouvait mlle Cunégonde extrêmement belle, quoiqu'il ne prît jamais la hardiesse de le lui dire. il concluait qu'après le bonheur d'être né baron de Thunder-ten-tronckh, le second degré de bonheur était d'être Mlle Cunégonde; le troisième, de la voir tous les jours; et le quatrième, d'être maître Pangloss, le plus grand philosophe de la province, et par conséquent de toute la terre.
i. etude de texte: ( 10 points )
1. complétez le tableau suivant: ( 2 pts )
auteur siècle œuvre genre littéraire

2. situez le texte dans l'œuvre, en précisant la fonction du chapitre d'où il est extrait. (2 pts)
3. quel est le type de ce texte? (1 pt)
4. caractérisez le point de vue de la narration adopté dans le texte. (1 pt)
5. pour quelle raison candide est-il désigné par ce nom? (1 pt)
6. expliquez la logique de la théorie de Pangloss? (2 pts)
7. relevez les composantes formelles du texte. (1 pt)
II. production écrite: (10 points )
Traitez, au choix, l'un des deux sujets suivants :
Sujet 1: certains soutiennent qu'il faut être heureux, malgré les circonstances, car tout est fait pour le mieux. Partagez-vous cette idée?
Sujet 2: gagner de l'argent est beaucoup plus important que s'adonner à la lecture. êtes-vous d'accord avec cette opinion ?
éléments de correction barème
(a titre indicatif )
i. etude de texte: (10 points)
1. ( 2 pts )
auteur siècle titre de l'oeuvre genre littéraire
voltaire 18ème siècle candide conte philosophique
2. ( 2 pts )
L’extrait est tiré du 1er chapitre: c'est l'incipit de l'œuvre où l'on présente le temps, le lieu et les personnages qui seront impliqués dans le récit.
3. (1 pt)
C’est un texte narratif.
4. (1 pt)
le point de vue de la narration adopté dans le texte est omniscient (pas d'indices d'énonciation sur la présence du narrateur).
5. (1 pt)
Candide est désigné par ce nom, parce qu'il «croyait innocemment».
6. (2 pts)
La théorie de Pangloss stipule qu'il n'y a pas de cause sans effet et que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles.
7. (1 pt)
La composante formelle du texte se présente comme suit :
a/ un récit (§ 1 et 3)
b/ un discours (§ 2)
II. production écrite: ( 10 points )
éléments à prendre en considération:
• conformité au sujet choisi;
• structure globale du texte produit;
• cohérence d'ensemble;
• correction de la langue et présentation matérielle;
• effort stylistique;
• richesse et originalité des idées.

• Candide se trouve dans le nouveau continent. Croyant toujours à l'optimisme borné de son maître Pangloss, il espère trouver en Amérique un monde où « tout va bien ». Sa déception ne tarde pas à se manifester : séparé de Cunégonde à Buenos aires, fuyant l'inquisition, transperçant le frère de Cunégonde d'un coup d'épée, capturé par les sauvages oreillons, ne sachant où aller, contraint à la fuite, il finit par se diriger en compagnie de son valet Cacambo vers l'inconnu...
• Ch 17L’arrivée dans eldorado.
• Cacambo, qui donnait toujours d'aussi bons conseils que la vieille, dit à candide : « nous n'en pouvons plus, nous avons assez marché ; j'aperçois un canot vide sur le rivage, emplissons-le de cocos, jetons-nous dans cette petite barque, laissons-nous aller au courant ; une rivière mène toujours à quelque endroit habité. Si nous ne trouvons pas des choses agréables, nous trouverons du moins des choses nouvelles. - allons, dit candide, recommandons-nous à la providence. »
• Ils voguèrent quelques lieues entre des bords tantôt fleuris, tantôt arides, tantôt unis, tantôt escarpés. La rivière s'élargissait toujours ; enfin elle se perdait sous une voûte de rochers épouvantables qui s'élevaient jusqu'au ciel. Les deux voyageurs eurent la hardiesse de s'abandonner aux flots sous cette voûte. Le fleuve, resserré en cet endroit, les porta avec une rapidité et un bruit horribles. Au bout de vingt-quatre heures ils revirent le jour ; mais leur canot se fracassa contre les écueils ; il fallut se traîner de rocher en rocher pendant une lieue entière ; enfin ils découvrirent un horizon immense, bordé de montagnes inaccessibles. le pays était cultivé pour le plaisir comme pour le besoin ; partout l'utile était agréable. les chemins étaient couverts ou plutôt orné de voitures d'une forme et d'une matière brillante, portant des hommes et des femmes d'une beauté singulière, traînés rapidement par de gros moutons rouges qui surpassaient en vitesse les plus beaux chevaux d'Andalousie, de Tétouan et de Méquinez.
• « voilà pourtant, dit candide, un pays qui vaut mieux que la Westphalie. » voltaire, candide, 1759, ch.17.
• 1Complétez: a- une descente aventureuse. b- l'arrivée dans un pays merveilleux. c- une direction vers l'inconnu.
• « Cacambo, qui ... à la providence. » « ils voguèrent... une lieue entière. » « ...enfin ils découvrirent...la Westphalie. »
• 2. a- relevez un discours direct. b- par quels personnages est-il prononcé ?
• 3.: a- que suggère Cacambo à candide ? b- justifiez votre réponse.
• 4. quels traits de caractère pouvez-vous déduire du comportement de Cacambo : a- actif. b- immobile. c- prévoyant. justifiez
• 5.: « ... j'aperçois un canot vide sur le rivage, emplissons-le de cocos, jetons-nous dans cette petite barque, laissons-nous aller au courant... » les verbes soulignés sont-ils des verbes : a- d'état b- d'action. a- choisissez la bonne réponse. b- a quels temps sont-ils conjugués ?
• 6. a- remplissez le tableau suivant : indicateurs de lieux


• indicateurs de temps


• b- repérez et relevez deux connecteurs d'organisation. (0.5p)

• 7. compréhension : après avoir été perdus sous une voûte de rochers, qu'est-ce les deux personnages ont découvert ? justifiez votre réponse. (0.5p)

• la soumission à la providence : ou les figures de style. (5.5p)

• 1. figure de style : « cacambo, qui donnait toujours d'aussi bons conseils que la vieille. » a- de quelle figure de style s'agit-il ?

• b- relevez une figure de style équivalente à la fin de l'extrait. (0.5p 0.5p)

• 2. conjugaison : «... une rivière mène toujours à quelque endroit habité. quelle est la valeur du verbe souligné ? a- présent de vérité générale b- présent de l'énonciation. c – présent de la narration. choisissez la bonne réponse. (0.5p)

• 3. grammaire : « si nous ne trouvons pas des choses agréables, nous trouverons du moins des choses nouvelles. » cette phrase exprime une supposition introduite par : « si » verbe 1 verbe 2. a quels temps sont conjugués les deux verbes soulignés? (0.5p 0.5p)

• 4. figure de style : « si nous ne trouvons pas des choses agréables, nous trouverons du moins des choses nouvelles ». cette phrase contient une antithèse. a- quels sont les deux mots opposés ? b- quelle est leur nature ? c- quelle est leur fonction ? (1.5p)

• 5. vocabulaire : « ...laissons-nous aller au courant... ». relevez une expression équivalente dans la première partie de l'extrait. (0.5p)

• 6. vocabulaire : qu'est-ce que la « providence » ? a- volonté de dieu b- hasard c- aventure. choisissez la bonne réponse. (0.5p)

• 7. figure de style : « le fleuve, resserré en cet endroit, les porta avec une rapidité et un bruit horribles. » de quelle figure de style s'agit-il ? a- métonymie b- personnification c- chiasme. choisissez la bonne réponse. (0.5p)

• un monde merveilleux : ou la séquence descriptive. (6.5p)

• 1. grammaire : a- relevez deux séquences descriptives (trois verbes pour chaque séquence) b- a quel temps sont conjugués les verbes ? (2p)

• 2. compréhension : « ...une matière brillante... » : il agit de : a- l'or b- la peinture c- la couleur ? choisissez la bonne réponse. (0.5p)

• 3. figure de style : « ...une matière brillante ...». de quelle figure de style s'agit-il ? (remplacer un mot par une expression) (0.5p)

• 4. grammaire : « ...enfin ils découvrirent un horizon immense, bordé de montagnes inaccessibles ...» par quel point de vue est rapporté l'événement ? a- interne b- externe c- zéro. choisissez la bonne réponse. (0.5p)

• 5. grammaire : « ...des hommes et des femmes d'une beauté singulière, traînés rapidement par de gros moutons rouges. » cette phrase est à la voix passive. transformez-là à la voix active. (0.5p)

• 6. vocabulaire : relevez le champ lexical de la beauté (quatre mots). (2p)

• 7. compréhension « voilà pourtant, dit candide... ». « pourtant » est un adverbe d'opposition : a quoi oppose candide « le pays » qu'il vient de découvrir ? (0.5p)

• lecture analytique.

• correction

• une descente vers l'inconnu : ou la structure narrative. (8p)

• 1. je remplis le tableau suivant : (1.5p)

• « cacambo, qui ... à la providence. »


• « ils voguèrent... une lieue entière. »


• « ...enfin ils découvrirent...la westphalie. »

• c- une direction vers l'inconnu.


• a- une descente aventureuse.


• b- l'arrivée dans un pays merveilleux.
• 2. grammaire : je relève un discours direct : « nous n'en pouvons plus, nous avons assez marché ; (...) si nous ne trouvons pas des choses agréables, nous trouverons du moins des choses nouvelles. » b- il est prononcé par cacambo. (0.5p 0.5p)

• 3. compréhension : cacambo suggère à candide de remplir un canot vide de cocos, de se jeter dans une petite barque, et de se laisser aller au courant. b- justification : « ...j'aperçois un canot vide sur le rivage, emplissons-le de cocos, jetons-nous dans cette petite barque, laissons-nous aller au courant ;... » (0.5p 0.5p)

• 4. compréhension : cacambo est : a- actif car il prend des initiatives et est près à se lancer dans l'aventure. il est : c- prévoyant car il demande à candide d'amener de la nourriture avec eux : « ... emplissons-le de cocos,... » (1p)

• 5. conjugaison : les verbes soulignés sont des verbes : b- d'action. b- les verbes sont conjugués à l'impératif. : (1.5p)

• 6. grammaire : je remplis le tableau suivant : (0.5p 0.5p)

• indicateurs de lieux


• indicateurs de temps

• « ...lieues entre des bords », « la rivière », « ... une voûte de rochers », « ... montagnes inaccessibles. »


• « ...vingt-quatre heures... »

• b- je repère et je relève les connecteurs d'organisation : « enfin », « enfin ». (0.5p)

• 7. compréhension : les deux personnages ont découvert un pays merveilleux : «le pays était cultivé pour le plaisir comme pour le besoin ; partout l'utile était agréable. (...) les plus beaux chevaux d'andalousie, de tétouan et de méquinez. » (0.5p)

• la soumission à la providence : ou les figures de style. (5.5p)

• 1. figure de style : a- il s'agit de la comparaison. b- une figure de style équivalente : « ...un pays qui vaut mieux que la westphalie. » (0.5p 0.5p)

• 2. conjugaison : la valeur du verbe souligné : a- présent de vérité générale. (0.5p)

• 3. grammaire : les verbes soulignés sont conjugués : verbes 1 : présent de l'indicatif ; verbes 2 : futur simple. (0.5p 0.5p)

• 4. figure de style : a- les deux mots opposés : « agréable », « nouvelles ». b- leur nature : des adjectifs qualificatifs. c- leur fonction : des épithètes. (1.5p)

• 5. vocabulaire : « ...laissons-nous aller au courant... ». une expression équivalente dans la première partie de l'extrait : « ...recommandons-nous à la providence. » (0.5p)

• 6. vocabulaire : la « providence » : a- volonté de dieu. (0.5p)

• 7. figure de style : « le fleuve, resserré en cet endroit, les porta avec une rapidité et un bruit horribles. » il s'agit de la :

• b- personnification. (0.5p)

• un monde merveilleux : ou la séquence descriptive. (6.5p)

• 1. grammaire : a- je relève deux séquences descriptives : « la rivière s'élargissait toujours ; enfin elle se perdait sous une voûte de rochers épouvantables qui s'élevaient jusqu'au ciel. », « le pays était cultivé pour le plaisir comme pour le besoin ; partout l'utile était agréable. les chemins étaient couverts ou plutôt orné de voitures d'une forme et d'une matière brillante, ...» b- les verbes sont conjugués à l'imparfait. (2p)

• 2. compréhension : « ...une matière brillante... » : il s'agit de : a- l'or. (0.5p)

• 3. figure de style : « ...une matière brillante ...». il s'agit d'une périphrase. (0.5p)

• 4. grammaire : « ...enfin ils découvrirent un horizon immense, bordé de montagnes inaccessibles ...» l'événement est rapporté par le point de vue : a- interne. (0.5p)

• 5. grammaire : « ...des hommes et des femmes d'une beauté singulière, traînés rapidement par de gros moutons rouges. » transformation à la voix active : de gros moutons rouges traînent des hommes et des femmes. (0.5p)

• 6. vocabulaire : le champ lexical de la beauté : « agréable. », « orné », « une matière brillante », « une beauté », « beaux ». (2p)

• 7. compréhension : candide oppose « le pays » qu'il vient de découvrir à la westphalie. (0.5p)

Te II – Production écrite (10 pts)

Sujet : Le baron n’accepte pas de marier Cunégonde à Candide. Il veut lui trouver un

autre mari.

Approuvez-vous ce qu’il fait ?

Justifiez votre point de vue en vous appuyant sur des arguments et des exemples

précis.

----------------------------------------------

N.B Lors de la correction, on tiendra compte des capacités suivantes :

- respectez les paramètres de la situation de communication ; 2 pts

- appliquer les règles fondamentales d’écriture et de composition des textes ; 3 pts

- s’exprimer correctement ; 3 pts

- traiter le sujet de manière personnelle, originale ; 1 pt

- présenter convenablement la copie. 1 pt

Comment Candide retrouva Cunégonde et la vieille

Pendant que Candide, le baron, Pangloss, Martin, et Cacambo, contaient leurs aventures, ils abordèrent sur le rivage de la Propontide, à la maison du prince de Transylvanie. Les premiers objets qui se présentèrent furent Cunégonde et la vieille, qui étendaient des serviteurs sur des ficelles pour les faire sécher.

Le baron pâlit à cette vue. Le tendre Candide, en voyant sa belle Cunégonde rembrunie, les yeux éraillés, la gorge sèche, les joues ridées, les bras rouges et écaillés, recula trois pas, saisi d’horreur, et avança ensuite par bon procédé*.

Il y avait une petite métairie** dans le voisinage ; la vieille proposa à Candide de s’en accommoder, en attendant que toute la troupe eût une meilleure destinée. Cunégonde ne savait pas qu’elle était enlaidie, personne ne l’en avait avertie : elle fit souvenir Candide de ses promesses avec un ton si absolu que le bon Candide n’osa pas la refuser. Il signifia donc au baron qu’il allait se marier avec sa sueur. « Je ne souffrirai jamais, dit le baron, une telle bassesse de sa part, et une telle insolence de la vôtre ; cette infamie ne me sera jamais reprochée : les enfants de ma sœur ne pourraient entrer dans les chapitres d’Allemagne. Non, jamais ma sœur n’épousera qu’un baron de l’Empire. » Cunégonde se jeta à ses pieds, et les baigna de larmes ; il fut inflexible.

* Par courtoisie, civilité.

** Domaine agricole de médiocre étendue.

الممللة المغربية

وزارة التربية الوطهية و التعليم العالي

وتلويو الأطر و البحث العلمي

كتابة الذولة المللفة بالتعليم المذرسي

الأكاديمية الجهوية للتربية و التلويو

لجهة طهجة تطواى

ق.ش.ت.خ.م.إ.ت

مضلحة الإمتحانات

امتحانات البلالوريا

الامتحاى الجهوي الموحذ الخاص بالمترشحين الاحرار

الذورة العادية : يونيو 2009

شعبة: التعليم الأصيل بمسلليه مادة: اللغة الأجهبية الأولى

I – Etude de texte (10 pts)

1. Ce texte est extrait de Candide ou l’optimisme :

a. Qui en est l’auteur ?

b. Quand et où est-il né ?

c. Citez deux de ses oeuvres.

2. Pour situer cet extrait dans l’oeuvre, répondez aux questions suivantes :

a. Qui est Pangloss ?

b. Quelle philosophie a-t-il enseignée à Candide ?

c. Candide croit-il toujours à la philosophie de son maître après ses malheureuses aventures ?

3. Quel sentiment Candide éprouve-t-il à la vue de Cunégonde ?

4. Relevez dans le deuxième paragraphe 4 mots appartenant au lexique du corps humain.

5. La description de Cunégonde, dans le deuxième paragraphe, est-elle valorisante ou dévalorisante ?

6. Le baron n’accepte pas de marier Cunégonde à Candide.

Relevez dans le texte un énoncé qui le montre.

7. A qui le baron pense-t-il la marier ?

8. Relevez dans ce récit une partie d’un dialogue.

9. « Cunégonde se jeta à ses pieds, et les baigna de larmes ».

La figure de style soulignée dans cet énoncé est :

a. une litote b. une hyperbole c. une comparaison

Recopiez la bonne réponse.

II – Production écrite (10 pts)

Sujet : Le baron n’accepte pas de marier Cunégonde à Candide. Il veut lui trouver un

autre mari.

Approuvez-vous ce qu’il fait ?

Justifiez votre point de vue en vous appuyant sur des arguments et des exemples

précis.

----------------------------------------------

N.B Lors de la correction, on tiendra compte des capacités suivantes :

- respectez les paramètres de la situation de communication ; 2 pts

- appliquer les règles fondamentales d’écriture et de composition des textes ; 3 pts

- s’exprimer correctement ; 3 pts

- traiter le sujet de manière personnelle, originale ; 1 pt

- présenter convenablement la copie. 1 pt

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شعبة: التعليم الأصيل بمسلليه مادة: اللغة الأجهبية الأولى

المعامل: 3

Eléments de réponse (à titre indicatif) barème

I – Etude de texte (10 pts)

1. a. François-Marie Arouet (ou Voltaire) (0,5) 0,5

b. Né en 1694 à Paris (0,25 x2) 0,5

c. Zadig ; Le Siècle de Louis XIV ; L’Essai sur les Mœurs ; …(0,25 x2) 1 pt

2. a. Pangloss est le maître de Candide, le philosophe. 0,5

b. Il lui a enseigné une philosophie qui affirme que « tout est au mieux » dans le

meilleur des mondes possibles, donc une philosophie optimiste. 0,5

c. Il croit toujours à la philosophie de son maître ; mais les malheurs qu’il a vécus

ébranlent un peu sa croyance. 0,5

3. Il était saisi d’horreur (ou toute expression équivalente). 1 pt

4. Les yeux ; la gorge ; les joues ; les bras. (0,25 x4) 1 pt

5. Dévalorisante. 1 pt

6. « Je ne souffrirai jamais une telle bassesse de sa part (de Cunégonde), et une telle

insolence de la vôtre (de Candide) ; cette infamie ne me sera jamais reprochée ; …

Allemagne. (un seul élément). 1 pt

7. … à un baron de l’Empire. 0,5

8. de « Je ne souffrirai jamais » ; à « qu’un baron de l’Empire. » 1 pt

9. a. une hyperbole. 1 pt

II – Production écrite (10 pts)

On tiendra compte des capacités suivantes :

- respectez les paramètres de la situation de communication ; 2 pts

- appliquer les règles fondamentales d’écriture et de composition des textes ; 3 pts

- s’exprimer correctement ; 3 pts

- traiter le sujet de manière personnelle, originale ; 1 pt

- présenter convenablement la copie. 1 pt

N.B. Il est recommandé d’éviter tout recours injustifié à la mention « hors-sujet ».

II lui révéla que ses poèmes seraient bientôt chantés par des raïss et enregistrés sur cassette.

- Nous n'avons rien pour écouter une cassette dit-elle.

- J'achèterai un lecteur au magasin du village. Une marque japonaise. Il paraît que c'est ce qu'il y a de mieux.

- Alors je t'écouterai enfin.

Elle était visiblement heureuse d'avoir la possibilité d'entendre les écrits de son époux.

- Nous autres qui ne savons ni lire ni écrire, ajouta-t-elle; nous sommes comme les bêtes, il faut nous parler. La cassette est une bonne invention.

- Oui, oui, dit le Vieux, un peu agacé. Mais savoir lire et écrire, c'est mille fois mieux. On comprend mieux la poésie, (on ne rate presque rien. On prend plus de plaisir à lire qu'à écouter un poème... Mais ce n'est que mon avis. Un avis qui en vaut un autre.

- En tout cas, tu m'as rendue heureuse. Je suis vieille mais heureuse de vivre ces événements en ta compagnie. J'ai toujours su que tu cachais une grande âme. C'est pourquoi je n'ai jamais souffert avec toi. Il n'y a qu'à écouter ce que disent les autres femmes pour comprendre. Elles en veulent toutes à leur conjoint, il a toujours quelque chose à se reprocher, celui-là. Il les bat, les maltraite, ne leur achète rien sauf un vêtement et des souliers de temps en temps, et il exige d'elles une perfection absolue. Qu'elles soient des anges, quoi! Moi, je n'ai jamais eu à me plaindre de toi.

- Moi non plus, dit le Vieux.

A) Étude de texte : (10 pts)

Lisez le texte et répondez aux questions suivantes

1- Présentez l'auteur de ce texte en quelques lignes : (nom et prénom lieux de naissance et de décès). (0,25x6) 1,5 pts

2- Quelle nouvelle Bouchaïb rapporte-t-il à la vieille ? 0,5 pt

3- Quelle objection la vieille fait-elle ? 0,5 pt

4- « Alors, je t'écouterai enfin »

Refaites cette phrase en remplaçant « Alors » par un autre lien logique exprimant la conséquence. 0,5 pt

5- Pourquoi la vieille était-elle visiblement heureuse ? 1 pt

6- « La cassette est une bonne invention »,

Dans cet énoncé, la vieille :

- Valorise la cassette

-Dévalorise la cassette

-Emet un jugement neutre.

Recopiez la bonne réponse 1 pt

7- Pourquoi, pour le vieux, la lecture et l'écriture sont-elles mille fois mieux ? 1 pt

8- « Nous sommes comme les bêtes » dit la vieille.

La figure de style utilisée dans cet énoncé est.

Une métaphore

Une synecdoque

Une comparaison

Recopiez la bonne réponse 1 pt

9- Relevez dans le texte deux énoncés qui montrent que la vieille est heureuse de vivre avec Bouchaïb. (0,5 x 2) 1 pt

10- « Elles en veulent toutes à leur conjoint ».

Dans cet énoncé, les mots soulignés veulent dire :

Avoir de la rancune contre lui

Avoir de l'amour pour lui

N'avoir aucun sentiment a son égard

Recopiez la bonne réponse1 pt

11- Pourquoi les autres femmes en veulent-elles à leur conjoint ? 1 pt

B) Production écrite : (10 pts)

On dit que la musique est dangereuse pour les jeunes d'aujourd'hui car elle dévore leur temps, les détourne de leurs études, (...) Partagez-vous cette idée ? Justifiez votre point de vue en vous basant sur des arguments et des exemples précis.

La correction portera sur les capacités suivantes :

-Respecter les paramètres de la situation de communication 2 pts

- Appliquer les règles fondamentales d'écriture et de composition de texte 3 pts

- S'exprimer correctement 3 pts

-Traiter le sujet de manière personnelle et originale 1 pt

-Présenter convenablement la copie 1 pt

TEXTE.

-Ce que tu as prévu dans ton fameux poème est arrivé, dit la vieille . C'est vraiment la catastrophe, d'après la radio.
-C'était à prévoir. Le Sahara est notre voisin. Il faut bien qu'il essaye un jour de gagner nos terres. D'autre part, les gens ne respectent pas la nature: ils abattent les arbres pour faire du feu ou autre chose. Et les arbres , comme chacun sait, sont les amis de l'eau. Cette calamité n'est donc pas si naturelle qu'on le prétend. Ses causes sont essentiellement humaines, affirma le Vieux. Cela dit, il n'a pas eu de labours faute de pluie. Pour nous deux, ce n'est pas un problème , nous pouvons nous payer l'orge que nous voulons, mais pour les autres, c'est un casse-tête. Hé! As-tu demandé à notre voisine, la sainte lettré, si elle ne manquait de rien?
-Elle ne manque de rien. C'est une fourmi. Elle a des sacs d'orge en réserve.
-Si jamais elle avait besoin de quelque chose…
-Elle me le dirait . Tu sais, elle aimerait bien avoir un de tes livres.
-Qui lui a dit que j'ai publié un livre?
-Moi.
-Bon. Tu peux lui en porter un.
-Et l'autre livre, celui qui vient d'arriver?
-Je n'en ai pas suffisamment . Plus tard. J'ai aussi deux cassettes que tu écouteras toute seule quand je serai dehors. Ce sont mes vers chantés par un raiss*. Je voudrais avoir ton avis là-dessus.
-Mais je ne sais pas faire marcher l'appareil.
-Apporte-le, je vais te montrer comment faire.
Elle s'exécuta. Au bout d'une vingtaine de séances de démonstration, elle sut enfin faire fonctionner le magnétophone.
-On apprend vite quand on veut ,dit-elle.
Ils rirent.
• raiss: musicien berbère qui compose et chante des poèmes.
ETUDE DE TEXTE: (10 points)
1-Reportez l'énoncé ci-dessous sur votre copie puis complétez-le convenablement d'après votre connaissance de l'oeuvre: (1)
-C'est…………………………qui est l'auteur de ce texte extrait du………………qui a pour titre………………………….et qui a été publié au……………….siècle.
2-Après avoir recopié ce tableau identifiez la situation d'énonciation en répondant au questionnaire suivant(1)

Qui parle A qui? Niveau de langue dominant?
a-………………….. b-……………………. c-………………………………..
3-La catastrophe dont parlent les deux personnages est-elle: le tremblement de terre qui avait frappé Agadir, les inondations ayant submergé le Gharb ou la sécheresse qui avait causé des dégâts dans le Sud marocain?
4-Relevez dans le texte les deux principales causes expliquant cette catastrophe. (1)
5-Par quelle expression le personnage principal écarte-t-il l'une de ces causes et par quel autre terme insiste-t-il sur l'autre? (1)
8-a-Relevez puis nommez la figure de style qui caractérise la manière dont cette voisine a su faire face à la crise provoquée par la catastrophe. (0.5)
b-Cette figure de style signifie-t-elle que la vieille était économe , avare ou, au contraire, dépensière? (0.5)
9-a-A quel genre littéraire appartiennent les livres écrits par le personnage principal? Justifiez votre réponse par une expression du texte. (0.5)
10-Quelle solution proposeriez-vous pour prévenir (éviter) la catastrophe évoquée dans le texte? (1)

II-PRODUCTION ECRITE: (10 points.)
SUJET:
Un célèbre proverbe populaire dit ceci: «choisis ton voisin avant de choisir ton domicile (ta maison )»
Rédigez un texte argumentatif dans lequel vous développerez votre point de vue sur le message de ce proverbe en utilisant des arguments convaincants et en citant des exemples concrets.

IMPORTANT! La correction tiendra compte de:
-la présentation de votre écrit( alinéas, paragraphes, ponctuation, majuscules): 1pt
-l'originalité et la pertinence des idées: 3pts
-la cohérence de l'ensemble(enchainement logique de l'introduction, du développement et de la conclusion, de la bonne utilisation des mots de liaison): 3pts
-la correction de l'expression: 3pts

• xte : « Agitée, éperdue, tantôt hors de moi-même, et tantôt prête de mourir de faiblesse, j'avais la tête remplie du massacre de mon père, de ma mère, de mon frère, de l'insolence de mon vilain soldat bulgare, du couteau qu’il me donna, de ma servitude, de mon métier de cuisinière, de mon capitaine bulgare, de mon vilain don Issachar, de mon abominable inquisiteur, de la pendaison du docteur Pangloss, de ce grand miserere en bourdon pendant lequel on vous fessait, et surtout du baiser que je vous avais donné derrière un paravent, le jour que je vous avais vu pour la dernière fois. Je louai Dieu qui vous ramenait à moi par tant d'épreuves. Je recommandai à ma vieille d'avoir soin de vous, et de vous amener ici dès qu'elle le pourrait. Elle a très bien exécuté ma commission ; j'ai goûté le plaisir inexprimable de vous revoir, de vous entendre, de vous parler. Vous devez avoir une faim dévorante; j'ai grand appétit ; commençons par souper. » 1- Candide est le conte de Voltaire. Quand et où est il né ?1694 à Paris. 2-Quel est son genre et son type ? Conte philosophique/Narratif-descriptif 3-Qui parle dans ce texte ? Cunégonde 4-Relevez l'idée générale du texte ? Cunégonde raconte son histoire triste 5-Relevez une métaphore du texte ? J'ai goûté le plaisir inexprimable de vous revoir, de vous entendre, de vous parler. 6-Quel est le type des adjectifs soulignés au texte ?les adjectifs apposés . 7-Quel est le mode et le temps de verbe souligné ? l'indicatif/PQP . Plus que parfait 8-« la violence est un crime à double tranchant ; elle est vers soi, c'est le suicide ; elle est aussi une pratique vers l'autre ».Quelles sont les causes et les conséquences sur l'homme et sur la société ? La Parole nous sert à donner la vie à nos gémissements et à nos joies, à dominer les esprits, à peindre les passions, à exprimer les réflexions que nous suggère la vie sociale. 10-Donnez un compte rendu de ce texte ?

Sujet : La guerre tue, attriste et fait réfléchir. Développez cette idée par une réflexion personnelle et argumentée.
De nos jours, les guerres éclatent un peu partout dans le monde. Les conflits armés se multiplient, laissant derrière eux beaucoup de morts; en conséquence les familles sont endeuillées. Cela donne matière à réflexion.
Les guerres qui éclatent ici ou là entrainent derrière elles des centaines, des milliers et parfois des millions de victimes. La guerre de l’Irak, par exemple, a causé la mort de plusieurs milliers de personnes des deux côtés, Irakiens et américain. La guerre d'épuration ethnique qui a visé quelques pays africains a donné lieu à une scène tragique jonchée de cadavres et de corps mutilés.
Quand la violence s'empare des hommes armés jusqu'aux dents, ils ne distinguent plus entre les enfants, les femmes ni les vieux.
La mort d'un soldat ou d'un civil attriste toute une famille. En effet, la mort des hommes, surtout les pères de famille créent une situation dramatique: maints enfants se retrouvent du jour au lendemain orphelin. La situation est plus tragique lorsque les deux parents trouvent la mort dans la guerre! L'enfant n'a plus personne pour s'occuper de lui; dans le meilleur des cas, ils sont confiés à des orphelinats, sinon ils sont condamnés à mendier et à errer dans les rues. Une autre scène de l'après-guerre, celle des mutilés, des estropiés et des handicapés. La destruction des maisons, des écoles, des hôpitaux et de tous les édifices publics constitue une catastrophe.
Toutes ces horreurs et ces tragédies doivent inciter l'homme à réfléchir. Tous les conflits peuvent être réglés par des moyens pacifiques. Pour cela, il suffit que les uns écoutent les autres. Bref, le dialogue doit régner.
TEXTE Pangloss enseignait la métaphysico-théologo-cosmolonigologie. il prouvait admirablement qu'il n'y a point d'effet sans cause, et que, dans ce meilleur des mondespossibles, le château de monseigneur le baron était le plus beau des châteaux et madame la meilleure des baronnes possibles. «il est démontré, disait-il, que les choses ne peuvent être autrement: car tout étant fait pour une fin, tout est nécessairement pour la meilleure fin. Remarquez bien que les nez ont été faits pour porter des lunettes, aussi avons-nous des lunettes. Les jambes sont visiblement instituées pour être chaussées, et nous avons des chausses. Les pierres ont été formées pour être taillées, et pour en faire des châteaux, aussi monseigneur a un très beau château; le plus grand baron de la province doit être le mieux logé; et, les cochons étant faits pour être mangés, nous mangeons du porc toute l'année: par conséquent, ceux qui ont avancé que tout est bien ont dit une sottise; il fallait dire que tout est au mieux.» Candide écoutait attentivement, et croyait innocemment; car il trouvait mlle Cunégonde extrêmement belle, quoiqu'il ne prît jamais la hardiesse de le lui dire. il concluait qu'après le bonheur d'être né baron de Thunder-ten-tronckh, le second degré de bonheur était d'être Mlle Cunégonde; le troisième, de la voir tous les jours; et le quatrième, d'être maître Pangloss, le plus grand philosophe de la province, et par conséquent de toute la terre.
I. ETUDE DE TEXTE: 1. complétez : auteur…./ siècle…/ œuvre…/ genre littéraire 2. Situez le texte dans l'œuvre, en précisant la fonction du chapitre d'où il est extrait. 3. Quel est le type de ce texte? 4. Caractérisez le point de vue de la narration adopté dans le texte. 5. Pour quelle raison candide est-il désigné par ce nom? 6.expliquez la logique de la théorie de Pangloss? 7. Relevez les composantes formelles du texte.
II. PRODUCTION ECRITE: Traitez, au choix, l'un des deux sujets suivants : Sujet 1: certains soutiennent qu'il faut être heureux, malgré les circonstances, car tout est fait pour le mieux. Partagez-vous cette idée? Sujet 2: gagner de l'argent est beaucoup plus important que s'adonner à la lecture. Êtes-vous d'accord avec cette opinion ? ELEMENTS DE
RESUME Candide est un jeune garçon vivant au château du baron de Thunder-ten-tronckh qui se trouve en Westphalie. Il a pour maître Pangloss, philosophe qui enseigne la « métaphysico-théologo-cosmolo-nigologie », et qui assurait, à l'instar de LEIBNIZ, que l'on vit dans le meilleur des mondes possibles. Cependant Candide est chassé de ce meilleur des mondes possibles à la suite d'une « Leçon de physique expérimentale » entreprise avec Cunégonde, la fille du Baron. Candide découvre alors le monde et passe de mésaventures en mésaventures.
Engagé de force dans les troupes bulgares, il assiste à la boucherie de la guerre. Il s'enfuit, est recueilli par Jacques l'anabaptiste. Il retrouve Pangloss réduit à l'état de vieillard, atteint de la syphilis qui lui apprend la mort de Cunégonde, violée par des soldats bulgares. Ils embarquent avec Jacques pour Lisbonne. Après une tempête dans laquelle meurt noyé Jacques, ils arrivent à Lisbonne le jour du tremblement de terre et sont victimes d'un bûcher durant lequel Pangloss est pendu. Candide retrouve Cunégonde, maitresse d'un grand inquisiteur et d'un riche juif : don Issachar. Il est amené à tuer les deux hommes et s'enfuit avec Cunégonde et sa vieille servante vers Cadix en Espagne.
Il embarque avec son valet Cacambo, Cunégonde et sa vieille servante pour le Paraguay. Contraint d'abandonner Cunégonde à Buenos-Aires, il s'enfuit avec Cacambo au Paraguay. Ils y retrouvent le frère de Cunégonde que Candide transperce d'un coup d'épée, s'échappent, évitent de peu d'être mangés par les sauvages Oreillons et découvrent le pays d'Eldorado. Ils y sont heureux mais préfèrent le quitter avec toutes leurs richesses pour retrouver Cunégonde.
Envoyant Cacambo racheter Cunégonde, Candide se fait voler par un marchand et un juge, fait la connaissance de Martin, dégoûté de la vie et rejoint l'Europe avec lui. Ils passent par Paris où Candide manque de mourir des soins prodigués par la médecine, se fait voler par un abbé et échappe de peu à la prison, puis rejoignent Venise où ils y cherchent en vain Cacambo et Cunégonde. Ils y rencontrent Paquette, la servante du Baron de Thunder-ten-tronckh, et son amant le moine Giroflée, découvrent un riche dégoûté et font la connaissance de six rois détrônés.
Ils partent ensuite pour Constantinople délivrer Cunégonde, devenue laide, esclave du roi déchu Ragotski et racheter le valet Cacambo. Sur la galère, parmi les forçats, ils retrouvent Pangloss, ayant échappé à la pendaison, et le frère de Cunégonde, ayant échappé au coup d'épée, que Candide délivre contre rançon. À Constantinople, il rachète Cunégonde enlaidie et soucieuse, l'épouse contre l'avis de son frère qu'il est contraint de chasser, s'installe dans une ferme, se fait voler par des marchands, recueille Paquette et Giroflée et finit en cultivant son jardin.

 

 


CORRECTION BAREME (a titre indicatif) 1. Voltaire/18ème siècle/ conte philosophique 2. L’extrait est tiré du 1er chapitre: c'est l'incipit de l'œuvre où l'on présente le temps, le lieu et les personnages qui seront impliqués dans le récit.3.C’est un texte narratif. 4. le point de vue de la narration adopté dans le texte est omniscient (pas d'indices d'énonciation sur la présence du narrateur). 5. Candide est désigné par ce nom, parce qu'il «croyait innocemment». 6. La théorie de Pangloss stipule qu'il n'y a pas de cause sans effet et que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. 7. La composante formelle du texte se présente comme suit : a/ un récit (§ 1 et 3) b/ un discours (§ 2)





Où se situe l’histoire ?
Qui sont les personnages principaux ?
De quelle manière vivent-ils ?
Quelles sont leurs sources de revenus ?
Faites le portrait de chaque personnage.
Par quels moyens avance le récit ?
Quels sont les thèmes abordés dans l’oeuvre ?
Cette oeuvre vous paraît-elle ancrée dans la réalité ?
Sur quels thèmes aimeriez-vous faire des recherches afin d’approfondir votre compréhension de l’oeuvre ?
Avez-vous aimé cette oeuvre ? Justifiez votre réponse.

1- Situez le passage.
2- Donnez la signification du mot «autodafé» selon le texte ci-dessous.
3- Qui a décidé cet autodafé? Pourquoi?
4- Quelles sont les accusations adressées à Candide et Pangloss?
5- Est- ce l'autodafé a servi à quelque chose?
6- Relevez les arguments mis en oeuvre pour montrer l'absurdité de cette cérémonie?
7- D'après ce passage, dites quelle est la spécificité du conte voltairien par rapport aux autres contes populaires?
8- A quel pouvoir s'attaque Voltaire dans ce passage? Justifiez votre réponse.
10- De quelle figure de style s'agit-il dans les phrases suivantes:
«Le spectacle de quelques personnes brulés à petit feu, en grande cérémonie.»
«Ils marchèrent en procession ainsi vêtus, et entendirent un sermon très pathétique, suivit d'une belle musique.»
11- «Il était décidé par l'université de Coîmbre que le spectacle de quelques personnes brûlées à petit feu en grande cérémonie est un secret infaillible pour empêcher la terre de trembler.» Transformez cette phrase à la forme active.
12- Quel est le registre dominant dans ce passage?
II- Production écrite: 88
«Le travail éloigne de nous trois grands maux: l'ennui, le vice et le besoin.» Candide chapitre 30
Expliquer et analyser cette citation de Voltaire. Bon courage.

Examen régional-candidats libres juin 2013 (fès-boulmane)


TEXTE :
« Ah, (…) qu'est−ce que ce monde- ci ? disait Candide sur le vaisseau hollandais.
- Quelque chose de bien fou et de bien abominable, répondait Martin. - Vous connaissez l'Angleterre ; y est−on aussi fou qu'en France ? - C'est une autre espèce de folie, dit Martin. Vous savez que ces deux nations sont en guerre pour quelques arpents de neige vers le Canada, et qu'elles dépensent pour cette belle guerre beaucoup plus que tout le Canada ne vaut (…)
En causant ainsi ils abordèrent à Portsmouth ; une multitude de peuple couvrait le rivage, et regardait attentivement un assez gros homme qui était à genoux, les yeux bandés, sur le tillac d'un des vaisseaux de la flotte ; quatre soldats, postés vis−à−vis de cet homme, lui tirèrent chacun trois balles dans le crâne le plus paisiblement du monde, et toute l'assemblée s'en retourna extrêmement satisfaite.
« Qu'est−ce donc que tout ceci ? dit Candide(…) » Il demanda qui était ce gros homme qu'on venait de tuer en cérémonie. « C'est un amiral, lui répondit−on. _ Et pourquoi tuer cet amiral ? - C'est, lui dit−on, parce qu'il n'a pas fait tuer assez de monde ; il a livré un combat à un amiral français, et on a trouvé qu'il n'était pas assez près de lui. _ Mais, dit Candide, l'amiral français était aussi loin de l'amiral anglais que celui−ci l'était de l'autre ! - Cela est incontestable, lui répliqua-t-on ; mais dans ce pays−ci il est bon de tuer de temps en temps un amiral pour encourager les autres. »
Candide fut si étourdi et si choqué de ce qu'il voyait, et de ce qu'il entendait, qu'il ne voulut pas seulement mettre pied à terre. Il fit donc son marché avec le patron hollandais (..) pour le conduire sans délai à Venise.
I-ETUDE DE TEXTE :
1. En vous appuyant sur votre connaissance du paratexte :
a- Donnez le titre de l’œuvre dont on a extrait ce passage. (0,5)
b- Précisez son genre littéraire. (0,5)
2. a- Parmi les deux personnages (Candide ou Martin), lequel était très optimiste au début de l’œuvre ? (0,5) b- Comment justifier l’origine de cet optimisme ? (0,5)
3. a- Dans quel pays Candide et son compagnon avaient-ils l’intention de débarquer ? (0,5)
b- Où allaient-ils se rendre à la fin après avoir changé d’avis ? (0,5)
4. a- Quel type de phrase est fréquent dans les répliques de Candide ? (0,5)
b- Quel rôle jouait donc Martin pour Candide ? (0,5)
5. Martin porte un jugement dévalorisant sur une guerre qui avait éclaté entre la France et l’Angleterre :
a- Dans une région du territoire français ;
b- Dans une région du territoire anglais ;
c- Pour un petit territoire lointain et sans grand valeur.
Recopiez la bonne réponse (0,5) puis justifiez-la au moyen d’une phrase tirée du 1er paragraphe. (0,5)
6. a- Relevez dans le texte la phrase décrivant l’effet de cette guerre sur l’économie des deux pays. (0,5)
b- Cette phrase révèle-t-elle une tonalité lyrique, tragique, ironique ? (0,5)
7. Décrivez au moyen d’u adjectif qualificatif, la façon dont les quatre soldats traitaient le gros homme mis à genoux sur le tillac (pont d’un navire). (1)
8. a- Citez deux arguments donnés dans le texte pour justifier l’exécution (la mise à mort) de l’amiral anglais. (0,5)
b- Cette argumentation vous semble-t-elle bien fondée (logique) ? (0,5)
9. Devant le spectacle de la mise à mort de l’amiral, Candide a éprouvé une forte émotion. Pour le montrer, relevez dans le dernier paragraphe une phrase exprimant la conséquence liée à une idée d’intensité. (1)
10. Comment jugez-vous la réaction de Candide à la fin du texte ? Justifiez votre point de vue par un argument. (1)
II- PRODUCTION ECRITE :
Sujet :
Aimeriez-vous exercer un métier qui vous mettrait en contact avec un grand nombre de personnes ou, au contraire, préféreriez-vous exercer une fonction tout en restant enfermé dans un bureau loin du regard des autres ? Développez votre opinion dans un texte argumenté.
Important : La correction de votre copie tiendra compte des critères suivants :
- Le respect de la consigne (1)
- La présentation du texte (1)
- L’organisation cohérente du texte (1)
- L’importance des idées et la pertinence des arguments (3)
- La correction de la langue (4)






Lycée Guebre Mariam / Année scolaire 2002-2003
Première ES
NOM : Prénom :



CONTROLE DE LECTURE : Candide



1. Quel est le personnage qui a le mot de la fin au dernier chapitre ? CANDIDE
2. Quel est le sous titre de l’œuvre ? L’OPTIMISME
3. De qui Candide serait-il le fils naturel ? la femme de chambre de la baronne / la mère du baron / la sœur du baron
4. Quelle conjonctiond e coordination symbolise Pangloss ? CAR
5. Au chap. 1, Candide est chassé du château du baron pour avoir refusé d’apprendre les leçons de Panglos / pour avoir embrassé Cunégonde.
6. Panglos enseigne la métaphysico-théologo-cosmolonigologie / la théologo-physico-cosmolonigologie / libido-cosmolo-nigaudlogie
7. Les nez ont été faits pour porter des……LUNETTES………………………..
8. Au chap.1, Panglos donne une leçon de physique expérimentale à une femme de chambre. Quel est son nom ? PAQUETTE
9. Que va-t-elle lui donner en échange ? une leçon de piano / la vérole / vingt coups de pied au cul.
10. Quel est le nom de la première ville que rencontrera Candide ? Wunder-Bar -Dorff / Heimatlos-traonck-Kirchdorff / Valdberghoff-trarbk-dikdorff.
11. Dans quelle armée Candide s’engage-t-il après son renvoi de TTT ? l’armée bulgare / l’armée arabe / l’armée des Belges / l’armée des Abares.
12. Durant son instruction, Candide reçoit trente coups de bâton / trente florins / trente deniers.
13. Au chap. 2, Candide s’entend dire : « les hommes ne sont faits que pour se secourir les uns les autres » Ces paroles sont le fait d’un père jésuite / d’un sergent recruteur / de la baronne
14. Par quelle expression Voltaire qualifie-t-il la guerre au chap.3 ? BOUCHERIE HEROIQUE
15. Qui est le gueux que Candide rencontre à la fin du chap.3 dont la description est la suivante : « un gueux tout couvert de pustules, les yeux morts, le bout du nez rongé, la bouche de travers, les dents noires, et parlant de la gorge, tourmenté d’une toux violente, et crachant une dent à chaque effort » Pangloss
16. Quel est le prénom de l’anabaptiste ? JACQUES
17. Un anabaptiste est un homme qui bat les ânes / un homme qui n’a pas été baptisé / un homme qui appartient à un ordre jésuite mineur.
18. Comment périt l’anabaptiste? NOYADE
19. Par quoi Candide est-il accueilli lors de son arrivée à Lisbonne ?TREMBLEMENT TERRE
20. Des continents répertoriés au 18ème, quel est celui que Candide ne visite pas ? l’Afrique / l’Asie / l’Amérique / l’Europe
21. Que sont les appartements d’une extrême fraîcheur, dans lesquels on n’était jamais incommodé du soleil qui hébergent Candide et son maître au chap. 6 ? PRISON
22. Pour quelle raison l’Inquisition ordonne-t-elle un bel auto-da-fé ? POUR DETOURNER LE FLEAU DES TREMBLEMENTS DE TERRE (70)
23. L’inquisition a condamné Candide à être pendu / être fessé en cadence / être brûlé vif.
24. Dans ce même chapitre 6, quel personnage se fait ces réflexions : « Si c’est ici le meilleur des mondes possibles, que sont donc les autres ? » CANDIDE
25. Grâce à la « Vieille », Candide retrouve Cunégonde au chap. 7. Dans quelle ville se situent ces retrouvailles ? LISBONNE
26. Qui est don Issachar ? Un grand seigneur portugais / un anabaptiste français / un israélite, banquier de la cour.
27. A sa mort don Issachar est enterré en terre chrétienne / inhumé en Palestine / jeté à la voirie / incinéré.
28. Qui a assassiné don Issachar et le grand inquisiteur ? CANDIDE
29. Don Issachar et le grand inquisiteur se partagent les faveurs de Cunégonde selon un arrangement conclu entre eux. Toutefois, il y a parfois litige sur la nuit d’une semaine. Quelle est cette nuit ? SAMEDU AU DIMANCHE
30. Au départ de Lisbonne, Candide se rend ensuite : dans le Nouveau Monde / à Cadix / en Vestphalie / En Algérie. P. 74
31. En route vers cette destination Candide occupe une fonction officielle : révérend père jésuite / légat du pape / capitaine / juge.
32. Les pères jésuites du Paraguay sont des prêtres-rois. Confesseurs des rois d’Espagne et du Portugal sur le plan spirituel, ils font la guerre à quels rois sur le plan matériel ? les rois français et italiens / les rois espagnols et portugais / les rois anglais.
33. La Vieille est la fille du grand inquisiteur et de la princesse de Palestrine / la fille du pape Urbain X et de la princesse de Palestrine / la fille du pape Urbain X et de la reine d’Angleterre.
34. Jeune encore, la Vieille a été fiancée à un prince égyptien / à un sultan marocain / à un prince italien de Massa-Carrara.
35. Sur le continent africain, la Vieille est recueillie par quelqu’un qui a travaillé au service de sa mère : un castrat musicien / un révérend père jésuite illusionniste / un capitaine des gardes acteur de théâtre.
36. O che sciagura d’essere senza c…Ces propos demeurent en suspens. Au lecteur de poursuivre : Oh, quel malheur d’être sans CUL………………….
37. La Vieille perd sa virginité dans les bras : d’un jésuite / d’un juif hollandais / d’un capitaine corsaire (P. 78)
38. Comment la Vieille parvient-elle à Alger ? elle est vendue au Dey d’Alger par le castrat / elle est achetée par un seigneur marocian qui la revend au Dey d’Alger / elle est vendue au Dey d’Alger par le capitaine corsaire.
39. A Alger de quel mal la Vieille est-elle victime ? : peste / viol / vérole
40. La Vieille est amputée d’une fesse aux fins de : nourrir des assiégés / sauver sa fesse rongée par la peste / plaire à l’imam / des suites d’une fessée.
41. (…) j’aimais encore la vie. Cette faiblesse ridicule est peut-être un de nos penchants les plus funestes ;car y a-t-il rien de plus sot que de vouloir porter continuellement un fardeau qu’on veut toujours jeter par terre ? d’avoir son être en horreur, et de tenir à son être ? Enfin de caresser le serpent qui nous dévore, jusqu’à ce qu’il nous ait mangé le cœur ? Qui prononce ces paroles : Pococuranté / Martin / la Vieille.
42. « C’est bien dommage, dit Candide, que le sage Pangloss (ne soit plus là) ; il nous dirait des choses admirables sur le mal physique et sur le mal moral qui couvrent la terre et la mer, et je me sentirais assez de force pour oser lui faire respectueusement quelques objections » Ces propos prennent place au début du chap. 13 et font entendre pour la première fois des réticences fortes de Candide à l’égard du système de Pangloss. A quelle occasion ces réticences se font-elles entendre ? SUITE AU RECIT DE LA VIEILLE
43. Toutefois au début du chap. 27, Candide accorde à nouveau sa confiance à la philosophie optimiste (« je n’ai perdu que (des) moutons, et je vole dans les bras de Cunégonde. Mon cher Martin, encore une fois, Pangloss avait raison, tout est bien ») ; cette rechute va se trouver aussitôt démentie par les faits. Lesquels ? Candide apprend que Cunégonde est morte / il apprend que Cunégonde lave les écuelles chez un prince dont elle est esclave
44. Don Fernando d’Ibaraa, y Figueora, y Mascarenes, y Lampourdos, y Souza est : un révérend père jésuite / le gouverneur de Buenos Aires / le fils du pape Urbain X et de la princesse de Palestrine.
45. De combien de quartiers de noblesse peut se prévaloir Cunégonde : 76 / 72 / 98. P 88
46. Pourquoi Candide ne ment-il pas à Don Fernando (…) y Souza qui l’interroge sur ses liens avec Cunégonde : Candide a peur de Don Fernando / l’âme de Candide est trop pure pour trahir la vérité / le cœur de Candide est trop tendre pour se dresser contre un grand seigneur.
47. A Badajos, Candide et Cunégonde se sont fait dérober argent et bijoux. Le voleur était selon la Vieille : un révérend père jésuite ./ un cordelier (ordre des Franciscains) / Don Issachar / un juif inconnu.
48. Pourquoi Candide doit-il fuir en hâte Buenos Aires : il est recherché pour meurtre / le gouverneur de la ville veut épouser Cunégonde / Cunégonde veut retourner en Westphalie.
49. Quel est le nom du valet de Candide ? CACAMBO
50. Ce valet est quarteron d’Espagnol : il est le fils d’un Espagnol et d’une indienne / il est le fils d’un métis et d’une indienne / il est le fils d’une métis et d’un indien.
51. Candide a amené ce valet de quelle ville ? CADIX 89
52. Quelles professions, Cacambo n’a-t-il pas exercées ? enfant de chœur / sacristain / matelot / moine / facteur / soldat / laquais / cuistre dans un collège / révérend père jésuite / barbier / menuisier / acteur de théâtre / chirurgien
53. Qui sont Los Padres ? les pères jésuites / les parents de Cacambo / les ancêtres de Candide / les parents de la Vieille ?
54. Le révérend père commandant que rencontrent Candide et Cacambo est en fait ……LE BARON…………………………………..
55. A qui doit-il sa nomination au Paraguay et son titre de commandant ? au révérend père Croûte / au révérend père Croust / au révérend père Proust.
56. Pour quelle raison ? le révérend père était incapable de se rendre lui-même au Paraguay / le révérend père était sensible au charme du jeune baron
57. Après avoir tué le révérend père commandant, Candide recense les meurtres qu’il a commis jusqu’à présent et constate qu’il a déjà tué …3…..personnes dont …2… sont des militaires / religieux / castrats.
58. Dans son recensement des assassinats, Candide n’omet-il pas des victimes qu’il a tuées ? LES DEUX SINGES
59. Le Journal de Trévoux est le journal des jésuites / le journal du collège de l’Assomption / le journal des Oreillons / le journal du Baron TTT.
60. Qui sont les deux singes qui poursuivent des filles en leur mordant les fesses ?
Des gorilles dangereux / des gorilles dans la brume / les amants de ces jeunes demoiselles.
61. Les Oreillons veulent manger Candide et Cacambo car ils pensent que ce sont des espagnols / des jésuites / des habitants du pavillon de l’oreille / des eldoradiens.
62. Au moment d’embarquer sur la rivière qui va les mener au pays d’Eldorado, Candide dit « recommandons-nous à la Providence ». Se trouvent ainsi discrètement liés le thème de l’Optimisme et le providentialisme, c’est-à-dire la croyance en une providence qui serait attentive à quoi ? (de même le narrateur précise peu après : « les deux voyageurs eurent la hardiesse de s’abandonner aux flots » : une providence attentive au bonheur des rois / une providence attentive à tous les malheurs humains / une providence attentive aux malheurs des élus.


63. S’agissant des titres quelle est l’originalité des chapitres 17 et 18 :
• Ils forment un ensemble / ils sont différents narrativement et thématiquement
• Contrairement aux autres titres utilisés jusqu’à présent, ceux-ci n’annoncent nul malheur, nulle aventure, nulle fuite, mais un séjour et des découvertes / ils annoncent des malheurs et des assassinats.





64. La langue maternelle de Cacambo est l’eldoradien / l’oreillonesque / le péruvien / le jésuitique ancien.
65. Quels autres chapitres forment un sensemble narratif et thématique ? Chap 11 12 (HISTOIRE DE LA VIEILLE)
66. « Je me suis souvent aperçu que tout allait mal en Vestphalie ». Qui prononce ces mots qui viennent clore le chap. 17 ? CANDIDE
67. En Eldorado, Candide souhaite voir des prêtres. Il lui est répondu : que cela est possible car il y a précisément deux prêtres qui célèbrent une messe / que cela est impossible car tous les habitants d’Eldorado sont prêtres.
68. Reçus en audience par le roi de l’Eldorado, Candide souhaite savoir au préalable quelle est l’étiquette pour saluer Sa Majesté : génuflexion / s’approcher en rampant / embrasser le roi et le baiser des deux côtés / inclinaison profonde de la tête.
69. La religion des habitants d’Eldorado est en fait : le catholicisme / le déisme / l’islam.
70. De sa visite à Eldorado qu’est ce qui cause le « plus de plaisir » à Candide : les multiples richesses / l’absence de prison / le palais des sciences / les femmes.
71. L’épisode eldoradien sonne la fin de la première partie de Candide. A quelle fin cette première partie vous semble-t-elle consacrée : la chasse aux illusions / la découverte du « moi » profonde de Candide.
72. Cet Eldorado vous paraît-il : une nouvelle illusion / un idéal vers lequel tendre
73. De quel autre épisode le séjour dans Eldorado peut-il être rapproché ? la « conclusion turque » du chap. 30 / l’histoire de la Vieille / l’anabaptiste.
74. En définitive, la peinture du monde de l’Eldorado s’inscrit contre le monde contemporain (Paris). Quelles sont les idées-clés du siècle des Lumières que cette confrontation permet de dégager ?




75. L’épisode eldoradien présente :
une religion naturelle / une religion rigoriste.
un roi fier de sa charge et le faisant sentir / un roi sans étiquette
un urbanisme anarchique / un urbanisme rationnel
une société qui méprise les sciences / une société qui vénère les sciences
une société qui vénère l’or / une société qui méprise l’or.


76. En quittant Eldorado, Candide et Cacambo sont résolus à rejoindre : Buenos Aires / Cayenne / la Westphalie
77. Le seul pays où l’optimisme pourrait éventuellement se justifier est un pays inaccessible, une utopie. D’ailleurs au début du chap. 17 Cacambo déclare « Tournons vers la Cayenne » et fin du chap. 18, il annonce « Marchons vers la Cayenne » Le lecteur a ainsi le sentiment que le temps est suspendu / que l’épisode est une parenthèse dans le récit


78. « On aime tant à courir, à sa faire valoir chez les siens, à faire parade de ce qu’on a vu dans ses voyages, que les deux heureux résolurent de ne plus l’être, et de demander leur congé à Sa Majesté » De qui est cette réflexion ? Candide / Cacambo / le roi / le narrateur
79. Candide et Cacambo quittent Eldorado à la tête d’un troupeau de 100 / 30 / 80 moutons.
80. Combien de têtes leur restera-t-il au bout de 100 jours ? 60 / 2 / 75 P.116
81. Le chap. 19 présente une nouvelle rencontre. Quelle est-elle ? NEGRE DE SURINAM
82. « Qu’est-ce qu’optimisme ? » qui pose cette question ? CACAMBO
83. A cette question , Candide répond : « c’est la rage de soutenir que tout est bien. quand on est mal ».
84. Surinam est une colonie française / anglaise / hollandaise
85. A Surinam, Candide apprend de la bouche d’un patron espagnol que Cunégonde a perdu une fesse / a contracté la vérole / est la maîtresse favorite du gouverneur de Buenos Aires.
86. A cette nouvelle, Candide confie une mission à Cacambo et lui donne rendez-vous dans une ville du Vieux Continent. Quelle est cette ville et quelle est cette mission? VENISE / RACHETER CUNEGONDE
87. Quel est le nom du maître du nègre, du marchand hollandais qui berne Candide et lui dérobe ses richesses, du vaincu du combat naval ? VAN DER DENDUR
88. En définitive, Candide retourne dans l’ancien monde à bord d’un vaisseau français / hollandais / anglais 121
89. Candide propose de partager sa cabine avec quelqu’un mais y met une condition : que cet homme serait le plus dégoûté de son état et le plus malheureux de la province / que cet homme serait le plus heureux de la province / que cet homme serait un père jésuite / que cet homme serait socinien et désabusé.
90. « Certainement si tout va bien, c’est dans Eldorado, et non pas dans le reste de la terre » . Cette réflexion vient à Candide après qu’il eut appris que Cunégonde avait épousé le gouverneur / après qu’il eut entendu les vingt récits des malheurs vécus par leurs auteurs / après la perte de ses richesses.
91. En définitive, Candide se choisit pour compagnon de voyage un savant socinien / un savant athée / un savant jésuite / un savant ignorant.
92. En fait, ce savant précise que ses prêtres accusateurs ont fait erreur à son sujet car il est de fait socinien / manichéen / athée
93. Quel est le nom de ce savant ? MARTIN
94. « Un million d’assassins enrégimentés, courant d’un bout de l’Europe à l’autre, exerce le meurtre et le brigandage avec discipline pour gagner son pain, parce qu’il n’a pas de métier plus honnête » Ces propos, qui pourraient s’appliquer au chap. 3, sont le fait de quel personnage ? MARTIN
95. Martin est le premier compagnon que Candide se soit choisi librement (alors que son maître Pangloss lui était en quelque sorte imposé).Quelle est la « philosophie » de Martin ? : elle attribue la création du monde à deux principes antagonistes, l’un bon et l’autre mauvais / elle lit le monde en chaussant les lunettes de Pangloss / elle considère que l’homme est né pour travailler.
96. Dans le débat qui l’oppose à Martin, Candide penche encore pour le système de Pangloss. A quel moment et dans quelle circonstance ? : quand il parlait de Cunégonde, surtout à la fin du repas / quand il parlait du château de Westphalie, surtout au début du repas / quand il parlait des jésuites.
97. La conception du monde de Martin et de Candide sont : identiques / diamétralement opposées / fort proches même si quelques divergences les séparent.
98. « Il est vrai (…) qu’il y a quelque chose de diabolique dans cette affaire » dit Candide à Martin au chap. 21. Pourquoi le terme souligné est-il particulièrement savoureux dans la bouche de Candide : il fait écho au manichéisme affiché par Martin / il fait écho au prêche des jésuites / Candide ne croit ni en Dieu ni au Diable / il fait écho au socinianisme de
99. Candide et son compagnon de voyage assistent à un combat naval entre deux vaisseaux ; l’un d’eux coule : c’est celui du marchand hollandais qui a dérobé ses richesses à Candide / c’est celui d’un pirate espagnol / c’est celui d’un corsaire maure. 128
100. Selon Martin, les occupations des Français sont respectivement l’amour / la guerre / médire / dire des sottises / écrire des œuvres poétiques / prier (3 réponses sont attendues)
101. A Paris, Martin a connu la canaille écrivante, la canaille cabalante et la canaille convulsionnaire. Quelle est cette canaille cabalante : les religieux à intrigues et controverses / les adeptes du sens caché des Ecritures / les juifs / les critiques littéraires.
102. A Bordeaux, Candide abandonne son dernier mouton : au capitaine du vaisseau / au révérend père supérieur de l’ordre des jésuites de Bordeaux / à l’Académie des Sciences de Bordeaux.
103. Qu’arrive-t-il à Candide dès son arrivée à Paris ? IL TOMBE MALADE
104. « En province, on les mène au cabaret ;à Paris, on les respecte quand elles sont belles, et on les jette à la voirie quand elles sont mortes ». A qui s’appliquent ces termes proférés par le petit abbé périgourdin ? ACTRICES
105. « Folliculaire » est un mot forgé par Voltaire pour désigner : un pamphlétaire sans talent et sans scrupule / un petit sac / un journaliste brillant et objectif / une personne qui a perdu la raison.
106. Dans l’épisode parisien, Candide souhaite souper avec un personnage « réel ». De qui s’agit-il : Le roi de France / Mademoiselle Clairon / le pape
107. L’abbé périgourdin conduit Candide et Martin dans un tripot / dans un salon / dans un couvent.
108. Par quel stratagème l’abbé périgourdin parvient-il à attirer Candide dans un guet-apens et le faire arrêter : fausses lettres d’une actrice / fausses lettres de Cunégonde.
109. Arrêté par un exempt Candide recouvre la liberté : en s’évadant de prison / en achetant l’exempt / en tuant l’exempt
110. Quelle est la principale activité du lieu : boire du chianti et déguster des parolis / jouer au pharaon / écrire des vers satitriques
111. Quelle est la maîtresse des lieux ? : la marquise de Parolignac / la duchesse de Bergerac / la comtesse de Jarnac.
112. Lors du dîner, Candide est subjugué par les réflexions sur le théâtre d’un « homme savant et de goût ». A qui Candide le compare-t-il ? : à Pangloss / à un révérend jésuite / au baron de Thunder Ten Tronckh /.
113. A votre avis, pourquoi cette comparaison ? ONT MEME FACONDE ET MEME PEDANTISME
114. Les jansénistes s’opposent aux molinistes qui sont en fait des : sociniens / des jésuites / des musulmans.
115. A Paris, Candide fait une infidélité à Cunégonde. Quelle est sa maîtresse éphémère : MARQUISE DE PAROLIGNAC
116. L’Histoire pénètre parfois dans le conte : ainsi au chap. 22, il est fait référence par l’abbé périgourdin : à l’attentat de Damiens contre Louis XV / au chevalier de la Barre / à l’affaire Calas pour expliquer pourquoi « on arrête tous les étrangers »
117. A la fin de l’épisode parisien, Candide est heureux de quitter la capitale française et se croit « délivré de l’enfer ». Cet écho au « diabolique » du chap. 21 peut laisser penser à Martin que Candide : est devenu athée / s’est rangé à la doctrine manichéenne / veut devenir jésuite / va devenir adepte de Satan.
118. Dans quelle ville se rendent Candide et Martin après avoir quitté Paris ? Londres / Dieppe / Plymouth / Venise / Portsmouth.
119. Pour Martin, les Anglais sont de joyeux drilles / atrabilaires / élégants / courageux / chevaleresques.
120. En accostant en Angleterre, Martin et Candide rencontrent une nouvelle fois l’Histoire en assistant à : la mort de Cromwell / l’exécution de l’amiral Byng / le sacre de la reine.
121. A Londres, Candide et Martin / rencontrent la reine / rencontrent l’amiral Byng / ne rencontrent personne car ils ne vont pas à Londres.
122. On peut observer que Candide reprend à son compte l’antienne de Pangloss lorsqu’il songe à Cunégonde. Ainsi en approchant de quelle ville (fin du chap. 23) Candide dit-il ceci : « Tout est bien, tout va bien, tout va le mieux qu’il soit possible » : Constantinople / Londres / Paris / Venise
123. Qu’est-ce qui pousse Candide, dans l’incipit du chap. 24, à s’écrier : « Que vous avez raison, mon cher Martin ! Tout n’est qu’illusion et calamité » : Cunégonde reste introuvable et n’est pas au rendez-vous / Candide a perdu ses moutons eldoradiens / Candide est condamné à être fessé / Martin est condamné à être pendu.
124. Selon Martin « ll y a peu de vertu et peu de bonheur sur la terre » ; cette conception est diamétralement opposée au credo de quel autre maître à penser ? PANGLOSS
125. Sur la place Saint-Marc, Candide rencontre un jeune « théatin » c’est-à-dire un jeune jésuite / un adepte du providentialisme / un moine défroqué.
126. En compagnie de quelle femme « westphalienne », le théatin se trouve-t-il ?………..PAQUETTE
127. Quel est le nom du jeune théatin ? FRERE GIROFLEE
128. Quelle profession exerce en fait la femme « westphalienne » ? actrice / prostituée / femme de chambre / directrice de théâtre.
129. Ce jeune théatin se convertira (chap. 30) à quelle religion ? bouddhisme / judaïsme / islam.
130. « Vous êtes bien dur » dit Candide. « C’est que j’ai vécu » réplique Martin pour signifier à Candide qu’il doute que Cunégonde puisse un jour faire son bonheur / pour signifier à Candide qu’il doute qu’il puisse retrouver Cacambo.154
131. « Pococuranté » : le nom de ce sénateur, eu égard au sens italien, signifie que ce personnage est un homme de peu de soin / est un homme libre de soucis et peu attaché aux choses / est un homme de peu de qualités.
132. Quel personnage partage les vues de Pococurante ? Pangloss / Paquette / Martin
133. Le chap. 25 recense différents plaisirs que peut goûter un homme de goût : l’amour, la peinture, la musique, la table, la lecture, le théâtre, le jardinage. Pourtant ces plaisirs paraissent fades à Pococurante. Pourquoi ? : il est inculte / il représente d’une certaine manière la nature humaine (cf. « l’homme est né pour vivre dans les convulsions de l’inquiétude…») dont une certaine tristesse lui est comme consubstantielle / il est jésuite / il n’aime pas les arts et la culture
134. « les sots admirent tout dans un auteur estimé. Je ne lis que pour moi ; je n’aime que ce qui est à mon usage. » « il n’y a dans tous ces livres (de sciences) que de vains systèmes, et pas une seule chose utile » « Dans toute notre Italie, on n’écrit que ce qu’on ne pense pas » « Au reste, je dis ce que je pense, et je me soucie fort peu que les autres pensent comme moi ». Pourquoi le conte ne peut-il s’achever sur cette leçon de Pococuranté ? (cf. les termes que j’ai soulignés) :


135. Dans une hôtellerie, Candide retrouve Cacambo qui lui annonce : qu’il est esclave et que Cunégonde a épousé le gouverneur de Buenos Aires / qu’il est esclave et que Cunégonde se trouve à Constantinople / que Cunégonde est à Venise.
136. S’agissant du théâtre, l’homme de goût du chap. 22 (P 133) et le seigneur Pococuranté au chap. 25 (P 159) ont des jugements sévères. De ces deux personnages quel est celui qui se montre le plus sévère à l’égard de la production théâtrale ? HOMME DE GOUT
137. Par quelle phrase les 6 rois du chap. 26 ponctuent-ils leur récit ? tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles / et je suis venu passer le carnaval à Venise / il faut cultiver son jardin / cela est bien dit.
138. A quel moment Candide tire-t-il une leçon de ce dîner avec les 6 rois : au retour de Paquette / lorsqu’il retrouvera Cunégonde / après la visite au bon vieillard turc (30,P183-184)
139. L’intervention de ces 6 rois déchus accroît la cohérence chronologique du conte / met en défaut la cohérence chronologique du conte. Pour quelle raison ? CES ROIS NE PEUVENT SE TROUVER A VENISE



140. Candide apprend de Cacambo que Cunégonde est esclave chez un ancien souverain (Ragotski), seigneur de Transylvanie, et qu’elle est devenue horriblement laide / a épousé un ancien souverain et qu’elle est devenue horriblement laide.
141. A cette nouvelle, Candide proclame : que son devoir est d’aimer toujours Cunégonde / qu’il est délié de ses promesses puisque Cunégonde est devenue laide / qu’il n’épousera pas une esclave / qu’il va entrer dans l’ordre des jésuites.
142. Sur la Mer Noire, à bord de la galère qui le conduit vers la Propontide, Candide reconnaît deux forçats qui rament. Quels sont ces deux personnages ? PANGLOSS ET LE BARON
143. Par quel prodige Pangloss n’est-il pas mort ? il a été mal brûlé / il a été mal pendu / il a guéri du coup d’épée reçu au Paraguay.
144. Qui paye la rançon de Pangloss et du baron ? CANDIDE
145. « Leibniz ne pouvant pas avoir tort, et l’harmonie préétablie étant d’ailleurs la plus belle chose du monde, aussi bien que le plein et la matière subtile » De qui sont ces propos qui closent le chap. 28 ? PANGLOSS . Est-ce la seule référence du conte à Leibniz ? Oui / Non Quelle philosophie expriment-ils ? le pessimisme / l’optimisme / le socinianisme / l’athéisme
146. Qui rachète Cunégonde et la Vieille au seigneur de Transylvanie : le baron / Paquette / Candide
147. Le chap. 29 scelle les retrouvailles Candide / Cunégonde sur les bords de la Propontide. Ces retrouvailles turques font écho à d’autres retrouvailles narrées au chap. 7. Quelle ville eurent-elles pour cadre ? LISBONNE
148. Le baron est bien le seul personnage « westphalien » à ne pas évoluer, prisonnier de ses préjugés nobiliaires. Il est donc décidé : de le tuer d’un coup d’épée / de le remettre aux galères puis de le renvoyer à Rome au père général des jésuites / de le remettre aux galères puis de le renvoyer en Westphalie / de le fesser et le remettre aux galères.
149. Qui fait cette proposition ? Cacambo / Candide / Frère Giroflée.
150. Candide se fait dérober ses dernières richesses eldoradiennes par qui : des jésuites / des juifs / le seigneur de Transylvanie / un marchand hollandais.
151. Dans quel espace, Candide installe-t-il la petite société ? une ferme / une métairie / un château / un hôtel.
152. A son évolution physique Cunégonde ajoute de nouveaux traits de caractère : patience et équanimité (égalité d’humeur) / acariâtre et insupportable / mauvaise humeur et intempérance.
153. Selon Pococuranté / le théatin / Martin / Pangloss :« l’homme (est) né pour vivre dans les convulsions de l’inquiétude, ou dans la léthargie de l’ennui »
154. PANGLOSS « avouait qu’il avait toujours horriblement souffert ; mais ayant soutenu que fois que tout allait à merveille, il le soutenait toujours, et n’en croyait rien ».
155. D’une certaine façon, Martin remplace Pangloss et prend la relève de l’optimisme incurable. Candide adhère-t-il au système de pensée de Martin : oui et il ne croit plus en rien et n’a guère d’espérance en quoi que ce soit / non et il redonne quand même de la valeur à l’espérance.
156. Suite à l’arrivée de Paquette et de frère Giroflée, quel personnage s’écrie : « eh ! qu’est-ce que ce monde ! » …………………..Pangloss 182
157. Candide, Pangloss et Martin vont « consulter » l’avis de deux personnages. Qui sont ces personnages ? Un derviche et un bon vieillard turc
158. « Le travail éloigne de nous trois grands maux : l’………ennui…………, le …………vice………et le ………besoin……………….. ». Qui est l’auteur de cette formule ? le bon vieillard turc
159. Relier par une flèche indiquant pour chaque personnage comment il se mit à exercer ses talents :
Paquette excellente pâtissière
Frère Giroflée broda
Cunégonde eut soin du linge
La Vieille fut un très bon menuisier
Martin
Pangloss

160. Auprès de quel autre personnage du conte présent dans le chapitre conclusif le « menuisier » peut-il prendre des leçons pour se perfectionner ?
Candide / Cacambo / Martin


161. « Travaillons sans raisonner dit …MARTIN ; c’est le seul moyen de rendre la vie supportable ». Toute la petite société entra dans ce louable dessein.
162. Qui prononce les derniers mots du conte ? CANDIDE
163. Quels sont ces derniers mots : Cela est bien dit (…) mais il faut cultiver notre jardin / l’homme n’est pas né pour le repos / je sais aussi (…) qu’il faut cultiver notre jardin.

Candide (Voltaire) : LA diverses + contrôles de lecture
par papillonbleu le Mar 5 Juil 2011 - 2:07
LA chapitre IV

Introduction
Situation du chapitre VI : Le malheureux quoiqu’optimiste Candide a connu bien des déboires : séparé de sa bien-aimée au chapitre I et enrégimenté de force au chapitre II, il est confronté au chapitre III aux ravages de la guerre. Au chapitre précédent, Candide et son maître Pangloss, rescapés d’un naufrage, abordent à Lisbonne, détruite par un tremblement de terre [cette catastrophe, qui a eu lieu en 1755, a ému Voltaire. Il a ainsi composé un Poème sur le désastre de Lisbonne]. Mais un autre danger les menace : un familier de l’Inquisition portugaise [juridiction ecclésiastique fondée en 1531 et chargée de juger de l’orthodoxie des cas qui lui étaient soumis] juge hérétiques les théories optimistes de Pangloss. Au chapitre VI, le philosophe et son disciple sont condamnés à participer à un autodafé, prétendument destiné à « empêcher la terre de trembler ».
Problématique : par quels procédés Voltaire s’attaque-t-il à l’obscurantisme ?

I. Le procès de l’obscurantisme
a) Le règne de l’ignorance et de la superstition
Le séisme, phénomène naturel dont les causes sont purement physiques, est, selon les théologiens de l’Université de Coïmbre, un châtiment divin. Mais l’extermination d’hérétiques, offerts à Dieu comme des victimes expiatoires, ne se révèle pas « un secret infaillible pour empêcher la terre de trembler » (l. 5-7) : à peine l’autodafé terminé, la terre tremble de nouveau « avec un fracas épouvantable » (l. 27 ; allusion à la seconde secousse du 21 décembre 1755). La nature oppose un vigoureux démenti aux absurdes raisonnements des théologiens.
b) L’autodafé : des relents de barbarie
De prétendus coupables sont exécutés à la suite d’une parodie de procès dont les détails sont passés sous silence. On note le caractère cruel, inhumain, presque païen, de l’autodafé : les hérétiques sont brûlés « à petit feu » (l.6) devant un public avide de sacrifices humains. Les Juifs sont brûlés et Pangloss pendu, « quoique ce ne soit pas la coutume » (l. 26). Candide connaît un sort plus clément, mais n’en reste pas moins traumatisé, comme le souligne l’accumulation : « épouvanté, interdit, éperdu, tout sanglant, tout palpitant » (l. 51). L’autodafé est un acte barbare autant qu’absurde ; Candide raisonne en vain des effets et des causes : « ô mon cher Pangloss ! […] faut-il vous avoir vu pendre sans que je sache pourquoi ? » (l. 32-4)
c) Un plaidoyer pour la tolérance
Cinq boucs émissaires – la prévention d’un nouveau séisme n’est qu’un prétexte – sont immolés sur l’autel de l’intolérance religieuse. Le châtiment (peine capitale) apparaît disproportionné en comparaison des chefs d’accusation : Candide et Pangloss sont arrêtés « pour avoir parlé » et « pour avoir écouté » (l. 12), un Biscayen est accusé d’inceste parce qu’il a épousé la marraine de l’enfant dont il était le parrain et deux Juifs sont immolés pour avoir respecté les interdits alimentaires de leur religion. L’Inquisition, pouvoir coercitif, est l’ennemi de toute liberté, qu’elle soit morale, religieuse ou intellectuelle.

II. Une condamnation indirecte
a) Le jeu sur l’implicite
C’est au lecteur qu’il revient de tirer la morale ; aucun jugement n’est porté par Voltaire. On ignore les pensées des personnages lors de leur arrestation, aucun détail n’est donné sur le déroulement du procès (ellipse narrative, l. 15-16), l’inquisition n’est même pas nommée. Candide et Pangloss ont-ils été torturés ? On peut s’étonner que le héros se soit rétracté. Voltaire décrit la scène de l’autodafé d’un point de vue externe, sans chercher à émouvoir le lecteur. La connivence avec ce dernier est pourtant perceptible : à lui d’élucider la valeur symbolique des san-benito (Candide, couard, s’est rétracté ; Pangloss, incorrigible, s’est obstiné) ou de comprendre à quoi renvoient les périphrases (les Juifs sont désignés par l’expression : « les deux hommes qui n’avaient point voulu manger de lard », l. 24-5).
b) L’art du décalage
L’autodafé est décrit comme un grand spectacle (« bel autodafé », l. 4 ; « en grande cérémonie », l. 6). La théâtralité est exacerbée : costumes (mitres, san-benito), chorégraphie (« marchèrent en procession », l. 21), musique (« belle musique en faux bourdon », l. 22-3 ; « en cadence, pendait qu’on chantait », l. 23), sermon « très pathétique » du prêtre (l. 22). Voltaire instaure un décalage drôle et choquant entre cette cérémonie à l’esthétique soignée, l’horreur des mises à mort (« brûlés », « pendu », l. 25) et le supplice fantaisiste et burlesque (la fessée) réservé au héros (comique de répétition ; rappelons que ses fesses ont déjà été bien malmenées par le Baron et les Bulgares).
c) L’usage de l’ironie
On note l’emploi d’une séries d’antiphrases : « bel (autodafé) » (sommaire et l. 4) ; « les sages (du pays) » (l. 2) ; « (moyen) efficace » (l. 3) ; « (secret) infaillible » (l. 7). La périphrase euphémi(sti)que qui désigne la prison en insistant sur l’agréable « fraîcheur » du lieu embellit – sans la dissimuler – la réalité d’un cachot sans lumière. Comment ne pas sourire à la tirade exagérément lyrique de Candide qui clôt le chapitre ? (anaphore de ô emphatique, questions oratoires, hyperboles, accumulations). Voltaire égratigne une fois de plus les théories providentialistes de Pangloss : comment justifier l’horreur de l’autodafé ? « Si c’est ici le meilleur des mondes possibles, que sont donc les autres ? » (l. 30-31) se lamente Candide avec une fausse naïveté.



AIDE AU COMMENTAIRE COMPOSE
Texte à commenter : Voltaire, Candide, chapitre VI (pp. 50-51).

Utilisez les questions suivantes pour orienter votre réflexion :

1. Qui décide d’organiser un autodafé ? Pour quelle raison ? Cette raison vous apparaît-elle pertinente ? Relevez les marques d’ironie.

2. Pour quelle raison Candide et Pangloss sont-ils en réalité arrêtés (reportez-vous au chapitre précédent) ? Cette raison vous apparaît-elle valable ? Est-ce pour la même raison que le Biscayen et les Portugais sont arrêtés ?

3. Que désigne l’expression « des appartements d’une extrême fraîcheur, dans lesquels on n’était jamais incommodé du soleil » (l. 14-15) ? Quelle(s) figure(s) de style est (sont) ici utilisée(s) par Voltaire ? Quel effet produit-elle sur le lecteur ?

4. Qu’est-ce que l’Inquisition ? Est-elle nommée dans ce chapitre ? Pourquoi selon vous ?

5. Quelle est la signification des peintures qui ornent les mitres et les san-benito de Candide et Pangloss ? Qu’est-ce que Voltaire laisse sous-entendre ?

6. Comment l’autodafé est-il mis en scène ? N’observez-vous pas un décalage entre la cérémonie et le destin qui attend les condamnés ?

7. Quelle est la réaction de Candide à la mort de Pangloss ? Quel registre est utilisé dans sa tirade (relevez les marques caractéristiques) ? Quel effet produit-il sur le lecteur ?

8. Que condamne Voltaire dans ce texte ?

COMMENT ON FIT UN BEL AUTO-DA-FE ET COMMENT CANDIDE FUT FESSE.

---------------------------------------------------------------------
Présentation du texte et de l'auteur:

- Voltaire, 1694-1778 = XVIII ème siècle: Les Lumières.
Autres oeuvres célèbres et connues de l'auteur: Oedipe, L'ingénu et Les Lettres philosophiques.

- Dans Candide, l'auteur met en évidence l'ignorance d'un jeune homme confrontré à de nombreux problèmes.

- Au chapitre 5, Voltaire s'inspire du tremblement de terre de Lisbonne qui s'était produit en 1755, et plus précisément le 1er Novembre (date de la toussaint): l'auteur a donc choisi ce jour pour faire revivre à Candide ce tragique évènement (qui avait par la suite crée un tsunami qui avait fait environ 25 000 victimes). Voltaire accentue le côté arbitraire de la mort.

(Il faut savoir que ce tremblement de terre eut une forte influence sur de nombreux penseurs européens de l’époque -des Lumières).

- Dans le chapitre 6, l'histoire se passe au Portugal, dans la capitale, Lisbonne, après le tremblement de terre. A ce moment, on retrouve le personnage principal, Candide, qui se trouve dans une situation délicate, puisque l'Inquisition a proclamé l'auto-da-fé contre lui et son ami Pangloss -> éxécution.

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Définition de quelques mots présents dans ce chapitre pour vous aider à mieux saisir le sens du texte:

- Auto-da-fé: Proclamation solenelle d'un jugement prononcé par l'Inquisition (éxécution du coupable par le feu).
- San-Benito: Casaque jaune dont on revêtait les condamnés au bûcher, sous l'Inquisition.
- Mitre: Haute coiffure triangulaire de cérémonie portée par les prélats et notamment par les évêques.
- Faux-bourdon: Chant accompagné d'un orgue avec une voie.
- Anabaptiste: Signifie "baptiser à nouveau": adhérer à l'un des mouvements religieux issue de la Réforme qui n'admettent pas le baptême des enfants et procèdent à un second baptême de leurs adeptes à l'âge de raison.
- Béni: Glorifier Dieu pour le remercier par des actions de grâce.
- Prêché: Faire un sermon (ici, il se fait la morale).
- Absous = condamné
- Interdit = très étonné.

---------------------------------------------------------------------
Introduction: C'est un conte philosophique, mais aussi un apologue. Le texte est satirique est pathétique, puisqu'il dénonce les principes de l'Inquisition et met en évidence le désespoire du héros après la perte de ses amis.

Plan proposé: (désolé du peu de clareté !)
I) Etude du conte
1) les caractéristiques du conte et de l'apologue
2) les figures de styles employées
OU
1) un évènement qui s'ancre dans la réalité (situation initiale)
2) le châtiment inquisitorial (péripéties)
3) le désespoire

II) La philosophie de l'auteur:
1) ???
2) ???

I) Le conte
1) les caractéristiques du conte et de l'apologue
- Temps dominant: l’imparfait = temps du récit.
- Plusieurs champs lexicaux sont présents dans ce texte (trois principaux):
La désolation avec "tremblement de terre", "détruit", "une ruine totale", "empêcher la terre de trembler", "la terre tremble de nouveau" et "un fracas épouvantable"= la menace du tremblement de terre.
La violence: "quelques personnes brûlées à petit feu, fessées, brûlées, pendues"= l'éxécution.
L'Auto-da-fé avec "la mitre", "le san-benito", "flammes renversées", "diables", "flammes droites", "procession", "sermon" et "coutume" = l'Inquisition.

2) les figures de style employées
- Ligne 3 = Oxymore: "un bel auto-da-fé" = l'auteur met l'accent sur l'importance du mot "auto-da-fé".
- Ligne 15 = "Candide fut fessé en cadence, pendant qu'on chantait" = situation burlesque, ambiance festive.
- Ligne 19 = 2 gradations descendantes
- Ligne 20 = 1 question rhétorique
- Ligne 21,22 et 23 = 3 apostrophes

Critique de l’inquisition, dénonce les méthodes de détention « appartement d’une extrême fraîcheur » ligne 14

II) La philosophie - Critique de Leibniz = essai de Leibniz « Théodicée »
Ouvrage dans lequel il explique que le monde que Dieu a crée est le meilleur des mondes possibles

Conclusion: Cet extrait de Candide nous ramène aux principaux combats des philosophes des Lumières qui, en hommes de raison et de progrès luttent contre l'obscurantisme sous toutes ses formes.

---------------------------------------------------------------------
Autre plan possible:

I) L'art du conteur
1) la situation initiale
2) la situation finale

II) L'ironie au service de la dénonciation
1) dans le premier paragraphe

III) La dénonciation
1) le fanatisme et l'intolérance
2) la superstition
3) l'optimisme

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Devoir contrôlé
«Après le tremblement de terre qui avait détruit les trois quarts de Lisbonne ,les sages du pays n'avaient pas trouvé de moyen plus efficace pour prévenir une ruine totale que de donner aux peuples un bel autodafé;il était décidé par l'université de Coimbre que le spectacle de quelques personnes brûlées à petit feu ,en grande cérémonie est un secret infaillible pour empêcher la terre de trembler.
On avait en conséquence saisi un Biscayen convaincu d'avoir épousé sa commère ,et deux Portugais qui en mangeant un poulet en avaient arraché le lardn vint lier après le dîner le docteur Pangloss et son disciple Candide ,l'un pour avoir parlé et l'autre pour l'avoir écouté avec un air d'approbation;tous deux furent menés séparément dans des appartements d'une extrême fraîcheur dans lesquels on n'était jamais incommodé du soleil huit jours après ils furent tous deux revêtus d'un san benito(…)Candide fut fessé en cadence ,pendant qu'on chantaient;le Biscayen et les deux hommes qui n'avaient point voulu manger du lard furent brûlés et Pangloss fut pendu ,quoique ce ne soit pas la coutume la terre trembla de nouveau avec un fracas épouvantable.
Candide interdit se disait à lui-même:«si c'est le meilleur des mondes possibles que sont donc les autres?...»
Langue et compréhension
Faites la situation du passage par rapport à ce qui a précédé!
Donnez moi l'idée générale du passage!
Comment le narrateur représente l'autodafé?justifiez votre réponse!
Ce chapitre constitue un conte indépendant relevez à partir du texte toutes les circonstances de l'événement
L'ironie est l'arme préférée de Voltaire relevez à partir du texte tous les procédés de l'ironie!
Quelle sont les tonalités qui règnent dans le texte?justifiez votre réponse!
Quelle est la différence entre le récit et l'histoire?
Relevez du texte les techniques narratives utilisées!
Quelle est la cible de la critique de voltaire dans le passage?

Expliquer et analyser cette citation de Voltaire. Bon courage.
Examen régional-français - candidats libres - juin 2011 - Meknès
Elle le prend sous le bras, et marche avec lui dans la campagne environ un quart de mille : ils arrivent à une maison isolée, entourée de jardins et de canaux. La vieille frappe à une petite porte. On ouvre ; elle mène Candide, par un escalier dérobé, dans un cabinet doré, le laisse sur un canapé de brocart, referme la porte, et s'en va. Candide croyait rêver, et regardait toute sa vie comme un songe funeste, et le moment présent comme un songe agréable.
La vieille reparut bientôt ; elle soutenait avec peine une femme tremblante, d'une taille majestueuse, brillante de pierreries, et couverte d'un voile. "Otez ce voile", dit la vieille à Candide. Le jeune homme approche; il lève le voile d'une main timide. Quel moment ! quelle surprise ! il croit voir mademoiselle Cunégonde ; il la voyait en effet, c'était elle-même. La force lui manque, il ne peut proférer une parole, il tombe à ses pieds. Cunégonde tombe sur le canapé. La vieille les accable d'eaux spiritueuses, ils reprennent leurs sens, ils se parlent ; ce sont d'abord des mots entrecoupés, des demandes et des réponses qui se croisent, des soupirs, des larmes, des cris. La vieille leur recommande de faire moins de bruit, et les laisse en liberté. "Quoi ! c'est vous, lui dit Candide ; vous vivez ! je vous retrouve en Portugal ! On ne vous a donc pas violée ? On ne vous a point fendu le ventre, comme le philosophe Pangloss me l'avait assuré ? - Si fait, dit la belle Cunégonde ; mais on ne meurt pas toujours de ces deux accidents. - Mais votre père et votre mère ont-ils été tués ? - Il n'est que trop vrai, dit Cunégonde en pleurant. - Et votre frère ? - Mon frère a été tué aussi. - Et pourquoi êtes-vous en Portugal ? et comment avez-vous su que j'y étais et par quelle étrange aventure m'avez-vous fait conduire dans cette maison ? - Je vous dirai tout cela, répliqua la dame ; mais il faut auparavant que vous m'appreniez tout ce qui vous est arrivé depuis le baiser innocent que vous me donnâtes, et les coups de pied que vous reçûtes."
Candide lui obéit avec un profond respect; et quoiqu'il fût interdit, quoique sa voix fût faible et tremblante, quoique l'échine lui fit encore un peu mal, il lui raconta de la manière la plus naïve tout ce qu'il avait éprouvé depuis le moment de leur séparation. Cunégonde levait les yeux au ciel : elle donna des larmes à la mort du bon anabaptiste et de Pangloss ; après quoi elle parla en ces termes à Candide, qui ne perdait pas une parole, et qui la dévorait des yeux.
QUEST10NSI - ETUDE DE TEXTE (10 pts ) Relisez le texte et répondez aux questions suivantes:
1) François Marie Arouet, dit Voltaire est un grand écrivain français. Quand et où est-il né ? (0,25x2)



Quand et où est-il mort ? (0,25x2) Pour répondre, vous pouvez choisir parmi les informations suivantes:
1594, 1694, 1778,1799, à Poitiers, à Vienne, à Paris. 1 pt
2) D'après votre lecture de l'œuvre, a)qui est Candide ? b) qui est Cunégonde ? c)qui est la vieille ? 1,5pt
3)«Candide croyait rêver, et regardait toute sa vie comme un songe funeste, et le moment présent comme un songe agréable. »
a)Quelle figure de style est employée dans cette phrase ? b) Quelle idée cette figure de style met-elle en valeur ?
c) D'après votre lecture de l'œuvre, de quel songe funeste et de quel songe agréable s'agit-il ? 1pt
4) La vieille reparut bientôt ; elle soutenait avec peine une femme tremblante, d'une taille majestueuse, brillante de pierreries, et couverte d'un voile.
Pourquoi la femme tremble-t-elle ? 1 pt
5) Dégagez deux traits physiques de Cunégonde cités dans le texte. 1 pt
6) Donnez: a) deux sentiments éprouvés par Candide;
b) deux sentiments éprouvés par Cunégonde. 1 pt
7) Pourquoi Candide et Cunégonde se sont-ils séparés ? 1 pt
8) Précisez, a) deux faits que Cunégonde confirme á Candide; b) deux informations que Candide donne á Cunégonde. 1 pt
9) a) D'après votre lecture du conte, Candide et Cunégonde se sont-ils retrouvés pour toujours ?
b) Justifiez votre réponse. 1 pt
10) Que pensez-vous du comportement de la vieille dans cet extrait ? 0,5pt
II-PRODUCTIONECRITE (10 pts)
Dans l'œuvre, les relations de Candide et Cunégonde se sont consolidées, malgré les épreuves vécues et les séparations répétées. Rédigez un texte dans lequel vous exprimerez votre avis sur les relations humaines durables.
NB: Lors de la correction de la production écrite, il sera tenu compte des éléments suivants : Présentation de la copie: 2 pts • Respect de la consigne: 3 points. Cohérence textuelle: 2 pts • Correction de la langue: 3 pts
ELEMENTS DE REPONSE (A TITREINDICATIF) ET BAREME
I - ETUDE DE TEXTE (10 pts )
1) François Marie Arouet, dit Voltaire est un grand écrivain français.
II est né en 1694 à Pans (0,25x2) II est mort en 1778 à Paris (0,25x2). 1 pt
2) a) Candide: exemple : héros de l'histoire, il est le fils de la sœur du baron, Thunder-ten-Tronckh ; il est élevé dans le château de son oncle d'où il est chassé parce qu'il a embrassé Cunégonde, la fille du baron; il est l'élève de Pangloss, philosophe raté qui affiche un optimisme exagéré et ne cesse de répéter que les effets ont des causes. Accepter naïf redevenu sage.
b) Cunégonde: exemple: fille du baron, elle aime Candide.
c) la vieille -.exemple : fille de pape Urbain x et de la princesse de Palestine.
Elle est devenue protectrice de Cunégonde. 1,5pt
3) a) La figure de style: une antithèse. Funeste vs agréable.
b) Cette figure de style met en valeur l'opposition entre je bien et le mal.
c) Le songe funeste de Candide :les malheureux événements qu’il a vécus ou observés comme la guerre, l’autodafé…
d) Le songe agréable de Candide : le» retrouvailles avec Cunégonde. 1pt
4) La femme, Cunégonde. tremble d'émotion, d'amour; elle allait revoir Candide. 1 pt
5) Deux traits physiques de Cunégonde: taille majestueuse », « belle » Cunégonde. 1pt
6) a) Deux sentiments de Candide : exemples: amour, joie, tristesse.
b) Deux sentiments de Cunégonde : exemples: amour, joie, tristesse. 1 pt
7) Candide et Cunégonde se sont séparés á cause du « baiser innocent que vous me donnâtes et les coups de pied que vous reçûtes. » 1 pt
8) a) Deux faits que Cunégonde confirme á Candide: elle a été violée, elle a été éventrée.
b) Deux informations que Candide donne á Cunégonde: la mort de l'anabaptiste, la mort de Pangloss. 1 pt
9) a) Non. b) Justification : il y aura d'autres séparations exemple : ils se séparent
de nouveau á Buenos-Aires. 1 pt
10) Accepter toute réponse cohérente. Exemple : dans cet extrait la vieille a fait une bonne action, elle a facilité les retrouvailles de Cunégonde et Candide; elle continué ainsi á bien jouer son rôle de protectrice de Cunégonde. 0,5pt
II - PRODUCTION ECRJTE (10 pts)
Présentation 2 pts Respect de la consigne 3 pts Cohérence textuelle 2 pts Correction de la langue
3 pts NB: Ce corrige est donné á titre indicatif.

Le tremblement de terre à Lisbonne en 1755 fut à l’origine de la création de Candide. Il fit entre 50 000 et 100 000 victimes. On brûle des gens pour qu’il n’y ai plus de tremblement, c’est complètement absurde.
Coïmbre=siège de l’ Inquisition.
Biscayen=basque espagnol
Commère=marraine
San benito= coiffe attribuée par l’Inquisition aux coupables.
Optimisme=théodicée de Leibniz
Rousseau partisan de cette théologie à l’inverse de Voltaire qui la réfute en montrant qu’il existe le Mal sur Terre.
L'article "Genève" de L'Encyclopédie, que Voltaire inspire à d'Alembert suscite la tempête chez les pasteurs : les antiphilosophes veulent l'expulser de la propriété des délices, qu'il avait acquis en 1755. En 1758, il achète la propriété de Ferney, située à cheval sur la frontière franco-suisse, pour se mettre à l'abri. C'est cette année-là qu'il rédige Candide, conte philosophique qui contredit la théorie de l'optimisme selon laquelle tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles, mais sans la détruire tout à fait puisque la plupart des personnages finissent par cultiver sagement leur jardin en renonçant à la métaphysique. Candide sera publié en 1759, sous couvert de l'anonymat, puis du pseudonyme en 1761. Dans cet extrait, Candide et son inséparable précepteur, philosophe et incorrigible optimiste, traverse la capitale portugaise aux lendemains du tremblement de terre de Lisbonne, survenu en 1755. On retrouvera à travers cet épisode, Voltaire, farouche ennemi du fanatisme.


I- L'art du conteur : un texte narratif traditionnel
Repères : voir les différents temps utilisés : Imparfait / passé-simple
- Situation initiale (1er paragraphe) = imparfait => présentation
- Péripéties (2ème paragraphe) = passé-simple + articulation "en conséquence" => on rentre dans l'action
- Situation finale (3ème et 4ème paragraphes) = Imparfait => l'action s'immobilise
1. Situation initiale
- Quand ? Après le tremblement de terre
- Où ? Lisbonne
- Qui ? "Les sages du pays", "l'université de Coïmbre" : les héros ne sont pas encore rentrés en scène : effet de surprise
- Quoi ? Un autodafé
2. Péripéties (2ème paragraphe)
- Il y a une certaine variété dans les rythmes et la manière de raconter. Pauses descriptives : imparfait : l.11-12 : / prison + l.14-16 : / costumes
Par moments le rythme s'accélère. Exemple : l.12 : "huit jours après" : éclipse par rapport au procès"
- Contenu : Les supposés fautes des différents condamnés + Cérémonie
- Chute en 1 seule phrase. l.20-21 : Met en valeur l'inefficacité de l'action
3. Situation finale
Pause par rapport à l'action : imparfait
Contenu : propos au style direct, de Candide faisant une rétrospective et un bilan de ce qu'il a subit.


II- L'ironie est omniprésente
1. 1er paragraphe
Les 2 premières phrases sont redondantes (elles veulent dire la même chose) pléonasme : phénomène d'insistance qui met en éveil sur le contenu de ces 2 phrases.
· Antiphrase : l.3 : "un bel autodafé" => ironie
· Périphrase par rapport à l'autodafé : l.4-5 : "Le spectacle de quelques personnes brûlées à petit feu", "spectacle" = voyeurisme et "petit feu" : antithèse = horreur
· "cérémonie" et "spectacle" sont mis sur le même plan : mélange le côté solennel et l'amusement pur. (Objectif : satisfaire le peuple et seulement cela)
. But de l’autodafé est absurde.
2. 2ème paragraphe
-Le "en conséquence" analyse un lien de cause à effet qui n'a aucune raison d'exister. Ce n'est pas parce qu'on a décidé d'un autodafé qu'on doit trouver des coupables : normalement c'est l'inverse.
-Absurdité des condamnations qui reposent toutes sur des apparences (parfois douteuses)
-L'évocation de la prison à travers une périphrase élogieuse relève elle aussi de l'ironie, soulignée en bleu
-Le connecteur temporel, "huit jours après" l.12, met en valeur une ellipse ; la narration passe sous silence pendant huit jours durant lesquels il n'y a pas de procès.
La description des costumes :
¨ on s'attarde sur des détails là où le lecteur attend plus une description de la psychologie des personnages
¨ Candide ne sait pas que le public connaît la signification symbolique des dessins
La description insiste de manière tout à fait décalée sur le déroulement harmonieux de la cérémonie : ton superlatif hors de propos souligné en vert.
l.20 : "quoique ce ne soit pas la coutume" : commentaire ironique sur l'aspect innovant de cette nouvelle torture.
"Le même jour" : montre l'inefficacité de l'autodafé.

TRANSITION
Dans ce passage, non seulement le narrateur raconte, mais en plus il prend une distance ironique qui nous oblige à voir ce passage comme un texte de dénonciation.


III- Un texte de dénonciation
1. Le fanatisme et l'intolérance
-> Arbitraire des arrestations qui sont basées sur des motifs qui sont uniquement des différences de culture et de religion.
-> Le dernier paragraphe nous ramène à l'horreur du châtiment qui a été un peu "gommé" dans le 2ème paragraphe : accumulation l.22 : conséquences de l'horreur.
-> Les derniers adjectifs : totalement ironiques quand ils présentent l'autodafé comme 1 acte religieux
2. La superstition
En quoi un autodafé peut empêcher la terre de trembler ? = pure superstition

3. L'optimisme (de Candide)
-> Dernier paragraphe : le narrateur regarde de manière amusée les interrogations de Candide rapportées au style direct.
-> Caractère emphatique des phrases soulignées par l'apostrophe en "Ô"
-> Répétition de la même structure dans les 3 phrases l.24-28 : ridicule et naïveté de Candide



CONCLUSION
On peut dire que l'intérêt de cet extrait de Candide réside sur 2 points :
- Voltaire = maître dans l'art de la mise en scène.
- Originalité : souligne que le mal métaphysique engendre des maux humains uniquement voulus par les hommes.


Brahim AGHZAF
Cycle Secondaire Qualifiant
SEQUENCES DIDACTIQUES
2009/2010
CANDIDE DE VOLTAIRE



Sommaire
Compétences visées : .................................................. .................................................. .................. 3
Séquences didactiques : .................................................. .................................................. ..................... 4
Séquence II (séquence détaillée): .................................................. .................................................. .....................15
Lecture méthodique : .................................................. .................................................. ............16
Langue : les procédés de l'ironie : .................................................. .................................................. ........ 19
Activités orales : débat et discussion .................................................. .................................................. ........... 21
Production écrite : écrire un conte .................................................. .................................................. .. 23
Séquence VI (séquence détaillée): .................................................. ...................................26
Lecture d'une image : .................................................. .................................................. .....................27
Activités orales : lecture diction d'un poème .................................................. .................................................. .......29
Langue : le registre pathétique .................................................. .................................................. ......31
Production écrite : Résumé .................................................. .................................................. ...............33
Évaluation formative I .................................................. .................................................. .........36
Séquence de la poésie (séquence détaillée): .................................................. .................................................. ..................37
Lecture méthodique : L'invitation au voyage de Charles Baudelaire .................................................. .................................................. ............38
Activités orales : le prix de la liberté .................................................. .................................................. ............40
Langue : la versification .................................................. .................................................. ..................42
Production écrite : Produire un poème .................................................. .................................................. .....................46
Évaluation de la poésie : .................................................. .................................................. ..................48
Référenciel des valeurs : .................................................. .................................................. .....................49
Annexe : .................................................. .................................................. .................... 54


MODULE 1 : 2ème ANNEE DU BACCALAUREAT
LE CONTE PHOLOSOPHIQUE
CANDIDE (1759)
DE VOLTAIRE (1694-1778)
COMPETENCES VISEES :
• Lire et étudier un conte philosophique : les spécificités du conte voltairien.
• Reconnaitre les procédés de l'ironie au service de la satire.
• Acquisition des techniques de la narration.
• Étudier la structure narrative de l'œuvre.
• Étudier la thématique de l'écriture voltairienne.
• Étudier la spécificité argumentative de Voltaire
• Produire un conte à partir d'un schéma narratif.
• Lire un poème libre : poésie engagée
• Lire un poème en prose.


SEQUENCES DIDACTIQUES DU MODULE : CANDIDE
SEQUENCES MATIERES ACTIVTES PEDAGOGIQUES(CONTENUS) TACHES A REALISER CAPACITES SUPPORTS
Rencontre avec les élèves et évaluation diagnostique
I Travaux encadrés
(l'entrée dans l'œuvre) • Exposés sur le siècle des lumières et le conte philosophique.
• Biographie de Voltaire
• Résumé de l'œuvre
• Documentation
• communication orale
• Prise de parole
• Discussion et récapitulation.
• Repérer les caractéristiques du conte, et en particulier le conte philosophique.
• Développer la capacité d'écoute, de parole et de la prise de note.
• Les recherches des élèves.
• Les documents de l'histoire littéraire.
• L'œuvre : Candide
Langue
• Le schéma narratif et le schéma actanciel de Candide
• Réemploi des acquis : résumé et exposés
• Établir un schéma narratif et actanciel Le résumé de l'œuvre

Activités orales
• Raconter un conte
• Débat à portée morale, philosophique, religieuse.
• Développer les compétences communicatives
• Les contes des milles et une nuit
Production écrite
• Compte rendu de lecture du chapitre I • Lire le chapitre et établir une fiche de lecture • Écrire un compte rendu à partir d'une fiche de lecture • Chapitre I de Candide
II Lecture • Lecture méthodique • Confirmer ou infirmer les hypothèses de lecture • Identifier, repérer les procéder de l'ironie • L'incipit : « Il y avait en Westphalie, [...] il fallait dire que tout est au mieux. »

Langue • Les procédés de l'ironie • Étudier les figures de style qui sont au service de l'ironie : la périphrase, oxymore, antiphrase, hyperbole,... • Identifier et repérer les différents procédés au service de l'ironie. • Chapitres I et IV
Activités orales • Débat et discussion
• Prendre la parole et débattre.
• Savoir écouter autrui • Argumenter et exprimer son point de vue. Sujet : A Thunder-ten-tronckh, on donne aux nobles des privilèges que ne justifient ni leurs mérites ni leur travail. Ainsi, Candide, parce qu'il n'est qu'un bâtard, se trouve au rang des serviteurs du baron et se verra refuser la main de Cunégonde.
la valeur d'un homme est elle relative à son statut social ? argumentez ?
Production écrite • Écrire un conte à partir d'un schéma actanciel • Produire un conte • Emploi des informations données pour produire un conte Schéma actanciel (voir fiche dans la séquence détaillée)

IV Lecture • Lecture analytique • Analyser et interpréter le recourt de Voltaire à L'Eldorado comme pays de rêve.
• Savoir
les motivations de Voltaire à choisir ce monde merveilleux. • Amener les élèves à dégager les grandes constances de la pensée de Voltaire incluses implicitement dans ce chapitre : Le refus des dogmes, le privilège du progrès scientifique et l'attachement au concret (travail, commerce) au détriment des idées abstraites (celle de Pangloss)
• Faire réfléchir sur l'effet de l'imaginaire qui existe dans ce récit.
• Repérer le merveilleux dans Candide : Eldorado Chapitre XVIII
III Lecture • Lecture linéaire • Étudier le thème de la guerre • Relever, identifier le champ lexical de la guerre.
• Étudier la description qui met en valeur l'atrocité de la guerre.
• Insister sur l'opinion de Voltaire sur la guerre : « ni vainqueur, ni vaincu. », « la guerre ne sert à rien. » Chapitre III
Langue • Le raisonnement dialectique : thèse, antithèse, synthèse. • Exercices d'application et de renforcement • Repérer et identifier les indices de l'argumentation.
• Reconnaitre le lexique du raisonnement. Chapitre VI, page 63 de Candide
Travaux encadrés • Exposé : le thème de la justice dans Candide. • Discussion et échange des points de vue à propos de la justice. • Discourir à partir d'un sujet de réflexion. Exposé :y' a-t-il une justice dans ce monde ?
Production écrite • Un texte argumentatif sur la guerre • Produire un texte argumentatif. • Connaitre le plan d'un texte argumentatif
• Utiliser les procédés argumentatifs
• Développer la capacité du raisonnement. Sujet 1: « la guerre vous paraît-elle efficace pour effacer les haines et les conflits entre les peuples ?
Sujet 2 : «En guerre, laisse entendre voltaire, il n'y a ni vainqueur ni vaincu. Partager-vous cette opinion ?
Langue • Quelques figures de style • L'accumulation
• L'hyperbole
• La métamorphose • Distinguer la différence entre ces trois figures de style. - Il savait bien de quel côté il fallait marcher ; mais des montagnes, des fleuves, des précipices, des brigands, des sauvages, étaient partout de terribles obstacles.
- Elle se perdait sous une voute de rochers épouvantables qui s'élevaient jusqu'au ciel.
- ...traînés rapidement par de gros moutons rouges qui surpassaient en vitesse les plus beaux chevaux d'Andalousie, de Tétouane et de Méquinez.
- Ils voguèrent quelques lieux entre des bords tantôt fleuris, tantôt arides, tantôt unis.
Activités orales • Poésie libre • La diction du poème « L'évadé » de Boris Vian dite par Gérard Clay. • Développer la capacité d'écoute.
• Interpréter le poème. L'évadé ou le temps de vivre de Boris Vian.
Production écrite • Commentaire composé. • Établir le plan du commentaire composé :
Introduction :
- Situer le passage
- Présenter brièvement le texte (autodafé)
- Dégager son enjeu
- Annoncer le plan
Développement :
- Mise en scène de l'autodafé (ses objectifs et ses armes)
- la visée de voltaire (dénoncer le fanatisme religieux, et l'optimisme)
- les procédés utilisés : l'humour, l'ironie, l'hypotypose,...
Bilan : l'omniprésence du mal ≠ Leibniz
• S'initier au commentaire composé.
• Établir un plan. Chapitre VI
V Lecture • Groupement de textes : lecture méthodique • Étudier la métamorphose de Candide grâce au voyage.
• Mettre en valeur la vision et la philosophie de Voltaire envers le monde à travers les extraits sélectionnés.
• Relever l'apport du voyage comme source d'apprentissage et ses bienfaits sur Candide et mettre en exergue le changement de Candide qui se traduit par :
- l'acquisition d'une autonomie (décision de quitter Eldorado par exemple)
- la perte de toutes ses illusions à propos de la richesse « la noblesse et la richesse ne font pas le bonheur ».
- Savoir la valeur du travail : « épouser une Cunégonde belle et jeune, vivre riche et oisif grâce aux diamants d'Eldorado ou travailler et être productif ?
• Inciter les apprenants à savoir les bienfaits du voyage : l'évolution du personnage va avec sa mobilité géographique. Extraits des chapitres :
XVIII p. 91-93: « Ils passèrent un mois dans cet hospice, ... et grand bien vous fasse. »
XXI, et XXX P.152-154 : « Candide en retournant dans sa métairie, .... Mais il faut cultiver notre jardin. »
Langue • Le discours et le récit. • Étudier la différence entre le récit et le discours pour les exploiter dans la construction du sens d'un texte. • Être en mesure de repérer la caractéristique du discours et du récit. Chapitre XVII
Activités orales • chanson • discuter après l'audition de la chanson. • Développer l'écoute chez l'apprenant.
• Commenter les thèmes de la chanson. CD
les paroles de la chanson « Je vais chanter pour ceux... » Lââm
ou « le temps qui reste » de Serge Reggiani
Production écrite • Commentaire composé • Rédaction du commentaire. • Développer l'aptitude de l'écrit et d'analyse. Chapitre VI
Lecture • Lecture d'une image • Savoir analyser une fiche publicitaire. • Développer la capacité d'analyse et d'interprétions chez l'apprenant.
• Relever les indices qui caractérisent une fiche publicitaire et qui aident à l'analyser et à déterminer le sens dénoté et connoté Voir annexe : fiche publicitaire
Langue • Le registre pathétique Étudier le registre pathétique et sa tonalité. • Identifier, repérer le registre pathétique et savoir le but de son emploi. Chapitres : V, VI, XIX
Activités orales • Lecture diction d'un poème. • Lire un poème d'une façon expressive.
• S'entrainer à lire un poème selon son registre dominant, essayer de mettre en exergue les sentiments qu'il dégage et à avoir une bonne articulation.
Supports utilisés : CD (Serge Reggiani) et imprimé du poème (Le dormeur du Val de Charles Baudelaire)
Production écrite • Résumé d'un texte • Schématiser un texte (1ère séance)
• Rédiger le texte via le schéma réalisé (2ème séance). • Acquisition des astuces et des procédés de schématiser (symboles et abréviation) un texte et de le réécrire sous forme d'un résumé. Voir la séquence VI
Évaluation formative : Compréhension et production écrite (passage situé au chapitre XIX)

SEQUENCES de la poésie ;

MATIERES ACTIVTES PEDAGOGIQUES(CONTENUS) CAPACITES SUPPORTS
Travaux encadrés
(l'entrée dans l'œuvre) Exposé : la poésie en prose et la poésie libre Identifier les spécificités de la poésie moderne et la poésie en prose
Documents sur la poésie
Encyclopédie, internet, ...
Lecture : lecture méthodique L'invitation au voyage

ou

L'évadé Étudier la poésie : sa typographie et thématique.

Charles Baudelaire (1821-1867)
Recueil : les fleurs du mal

de Boris Vian dite faite par Gérard Clay.
Langue La versification Connaitre et effectuer la syllabation, les accents rythmiques, les coupes, les rimes, ... L'invitation au voyage
Production écrite Écrire un poème selon le modèle : l'invitation au voyage
Ou
Écrire un poème avec les mots migrateurs Développer la créativité chez l'apprenant Selon le modèle du poème : l'invitation au voyage.
Évaluation formative


Activités de lecture :
Niveau : 2ème année du baccalauréat Projet semestriel : 1 Année scolaire : 2007-2008
Séquence didactique 3 Durée : 1 heure Fiche n° 1

Activité de lecture : lecture méthodique

Extrait : « Il y avait en Westphalie, [...] il fallait dire que tout est au mieux. »
• Compétences visées : Etudier un des procédés argumentatifs (l'ironie) qui est au service de la satire.
• Capacité : Relever la situation initiale et identifier l'un des procédés d'écriture voltairienne : l'ironie.
Indications pédagogiques consignes Tâches
Situation et identification du passage : Après la lecture silencieuse :
- Où se situe se passage ?
- Quelle est l'expression qui ouvre l'incipit ?

- Quel est le genre de cet extrait ?
- Quels sont les temps verbaux dominants ?
- De quel type de texte s'agit-il ?
Relevez : (situation initiale)
- le lieu de l'action
- Le temps
- Les personnages (seuls Candide, Cunégonde et Pangloss ont un prénom, on dévoile leur identité, leur état d'esprit : Candide naïf, Pangloss est sage)
Après la lecture magistrale :
- Quel est le ton dominant dans ce passage ?
Projet de la séance :
Voltaire dans ce passage utilise plusieurs procédés argumentatifs pour caricaturer le château, considéré comme l'Eden aux yeux des gens et entame le débat sur l'optimisme. Il s'agit en fait d'une satire sociale et philosophique. La situation initiale (situation d'équilibre) :
- Au début de l'œuvre : l'incipit (ici commence)
- « Il y avait » qui rappelle le début du conte de fée : il était une fois
- Un conte
- PS, Imparfait, Plus que parfait
- Texte narratif à dominance descriptif.
- Le château de la Westphalie(Allemagne).
- Le contexte temporel est indéfini contrairement au contexte spatial
- Candide, Pangloss, Cunégonde et son frère, le baron, la baronne.
- Le ton ironique jalonne le texte tout entier.
Hypothèse de lecture : Comment se manifeste la satire chez voltaire dans ce passage ?
Axes de lecture :
- Les formes de l'ironie :
1- Critique du lieu :
- Pourquoi choisir l'Allemagne comme décor ?
- - Quelle est la motivation de choisir la Westphalie comme lieu de l'action ?
-

- La satire des personnages :
Comment décrit-on les personnages ?
- La baronne :



- Le baron :
Que reflètent ces citations ?
« Monsieur le baron était un des plus puissants seigneur de la Westphalie car son château avait une porte des fenêtres. »


« Ses palefreniers étaient aussi ses piqueurs, [...] ils l'appelaient tous monseigneur, et ils riaient quand il faisait des contes. »



- Cunégonde : « ... haute en couleur, fraiche, grasse, appétissante.)

- La satire de la société et des préjugés :
Voltaire oppose la prétention de la richesse à la basse réalité :
- - La critique des préjugés :


- La critique de la philosophie optimiste :
- Comment Voltaire présente-t-il Pangloss ?
« les nez ont été fait pour porter des lunettes, ... les cochons étant faits pour être mangés. »
- C'est le pays de Leibniz (principal théoricien de l'optimisme que combat Voltaire.)
- La Westphalie est la province la plus pauvre de la Prusse(Allemagne), or les gens y compris Candide la prennent comme un idéal « le château de mon seigneur était le plus beau des châteaux. »
- Laideur, embonpoint (350 livres = 150 kg) mais qui s'attirait grâce à son obésité une considération incroyable).
- Il s'agit ici d'une manière détournée de dévaloriser le baron puisqu'il s'agit d'une fausse explication basée sur l'évidence : rien ne distingue ce château des autres habitations.

- Les domestiques ont plusieurs emplois dans le château ce qui contredit la puissance du baron qui n'apparaît qu'a travers leurs discours flatteur. En plus, le baron ne sait parler, son discours provoque leur rire car il est sans fondements.

- Parmi les signes de la beauté à cette époque c'est la pâleur et la blancheur contrairement au teint de Cunégonde.
- Le château, la grande salle ≠ simples ornements de tapisseries
- Meute, piqueurs ≠ chiens de basse-cours
- Grand aumônier ≠ palefrenier, vicaire.

- un honnête homme est refusé comme époux car il n'est pas allé jusqu'au bout de son arbre généalogique.

- Il le présente comme adepte caricatural de la philosophie de Leibniz : l'optimisme, absurde et ridicule, d'où la naïveté de Candide qui « écoutait attentivement et croyait innocemment »

Synthèse Inciter les élèves à faire une récapitulation :

Faire lire la synthèse

La satire se manifeste par l'ironie qui met en relief les opinions de Voltaire à propos de :
- La philosophie leibnizienne
- La société et les préjugés de son époque.
Ce mélange traduit par l'amalgame de la fiction et de la réalité nous renseigne sur la spécificité du conte philosophique voltairien.

 Activités de langue :
Niveau : 2ème année du baccalauréat Projet semestriel : 1 Année scolaire : 2007-2008
Séquence didactique 3 Durée : 1 heure Fiche n° 1
ACTIVITE DE LANGUE : les procédés de l'ironie
Support : corpus tiré du chapitre 1 et 4
• Compétences visées : Etudier les procédés de l'ironie.
• Capacités : Identifier et repérer les différents procédés au service de l'ironie.
Indications pédagogiques Consignes Tâches
Mise en situation : Dans la séance de la lecture, on a vu les rôles de l'ironie comme moyen de satire. Cette séance de langue a pour objectif l'étude des figures de style qui sont au servie de l'ironie.
Observation : Lire les énoncés écrits sur le tableau :
P1 « Monsieur le baron était un des plus puissants seigneurs de la Westphalie, car son château avait une porte et des fenêtres.»
P2 «les trompettes, les fifres, les tambours, les canons formaient une harmonie.»
P3 « Rien n'était si beau, si leste, si brillant, si bien ordonné que les deux armées. »
P4 « Pangloss est le plus grand philosophe de la Province et par conséquence de toute la terre.
P5 «Candide se cacha du mieux qu'il put pendant cette boucherie héroïque. »
P6 «Les canons renversaient six mille hommes ... » (renversaient remplace tuaient pour euphémisme) - Lecture du texte
- Compréhension du texte
- Repérage et identification
Conceptualisation
L'ironie est une figure de style qui consiste, par moquerie, à rendre une idée par son contraire, tout en faisant bien comprendre à l'interlocuteur ce que l'on veut dire.
Périphrase : P6 Hyperbole : P4 Oxymore : P5 Antiphrase : P3 Antithèse : P2 Faux rapport logique : P1
La périphrase satirique consiste à remplacer un mot précis par une expression équivalente, ici dévalorisante. C'est une forme d'exagération qui aboutit à déprécier le sens des mots. C'est l'alliance de deux mots contradictoires. Elle consiste à dire le contraire de ce que l'on veut faire comprendre. Elle met en construction syntaxique parallèle des éléments antonymes pour mettre en valeur ce qui les opposent. Un mot de liaison établie une relation de cause à effet entre deux notions qui n'ont a de liens véritables entre elle.
Réemploi libre : Relevez les procédés de l'ironie dans les phrases suivantes :
- « Madame la baronne qui pesait environ 350 livres s'attirait par là une très grande considération. »
- Il m'a fermé la porte au nez, charmant !
- Hier, j'ai visité la ville du détroit.
- Il est léger comme un éléphant.
- J'ai passé une nuit blanche en me réjouissant de tes exploits scandaleux.
- Il t'aime tant qu'il t'a oubliée facilement. En une semaine, il s'est marié avec une autre.
Exercice écrit : Faites le relevé des figures de style et leur fonction dans les phrases suivantes :
- J'aime la saison des parfums et des roses. (printemps)
- « Les nez ont été faits pour porter des lunettes. »
- Un responsable s'adressant à l'équipe qui vient de perdre le match (4\0) : « Quelle belle victoire ! »
- En plus du mensonge, elle a d'autres belles qualités.
- Un parc et des allées fort calmes, où les uns ne font que passer et d'autres se reposent longtemps. (cimetière)
- Elle s'est mariée avec un nègre blanc comme neige. - Faire l'exercice et le corriger sur le tableau.
 Activités orales :
Niveau : 2ème année baccalauréat Projet semestriel : 1 Année scolaire : 2007-2008 Séquence didactique 3 Durée : 1 heure Fiche n° 1
Débat et discussion
 Compétences visées :
• Développer la compétence de discourir et d'argumenter et raisonner.
 Capacités :
• Exprimer son point de vue et argumenter pour appuyer son opinion.
Indications pédagogiques Consignes Tâches
Mise en situation : - Annoncer le projet de la séance :
- Faire lire le sujet et expliquer les mots clés
Sujet : A Thunder-ten-tronckh, on donne aux nobles des privilèges que ne justifient ni leurs mérites ni leur travail. Ainsi, Candide, parce qu'il n'est qu'un bâtard, se trouve au rang des serviteurs du baron et se verra refuser la main de Cunégonde.
la valeur d'un homme est elle relative à son statut social ? argumentez ? Lecture, identification et compréhension
du sujet
Débat et discussion : - Pourquoi Candide ne mérite-t-il pas Cunégonde ?
- Quel est le statut de Candide dans le système féodal ?
- Y a- t- il une injustice dans cette situation ? Pourquoi ?
- Cette discrimination existe-t-elle à notre époque ? justifiez ?
- La valeur de l'homme est-elle liée à sa richesse ?
- Quels sont les facteurs responsables de transcender certaines personnes au détriment des autres ?
Laisser les élèves s'exprimer ouvertement tout en rectifiant erreurs de style et prononciation. Répondre aux questions en s'appuyant sur des arguments et des exemples.

Bilan
Personne ne peut nier que ce système féodal reste absurde et injuste envers certaines personnes déshéritées.
Aujourd'hui, les mentalités ont bien changé et l'on constate avec beaucoup de fierté et de réjouissance cette conception nouvelle qui a brisée tous ses préjugés : un homme vaut bien par
sa qualité, son travail, ses compétences, sa richesse d'esprit que par celle de sa poche.
NB : Le bilan est relatif puisque la finalité de cette séance c'est s'exprimer et débattre oralement.


 Production écrite :
Niveau : 2ème année du baccalauréat Projet semestriel : 1 Année scolaire : 2007-2008
Séquence didactique 3 Durée : 1 heure Fiche n° 1

Production écrite : Écrire un conte

• Compétences visées : développer l'aptitude de l'imagination chez l'apprenant.
• Capacité : écrire un conte et réemployer les pré-acquis.
Indications pédagogiques consignes Tâches
Mise en situation : Écrire le sujet sur le tableau :
« A partir du schéma actanciel suivant, produisez un conte en respectant les caractéristiques de ce genre :
Destinateur : Le roi dont la fille est enlevée par une sorcière promet une récompense.
Destinataire : La princesse enlevée par le dragon.
Sujet : un jeune chasseur pauvre mais courageux.
Objet : Combattre la sorcière et libérer la princesse.
Adjuvant : Une fée bonne et sage qui aide et protège le paysan.
Opposant : La sorcière méchante.
- Lire le sujet- le schéma narratif.
- Faire comprendre le projet de la séance. Remarque :
on se contentera dans cette séance à rédiger le début du conte : situation initiale et le déclenchement de l'intrigue.
Élaboration du plan et de la procédure à suivre : Formules augurales du conte Les temps employés et discours Situation initiale Élément perturbateur : le nœud
Il était une fois
Il y avait Le présent
L'imparfait
Le passé simple
Discours directe ou indirecte - Présenter les personnages, les lieux, le temps.
- Focaliser l'attention sur le bonheur qui règne dans le château.
- Insister sur le courage et la bravoure du chasseur, et sa vertu malgré son indigence, sur la beauté de la princesse et son bon cœur et sur la méchanceté de la sorcière, sur sa cruauté et son arrivisme. - L'enlèvement de la princesse est l'élément perturbateur qui incitera le roi à donner une récompense.
- La pauvreté du chasseur et son amour pour la princesse le pousse à la sauver.

Rédaction collective : Il était une fois, une princesse d'une beauté envoutante, qui vit avec sa famille dans un château onirique. Le roi, son père et la reine, sa mère étaient si heureux de l'avoir après tant d'années. Sa naissance était un événement glorieux pour tout le royaume.
Un jour, quand elle était entrain de cueillir les fleurs sauvages qui l'impressionnent tant, une acariâtre sorcière l'a vue. Elle était jalouse de sa beauté et elle décida de l'enlever et de l'emprisonner dans sa masure située au sommet de la montagne. Elle a entamé un stratagème pour la faire disparaitre du royaume et pour qu'elle reste la plus belle.
Le lendemain, un dragon gigantesque la prit à l'improviste par sa robe de velours, la mit sur son dos et s'envola loin. Sa nourrice, affolée courut prévenir le roi en hurlant : « Au secours ! Au secours ! le dragon a enlevé la princesse. »
Anéantie la reine tomba malade, le roi, malgré sa souffrance, se ressaisit et lança un ordre aux gardes de pourchasser le dragon. Mais les recherches s'avèrent veines, alors, il décida de promettre une récompense à celui qui délivrera la princesse des griffes du monstre....

Affinement et rectification : - Faire lire le texte aux élèves.
- Correction collective.
- Traces écrites






 Activité de lecture :
Niveau : 2ème année du baccalauréat Projet semestriel : 1 Séquence didactique 6
Durée : 1 heure. Fiche n° 1 Année scolaire : 2007-2008
Lire une image
• Compétences visées : Étudier une fiche publicitaire.
• Capacités : Relever les indices qui caractérisent une fiche publicitaire et qui aident à l'analyser et à déterminer le sens dénoté et connoté.
Indications pédagogiques Consignes Tâches
Observation : Faire observer le document :
Donner des consignes :
Quel est le support utilisé ? (toile, papier, bois,...)
Quelle est la technique utilisée ? (dessin, photographie, peinture.)
Le sujet est reconnaissable ou non, lequel ?
Quelle est la fonction de ce support ?
Quels sont les éléments constitutifs de ce dessin ?
Avec l'image, on a quoi ?
Relever les deux textes et dites quel est le rapport entre le texte et l'image.
Qu'appelle-t-on ce document ? Observation et réponse aux questions :

le support utilisé est le papier.


La technique : le dessin

C'est le sujet figuratif car on arrive à distinguer le sujet contrairement au sujet abstrait.
On a utilisé ce support pour faire la publicité de l'eau gazeuse.
Une table à trois pieds qui ressemblent à ceux d'une ballerine, un tutu sous forme d'une jupe courte, une bouteille déjà entamée, un nœud pour les chassons et pour la bouteille, deux verres à moitié plein, un saladier rempli d'un plat léger, les bulles.
L'image est accompagnée de deux textes, l'un est vertical et l'autre est horizontal.
« L'eau des tables légères » est en relation avec la table, « l'eau qui fait durer le plaisir BADOIT » est une définition (pronom relatif).
C'est une fiche publicitaire
Interprétation : Guider les élèves à faire une analyse judicieuse :
Qui s'échappent de la bouteille et des verres ?
Quelle est la connotation et la dénotation qu'elles dégagent ?
Comment est l'ordre des lettres dans le texte vertical ?
A quoi revoie la table ?
Quelle est la finalité cette fiche publicitaire ?
Synthèse :

Des bulles
Dénotation : eau gazeuse
Connotation : légèreté et plaisir (Si on consomme Badoit on est léger et heureux.).
Les lettres décalées et les bulles indiquent la joie et l'envie de danser.
La table renvoie à une danseuse : le consommateur se transforme en buvant cette eau.
Conclusion : cette publicité sert d'arguments à tout consommateur soucieux du plaisir et de sa ligne.
Écrire la synthèse sur les cahiers.
 Activités orales :
Niveau : 2ème année du baccalauréat Projet semestriel : 1 Séquence didactique 6
Durée : 1 heure. Fiche n° 1 Année scolaire : 2007-2008
ACTIVITES ORALES : lecture expressive d'un poème (lecture diction)
Poème : le dormeur du val d'Arthur Rimbaud
Compétences visées : Lire un poème d'une façon expressive.
 Capacités : s'entrainer à lire un poème selon son registre dominant, à essayer de mettre en exergue
les sentiments qu'il dégage et à avoir une bonne articulation.
 Supports utilisés : CD (Serge Reggiani) et texte de poème.
Indications pédagogiques Consignes Tâches
Mise en situation : Le professeur annonce le projet de la séance :
Qu'est ce qu'une lecture diction ?
Dans cette séance on va faire une lecture diction en écoutant le modèle sur CD.
Il faut écouter attentivement en suivant le modèle

-La lecture diction est une lecture à haute voix qui permet d'exprimer l'intonation que dégage le texte littéraire (Poème ici).

Identification et compréhension : Distribution du poème
Lecture silencieuse du poème pour l'encenser.
La lecture magistrale (lecture expressive).
Deuxième lecture tout en soulignant les mots difficiles à articuler.
Questions de compréhension :
Quel est le personnage dont on parle dans ce poème ?
Que fait le soldat ?
Il a deux trous rouges, quelle est leur signification ?
A quel événement renvoie la date 1870 ?
Quel est le registre dominant dans ce texte ?

Lire le poème et l'apprécier

Écouter attentivement le poème et répondre aux questions



Un soldat
Il est allongé sur l'herbe, peut être qu'il est entrain de dormir.

Les deux trous révèlent que le soldat est mort.

La guerre

C'est un registre tragique qui donne un air de tristesse et de mélancolie.
Première lecture diction : Lecture des élèves en suivant l'exemple du professeur qui les motive à bien articuler le poème et corrige au fur et à mesure pour une bonne diction. Articuler et lire bien le poème
Écoutes du CD et les lectures expressives : Laisser les élèves écouter le support « CD»
Insister sur la tonalité tragique qui traverse le texte.
Inciter les élèves à exprimer cette tonalité tragique.
Faire plusieurs écoutes et lecture afin de bien exprimer cette mélancolie et cette tragédie que dégage le poème. Écouter et lire expressivement
 Activités de langue :
Niveau : 2ème année du baccalauréat Projet semestriel : 1 Séquence didactique 6
Durée : 1 heure. Fiche n° 1 Année scolaire : 2007-2008
Activités de langue : le registre pathétique
Extraits des chapitres : V, VI, XIX
 Compétences visées : Étudier le registre pathétique et sa tonalité.
 Capacités : Identifier, repérer le registre pathétique et savoir le but de son emploi.
Indications pédagogiques Consignes Tâches
Observation : Lire l'énoncé écrit sur le tableau :
- la moitié des passagers affaiblis, expirants de ces angoisses inconcevables.
- l'autre moitié jetait des cris et faisaient des prières.
- Candide, épouvanté, interdit, éperdu, tout sanglant, tout palpitant : « Si c'est ici le meilleur des mondes possibles, que sont donc les autres ? Passe encore si je n'étais que fessé, je l'ai été chez le Bulgares ; Ô mon cher Pangloss ! ... vous ait fendu le ventre !
- Il s'en retournait, se soutenant à peine, prêcher, fessé, absous et béni.
- Lecture
- Compréhension
- Repérage et identification
Conceptualisation
- Quel est le sentiment qu'on ressent envers les personnages de ce passage ?
- Qui nous a poussés à ressentir cela ?
Donc, c'est la tonalité du texte qui incite le lecteur à partager les sentiments des personnages (la peine). Puisqu'on a de la compassion et la pitié envers eux, on peut dire que le registre dominant dans ce texte est le registre pathétique.
- Relevez les termes qui indiquent que c'est un registre pathétique.
- Qu'est ce que c'est un registre pathétique ? - Un sentiment de compassion et de pitié.

- La tonalité dégagée des énoncés.




- Les phrases exclamatives qui s'adressent aux sentiments, les adjectifs (épouvanté, sanglant, interdit,...), le champ lexical de la souffrance et les interjections (Ô), les fausses questions (rhétoriques).
Trace écrite Définition :
le registre pathétique s'adresse aux sentiments, aux émotions des lecteurs. Il suscite des émotions en s'adressant à la sensibilité. c'est donc l'emploi des adjectifs qualificatifs, le recours aux champs lexicaux de la tristesse, de la pitié et aussi l'emploi des phrases exclamatives.
Réemploi libre : Relevez les expressions qui suscitent le pathétique :
- Voilà cinq semaines que j'habite avec cette pensée, toujours seul avec elle, toujours glacé de sa présence, toujours courbé sous son poids !
Maintenant, je suis captif. Mon corps et aux fers dans un cahot, mon esprit est en prison dans une idée. Une horrible, une sanglante, une implacable idée !
Elle se mêle comme un refrain horrible à toutes les paroles ... - faire l'exercice et le corriger.
Exercice écrit : Relever les expressions du registre pathétique qui figurent dans le chapitre XIX.
 Production écrite :
Texte à résumer :
Si pour les spécialistes l'avenir reste imprévisible, ils pensent néanmoins qu'il est possible de le sonde, c'est-à-dire d'identifier ces fameuses tendances de fond, analyser leurs éventuelles incompatibilités, spéculer leurs répercussions et enfin, ne pas hésiter à mettre en doute nos visions du futur. La prospective est donc cette étude exploratoire qui renseigne sur ce qui peut advenir.
Ainsi, les futurologues, dont le sérieux ne laisse pas de place à la fantaisie, fondent leurs études prospectives sur un postulat de base : il n'existe pas un mais plusieurs futurs possibles. Au lieu de s'acharner donc à prévoir un illusoire avenir unique et déjà déterminé, ils préfèrent ainsi exposer les enjeux, les bifurcations possibles, et finalement, proposent les moyens d'évoluer vers un futur souhaité.
Pour cela, aucune démarche n'est à négliger. Si l'intuition demeure irremplaçable (malgré son manque de rigueur), la prospective s'appuie aujourd'hui sur des outils mathématiques sophistiqués et sur les derniers progrès de la science de l'organisation : études de cas, interviews de spécialités, sondages, tout est bon pour réunir les données, les analyser, les comparer, les mettre en statistiques et dégager les hypothèses les plus pertinentes et les plus vraisemblables.
Mais cela ne suffit guère à éclairer les commanditaires des études prospectives (gouvernements, entreprises, organisations internationales...) et à guider leur action. La manière de leur présenter les résultats est souvent cruciale : il faut les convaincre que ce qui leur semble improbable est néanmoins possible ; il faut les persuader qu'il leur revient de choisir parmi trois ou quatre futurs potentiels ou scénarios. Le premier présente la vision simple et sans surprise de l'avenir, les autres sondent les possibilités de bifurcations qui ont été inventoriées.
Niveau : 2ème année du baccalauréat Projet semestriel : 1 Séquence didactique 6
Durée : 2 heures. Fiche n° 1 Année scolaire : 2007-2008
Production écrite : le résumé
 Compétences visées :
- Résumer un texte en le schématisant.
- Écrire un texte à partir d'un schéma.
 Capacités : Savoir les astuces et les procédés de schématiser un texte et de le réécrire sous frome d'un résumé.
Indications pédagogiques Consignes Tâches
1ère séance :
Mise en situation :



Compréhension du texte :





Lecture repérage : Le professeur annonce l'objectif de la séance :
Aujourd'hui, notre travail consiste à comprendre un texte et le schématiser.
• Après la lecture silencieuse :
Le professeur pose des questions sur :
- Le caractère du texte
- La typologie du texte
- De quoi parle le texte ?
- Quel est le nombre de paragraphes dans ce texte ?
• Lecture magistrale du professeur en expliquant les mots clés :
- Imprévisible : inattendu, brusque, prompt, ...
- Prospective : futurologie, anticipation
- Sonder : examiner, prospecter, observer, étudier.
- Advenir : arriver
- Fantaisie : imagination
- Postulat : hypothèse, supposition
- Comandataire : celui qui demande
• Schématisation par unité de sens :
- Quel est le mot clé dans le premier paragraphe ?
- Écrire le mot clé et l'encadrer
- Comment est-il ce futur ?
- Qu'est ce que la prospective ?
- Quel est le connecteur qui relie le premier paragraphe du deuxième ?
- Chercher les relations entre les idées : l'opposition, la conséquence, ...
• De la même manière on dégage les autres unités de sens et on les schématise.

• Faire une récapitulation du schéma
• Inciter les élèves à écrire le schéma sur leurs cahiers.







- C'est un texte scientifique.
- C'est un texte informatif explicatif.
- Il parle de la prospective
- Quatre paragraphes (4 unités de sens)
















- Le futur
- Il est déroutant
- La prospective c'est l'étude de l'avenir.
- Ainsi est une conjonction qui exprime la conséquence.

Schéma :
futur = déroutant
≠ possibilité
Étude

Prospective = étude avenir
Hypothèses étude avenir :  futur ≠ XXX futurs↓
moyens→ futur souhaité
- Math
Recourt intuition ⁺ - Science de l'organisation

≠ insuffisant sponsor
↑⁺ forme étude ⁺ faire bon choix
2ème séance :
Rédaction du schéma :

Entrainement :







Rectification et affinement :



Calibrage :


Trace écrite : - Écrire le schéma sur le tableau.

- Inciter les élèves à produire phrase par phrase.
- Insister sur les mots de liaisons.
- Écrire les meilleurs productions proposées et conformes avec le schéma.
- Donner un titre au texte produit.

- Faire lire le texte réalisé.
- Remplacer les erreurs de styles et d'orthographe et éliminer les répétitions.
- Compter le texte original (290)
- Compter le texte obtenu
- Relire le texte .
- Laisser les élèves écrire le texte sur les cahiers de production écrite. - Production et entrainement


La prospective
Malgré son aspect déroutant, il est possible d'étudier le futur. Alors, la prospective est l'étude de l'avenir. En effet, ces travaux de la prospective sont basés sur une hypothèse : au lieu d'un, plusieurs avenirs existent. Par conséquent, il faut trouver les moyens pour réaliser le futur souhaité. C'est pourquoi on recourt, en plus de l'intuition, aux mathématiques et aux sciences de l'organisation. Toutefois, cela est insuffisant car le plus important est la forme de la présentation de l'étude ainsi que le bon choix du futur.






EVALUATION DE Français N°1
Durée : 2h 20\20

Texte :

PASSAGE DU CHAPITRE VI : « Après le tremblement de terre qui avait détruit ... suivez-moi. »

I- Compréhension : 12\12
1- Situez le passage.
2- Donnez la signification du mot « autodafé » selon le texte ci-dessous.
3- Qui a décidé cet autodafé ? Pourquoi ?
4- Quelles sont les accusations adressées à Candide et Pangloss ?
5- Est- ce l'autodafé a servi à quelque chose ?
6- Relevez les arguments mis en œuvre pour montrer l'absurdité de cette cérémonie ?
7- D'après ce passage, dites quelle est la spécificité du conte voltairien par rapport aux autres contes populaires ?
8- A quel pouvoir s'attaque Voltaire dans ce passage ? Justifiez votre réponse.
10- De quelle figure de style s'agit-il dans les phrases suivantes :
- «Le spectacle de quelques personnes brulés à petit feu, en grande cérémonie. »
- « Ils marchèrent en procession ainsi vêtus, et entendirent un sermon très pathétique, suivit d'une belle musique.»
11- « Il était décidé par l'université de Coîmbre que le spectacle de quelques personnes brûlées à petit feu en grande cérémonie est un secret infaillible pour empêcher la terre de trembler. » Transformez cette phrase à la forme active.
12- Quel est le registre dominant dans ce passage ?
II- Production écrite : 8\8
« Le travail éloigne de nous trois grands maux : l'ennui, le vice et le besoin. » Candide chapitre 30
Expliquer et analyser cette citation de Voltaire. Bon courage.



 Activités de lecture :
Niveau : 2ème année du baccalauréat Projet semestriel : 1 Fiche n° 1
Durée : 1 heure. Année scolaire : 2007-2008

Lecture méthodique d'un poème en prose

Extrait : L'invitation au voyage de Charles Baudelaire
• Compétences visées : Étudier un poème en prose
• Capacité : comprendre le poème et relever sa thématique.
Indications pédagogiques consignes Tâches
Situation et identification du passage : Lecture silencieuse :
- De quel recueil est extrait ce poème ?
- Que dénote le mot « Spleen » ?
- Baudelaire, pour éloigner ce sentiment mélancolique, que fait-il ?
- De quel personnage s'agit-il ?


Projet de lecture : Dans cette séance on va étudier une invitation a un lieu privilégié, d'élection sensé apporté un remède, réconfort au poète qui est au prise avec le spleen. Il est représentatif de l'Idéal mais prend ses racines dans le Spleen. - Ce poème est extrait de Spleen et Idéal, première partie des Fleurs du mal, de Baudelaire.
- Splenn : mélancolie atroce jusqu'à en être malade. Gautier le définit comme la mort dans la vie.
- Il invite une personne à l'accompagner dans son voyage à un pays onirique.
- Marie Daubrun qui une jeune actrice que Baudelaire a connue dans les années 1854-1855. Ce poème est inspiré par elle.



Hypothèse de lecture : Comment se manifeste ce voyage idéal et cette évasion vers l'imaginaire ?
Axes de lecture :
Après la lecture magistrale :
- I- Des tableaux : (description)
femme paysage : correspondance entre la femme et le paysage
Un intérieur : description de la chambre
La ville (Portuaire) : description de la ville
II-Un lieu magique : (locus amoenus) favorable aux rencontres amoureuses.
- Imaginaire : souhait de voyage
- Le lieu est idéal parce qu'il est imaginaire.
- Correspondance entre la femme aimée et le paysage qui permet une évasion délicieuse.
- Lointain : chargé d'exotisme.
- Parfait : concilie les contraires (calme-voluptés, charme-traitres yeux...)
III-Un balancement jusqu'à l'idéal :
- L'impression de paix et de tendresse est suggérée par les sonorités douces en "on" et les allitérations en "m"
- Bonheur des sens (lumière, paysage; sensation de chaleur(v.39,40), voluptés)
- Plénitude : 3ème personne au présent de l'indicatif --->bonheur atteint
- Recherche d'un état parfait: v.25,26:harmonie parfaite entre l'être et son âme
- Une dilatation du temps et de l'espace : on ne sent pas le temps(v.4:"aimer à loisir")

Synthèse Pour Baudelaire, imaginer le voyage suffit puisqu'il s'agira d'un voyage idéal. Pour imaginer ce voyage, la présence de la femme est nécessaire. Le poète considère ici une femme très proche de son cœur et de son esprit. Baudelaire est toujours à la recherche d'un art de vivre dans lequel les sens sont importants et l'esthétique aussi.


 Activités orales :
Niveau : 2ème année du baccalauréat Projet semestriel : 1 Fiche n° 1
Durée : 1 heure. Année scolaire : 2007-2008
Sujet à débattre : le prix de la liberté
 Compétences visées :
• Développer la compétence de discourir et d'argumenter.
 Capacités :
• Exprimer son point de vue et argumenter pour appuyer son opinion.
• Développer l'écoute.
Supports : CD et imprimé du poème : L'évadé de Boris Vian
Indications pédagogiques Consignes Tâches
Mise en situation : Écoute de la diction du poème par Gérard Clay :
Quels sont les thèmes de ce poème ?
- Quelle est sa tonalité ?
- Quels sont les personnages de ce texte ?
- Est-ce que la tentation de l'évasion a réussi ?
- Que cherche le personnage ici ?
- Quel est le prix de la liberté ?
Pensez- vous que la valeur de la liberté est si cher ? argumentez.
Écouter et dégager la thématique du poème.
- la liberté et l'évasion
- pathétique
- L'évadé
- Non
- La liberté
- Elle coute sa vie.
Débat et discussion : L'écoute consiste une entrée pour parler du thème de la liberté :
Laisser les élèves s'exprimer tout en se liant au poème.
- L'évadé est-il un exemple qu'on peut suivre ?
- Connaissez-vous des personnes qui ont sacrifié leur vie pour la liberté ?
- Si vous étiez à la place du prisonnier, auriez-vous fait la même tentation ?
- Connaissiez-vous d'autres poèmes qui traitent le sujet de la liberté ? Discourir et débattre







Liberté de Paul Éluard
Bilan La liberté n'a pas de prix, sa valeur est au-delà de tout.


 Activités de langue :
Niveau : 2ème année du baccalauréat Projet semestriel : 1 Année scolaire : 2007-2008
Séquence didactique 3 Durée : 1 heure Fiche n° 1
ACTIVITE DE LANGUE : la versification
Support : le dormeur du val et l'invitation au voyage
• Compétences visées : Initiation à la versification.
• Capacités : Savoir les différents constituants de la poésie et effectuer la versification sur un poème.
Indications pédagogiques Consignes Tâches
Mise en situation : On consacrera cette séance à étudier la versification : les strophes, le vers, la syllabation, les rimes, le rythme, l'enjambement : rejet et contre rejet, ...
Observation : Écrire le poème sur le tableau :
Le dormeur du val
C'est un trou de verdure ou chante une rivière
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu
Dehors, il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans sont lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant somme
Souriait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

Arthur Rimbaud, Octobre 1870

- Le dormeur du val de Rimbaud
- Le poème parle d'un soldat.
- La guerre : 1870
- C'est un registre tragique qui donne un air de tristesse et de mélancolie.
- Il est mort.
- Les deux trous rouges.
- La chute
Conceptualisation
- De combien de strophes est il constitué ?
- Chaque strophe contient combien de vers ?
- Comment appelle-t-on une strophe a quatre vers, a trois vers ?
-Comment appelle-t-on ce poème ?

-En effectuant la syllabation combien de syllabes y a-t-il dans ce vers ?

- Relever : les rimes (riche, pauvre, féminine, masculine), l'enjambement : le rejet, le contre-rejet, le rythme, ...
- 4 strophes
- 3 à 4 vers
- un quatrain, un tercet
- c'est un poème à forme fixe qu'on appelle sonnet.
- 12 pieds, c'est un alexandrin

À retenir : - Le vers est un ensemble régulier et accentué de syllabes prononcées.
- La rime : c'est le retour d'un même phonème en fin de vers, les rimes sont caractérisées par leur nature (Féminine : terminée par un « e » muet et masculine : dans tous les autres cas), leur qualité (pauvre, suffisante ou riche) et par leur disposition (rimes croisées abab, embrassées abba, plates aabb)
- La strophe : c'est un groupement de vers : distique (2 vers), tercet (3 vers), quatrain (4 vers), quintil( 5 vers), sizain (6 vers).
- - L'enjambement : la fin du vers, unité métrique, ne coïncide pas toujours avec la fin d'une unité grammaticale. Celle-ci peut se poursuivre au début du vers suivant ce qui provoque des effets de rallongement, continuité, c'est ce qu'on appelle enjambement. Le groupe qui commence le vert est un rejet. Lorsqu'une unité grammaticale commence en fin de vers, cette partie se nomme un contre-rejet.
Exercice écrit : - Étudier la versification du poème en prose « l'invitation au voyage » de Charles Baudelaire.
- Faire l'exercice et le corriger sur le tableau.
ETUDE DE LA 1ère STROPHE :
- V1-2 : riche, " s ", " eu " et " r ". Masculine. Autres sons : " on " et " a " ce qui renforce la rime.
- V 3-6 : riche, " s ", " en ", " b " et " l ". Féminine
- V 4-5 : suffisante, " i " et " r ". Masculine
- V 7-8 : riche, " ou ", " il " et " é ". Masculine
- V 9-12 : riche, " a ", " r " et " m ". Féminine
- V 10-11 : suffisante, " i " et " eu ". Masculine
- V 13-14 : suffisante, " t " et " é ". Masculine
ETUDE DE LA 2ème STROPHE :
- V 15-16 : suffisante, " z " et " en ". Masculine
- V 17-20 : riche, " en ", " b " et " r ". Féminine
- V 18-19 : suffisante, " eu " et " r ". Masculine
- V 21-22 : suffisante, " f " et " on ". Masculine
- V 23-26 : riche, " t ", " a " et " l ". Féminine
- V 24-25 : suffisante, " r " et " es "
ETUDE DE LA 3ème STROPHE :
- V 29-30 : pauvre, " au ". Masculin
- V 31-34 : suffisante, " on " et " d ". Féminine
- V 32-33 : suffisante, " i " et " r ". Masculine
- V 35-36 : suffisante, " ch " et " an ". Masculine
- V 37-40 : riche, " i ", " é " et " r ". Féminine
- V 38-39 : riche, " d ", " o " et " r "
REPETITIONS DE SON :
- 1ère strophe : " on ", " en ", " a ", " aimer ", " i ", " eu ", " é ", " s ", " m ", " l ", " t " et " r ".
- 2ème strophe : " d ", " m ", " eu ", " an ", " l " et " r "
- 3ème strophe : " é ", " au ", " d ", " l ", " a ", " s ", " canaux " et " monde ".
ENJAMBEMENTS :
- V 15-16-17
- V 2-3
- V 7-8-9

Tous les vers s'enchaînent sans qu'il y ait de rejet et de contre-rejet ce qui renforce l'harmonie. Elle est aussi accentuée par des vers courts sans césure (coupure).


 Activité de production écrite :
Niveau : 2ème année du baccalauréat Projet semestriel : 1 Année scolaire : 2007-2008
Séquence didactique 3 Durée : 1 heure Fiche n° 1

Écrire un poème

• Compétences visées : développer l'aptitude de l'imagination et de la créativité chez l'apprenant.
• Capacité : écrire un poème selon un modèle
• Support : une strophe du poème : Le temps qui reste de Jean-Loup Dabadie
Indications pédagogiques consignes Tâches
Mise en situation : - Présenter le modèle :
Combien de temps ...
Combien de temps encore ?
Des années, des jours, des heures, combien ?
Je m'en fous mon amour ...
Quand l'orchestre s'arrêtera, je danserai encore ...
Quand les avions ne voleront plus, je volerai tout seul ...
Quand le temps s'arrêtera ...
Je t'aimerai encore
Je ne sais pas où, je ne sais pas comment ...
Mais je t'aimerai encore ...
D'accord ?
Jean-Loup Dabadie
- Lecture et compréhension
- Stratégie adoptée :
• Diviser la classe en groupe
• Chaque groupe créera son propre poème
• Pour stimuler les apprenants, le professeur propose une récompense à la meilleure production.
Modèle à tous Combien de ...
Combien encore ?
Des , des , des , combien ?
Je ...
Quand , je encore ...
Quand ne plus, je tout ...
Quand ...
Je t' encore
Je ne pas , je ne pas ...
Mais je encore ...
D'accord ?

Rédaction collective ( par groupe) : Laisser les élèves créer, choisir les meilleures productions et les écrire comme traces écrites.

 Évaluation de la poésie :

Le poème « Le temps qui reste », chanson à étudier lors de l'activité orale :

I- Questions de compréhension : (10 points)

1- A quel genre appartient ce texte ? Justifiez votre réponse à l'aide de deux éléments tirés du texte. (3 points)
2- Qualifiez à l'aide de deux adjectifs qualificatifs personnels ce temps qui reste. (2 points)
3- les énumérations des verbes à l'infinitif : regroupez la plus grande partie de ceux-ci en champs lexicaux auxquels vous donnez un titre. (3 points)
4- Quel est le but de cette chanson ? (2 points)

II- Production écrite : (10 points)

Pour exprimer leurs sentiments, certains disent que la chanson ou la poésie sont des moyens privilégiés. Qu'en pensez-vous ?















Valeurs Contre valeurs Citations Chapitres Pages Remarques
La naïveté « Le petit Candide écoutait ses leçons avec toute la bonne foie de son âge et de son caractère. »
« Candide écoutait attentivement et croyait innocemment. » I 28-29

Cette contre valeur traverse toute l'œuvre
Le prénom « Candide » illustre bien cela.
L'amour « Il baisa innocemment la main de la jeune fille avec une vivacité, une sensibilité, une grâce toute particulière ; leurs bouches se rencontrèrent, leurs yeux s'enflamment, leurs genoux tremblèrent, leurs mains s'égarèrent. » I 30 L'amour de Candide réfère au pêché originel d'Adam qui a causé la chute.
Le travail « Le travail éloigne de nous trois grands maux : l'ennui, le vice et le besoin. »
« Il faut cultiver notre jardin »
« Épouser une Cunégonde belle et jeune, vivre riche et oisif grâce aux diamants d'Eldorado ou travailler et être productif ? XXX 152-153 le travail terrien est profitable et rend la vie supportable.
La pitié « Candide, épouvanté, interdit, éperdu, tout sanglant, tout palpitant : « Si c'est ici le meilleur des mondes possibles, que sont donc les autres ? Passe encore si je n'étais que fessé, je l'ai été chez le Bulgares ; Ô mon cher Pangloss ! ... vous ait fendu le ventre ! » VI 45 L'excès de la pitié sur soi consiste une contre valeur.
L égalité « nous sommes tous enfants d'Adam, blancs et noirs. » XIX 95
La charité et la générosité « Candide donna deux mille piastres à Paquette et mille piastres à frère Giroflée. « je vous réponds, dit-il qu'avec cela ils seront heureux. » » XXIV 126
La bonté et la reconnaissance « Qui vous a inspiré tant de bonté ? » quelles grâces puis-je vous rendre ? » VII 46
L'optimisme Leibniz « C'est la rage de soutenir que tout est bien quand tout est mal. »
« Il faudra qu'à la fin je renonce à ton optimisme. » XIX 53-58 Dont l'excès est une contre valeur.

La discrimination « ... que cette demoiselle ne voulut jamais épouser parce qu'il n'avait pu prouver que soixante et onze quartiers, et que le reste de son arbre généalogique avait été perdu par l'injure du temps. » I 27 Candide, parce qu'il n'est qu'un bâtard, se trouve au rang des serviteurs du baron et se verra refuser la main de Cunégonde.

Le voyage « Si notre ami Pangloss avait vu l'Eldorado, il n'aurait plus dit que le Château de Thunder-ten-tronckh, était ce qu'il y avait de mieux sur la terre ; il est certain qu'il faut voyagé. » XVIII 89 Le voyage a permis à Candide la perte progressive de toutes ses illusions (apprentissage)
La soumission « Mon cher enfant, bénis nos fétiches, adore-les toujours, ils te feront vivre heureux, tu as l'honneur d'être l'esclave de nos seigneurs les blancs. » XIX 95
L'amitié et la fraternité « Il était au désespoir de se séparer d'un bon maître, devenu son ami intime ; mais le plaisir de lui être utile l'emporta sur la douleur de le quitte. Ils s'embrassèrent en versant des larmes. » XIX 97
La cupidité «Oh !... cet étranger donne dix milles piastres tout d'un coup ! il faut qu'il soit bien riche. Puis revenant un moment après, il signifia qu'il ne pourrait partir à moins de vingt mille. » XIX 97











L'invitation au voyage
1. Mon enfant, ma sœur,
2. Songe à la douceur
3. D'aller là-bas
4. vivre ensemble!
5. Aimer à loisir,
6. Aimer et mourir
7. Au pays qui te ressemble!
8. Les soleils mouillés
9. De ces ciels brouillés
10. Pour mon esprit ont les charmes
11. Si mystérieux
12. De tes traîtres yeux,
13. Brillant à travers leurs larmes.
14. Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
15. Luxe, calme et volupté.
16. Des meubles luisants,
17. Polis par les ans,
18. Décoreraient notre chambre;
19. Les plus rares fleurs
20. Mêlant leurs odeurs
21. Aux vagues senteurs de l'ambre,
22. Les riches plafonds,
23. Les miroirs profonds,
24. La splendeur orientale,
25. Tout y parlerait
26. A l'âme en secret
27. Sa douce langue natale.
28. Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
29. Luxe, calme et volupté.
30. Vois sur ces canaux
31. Dormir ces vaisseaux
32. Dont l'humeur est vagabonde;
33. C'est pour assouvir
34. Ton moindre désir
35. Qu'ils viennent du bout du monde.
36. Les soleils couchants
37. Revêtent les champs,
38. Les canaux, la ville entière,
39. D'hyacinthe et d'or;
40. Le monde s'endort
41. Dans une chaude lumière.
42. Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
43. Luxe, calme et volupté.

Charles BAUDELAIRE, Les Fleurs du mal,
"Spleen et idéal", LIII




L'évadé ou le temps de vivre
44. Il a dévalé la colline
45. Ses pieds faisaient rouler des pierres
46. Là-haut entre les quatre murs
47. La sirène chantait sans joie
48. Il respirait l'odeur des arbres
49. De tout son corps comme une forge
50. La lumière l'accompagnait
51. Et lui faisait chanter son ombre
52. Pour vu qu'ils me laissent le temps
53. Il sautait à travers les herbes
54. Il accueillit deux feuilles jaunes
55. Gorgées de sève et de soleil
56. Les canons d'acier crachaient
57. De courtes flammes de feu sec
58. Pour vu qu'ils laissent le temps
59. Il est arrivé près de l'eau
60. Il y a plongé son visage
61. Il rêvait de joie, il a bu
62. Pour vu qu'ils me laissent le temps
63. Il s'est relevé pour sauté
64. Pour vu qu'ils me laissent le temps
65. Une abeille de cuivre chaud
66. L'a foudroyé sur l'autre rive
67. Il avait eu le temps de voir
68. Le temps de boire à ce ruisseau
69. Le temps de porter à sa bouche
70. Deux feuilles gorgées de soleil
71. Le temps de rire aux assassins
72. Le temps d'atteindre l'autre rive
73. Le temps de courir vers la femme
74. Juste le temps de vivre

Boris Vian, L'Évadé, 1954












Le temps qui reste
Paroles : Jean-Loup Dabadie, musique : Alain Goraguer, 2002


Combien de temps ...
Combien de temps encore
Des années, des jours, des heures combien ?
Quand j'y pense mon cœur bat si fort ...
Mon pays c'est la vie
Combien

Je l'aime tant, le temps qui reste ...
Je veux rire, courir, parler, pleurer,
Et voir, et croire,
Et boire, danser,
Crier, manger, nager, bondir, désobéir,
J'ai pas fini, j'ai pas fini,
Voler, chanter, partir, repartir,
Souffrir, aimer
Je l'aime tant le temps qui reste

Je ne sais plus où je suis né, ni quand
Je sais qu'il n'y a pas longtemps ...
Et que mon pays c'est la vie
Je sais aussi que mon père disait :
Le temps c'est comme ton pain ...
Gardes en pour demain

J'ai encore du pain,
J'ai encore du temps, mais combien ?
Je veux jouer encore ...
Je veux rire des montagnes de rires,
Je veux pleurer des torrents de larmes,
Je veux boire des bateaux entiers de vin
De Bordeaux et d'Italie
Et danser, crier, voler, nager dans tous les océans
J'ai pas fini, j'ai pas fini
Je veux chanter
Je veux parler jusqu'à la fin de ma voix ...
Je l'aime tant le temps qui reste ...

Combien de temps ?
Combien de temps encore ?
Des années, des jours, des heures, combien ?
Je veux des histoires, des voyages ...
J'ai tant de gens à voir, tant d'images ...
Des enfants, des femmes, des grands hommes,
Des petits hommes, des marrants, des tristes,
Des très intelligents et des cons,
C'est drôle, les cons, ça repose,
C'est comme les feuilles au milieu des roses...

Combien de temps ...
Combien de tems encore ?
Des années, des jours, des heures, combien ?
Je m'en fous mon amour ...
Quand l'orchestre s'arrêtera, je danserai encore ...
Quand les avions ne voleront plus, je volerai tout seul ...
Quand le temps s'arrêtera ...
Je t'aimerai encore
Je ne sais pas où, je ne sais pas comment ...
Mais je t'aimerai encore ...
D'accord ?





TEXTE :
« Ah, (…) qu'est−ce que ce monde-ci ? disait Candide sur le vaisseau hollandais.
- Quelque chose de bien fou et de bien abominable, répondait Martin. - Vous connaissez l'Angleterre ; y est−on aussi fou qu'en France ? - C'est une autre espèce de folie, dit Martin. Vous savez que ces deux nations sont en guerre pour quelques arpents de neige vers le Canada, et qu'elles dépensent pour cette belle guerre beaucoup plus que tout le Canada ne vaut (…)
En causant ainsi ils abordèrent à Portsmouth ; une multitude de peuple couvrait le rivage, et regardait attentivement un assez gros homme qui était à genoux, les yeux bandés, sur le tillac d'un des vaisseaux de la flotte ; quatre soldats, postés vis−à−vis de cet homme, lui tirèrent chacun trois balles dans le crâne le plus paisiblement du monde, et toute l'assemblée s'en retourna extrêmement satisfaite.
« Qu'est−ce donc que tout ceci ? dit Candide(…) » Il demanda qui était ce gros homme qu'on venait de tuer en cérémonie. « C'est un amiral, lui répondit−on. _ Et pourquoi tuer cet amiral ? - C'est, lui dit−on, parce qu'il n'a pas fait tuer assez de monde ; il a livré un combat à un amiral français, et on a trouvé qu'il n'était pas assez près de lui. _ Mais, dit Candide, l'amiral français était aussi loin de l'amiral anglais que celui−ci l'était de l'autre ! - Cela est incontestable, lui répliqua-t-on ; mais dans ce pays−ci il est bon de tuer de temps en temps un amiral pour encourager les autres. »
Candide fut si étourdi et si choqué de ce qu'il voyait, et de ce qu'il entendait, qu'il ne voulut pas seulement mettre pied à terre. Il fit donc son marché avec le patron hollandais (..) pour le conduire sans délai à Venise.
I-ETUDE DE TEXTE :
1. En vous appuyant sur votre connaissance du paratexte :
a- Donnez le titre de l’œuvre dont on a extrait ce passage. (0,5)
b- Précisez son genre littéraire. (0,5)
2. a- Parmi les deux personnages (Candide ou Martin), lequel était très optimiste au début de l’œuvre ? (0,5) b- Comment justifier l’origine de cet optimisme ? (0,5)
3. a- Dans quel pays Candide et son compagnon avaient-ils l’intention de débarquer ? (0,5)
b- Où allaient-ils se rendre à la fin après avoir changé d’avis ? (0,5)
4. a- Quel type de phrase est fréquent dans les répliques de Candide ? (0,5)
b- Quel rôle jouait donc Martin pour Candide ? (0,5)
5. Martin porte un jugement dévalorisant sur une guerre qui avait éclaté entre la France et l’Angleterre :
a- Dans une région du territoire français ;
b- Dans une région du territoire anglais ;
c- Pour un petit territoire lointain et sans grand valeur.
Recopiez la bonne réponse (0,5) puis justifiez-la au moyen d’une phrase tirée du 1er paragraphe. (0,5)
6. a- Relevez dans le texte la phrase décrivant l’effet de cette guerre sur l’économie des deux pays. (0,5)
b- Cette phrase révèle-t-elle une tonalité lyrique, tragique, ironique ? (0,5)
7. Décrivez au moyen d’u adjectif qualificatif, la façon dont les quatre soldats traitaient le gros homme mis à genoux sur le tillac (pont d’un navire). (1)
8. a- Citez deux arguments donnés dans le texte pour justifier l’exécution (la mise à mort) de l’amiral anglais. (0,5)
b- Cette argumentation vous semble-t-elle bien fondée (logique) ? (0,5)
9. Devant le spectacle de la mise à mort de l’amiral, Candide a éprouvé une forte émotion. Pour le montrer, relevez dans le dernier paragraphe une phrase exprimant la conséquence liée à une idée d’intensité. (1)
10. Comment jugez-vous la réaction de Candide à la fin du texte ? Justifiez votre point de vue par un argument. (1)
II- PRODUCTION ECRITE :
Sujet :
Aimeriez-vous exercer un métier qui vous mettrait en contact avec un grand nombre de personnes ou, au contraire, préféreriez-vous exercer une fonction tout en restant enfermé dans un bureau loin du regard des autres ? Développez votre opinion dans un texte argumenté.
Important : La correction de votre copie tiendra compte des critères suivants :
- Le respect de la consigne (1)
- La présentation du texte (1)
- L’organisation cohérente du texte (1)
- L’importance des idées et la pertinence des arguments (3)
- La correction de la langue (4)

Examen régional (session 2010) - bac libre - académie de l'oriental
Texte:
Candide, apercevant la chaudière et les broches, s'écria : « Nous allons certainement être rôtis ou bouillis. Ah ! Que dirait maître Pangloss, s'il voyait comme la pure nature est faite ? Tout est bien ; soit, mais j'avoue qu'il est bien cruel d'avoir perdu Mlle Cunégonde et d'être mis à la broche par des Oreillons» Cacambo ne perdait jamais la tête. « Ne désespérez de rien, dit−il au désolé Candide ; j'entends un peu le jargon de ces peuples, je vais leur parler. _ Ne manquez pas, dit Candide, de leur représenter quelle est l'inhumanité affreuse de faire cuire des hommes, et combien cela est peu chrétien. »
« Messieurs, dit Cacambo, vous comptez donc manger aujourd'hui un jésuite : c'est très bien fait ; rien n'est plus juste que de traiter ainsi ses ennemis. En effet le droit naturel nous enseigne à tuer notre prochain, et c'est ainsi qu'on en agit dans toute la terre. Si nous n'usons pas du droit de le manger, c'est que nous avons d'ailleurs de quoi faire bonne chère ; mais vous n'avez pas les mêmes ressources que nous ; certainement il vaut mieux manger ses ennemis que d'abandonner aux corbeaux et aux corneilles le fruit de sa victoire. Mais, messieurs, vous ne voudriez pas manger vos amis. Vous croyez aller mettre un jésuite en broche, et c'est votre défenseur, c'est l'ennemi de vos ennemis que vous allez rôtir. Pour moi, je suis né dans votre pays ; monsieur que vous voyez est mon maître, et, bien loin d'être jésuite, il vient de tuer un jésuite, il en porte les dépouilles¹ : voilà le sujet de votre méprise². Pour vérifier ce que je vous dis, prenez sa robe, portez−la à la première barrière du royaume de Los Padres ; informez−vous si mon maître n'a pas tué un officier jésuite. Il vous faudra peu de temps ; vous pourrez toujours nous manger si vous trouvez que je vous ai menti. Mais, si je vous ai dit la vérité, vous connaissez trop les principes du droit public, les moeurs et les lois, pour ne nous pas faire grâce. »
Les Oreillons trouvèrent ce discours très raisonnable ; ils députèrent deux notables pour aller en diligence s'informer de la vérité ; les deux députés s'acquittèrent de leur commission en gens d'esprit, et revinrent bientôt apporter de bonnes nouvelles. Les Oreillons délièrent leurs deux prisonniers, leur firent toutes sortes de civilités, leur offrirent des filles, leur donnèrent des rafraîchissements, et les reconduisirent jusqu'aux confins de leurs États, en criant avec allégresse : « Il n'est point jésuite, il n'est point jésuite ! »
Candide ne se lassait point d'admirer le sujet de sa délivrance. « Quel peuple ! disait−il, quels hommes ! Quelles moeurs ! Si je n'avais pas eu le bonheur de donner un grand coup d'épée au travers du corps du frère de Mlle Cunégonde, j'étais mangé sans rémission. Mais, après tout, la pure nature est bonne, puisque ces gens−ci, au lieu de me manger, m'ont fait mille honnêtetés dès qu'ils ont su que je n'étais pas jésuite. »
1. dépouilles : ici les vêtements.
2. méprise : du verbe se méprendre = se tromper, en particulier en prenant une
personne ou une chose pour une autre.
QUESTIONS
I- ETUDE DE TEXTE : (10 points)
1 - a) De quelle œuvre est tiré ce texte ? (0.5pt)
b)Qui en est l’auteur ? (0.5pt)
2 – Candide « vient de tuer un jésuite » ; d’après votre lecture de l’œuvre,dites
a) qui est ce jésuite, (0.5pt)
b) pourquoi Candide l’a tué. (0.5pt)
3 – a) Quel est le danger que courent Candide et Cacambo ? (1pt)
b) Pour éviter ce danger , quel argument Cacambo emploie-t-il ? (1pt)
4 - « Voilà le sujet de votre méprise. »
En quoi consiste cette méprise ? (1pt)
5 - «Ces gens−ci … m'ont fait mille honnêtetés »
a) La figure de style utilisée dans cet énoncé est :
• Une comparaison,
• Une métaphore,
• Une hyperbole,
• Une gradation,
Recopiez la bonne réponse. (0.5pt)
c) En utilisant cette figure de style, sur quoi Candide veut-il insister ? (0.5pt)
6 – Pourquoi est-ce Cacambo non Candide qui parle aux Oreillons? (1pt)
7 – Voici quelques traits de caractère de Candide et de Cacambo, donnés dans le désordre :
Désespère facilement ; ne s’affole pas ; est naïf ; sait convaincre
Complétez le tableau suivant pour faire correspondre chaque trait de caractère au personnage approprié : (1pt)
Cacambo
Candide
-…………………………
-………………………... -…………………………
-………………………..
8 – Les Oreillons voulaient manger Candide et Cacambo pour les punir .Peut-on d’après vous accepter une telle pratique ? Pourquoi ? (1pt)
9 – Lequel des deux personnages du texte, Candide ou Cacambo, préférez – vous ? Pourquoi ? (1pt)
II – PRODUCTION ECRITE : (10 points)
Sujet :
Certains pensent qu’il ne faut jamais faire confiance aux autres, même
pas à ses proches. Etes-vous de cet avis ?
Rédigez un texte où vous exposerez votre point de vue argumenté.
Votre production sera évaluée selon les critères suivants :
Respect de la consigne, cohérence de l’argumentation et structure du texte ………………....5pts
Correction de la langue (vocabulaire, syntaxe, ponctuation, orthographe, conjugaison)……..5pts




TEXTE :
Une nuit cependant, les vannes du ciel s’ouvrirent si vite que le vieux couple
eut à peine le temps de déménager ses affaires dans une antichambre voisine.
Mais il était heureux bien que trempé jusqu’au os. L’orage grondait sur la
montagne, qui en propageait le bruit assourdissant, et la pluie tomba sans
discontinuité jusqu’au matin. Tous les puits et les cours d’eau étaient pleins. La
nature paraissait nettement revivifiée après des chaleurs si dures que même les
arbres les plus tenaces avaient commencé à s’étioler. L’on craignait que la
saison fût engagée, et certains vieux se rappelaient les grandes sécheresses
d’autrefois, la disette, les maladies, le désespoir des êtres et des choses. Cette
désolation qui plaquait sur le paysage un masque de mort aussi sinistre que la
face de Méduse. Seuls les gens qui dépendaient étroitement de la production du
sol étaient concernés par les changements climatiques. Ceux qui ne revenaient
du Nord que pour un bref séjour ignoraient ces préoccupations. « Il y a de tout
au souk, disaient-ils. Pourquoi s’entêter à toujours gratter une terre pierreuse qui
ne donne pas grand-chose, qu’il pleuve ou pas ? » Ceux-là achetaient leur pain
chez le boulanger, ils ne peinaient pas pour en fabriquer. Le paysan du Sud
devait labourer, semer, suer, moissonner et battre l’orge avant d’avoir du pain
ou du couscous. Il vivait de sa terre et n’avait pas d’autre revenu comme le
citadin qui semblait ignorer la misère dont il était lui-même issu.
Il était une fois un vieux couple heureux
éd. du Seuil, mai 2002.
I – Etude de texte (10 pts)
1. Rédiger une brève biographie de l’auteur de ce texte (Prénom, nom, dates et lieux de naissance et de
décès, deux œuvres à part Il était une fois un vieux couple heureux.
2. Pour situer cet extrait dans l’œuvre, répondez aux questions suivantes :
a. La disparition du chat annonçait une grande catastrophe. De quelle catastrophe s’agit-il ?
b. Bouchaïb partageait-il le point de vue des autres sur la cause de cette catastrophe ?
c. Des changements climatiques ont fait que les gens attendaient avec impatience un évènement
salutaire. Quel est cet évènement tant attendu ?
3. Relevez dans le texte quatre termes appartenant au lexique de l’eau et de la pluie.
4. Pourquoi d’après l’auteur, les gens qui venaient du Nord n’étaient-ils pas concernés par les
changements climatiques ?
5. Relevez un court dialogue dans ce texte.
6. « Le paysan du Sud devait labourer, semer, suer, moissonner et battre l’orge … »
La figure de style utilisée dans cet énoncé est :
a. une métaphore ;
b. une énumération ;
c. une hyperbole. Recopiez la bonne réponse.
7. Pourquoi les paysans, eux, étaient-ils très concernés par ces changements climatiques ?
8. a. Dans la dernière phrase du texte, l’auteur porte-t-il un jugement favorable ou défavorable sur
le citadin ? b. Justifiez votre réponse.
II – Production écrite (10 pts)
Sujet : On entend dire autour de nous que l’eau est une ressource inépuisable : il est donc inutile
de l’économiser.
Partagez-vous cette opinion ? justifiez votre point de vue en vous appuyant sur des
arguments et des exemples précis.
----------------------------------------------
N.B Lors de la correction, on tiendra compte des capacités suivantes :
- respectez les paramètres de la situation de communication ; 2 pts
- appliquer les règles fondamentales d’écriture et de composition des textes ; 3 pts
- s’exprimer correctement ; 3 pts
- traiter le sujet de manière personnelle, originale ; 1 pt
- présenter convenablement la copie. 1 pt
----------------------------------------------
Eléments de réponse (à titre indicatif) barème
I – Etude de texte (10 pts)
1. Mohammed ;
Khaïr-Eddine ; 1941 ; Tafraout ; 1995 ; Rabat ; Soleil arachnide ; Légende et vie
d’Agoun’chich … (0,25 x 8) 2 pts
2. a. … le tremblement d’Agadir (0,5) 0,5
b. Non (0,5) 0,5
c. La pluie (0,5) 0,5
3. Trempé ; l’orage ; la pluie ; puits ; cours d’eau ; … pleuve. (0,25 x4) = 1 pt
4. Ils ne revenaient que pour un bref séjour. 1 pt
Il y a de tout dans le souk, disaient-ils.
Ils achetaient leur pain chez le boulanger.
5. « Il y a de tout … qu’il pleuve ou pas ». 1 pt
6. b. une énumération. 1 pt
7. Ils « dépendaient étroitement de la production du sol » ; 1 pt
Le paysan du Sud « vivait de sa terre et n’avait pas d’autre revenu. »
8. a. Jugement défavorable (1 pt)
b. semblait ignorer : modalisation : sembler = faire semblant de, feindre (0,5) 1,5
II – Production écrite (10 pts)
On tiendra compte des capacités suivantes :
- respectez les paramètres de la situation de communication ; 2 pts
- appliquer les règles fondamentales d’écriture et de composition des textes ; 3 pts
- s’exprimer correctement ; 3 pts
- traiter le sujet de manière personnelle, originale ; 1 pt
- présenter convenablement la copie. 1 pt
N.B. Il est recommandé d’éviter tout recours injustifié à la mention « hors-sujet ».
----------------------------------------------
TEXTE :
Comment Candide retrouva Cunégonde et la vieille
Pendant que Candide, le baron, Pangloss, Martin, et Cacambo,
contaient leurs aventures, ils abordèrent sur le rivage de la Propontide, à la
maison du prince de Transylvanie. Les premiers objets qui se présentèrent
furent Cunégonde et la vieille, qui étendaient des serviteurs sur des ficelles
pour les faire sécher.
Le baron pâlit à cette vue. Le tendre Candide, en voyant sa belle
Cunégonde rembrunie, les yeux éraillés, la gorge sèche, les joues ridées, les
bras rouges et écaillés, recula trois pas, saisi d’horreur, et avança ensuite par
bon procédé * .
Il y avait une petite métairie ** dans le voisinage ; la vieille proposa à
Candide de s’en accommoder, en attendant que toute la troupe eût une
meilleure destinée. Cunégonde ne savait pas qu’elle était enlaidie, personne ne
l’en avait avertie : elle fit souvenir Candide de ses promesses avec un ton si
absolu que le bon Candide n’osa pas la refuser. Il signifia donc au baron qu’il
allait se marier avec sa sœur. « Je ne souffrirai jamais, dit le baron, une telle
bassesse de sa part, et une telle insolence de la vôtre ; cette infamie ne me sera
jamais reprochée : les enfants de ma sœur ne pourraient entrer dans les
chapitres d’Allemagne. Non, jamais ma sœur n’épousera qu’un baron de
l’Empire. » Cunégonde se jeta à ses pieds, et les baigna de larmes ; il fut
inflexible.
* Par courtoisie, civilité.
** Domaine agricole de médiocre étendue.
I – Etude de texte (10 pts)
1. Ce texte est extrait de Candide ou l’optimisme :
a. Qui en est l’auteur ?
b. Quand et où est-il né ?
c. Citez deux de ses œuvres.
2. Pour situer cet extrait dans l’œuvre, répondez aux questions suivantes :
a. Qui est Pangloss ?
b. Quelle philosophie a-t-il enseignée à Candide ?
c. Candide croit-il toujours à la philosophie de son maître après ses malheureuses aventures ?
3. Quel sentiment Candide éprouve-t-il à la vue de Cunégonde ?
4. Relevez dans le deuxième paragraphe 4 mots appartenant au lexique du corps humain.
5. La description de Cunégonde, dans le deuxième paragraphe, est-elle valorisante ou dévalorisante ?
6. Le baron n’accepte pas de marier Cunégonde à Candide.
Relevez dans le texte un énoncé qui le montre.
7. A qui le baron pense-t-il la marier ?
8. Relevez dans ce récit une partie d’un dialogue.
9. « Cunégonde se jeta à ses pieds, et les baigna de larmes ».
La figure de style soulignée dans cet énoncé est :
a. une litote b. une hyperbole c. une comparaison
Recopiez la bonne réponse.
II – Production écrite (10 pts)
Sujet : Le baron n’accepte pas de marier Cunégonde à Candide. Il veut lui trouver un
autre mari.
Approuvez-vous ce qu’il fait ?
Justifiez votre point de vue en vous appuyant sur des arguments et des exemples
précis.
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N.B Lors de la correction, on tiendra compte des capacités suivantes :
- respectez les paramètres de la situation de communication ; 2 pts
- appliquer les règles fondamentales d’écriture et de composition des textes ; 3 pts
- s’exprimer correctement ; 3 pts
- traiter le sujet de manière personnelle, originale ; 1 pt
- présenter convenablement la copie. 1 pt
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Eléments de réponse (à titre indicatif) barème
I – Etude de texte (10 pts)
1. a. François-Marie Arouet (ou Voltaire) (0,5) 0,5
b . Né en 1694 à Paris (0,25 x2) 0,5
c. Zadig ; Le Siècle de Louis XIV ; L’Essai sur les Mœurs ; … (0,25 x2) 1 pt
2. a. Pangloss est le maître de Candide, le philosophe. 0,5
b. Il lui a enseigné une philosophie qui affirme que « tout est au mieux » dans le
meilleur des mondes possibles, donc une philosophie optimiste. 0,5
c. Il croit toujours à la philosophie de son maître ; mais les malheurs qu’il a vécus
ébranlent un peu sa croyance. 0,5
3. Il était saisi d’horreur (ou toute expression équivalente). 1 pt
4. Les yeux ; la gorge ; les joues ; les bras. (0,25 x4) 1 pt
5. Dévalorisante. 1 pt
6. « Je ne souffrirai jamais une telle bassesse de sa part (de Cunégonde), et une telle
insolence de la vôtre (de Candide) ; cette infamie ne me sera jamais reprochée ; …
Allemagne. (un seul élément). 1 pt
7. … à un baron de l’Empire. 0,5
8. de « Je ne souffrirai jamais » ; à « qu’un baron de l’Empire. » 1 pt
9. a. une hyperbole. 1 pt
II – Production écrite (10 pts)
On tiendra compte des capacités suivantes :
- respectez les paramètres de la situation de communication ; 2 pts
- appliquer les règles fondamentales d’écriture et de composition des textes ; 3 pts
- s’exprimer correctement ; 3 pts
- traiter le sujet de manière personnelle, originale ; 1 pt
- présenter convenablement la copie. 1 pt
N.B. Il est recommandé d’éviter tout recours injustifié à la mention « hors-sujet ».
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CANDIDE, Voltaire
TEXTE
"Il y avait en Westphalie, dans le château de M. le baron de Thunder-ten-tronckh, un jeune garçon à qui la nature avait donné les moeurs les plus douces. Sa physionomie annonçait son âme. Il avait le jugement assez droit, avec l'esprit le plus simple ; c'est, je crois, pour cette raison qu'on le nommait Candide. Les anciens domestiques de la maison soupçonnaient qu'il était fils de la soeur de monsieur le baron et d'un bon et honnête gentilhomme du voisinage, que cette demoiselle ne voulut jamais épouser parce qu'il n'avait pu prouver que soixante et onze quartiers, et que le reste de son arbre généalogique avait été perdu par l'injure du temps.
Monsieur le baron était un des plus puissants seigneurs de la Westphalie, car son château avait une porte et des fenêtres. Sa grande salle même était ornée d'une tapisserie. Tous les chiens de ses basses-cours composaient une meute dans le besoin ; ses palefreniers étaient ses piqueurs ; le vicaire du village était son grand aumônier. Ils l'appelaient tous monseigneur, et ils riaient quand il faisait des contes.
Madame la baronne, qui pesait environ trois cent cinquante livres, s'attirait par là une très grande considération, et faisait les honneurs de la maison avec une dignité qui la rendait encore plus respectable. Sa fille Cunégonde, âgée de dix-sept ans, était haute en couleur, fraîche, grasse, appétissante. Le fils du baron paraissait en tout digne de son père. Le précepteur Pangloss était l'oracle de la maison, et le petit Candide écoutait ses leçons avec toute la bonne foi de son âge et de son caractère.
Pangloss enseignait la métaphysico-théologo-cosmolonigologie. Il prouvait admirablement qu'il n'y a point d'effet sans cause, et que, dans ce meilleur des mondes possibles, le château de monseigneur le baron était le plus beau des châteaux et madame la meilleure des baronnes possibles."
QUESTIONS:
1- Situez ce texte dans l'oeuvre.
2-Quels sont les personnages présentés par Voltaire dans ce texte?
3-Quel est le temps dominant , pourquoi?
4-L'auteur critique l'aristocratie, montrez-le par deux exemples du texte.
5-Quel est le ton utilisé dans ce passage?
6-Quelle focalisation utilise le narrateur?
(Faites un effort personnel , ensuite voir les réponses ci-dessous)
REPONSES:
1- Le texte se situe au début de l'oeuvre, c'est "l'incipit".
2-Les personnages présentés par Voltaire dans ce texte sont: M. le baron, Candide, Pangloss, Madame la baronne, sa fille Cunégonde.
3-Le temps dominant c'est l'imparfait de la description, car l'auteur présente le cadre spatio-temporel de son conte, il décrit le lieu, le temps et les principaux personnages.
4-L'auteur critique l'aristocratie dès le début de l'oeuvre:
a-La baronne est considérée par les gens non par sa valeur morale (éducation, moeurs, culture...), mais par son poids physique.
b-La soeur du baron n'a pas pu épouse son amant car celui-ci n'a pu prouver que soixante et onze quartiers dans son arbre généalogique.
5-L'auteur utilise dans ce passage un ton moqueur et ironique (voir l'antiphrase concernant Pangloss).
6-Le narrateur est omniscient, omniprésent. Il sait tout de tout. Il explique le pourquoi du comportement de ses personnages: c'est donc la focalisation zéro.
Examen régional - français -2ème bac libre 2013
TEXTE
Qui a donc pu me voler mes pistoles7 et mes diamants ? disait en pleurant Cunégonde ; »
de quoi vivrons-nous ? comment ferons-nous ? où trouver des inquisiteurs et des Juifs qui m'en donnent d'autres ? - Hélas ! dit la vieille, je soupçonne fort un révérend père cordelier qui coucha hier dans la même auberge que nous à Badajoz ; Dieu me garde de faire un jugement téméraire ! mais il entra deux fois dans notre chambre, et il partit longtemps avant nous. - Hélas ! dit Candide, le bon Pangloss m'avait souvent prouvé que les biens de la terre sont communs à tous les hommes, que chacun y a un droit égal. Ce cordelier devait bien, suivant ces principes, nous laisser de quoi achever notre voyage. Il uc vous reste donc rien du tout, ma belle Cunégonde ? - Pas un maravédis, dit-elle. - Quel parti prendre ? dit Candide. - Vendons un des chevaux, dit la vieille ; je monterai en croupe derrière mademoiselle, quoique je ne puisse me tenir que sur une fesse, et nous arriverons « .à Cadix
Il y avait dans la même hôtellerie un prieur de bénédictins ; il acheta le cheval bon marché. Candide, Cunégonde et la vieille passèrent par Lucena, par Chillas, par Lebrixa, et arrivèrent enfin à Cadix. On y équipait une flotte, et on y assemblait des troupes pour mettre à la raison les révérends pères jésuites du Paraguay, qu'on accusait d'avoir fait révolter une de leurs hordes contre les rois d'Espagne et de Portugal, auprès de la ville du Saint Sacrement. Candide, ayant servi chez les Bulgares, fit l'exercice bulgarien devant le général de la petite armée avec tant de grâce, de célérité, d'adresse, de fierté, d'agilité, qu'on lui donna une compagnie d'infanterie à commander. Le voilà capitaine ; il s'embarque avec mademoiselle Cunégonde, la vieille, deux valets et les deux chevaux .andalous qui avaient appartenu à monsieur le grand inquisiteur de Portugal Pendant toute la traversée ils raisonnèrent beaucoup sur la philosophie du pauvre Pangloss. « Nous allons dans un autre univers, disait Candide ; c'est dans celui-là, sans;
.doute, que tout est bien
.Pistoles : monnaie d'or --1 .Cordelier : un homme de religion -2
: (I, ETUDE DE TEXTE (10 points
: Lisez, attentivement le texte et répondez aux questions suivantes ? a) Qui est l'auteur du texte.1
? b)De quelle œuvre le texte est-il extrait
? c)A quel siècle cette œuvre a-t-elle été publiée
(d)Quelle est le genre de cette œuvre ? (0,25 pt x 4
: Pour situer cet extrait dans l'œuvre, répondez aux questions suivantes.2 ? a)A quel événement religieux important candide a-t-il assisté à Lisbonne .b)Cunégonde regrette la mort de l'Inquisiteur et du Juif
(Par qui ont-ils été tués ? (0,5 pt x 2
(D'après le texte, de quoi Cunégonde vient-elle de se rendre compte ? (1 pt.3
? Qui la vieille soupçonne-t-elle.4
(Quelle solution propose la vieille pour qu'ils puissent achever leur voyage ? (1 pt .5 (Qu'est ce que Candide a fait pour être accepté comme capitaine de flotte ?(1 pt .6 (Relevez quatre mots appartenant au champ lexical de « la religion ». (0,25 pt x 4 .7 .(« des mots autres que « cordelier » et « inquisiteur)
: La figure de style employée dans l'énoncé souligné dans le texte est.8
(une antiphrase ; - une métonymie ; - une énumération. Recopiez la bonne réponse (1 pt - (Comment le cordelier est-t-il présenté par l'auteur ? Justifiez votre réponse. (0,5 pt x 2.9 Dans le dernier paragraphe du texte, Candide espère trouver, à la fin de la traversée,.10 .« un monde où « sans doute, tout est bien
(Pensez-vous que ce monde existe réellement ? Justifiez votre réponse. (1 pt
: (II. PRODUCTION ÉCRITE (10 points
Sujet :Certains pensent que dans la vie on rencontre plus de mal que de bien. Partagez- ? vous cette opinion
Développez votre point de vue sur le sujet en vous basant sur des arguments précis et sur .des exemples tirés de votre expérience et de vos lectures
: La correction de l'épreuve de production écrite tiendra compte des critères suivants Critères d'évaluation du discours
Conformité de la production à la consigne d'écriture -
Cohérence de l'argumentation -
Structure du texte (organisation et progression du texte) Barème de notation - Points 5
Critères d'évaluation de la lansue
(Vocabulaire (usage de termes précis et variés - (Syntaxe (construction de phrases correctes - (Ponctuation (usage d'une ponctuation adéquate - (Orthographe d'usage et grammaticale (respect des règles - (Conjugaison (emploi des temps -
Points 5
ÉLÉMENTS DE RÉPONSES (à titre indicatif) ET BARÈME DE NOTATION : (I. ETUDE DE TEXTE (10 points
; a) Voltaire ; b) Candide ou l'optimisme.1
(c) Le XVIIIème siècle ; d) un conte philosophique. (0,25 pt x 4 (a) un autodafé ; b) par Candide. (0,5 pt x 2.2
(qu'on vient de lui voler ses pistoles et ses diamants. (1 pt.3 (Un révérend père cordelier. (1 pt.4
(Vendre l'un des chevaux. (1 pt.5
(Il a fait l'exercice militaire bulgarien devant le général. (1 pt.6 (prieur ; jésuites ; bénédictins ; Dieu ; révérend père. (0,25 pt x 4.7 (Une énumération (1 pt.8
.(D'une manière dévalorisante (dépréciative -.9
(Pour dénoncer les défauts des hommes de religion (pour les critiquer). (0,5 pt x 2 - (Accepter toute opinion de vue convenablement justifié. (l pt.10
: (II. PRODUCTION ÉCRITE (10 points
: La correction de l'épreuve de production écrite tiendra compte des critères suivants
Critères d'évaluation Barème de notation
Critères d'évaluation du discours
(Conformité de la production à la consigne d'écriture (1 pt- (Cohérence de l'argumentation (2 pts-
(Structure du texte (organisation et progression du texte) (2 pts- Points 5
Critères d'évaluation de la langue
(Vocabulaire (usage de termes précis et variés- (Syntaxe (construction de phrases correctes- (Ponctuation (usage d'une ponctuation adéquate- (Orthographe d'usage et grammaticale (respect des règles- (Conjugaison (emploi des temps-
Points 5
: IMPORTANT
Les correcteurs sont priés de respecter le barème de notation de l'épreuve de production < .écrite avec la précision et la rigueur requises
.« Il est recommandé d'éviter tout recours injustifié à la mention « hors sujet <



Examen régional du baccalauréat – session : 2013 Chaouia-Ourdigha (2 année BAC ) (libres)

Epreuve de français

Texte:
Le vieux continua d'écrire jusqu'à l'heure du déjeuner . Il rangea alors ces instruments de travail dans la niche mural et , après avoir jeté un long coup d'oeil à l'extérieur il revint s'asseoir , il était tout émoustillé car cette rédaction l'avait ragaillardir son regard se porta sur les oranges , il en pela une qu dégusta pour mieux en apprécier la saveur . «Orange , fille du soleil ,dit-il tu es belle et nourrissante .Hercule a dû lutter à mort pour l'obtenir – j'en aurais fait de même si j'avais vécu en ce temps –là .Aujourd'hui même un gueux peut te manger sans t'apprécier tellement tu es devenue commune . Cette civilisation du ventre ne te vaut rien .» Ce mot d'esprit le fit rire. Le trouvant ainsi , sa vieille femme lui en demanda la classe.
-Je parlais à l‘orange, dit-il .autrefois un roi avait condamné un géant à lui rapporter des pommes d'or du jardin des Hespérides qui se trouvait du coté de Tanger. Hercule -c'est le nom de ce héros lutta pour en obtenir. Il en eut plein dit la légende. Or ces pommes d'or n'étaient pas autre chose que des oranges, tu vois .Moi, j'ai dit à l'orange que j'ai dégustée qu' après une aussi belle histoire elle est devenue si commune que même un gueux en mange quand il veut .un gueux d'ici ou d'ailleurs.
-C'est une belle histoire. Mais il faut déjeuner.
Ils s'installèrent autour de la grande table ronde. Le fumet du couscous aux jeunes pousses de navet était délicat. A son habitude, le vieux mangeait lentement, avec une sorte d'application joyeuse qui indiquait combien il appréciait le mets
I.COMPRÉHENSION: (10 points)

1.Complétez le tableau suivant: (1 pt)
oeuvre Auteur Genre littéraire Siècle


2.Présentez brièvement le vieux . ( deux à trois lignes )

3. Quelle est l'activité intellectuelle préférée du vieux?

4.Le vieux valorise l'orange.
- relevez deux expressions qui le montrent .

5. Où Hercule est-il allé chercher les oranges?

6.Recopiez et complétez le tableau suivant: référez –vous au texte

L'orange autrefois L'orange aujourd'hui.

7. «Hercule a dû lutter à mort pour l'obtenir »
a- Identifiez la figure de style
b- Quel en est l'effet recherché

8 . Relevez quatre mots appartenant au champ lexical de l'alimentation?

9 . Qu'est ce que le texte nous apprend sur le personnage du vieux?

II.PRODUCTION ÉCRITE: (10 points)
De nos jours beaucoup de personnes fuient la ville pour s'installer à la compagne .
-Qu' en pensez-vous?
- Rédigez un texte dans lequel vous exprimerez votre point de vue en l'appuyant par des arguments et des exemples précis.

Candide : lecture analytique du chapitre VI (6) Lecture et compréhension du texte Vocabulaire  Auto-da-fé : « acte de foi », cérémonie officielle où l’on exécutait des hérétiques (en désaccord avec les principes du christianisme, des infidèles), généralement par le supplice du feu. Un auto-da-fé eut lieu réellement le 20 juin 1756.  Coimbra : ville universitaire du Portugal, siège de l’Inquisition.  Inquisition : institution chargée de rechercher et de poursuivre l’hérésie dans certains États catholiques.  Biscayen : de la province basque de Biscaye.  Commère : marraine d’un enfant dont le Biscayen était le parrain (tuteur). Mariage interdit par l’Église, cela était considéré alors comme un inceste.  Faux-bourdon : chant d’Église à plusieurs voix. Remarque : « bel auto-da-fé » = ironie avec « pour empêcher la terre de trembler ». Le but de cette cérémonie est tourné en dérision par son côté superstitieux. Il s’agit d’une critique. Étude de l’énonciation 1. A quelle personne est écrit ce texte ?  Emploi de la troisième personne du singulier : un narrateur parle. 2. Quelle est la place du narrateur ? Est-ce la même position dans les deux paragraphes ?  1 er § : point de vue omniscient.  2 ème § : point de vue interne et point de vue omniscient. 3. Quels sont les temps verbaux ?  Emploi des temps du passé : imparfait / plus-que-parfait dans le premier § = exposition du contexte.  Passé simple / passé antérieur dans le deuxième § = narration de la cérémonie. Allure vive du récit. Étude de la satire 1. Le texte a 4 parties. Lesquelles ?  Décision d’organiser un autodafé (les raisons).  Réunion des accusés.  Déroulement de la cérémonie.  Exécution de la sentence. 2. Quels sont les thèmes présents ?  La cruauté de l’Inquisition.  Son désaccord avec la foi.  La futilité des actes d’accusation.  La remise en cause de la philosophie de l’optimisme. Bouchriha Mohammed. Lycée Ibn Sina. Marrakech. E-mail : bouchrihamed@gmail.com Page 2 Consultez le site : http://sites.google.com/site/francaislycee/ 3. Relevez les champs lexicaux pour le justifier a) Champ lexical du châtiment : « lier », « fessé en cadence », « brûlés », « brûlées à petit feu ». b) Champ lexical de la religion ou des rites : « auto-da-fé », « procession », « sermon », « musique en faux-bourdon », « prêché », « absous », « béni ». c) Champ lexical des vêtements rituels : « Mitre », « san benito ». d) Champ lexical de la sorcellerie ou de l’hérésie : « Diable » (2 x), « flammes » (2 x), « griffes », « queue » e) Champ lexical de la peur, de la faiblesse : « Épouvanté », « palpitant », « se soutenant à peine » f) Champ lexical de la catastrophe : « Tremblement de terre », « détruit », « ruine totale », « la terre trembla », « fracas épouvantable » 4. Comment Voltaire tourne-t-il les rites catholiques en dérision ?  Les rites sont ceux du catholicisme. Leur grand nombre et leur accumulation les rend dérisoires. Ils apparaissent comme des règles théâtrales sans grande valeur.  Les vêtements rituels sont désacralisés et décrits comme des déguisements carnavalesques. 5. Quels sont les mots de vocabulaire qui traduisent aussi cette satire et cette ironie ?  Emploi de figures de rhétorique : Hyperbole dans les accusations : pour dénoncer le côté arbitraire de celles-ci. Euphémisme « appartements… soleil » : pour montrer l’Inquisition comme un organisme de bienfaisance. Oxymore : « bel Autodafé » : pour tourner l’Inquisition en dérision. Gradation dans les châtiments : « fessé », « brûlés », « pendu ».  Tonalité burlesque, comique, surtout quand la terre tremble de nouveau Ironie par juxtaposition : « belle musique », « orner » et ironie du sort « la terre trembla de nouveau », et qui plus est, « le jour même ». Burlesque : « fessée en cadence » au lieu de flagellée. Humour noir châtiments / griefs reprochés.  Utilisation abusive des exclamations qui traduisent un certain désespoir chez Candide Conclusion : Un texte satirique : Pour critiquer le fanatisme des inquisiteurs et le côté arbitraire de leurs condamnations, Voltaire utilise ses armes favorites : l’ironie et l’humour noir. Par l’ironie, il veut ainsi démontrer que l’autodafé est fondé sur des raisons sans valeur logique. L’humour noir est un autre moyen de dénoncer l’aspect barbare des châtiments de l’Inquisition. Dans le chapitre VI de Candide ou l’optimisme, Voltaire apporte une nouvelle preuve que tout n’est pas « au mieux ».

Candide chapitre 3 : la critique de la guerre. Une peinture ironique de la bataille 1) Comment Voltaire souligne-t-il le caractère esthétique du défilé des deux armées ?  Fanfare, rythme.  Énumération d'adjectifs mélioratifs renforces par "si".  Rythme très sautillant "si beau", "si leste", "si brillant", "si ordonné, que les 2 armées" (rime) => marche militaire.  Énumération des instruments de musique : du plus aigu au plus grave. 2) Comment est marquée la rupture ?  "canons" à la suite des instruments de musique => idée de mort.  "harmonie" / "enfer" => contraste, antithèse (derrière la brillante façade : chaos et horreur). 3) Quel est le point de vue dans le 1er paragraphe ? Quel effet cela produit-il ? Externe : Voltaire utilise l’objectivité, il se contente de citer les faits sans indignation, ce qui est plus efficace : la vie a très peu de prix  Les soldats n'ont pas de réalité individuelle (soldats de plomb) => emploi de chiffres peu précis "quelques milliers", "environ. 9 à 10 000"  Très peu de valeur est attachée à la vie humaine (chiffres doubles par rapport à la bataille de l'époque).  Sujet : hommes = chair à canon : voir le sujet des verbes : les soldats subissent la guerre, ils sont les sujets mais pas les acteurs.  Oxymore : boucherie héroïque : opinion de Voltaire sur la guerre = massacre sanglant et inutile qui démystifie la notion d'héroïsme. 4) Pourquoi cet extrait est une critique de Leibniz, qui pensait que le monde était le meilleur des mondes.  "ôta du meilleur des mondes environ 9 à 10 000 coquins qui en infectait la surface".  Si "tout va bien dans le meilleur des mondes", les morts ne peuvent être que des "coquins" : "raison suffisante". La peinture pathétique des massacres 1) Comment est ressentie la guerre et les massacres par les deux rois ?  Comme du fanatisme : les deux rois font le Te Deum dans leur camp, se sentant tous les deux victorieux : le Te Deum est l’action de rendre grâce pour remercier Dieu, ici encore ironie de Voltaire. Bouchriha Mohammed. Lycée Ibn Sina. Marrakech. E-mail : bouchrihamed@gmail.com Page 2 Consultez le site : http://sites.google.com/site/francaislycee 2) Que pense Voltaire au sujet de Dieu ?  Pour Voltaire, associer Dieu à de telles atrocités, est une idée scandaleuse.  Pour Voltaire, Dieu n'intervient pas dans les guerres des hommes. 3) Relevez le champ lexical du massacre : trouve-t-on encore de l’ironie ? Pourquoi ?  Il n’y a plus d’ironie, car quand la réalité est trop insoutenable, l'ironie devient déplacée. Donc Voltaire se contente de faire une peinture d'une horreur morale et physique.  Lexique qui connote une extrême violence : vieillards criblés de coups, femmes égorgées, "mamelles sanglantes" (lait = vie/ sanglantes = mort).  Usage de la litote (expression atténuée de la réalité : dire moins pour exprimer plus) "besoins naturels de quelques héros" = viol.  L’horreur s'accroît du fait que les victimes ne sont pas des combattants mais des êtres faibles.  Voltaire reste mesuré : les faits sont présentés simplement, pour laisser au lecteur la liberté de se faire sa propre opinion 4) Que choisit de faire Candide ?  Il décide de partir Le départ de Candide 1) Comment apparaît Candide ici ?  Il quitte un village brûlé, c’est un héros mais un héros triste, Voltaire se livre à une démystification de l'héroïsme guerrier. 2) Comment Candide quitte-t-il les Bulgares ?  "Avec ses petites provisions dans son bissac"  Côté dérisoire => tout seul, s'éloignant, tout "petit" à l’horizon ("petit" s'applique à lui et aux provisions).  Côté attendrissant => il reste fidèle à ses pensées et à Cunégonde. Conclusion :  Critique très virulente de Voltaire contre l'horreur de la guerre et l'optimisme de Leibniz.  Guerres condamnées : guerres de conquêtes.  Cette condamnation s'inscrit dans le combat des philosophes pour construire une société plus humaine et civilisée. L'art du conteur présente comme un spectacle plaisant une réalité qui ne l'est pas => ironie

Évaluation finale de la séquence II
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Après avoir été chassé de chez lui, à cause de l’amour qu’il éprouvait pour Cunégonde, Candide devient, bien malgré lui, soldat dans l’armée bulgare qui affronte l’armée abare.
Le nom Candide évoque l’innocence. Comme son précepteur Pangloss, il est persuadé qu’il vit dans le « meilleur des mondes possibles ».
Rien n’était si beau, si leste (1), si brillant, si bien ordonné que les deux armées. Les trompettes, les fifres, les hautbois, les tambours (2), les canons, formaient une harmonie telle qu’il n’y en eut jamais en enfer. Les canons renversèrent d’abord à peu près six mille hommes de chaque côté ; ensuite la mousqueterie (3)ôta du meilleur des mondes environ neuf à dix mille coquins qui en infectaient la surface. La baïonnette fut aussi la raison suffisante de la mort de quelques milliers d’hommes. Le tout pouvait bien se monter à une trentaine de mille âmes. Candide, qui tremblait comme un philosophe, se cacha du mieux qu’il put pendant cette boucherie héroïque. Enfin, tandis que les deux rois faisaient chanter des Te Deum (4) chacun dans son camp, il prit le parti d’aller raisonner ailleurs des effets et des causes. Il passa par-dessus des tas de morts et de mourants, et gagna d’abord un village voisin ; il était en cendres : c’était un village abare que les Bulgares avaient brûlé, selon les lois du droit public. Ici des vieillards criblés de coups regardaient mourir leurs femmes égorgées, qui tenaient leurs enfants à leurs mamelles sanglantes ; là des filles éventrées après avoir assouvi les besoins naturels de quelques héros rendaient les derniers soupirs ; d’autres, à demi brûlées, criaient qu’on achevât de leur donner la mort. Des cervelles étaient répandues sur la terre à côté de bras et de jambes coupés.
Candide s’enfuit au plus vite dans un autre village : il appartenait à des Bulgares, et des héros abares l’avaient traité de même. Candide, toujours marchant sur des membres palpitants ou à travers des ruines, arriva enfin hors du théâtre de la guerre, portant quelques petites provisions dans son bissac (5), et n’oubliant jamais Mlle Cunégonde. Ses provisions lui manquèrent quand il fut en Hollande ; mais ayant entendu dire que tout le monde était riche dans ce pays-là, et qu’on y était chrétien, il ne douta pas qu’on ne le traitât aussi bien qu’il l’avait été dans le château de monsieur le baron avant qu’il en eût été chassé pour les beaux yeux de Mlle Cunégonde.
Candide ou l’optimisme de Voltaire
Notes :
1 Leste : agile, léger (sens moderne) ; élégant (sens premier du terme).
2 Les trompettes, les fifres, les hautbois, les tambours : instruments de musique.
3 La mousqueterie : décharge de mousquets (de fusils).
4 Te Deum : chant religieux (du cantique Te Deum laudamus «Nous te louons, Seigneur»).
5 Bissac : besace, sac.
________________________________________
Questions
I - Les atrocités de la guerre (8,5 points)
1. Relevez des verbes de mouvement dont Candide est le sujet. (1 point)
2. À quel temps ces verbes sont-ils ? Quelle est la valeur de ce temps ? (1 point)
3. À quel « spectacle » Candide assiste-t-il ? (0,5 point)
4. Quel sentiment éprouve Candide face aux horreurs de la guerre ? Comment se comporte-t-il ?
Justifiez votre réponse en citant le texte. (1,5 point)
5. Dites précisément de quelles monstruosités il est le témoin ? Répondez d’une part en citant le champ lexical de la destruction (1 point) et d’autre part le champ lexical du corps ( 1,5 point).
6. Quel temps est utilisé pour rapporter toutes ces horreurs ? Quelle est sa valeur ? (1 point)
7. Après avoir vu les horreurs de la guerre, quelles sont les préoccupations de Candide ? (1 point)
II - Le regard de l’auteur sur la guerre (11,5 points)
8. Quels pays se font la guerre ? Pour autant, peut-on dire qu’ils s’opposent réellement ? Expliquez en citant le texte. (1 point)
9. Relevez les groupes nominaux décomptant les morts. (1 point)
10. Les chiffres donnés sont-ils précis ? Qu’est-ce qui le montre ? (1 point)
11. Lignes 1 à 2, relevez la première énumération. (1,5 point)
a) Donnez la classe grammaticale des mots énumérés. Le vocabulaire est-il mélioratif ou péjoratif ?
b) Observez la disposition de ces mots. Que remarquez-vous ?
12. Toujours lignes 1 à 2, relevez la deuxième énumération. Qu’a-t-elle de surprenant ? (1 point)
13. Qu’est-ce qui est désigné par l’expression « boucherie héroïque » ? Quelle est la figure de style employée ? (1 point)
14. « ensuite la mousqueterie ôta du meilleur des mondes environ neuf à dix mille coquins qui en infectaient la surface »
Quelles figures de style sont employées dans cette phrase ? Justifiez votre réponse. (1 point)
15. « là des filles éventrées après avoir assouvi les besoins naturels de quelques héros rendaient les derniers soupirs »
Quelles figures de style sont employées dans cette phrase ? Justifiez votre réponse. (2 points)
16. En reprenant l’ensemble de vos réponses (8 à 15), mais aussi en relevant d’autres exemples dans l’ensemble du texte, dites ce que Voltaire pense de la guerre. (3 points)
Correction (de l'évaluation de la séquence II)
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I - Les atrocités de la guerre
1. « passa » (ligne 7), « gagna » (ligne 7), « s’enfuit » (ligne 13), « arriva » (ligne 14) sont des verbes de mouvement dont Candide est le sujet.
2. Ces verbes sont tous au passé simple. C’est le temps du premier plan, des événements importants.
3. Candide assiste à une guerre entre les Bulgares et les Abares. Il assiste également à toutes sortes d’atrocité.
L’emploi du terme « spectacle » est justifié par l’expression « théâtre de la guerre ».
4. Candide a peur. Il « tremblait » (ligne 5), « se cacha du mieux qu’il put » (ligne 5). Il s’en va (« il prit le parti d’aller raisonner ailleurs des effets et des causes », ligne 7).
5. Candide parcourt des lieux dévastés. Le premier village est « en cendres » (ligne 8), il a été « brûlé » (ligne 8). Le second village est « en ruines » (ligne 14).
Dans ces lieux, les habitants sont morts, les corps sont mutilés : « des tas de morts et de mourants » (ligne 7), « des vieillards criblés de coups » (ligne 9), « leurs femmes égorgées » (ligne 9), « leurs mamelles sanglantes » (lignes 9 et 10), « des filles éventrées » (ligne 10), « d’autres, à demi brûlées » (ligne 11), « Des cervelles étaient répandues sur la terre à côté de bras et de jambes coupés » (lignes 11 et 12), et enfin « des membres palpitants » (ligne 14).
6. L’imparfait de l’indicatif domine dans ces passages. C’est le temps de la description (de l’arrière-plan par opposition au passé simple, temps du premier plan).
7. Malgré toutes ces horreurs, Candide pense à Cunégonde et cherche un endroit où il sera bien traité. Ses préoccupations semblent personnelles ; il semble peu affecté par ce qu’il a vu.
II - Le regard de l’auteur sur la guerre
8. Les Abares font la guerre aux Bulgares, noms qui laissent entendre Barbares. S’ils se font la guerre, Voltaire ne les oppose pas véritablement. Outre la consonance de leur nom, ils se ressemblent, ont de nombreux points communs. Tous deux font dire des Te Deum, tous deux ont des héros dans leur camp (voir lignes 10 et 13), tous deux commettent des atrocités « selon les lois du droit public » (lignes 8 et 9).
9. « six mille hommes » (ligne 3), « neuf à dix mille coquins » (ligne 3), « quelques milliers d’hommes » (ligne 4), « une trentaine de mille âmes » (ligne 5) sont des GN décomptant les morts.
10. Les chiffres donnés sont imprécis, comme le montrent les adverbes « à peu près » (lignes 2 et 3), « environ » (ligne 3), le déterminant indéfini « quelques » ou le GN « le tout » (ligne 4).
11. « beau », « leste », « brillant », « ordonné » sont des adjectifs qualificatifs mélioratifs.
Ils forment une progression croissante (du plus bref au plus long), tous précédés de la conjonction de coordination « si » exprimant l’intensité. On peut alors parler de gradation.
Ce passage relève, a priori, de l’éloge.
12. « Les trompettes, les fifres, les hautbois, les tambours, les canons » est une énumération surprenante en ceci qu’elle se termine par un mot qui n’a pas de point commun avec les autres termes, tous en rapport avec la musique.
On comprend que ce qu’on lit n’est peut-être pas un éloge de la guerre.
13. La guerre est désignée par cet oxymore.
14. L’antiphrase est utilisée. Le « meilleur des mondes » ne peut-être celui où tant de gens meurent. On opposera également le singulier « la mousqueterie » aux « dix milles coquins », la disproportion révélant l’ampleur du massacre.
15. Une nouvelle antiphrase peut être relevée dans l’expression « quelques héros ». L’euphémisme « les besoins naturels » montre de quoi sont capables lesdits héros.
16. On l’a vu, ce texte ne peut être un éloge de la guerre. Ce texte relève davantage du blâme. Les atrocités de la guerre dont chaque camp est responsable sont dénoncées, montrées à l’index, révélées par l’auteur qui s’oppose aux « lois du droit public » (ce droit à faire la guerre, à détruire).
Avec une abondance de détails (voir les différents champs lexicaux relevés), Voltaire montre l’étendue de la catastrophe.
Pour autant, ni Candide ni les victimes de la guerre ne trouvent grâce aux yeux de Voltaire. Le premier tremble « comme un philosophe », se cache et se sauve ; les seconds (en tout cas les soldats) ne sont que de la chair à canon, masse indénombrable, inutilement quantifiable (« à peu près six mille hommes », « environ neuf à dix mille coquins »). Ils ne sont que des « coquins » qui « infectaient » la terre. En revanche, l’imprécision arithmétique (« Le tout pouvait bien se monter à une trentaine de mille âmes ») révèle aussi l’indignation de l’auteur (À quoi bon vouloir compter ce qui reste ?).
Le procédé utilisé par Voltaire est évidemment l’ironie, qui trouve son expression dans une multitude de figures de style comme l’antiphrase (« meilleur des mondes », « quelques héros ») ou l’oxymore (« boucherie héroïque »).
CANDIDE CHAP.6 Voltaire( 1694 - 1778 ) Voltaire c’est l’esprit de la France. Il a lutté contre le fanatisme, les erreurs de justice, l’arbitraire. il a écrit 18 000 lettres. Il faisait concurrence a Marivaux ou Beaumarchais au théâtre. Son nom d’origine est Jean Marie Arouet. Le chevalier de Rouen agressa voltaire à cause de son nom de famille. Chamboulé, il retranscrit souvent cette agression a travers ses personnages. Voltaire dénonce l’auto-da-fé ; coutume barbare, à travers le divertissement. Distance créant l’ironie à travers les adjectifs inadaptés (« bel-auto-da-fé ») S’il y a bien un passage de Candide qui nous permet de comprendre la célèbre formule « écrasons l’infâme » c’est bien celui-ci. En effet le titre déjà nous renseigne sur l’absurdité des rites : faire un auto-da-fé pour empêcher la terre de trembler. L’infâme, c’est donc bien avant tout la superstition et les institutions qui l’entretiennent. Selon son habitude, Voltaire utilise le registre ironique pour faire rire et dénoncer les pratiques barbares. I) Une mise en scène burlesque : Le ton est donné dès le titre par l’antiphrase : « un bel auto-da-fé » qui laisse deviner que cette cérémonie expiatoire sera minutieusement préparée. L’expression est reprise des le premier paragraphe et elle est renforcée par les mots : « spectacle » ; « cérémonie ». Comme il l’avait fait pour l’évocation panoramique grandiose des deux armées du chap.3 Voltaire met l’accent sur les caractères esthétiques de la procession. Tout est harmonie visuelle (l’insistance sur le « décorum san benito »), Harmonie auditive (Sermon pathétique, musique en faux bourdons, Chants, cadence) même les allitérations en C « Candide fut fessé en cadence pendant qu’on chantait » rendent conte que nous sommes conviés mais derrière le champ lexical carnavalesque nous sommes conviés mais derrière le champ lexical de la cérémonie et la fantaisie de la narration. C’est le cri de colère de Voltaire qui se fait entendre. II) L’engagement de Voltaire contre l’inquisition. L’antiphrase « les sages du pays » la formule restrictive « n’avaient pas trouvé un moyen plus efficace » son des procédés qui font office d’accusation. Alors que le narrateur feint la retenue de jugement, et fait semblant de ne pas s’engager. L’auteur, Avec ironie, entame au contraire sa critique. C’est toute la férocité du rituel sois disant purificateur : le sadisme de l’autodafé ressort avec la tournure à petits feux. Quant à l’objectif « infaillible » il sera vite démenti à la fin du 2e paragraphe puisque « la terre tremble à nouveau » la cérémonie aura donc été inutile : elle est nonseulement barbare et inefficace. Avec l’ironie et l’alliance de mots dont il sait tant faire usage, Voltaire à mis en valeur une fois de plus : sa dénonciation de l’obscurantisme, toute les intolérances et toutes les bêtises qu’il exècre sont attaquées ici, l’inefficacité de l’auto-da-fé est flagrante puisque la réplique du séisme que l’on pensais pouvoir éviter a bien eu lieu. Conclusion : On terminera avec deux observations : 1 erement : Voltaire à été véritablement traumatisé par ce tremblement de terre qui détruisit Lisbonne en 1755 2 emement : On pourrait croire à l’issue de ce Chap. que Candide ayant frémit dans sa conscience, ayant quelque peu évolué par rapport au dogmatisme de l’optimisme, serait en phrase d’achèvement de son rôle de personnage naïf. C’est sans compter sur la ruse de Voltaire sur son coté joueur et sur ses stratégies de conteur. Le personnage retombera dans sa naïveté première avant de se réaffirmer avec plus d’aplomb cette fois mais beaucoup plus tard. En attendant il nous faudra attendre le récit de bien d’autres péripéties : « mon fils prenez courage, suivez moi »

Extrait du chapitre 6, Candide, Voltaire
Extrait du chapitre 6, Candide.

Voltaire
Le devoir intégralement corrigé fait 3 pages word, il comprend une introduction développée, trois parties avec plusieurs arguments chacune et des transitions, une conclusion avec ouverture.

Texte

Après le tremblement de terre qui avait détruit les trois quarts de Lisbonne, les sages du pays n’avaient pas trouvé un moyen plus efficace pour prévenir une ruine totale que de donner au peuple un bel auto-da-fé ; il était décidé par l’université de Coimbre que le spectacle de quelques personnes brulées à petit feu, en grande cérémonie, est un secret infaillible pour empêcher la terre de trembler.

On avait en conséquence saisi un Biscayen convaincu d’avoir épousé sa commère, et deux Portugais qui en mangeant un poulet en avaient arraché le lard ; on vint lier après le diner le docteur Pangloss et son disciple Candide, l’un pour avoir parlé, et l’autre pour avoir écouté avec un air d’approbation : tous deux furent menés séparément dans des apparemment d’un extrême fraicheur, dans lesquels on n’était jamais incommodé du soleil : huit jours après ils furent tous deux revêtus d’un san-benito, et on orna leurs têtes de mitres de papier : la mitre et le san-benito de Candide étaient peints de flammes renversées et de diables qui n’avaient ni queues ni griffes ; mais les diables de Pangloss portaient griffes et queues, et les flammes étaient droites. Ils marchèrent en procession ainsi vêtus, et entendirent un sermon très pathétique, suivi d’une belle musique en faux-bourdon. Candide fut fessé en cadence, pendant qu’on chantait ; le Biscayen et les deux homes qui n’avaient point voulu manger de lard furent brulés, et Pangloss fut pendu, quoique ce ne soit pas la coutume.

Analyse :
Extrait du ch. 6 de Candide: L'auto-da-fé

INTRODUCTION

Le texte que nous allons étudier est un extrait du chapitre 6 de Candide, conte philosophique de Voltaire écrit en 1759, en pleine période des Lumières. Le héros est un personnage naïf persuadé que "tout est au mieux dans le meilleur des mondes" comme lui a enseigné son maître Pangloss. Ce passage...

I/UN RECIT SOUS FORME D'APOLOGUE

Transition

II/ LES ANTIPHRASES AU SERVICE DE L'IRONIE

Transition

III/PORTEE PHILOSOPHIQUE ET ENJEUX CRITIQUESDE L'EXTRAIT

Conclusion avec ouverture

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Si pour les spécialistes l’avenir reste imprévisible, ils pensent néanmoins qu’il est possible de le sonde, c'est-à-dire d’identifier ces fameuses tendances de fond, analyser leurs éventuelles incompatibilités, spéculer leurs répercussions et enfin, ne pas hésiter à mettre en doute nos visions du futur. La prospective est donc cette étude exploratoire qui renseigne sur ce qui peut advenir.
Ainsi, les futurologues, dont le sérieux ne laisse pas de place à la fantaisie, fondent leurs études prospectives sur un postulat de base : il n’existe pas un mais plusieurs futurs possibles. Au lieu de s’acharner donc à prévoir un illusoire avenir unique et déjà déterminé, ils préfèrent ainsi exposer les enjeux, les bifurcations possibles, et finalement, proposent les moyens d’évoluer vers un futur souhaité.
Pour cela, aucune démarche n’est à négliger. Si l’intuition demeure irremplaçable (malgré son manque de rigueur), la prospective s’appuie aujourd’hui sur des outils mathématiques sophistiqués et sur les derniers progrès de la science de l’organisation : études de cas, interviews de spécialités, sondages, tout est bon pour réunir les données, les analyser, les comparer, les mettre en statistiques et dégager les hypothèses les plus pertinentes et les plus vraisemblables.
Mais cela ne suffit guère à éclairer les commanditaires des études prospectives (gouvernements, entreprises, organisations internationales…) et à guider leur action. La manière de leur présenter les résultats est souvent cruciale : il faut les convaincre que ce qui leur semble improbable est néanmoins possible ; il faut les persuader qu’il leur revient de choisir parmi trois ou quatre futurs potentiels ou scénarios. Le premier présente la vision simple et sans surprise de l’avenir, les autres sondent les possibilités de bifurcations qui ont été inventoriées.
La prospective
Malgré son aspect déroutant, il est possible d’étudier le futur. Alors, la prospective est l’étude de l’avenir. En effet, ces travaux de la prospective sont basés sur une hypothèse : au lieu d’un, plusieurs avenirs existent. Par conséquent, il faut trouver les moyens pour réaliser le futur souhaité. C’est pourquoi on recourt, en plus de l’intuition, aux mathématiques et aux sciences de l’organisation. Toutefois, cela est insuffisant car le plus important est la forme de la présentation de l’étude ainsi que le bon choix du futur.


ENS TETOUAN
DIDACTIQUE DU FRANÇAIS
SEQUENCES DIDACTIQUES
2008/2009
CANDIDE DE VOLTAIRE



Sommaire
Compétences visées : …………………………………………………………………………………………………………………………. 3
Séquences didactiques : …………………………………………………………………………………………………………………………. 4
Séquence II (séquence détaillée): ………………………………………………………………………………………………………………………….15
Lecture méthodique : ………………………………………………………………………………………………………………………….16
Langue : les procédés de l’ironie : ………………………………………………………………………………………………………………………… 19
Activités orales : débat et discussion ………………………………………………………………………………………………………………………… 21
Production écrite : écrire un conte ………………………………………………………………………………………………………………………… 23
Séquence VI (séquence détaillée): ……………………………………………………………………………………………………………….…………26
Lecture d’une image : ………………………………………………………………………………………………………………………….27
Activités orales : lecture diction d’un poème ………………………………………………………………………………………………………………………..29
Langue : le registre pathétique ………………………………………………………………………………………………………………………….31
Production écrite : Résumé ………………………………………………………………………………………………………………………….33
Évaluation formative I ………………………………………………………………………………………………………………………….36
Séquence de la poésie (séquence détaillée): ………………………………………………………………………………………………………………………….37
Lecture méthodique : L’invitation au voyage de Charles Baudelaire ………………………………………………………………………………………………………………………….38
Activités orales : le prix de la liberté ………………………………………………………………………………………………………………………….40
Langue : la versification ………………………………………………………………………………………………………………………….42
Production écrite : Produire un poème ………………………………………………………………………………………………………………………….46
Évaluation de la poésie : ………………………………………………………………………………………………………………………….48
Référenciel des valeurs : ………………………………………………………………………………………………………………………….49
Annexe : ………………………………………………………………………………………………………………………… 54


MODULE 1 : 2ème ANNEE DU BACCALAUREAT
LE CONTE PHOLOSOPHIQUE
CANDIDE (1759)
DE VOLTAIRE (1694-1778)
COMPETENCES VISEES :
Lire et étudier un conte philosophique : les spécificités du conte voltairien.
Reconnaitre les procédés de l’ironie au service de la satire.
Acquisition des techniques de la narration.
Étudier la structure narrative de l’œuvre.
Étudier la thématique de l’écriture voltairienne.
Étudier la spécificité argumentative de Voltaire
Produire un conte à partir d’un schéma narratif.
Lire un poème libre : poésie engagée
Lire un poème en prose.
SEQUENCES DIDACTIQUES DU MODULE : CANDIDE

SEQUENCES MATIERES ACTIVTES PEDAGOGIQUES(CONTENUS) TACHES A REALISER CAPACITES SUPPORTS
Rencontre avec les élèves et évaluation diagnostique
I Travaux encadrés
(l’entrée dans l’œuvre) Exposés sur le siècle des lumières et le conte philosophique.
Biographie de Voltaire
Résumé de l’œuvre
Documentation
communication orale
Prise de parole
Discussion et récapitulation. Repérer les caractéristiques du conte, et en particulier le conte philosophique.
Développer la capacité d’écoute, de parole et de la prise de note. Les recherches des élèves.
Les documents de l’histoire littéraire.
L’œuvre : Candide
Langue Le schéma narratif et le schéma actanciel de Candide Réemploi des acquis : résumé et exposés Établir un schéma narratif et actanciel Le résumé de l’œuvre

Activités orales Raconter un conte Débat à portée morale, philosophique, religieuse. Développer les compétences communicatives
Les contes des milles et une nuit
Production écrite Compte rendu de lecture du chapitre I Lire le chapitre et établir une fiche de lecture Écrire un compte rendu à partir d’une fiche de lecture Chapitre I de Candide
II Lecture Lecture méthodique Confirmer ou infirmer les hypothèses de lecture Identifier, repérer les procéder de l’ironie L’incipit : « Il y avait en Westphalie, […] il fallait dire que tout est au mieux. »

Langue Les procédés de l’ironie Étudier les figures de style qui sont au service de l’ironie : la périphrase, oxymore, antiphrase, hyperbole,… Identifier et repérer les différents procédés au service de l’ironie. Chapitres I et IV
Activités orales Débat et discussion
Prendre la parole et débattre.
Savoir écouter autrui Argumenter et exprimer son point de vue. Sujet : A Thunder-ten-tronckh, on donne aux nobles des privilèges que ne justifient ni leurs mérites ni leur travail. Ainsi, Candide, parce qu’il n’est qu’un bâtard, se trouve au rang des serviteurs du baron et se verra refuser la main de Cunégonde.
la valeur d’un homme est elle relative à son statut social ? argumentez ?
Production écrite Écrire un conte à partir d’un schéma actanciel Produire un conte Emploi des informations données pour produire un conte Schéma actanciel (voir fiche dans la séquence détaillée)

IV Lecture Lecture analytique Analyser et interpréter le recourt de Voltaire à L’Eldorado comme pays de rêve.
Savoir
les motivations de Voltaire à choisir ce monde merveilleux. Amener les élèves à dégager les grandes constances de la pensée de Voltaire incluses implicitement dans ce chapitre : Le refus des dogmes, le privilège du progrès scientifique et l’attachement au concret (travail, commerce) au détriment des idées abstraites (celle de Pangloss)
Faire réfléchir sur l’effet de l’imaginaire qui existe dans ce récit.
Repérer le merveilleux dans Candide : Eldorado Chapitre XVIII
III Lecture Lecture linéaire Étudier le thème de la guerre Relever, identifier le champ lexical de la guerre.
Étudier la description qui met en valeur l’atrocité de la guerre.
Insister sur l’opinion de Voltaire sur la guerre : « ni vainqueur, ni vaincu. », « la guerre ne sert à rien. » Chapitre III
Langue Le raisonnement dialectique : thèse, antithèse, synthèse. Exercices d’application et de renforcement Repérer et identifier les indices de l’argumentation.
Reconnaitre le lexique du raisonnement. Chapitre VI, page 63 de Candide
Travaux encadrés Exposé : le thème de la justice dans Candide. Discussion et échange des points de vue à propos de la justice. Discourir à partir d’un sujet de réflexion. Exposé :y’ a-t-il une justice dans ce monde ?
Production écrite Un texte argumentatif sur la guerre Produire un texte argumentatif. Connaitre le plan d’un texte argumentatif
Utiliser les procédés argumentatifs
Développer la capacité du raisonnement. Sujet 1: « la guerre vous paraît-elle efficace pour effacer les haines et les conflits entre les peuples ?
Sujet 2 : «En guerre, laisse entendre voltaire, il n’y a ni vainqueur ni vaincu. Partager-vous cette opinion ?
Langue Quelques figures de style L’accumulation
L’hyperbole
La métamorphose
Distinguer la différence entre ces trois figures de style. - Il savait bien de quel côté il fallait marcher ; mais des montagnes, des fleuves, des précipices, des brigands, des sauvages, étaient partout de terribles obstacles.
- Elle se perdait sous une voute de rochers épouvantables qui s’élevaient jusqu’au ciel.
- …traînés rapidement par de gros moutons rouges qui surpassaient en vitesse les plus beaux chevaux d’Andalousie, de Tétouane et de Méquinez.
- Ils voguèrent quelques lieux entre des bords tantôt fleuris, tantôt arides, tantôt unis.
Activités orales Poésie libre La diction du poème « L’évadé » de Boris Vian dite par Gérard Clay. Développer la capacité d’écoute.
Interpréter le poème. L’évadé ou le temps de vivre de Boris Vian.
Production écrite Commentaire composé. Établir le plan du commentaire composé :
Introduction :
Situer le passage
Présenter brièvement le texte (autodafé)
Dégager son enjeu
Annoncer le plan
Développement :
Mise en scène de l’autodafé (ses objectifs et ses armes)
la visée de voltaire (dénoncer le fanatisme religieux, et l’optimisme)
les procédés utilisés : l’humour, l’ironie, l’hypotypose,…
Bilan : l’omniprésence du mal ≠ Leibniz
S’initier au commentaire composé.
Établir un plan. Chapitre VI
V Lecture Groupement de textes : lecture méthodique Étudier la métamorphose de Candide grâce au voyage.
Mettre en valeur la vision et la philosophie de Voltaire envers le monde à travers les extraits sélectionnés.
Relever l’apport du voyage comme source d’apprentissage et ses bienfaits sur Candide et mettre en exergue le changement de Candide qui se traduit par :
- l’acquisition d’une autonomie (décision de quitter Eldorado par exemple)
- la perte de toutes ses illusions à propos de la richesse « la noblesse et la richesse ne font pas le bonheur ».
- Savoir la valeur du travail : « épouser une Cunégonde belle et jeune, vivre riche et oisif grâce aux diamants d’Eldorado ou travailler et être productif ?
Inciter les apprenants à savoir les bienfaits du voyage : l’évolution du personnage va avec sa mobilité géographique. Extraits des chapitres :
XVIII p. 91-93: « Ils passèrent un mois dans cet hospice, … et grand bien vous fasse. »
XXI, et XXX P.152-154 : « Candide en retournant dans sa métairie, …. Mais il faut cultiver notre jardin. »
Langue Le discours et le récit. Étudier la différence entre le récit et le discours pour les exploiter dans la construction du sens d’un texte. Être en mesure de repérer la caractéristique du discours et du récit. Chapitre XVII
Activités orales chanson discuter après l’audition de la chanson. Développer l’écoute chez l’apprenant.
Commenter les thèmes de la chanson. CD
les paroles de la chanson « Je vais chanter pour ceux… » Lââm
ou « le temps qui reste » de Serge Reggiani
Production écrite Commentaire composé Rédaction du commentaire. Développer l’aptitude de l’écrit et d’analyse. Chapitre VI
Lecture Lecture d’une image Savoir analyser une fiche publicitaire. Développer la capacité d’analyse et d’interprétions chez l’apprenant.
Relever les indices qui caractérisent une fiche publicitaire et qui aident à l’analyser et à déterminer le sens dénoté et connoté Voir annexe : fiche publicitaire
Langue Le registre pathétique Étudier le registre pathétique et sa tonalité. Identifier, repérer le registre pathétique et savoir le but de son emploi. Chapitres : V, VI, XIX
Activités orales Lecture diction d’un poème. Lire un poème d’une façon expressive.
S’entrainer à lire un poème selon son registre dominant, essayer de mettre en exergue les sentiments qu’il dégage et à avoir une bonne articulation.
Supports utilisés : CD (Serge Reggiani) et imprimé du poème (Le dormeur du Val de Charles Baudelaire)
Production écrite Résumé d’un texte Schématiser un texte (1ère séance)
Rédiger le texte via le schéma réalisé (2ème séance). Acquisition des astuces et des procédés de schématiser (symboles et abréviation) un texte et de le réécrire sous forme d’un résumé. Voir la séquence VI
Évaluation formative : Compréhension et production écrite (passage situé au chapitre XIX)


SEQUENCES de la poésie ;

MATIERES ACTIVTES PEDAGOGIQUES(CONTENUS) CAPACITES SUPPORTS
Travaux encadrés
(l’entrée dans l’œuvre) Exposé : la poésie en prose et la poésie libre Identifier les spécificités de la poésie moderne et la poésie en prose
Documents sur la poésie
Encyclopédie, internet, …
Lecture : lecture méthodique L'invitation au voyage

ou

L’évadé Étudier la poésie : sa typographie et thématique.

Charles Baudelaire (1821-1867)
Recueil : les fleurs du mal

de Boris Vian dite faite par Gérard Clay.
Langue La versification Connaitre et effectuer la syllabation, les accents rythmiques, les coupes, les rimes, … L’invitation au voyage
Production écrite Écrire un poème selon le modèle : l’invitation au voyage
Ou
Écrire un poème avec les mots migrateurs Développer la créativité chez l’apprenant Selon le modèle du poème : l’invitation au voyage.
Évaluation formative











Activités de lecture :
Niveau : 2ème année du baccalauréat Projet semestriel : 1 Année scolaire : 2007-2008
Séquence didactique 3 Durée : 1 heure Fiche n° 1

Activité de lecture : lecture méthodique

Extrait : « Il y avait en Westphalie, […] il fallait dire que tout est au mieux. »
Compétences visées : Etudier un des procédés argumentatifs (l’ironie) qui est au service de la satire.
Capacité : Relever la situation initiale et identifier l’un des procédés d’écriture voltairienne : l’ironie.
Indications pédagogiques consignes Tâches
Situation et identification du passage : Après la lecture silencieuse :
Où se situe se passage ?
Quelle est l’expression qui ouvre l’incipit ?

Quel est le genre de cet extrait ?
Quels sont les temps verbaux dominants ?
De quel type de texte s’agit-il ?
Relevez : (situation initiale)
le lieu de l’action
Le temps
Les personnages (seuls Candide, Cunégonde et Pangloss ont un prénom, on dévoile leur identité, leur état d’esprit : Candide naïf, Pangloss est sage)
Après la lecture magistrale :
Quel est le ton dominant dans ce passage ?
Projet de la séance :
Voltaire dans ce passage utilise plusieurs procédés argumentatifs pour caricaturer le château, considéré comme l’Eden aux yeux des gens et entame le débat sur l’optimisme. Il s’agit en fait d’une satire sociale et philosophique. La situation initiale (situation d’équilibre) :
Au début de l’œuvre : l’incipit (ici commence)
« Il y avait » qui rappelle le début du conte de fée : il était une fois
Un conte
PS, Imparfait, Plus que parfait
Texte narratif à dominance descriptif.
Le château de la Westphalie(Allemagne).
Le contexte temporel est indéfini contrairement au contexte spatial
Candide, Pangloss, Cunégonde et son frère, le baron, la baronne.
Le ton ironique jalonne le texte tout entier.
Hypothèse de lecture : Comment se manifeste la satire chez voltaire dans ce passage ?
Axes de lecture :
Les formes de l’ironie :
Critique du lieu :
Pourquoi choisir l’Allemagne comme décor ?
- Quelle est la motivation de choisir la Westphalie comme lieu de l’action ?


La satire des personnages :
Comment décrit-on les personnages ?
La baronne :



Le baron :
Que reflètent ces citations ?
« Monsieur le baron était un des plus puissants seigneur de la Westphalie car son château avait une porte des fenêtres. »


« Ses palefreniers étaient aussi ses piqueurs, […] ils l’appelaient tous monseigneur, et ils riaient quand il faisait des contes. »



Cunégonde : « … haute en couleur, fraiche, grasse, appétissante.)

La satire de la société et des préjugés :
Voltaire oppose la prétention de la richesse à la basse réalité :
- La critique des préjugés :


La critique de la philosophie optimiste :
Comment Voltaire présente-t-il Pangloss ?
« les nez ont été fait pour porter des lunettes, … les cochons étant faits pour être mangés. »
C’est le pays de Leibniz (principal théoricien de l’optimisme que combat Voltaire.)
La Westphalie est la province la plus pauvre de la Prusse(Allemagne), or les gens y compris Candide la prennent comme un idéal « le château de mon seigneur était le plus beau des châteaux. »
Laideur, embonpoint (350 livres = 150 kg) mais qui s’attirait grâce à son obésité une considération incroyable).
Il s’agit ici d’une manière détournée de dévaloriser le baron puisqu’il s’agit d’une fausse explication basée sur l’évidence : rien ne distingue ce château des autres habitations.

Les domestiques ont plusieurs emplois dans le château ce qui contredit la puissance du baron qui n’apparaît qu’a travers leurs discours flatteur. En plus, le baron ne sait parler, son discours provoque leur rire car il est sans fondements.

Parmi les signes de la beauté à cette époque c’est la pâleur et la blancheur contrairement au teint de Cunégonde.
Le château, la grande salle ≠ simples ornements de tapisseries
Meute, piqueurs ≠ chiens de basse-cours
Grand aumônier ≠ palefrenier, vicaire.

un honnête homme est refusé comme époux car il n’est pas allé jusqu’au bout de son arbre généalogique.

Il le présente comme adepte caricatural de la philosophie de Leibniz : l’optimisme, absurde et ridicule, d’où la naïveté de Candide qui « écoutait attentivement et croyait innocemment »

Synthèse Inciter les élèves à faire une récapitulation :

Faire lire la synthèse

La satire se manifeste par l’ironie qui met en relief les opinions de Voltaire à propos de :
La philosophie leibnizienne
La société et les préjugés de son époque.
Ce mélange traduit par l’amalgame de la fiction et de la réalité nous renseigne sur la spécificité du conte philosophique voltairien.


Activités de langue :
Niveau : 2ème année du baccalauréat Projet semestriel : 1 Année scolaire : 2007-2008
Séquence didactique 3 Durée : 1 heure Fiche n° 1
ACTIVITE DE LANGUE : les procédés de l’ironie
Support : corpus tiré du chapitre 1 et 4
Compétences visées : Etudier les procédés de l’ironie.
Capacités : Identifier et repérer les différents procédés au service de l’ironie.
Indications pédagogiques Consignes Tâches
Mise en situation : Dans la séance de la lecture, on a vu les rôles de l’ironie comme moyen de satire. Cette séance de langue a pour objectif l’étude des figures de style qui sont au servie de l’ironie.
Observation : Lire les énoncés écrits sur le tableau :
P1 « Monsieur le baron était un des plus puissants seigneurs de la Westphalie, car son château avait une porte et des fenêtres.»
P2 «les trompettes, les fifres, les tambours, les canons formaient une harmonie.»
P3 « Rien n’était si beau, si leste, si brillant, si bien ordonné que les deux armées. »
P4 « Pangloss est le plus grand philosophe de la Province et par conséquence de toute la terre.
P5 «Candide se cacha du mieux qu’il put pendant cette boucherie héroïque. »
P6 «Les canons renversaient six mille hommes … » (renversaient remplace tuaient pour euphémisme) Lecture du texte
Compréhension du texte
Repérage et identification

Conceptualisation
L’ironie est une figure de style qui consiste, par moquerie, à rendre une idée par son contraire, tout en faisant bien comprendre à l’interlocuteur ce que l’on veut dire.
Périphrase : P6 Hyperbole : P4 Oxymore : P5 Antiphrase : P3 Antithèse : P2 Faux rapport logique : P1
La périphrase satirique consiste à remplacer un mot précis par une expression équivalente, ici dévalorisante. C’est une forme d’exagération qui aboutit à déprécier le sens des mots. C’est l’alliance de deux mots contradictoires. Elle consiste à dire le contraire de ce que l’on veut faire comprendre. Elle met en construction syntaxique parallèle des éléments antonymes pour mettre en valeur ce qui les opposent. Un mot de liaison établie une relation de cause à effet entre deux notions qui n’ont a de liens véritables entre elle.
Réemploi libre : Relevez les procédés de l’ironie dans les phrases suivantes :
- « Madame la baronne qui pesait environ 350 livres s’attirait par là une très grande considération. »
Il m’a fermé la porte au nez, charmant !
Hier, j’ai visité la ville du détroit.
Il est léger comme un éléphant.
J’ai passé une nuit blanche en me réjouissant de tes exploits scandaleux.
Il t’aime tant qu’il t’a oubliée facilement. En une semaine, il s’est marié avec une autre.
Exercice écrit : Faites le relevé des figures de style et leur fonction dans les phrases suivantes :
J’aime la saison des parfums et des roses. (printemps)
« Les nez ont été faits pour porter des lunettes. »
Un responsable s’adressant à l’équipe qui vient de perdre le match (4\0) : « Quelle belle victoire ! »
En plus du mensonge, elle a d’autres belles qualités.
Un parc et des allées fort calmes, où les uns ne font que passer et d’autres se reposent longtemps. (cimetière)
Elle s’est mariée avec un nègre blanc comme neige. Faire l’exercice et le corriger sur le tableau.

Activités orales :
Niveau : 2ème année baccalauréat Projet semestriel : 1 Année scolaire : 2007-2008 Séquence didactique 3 Durée : 1 heure Fiche n° 1
Débat et discussion
Compétences visées :
Développer la compétence de discourir et d’argumenter et raisonner.
Capacités :
Exprimer son point de vue et argumenter pour appuyer son opinion.
Indications pédagogiques Consignes Tâches
Mise en situation : Annoncer le projet de la séance :
Faire lire le sujet et expliquer les mots clés
Sujet : A Thunder-ten-tronckh, on donne aux nobles des privilèges que ne justifient ni leurs mérites ni leur travail. Ainsi, Candide, parce qu’il n’est qu’un bâtard, se trouve au rang des serviteurs du baron et se verra refuser la main de Cunégonde.
la valeur d’un homme est elle relative à son statut social ? argumentez ? Lecture, identification et compréhension
du sujet
Débat et discussion : Pourquoi Candide ne mérite-t-il pas Cunégonde ?
Quel est le statut de Candide dans le système féodal ?
Y a- t- il une injustice dans cette situation ? Pourquoi ?
Cette discrimination existe-t-elle à notre époque ? justifiez ?
La valeur de l’homme est-elle liée à sa richesse ?
Quels sont les facteurs responsables de transcender certaines personnes au détriment des autres ?
Laisser les élèves s’exprimer ouvertement tout en rectifiant erreurs de style et prononciation. Répondre aux questions en s’appuyant sur des arguments et des exemples.

Bilan
Personne ne peut nier que ce système féodal reste absurde et injuste envers certaines personnes déshéritées.

Aujourd’hui, les mentalités ont bien changé et l’on constate avec beaucoup de fierté et de réjouissance cette conception nouvelle qui a brisée tous ses préjugés : un homme vaut bien par
sa qualité, son travail, ses compétences, sa richesse d’esprit que par celle de sa poche.

NB : Le bilan est relatif puisque la finalité de cette séance c’est s’exprimer et débattre oralement.


Production écrite :
Niveau : 2ème année du baccalauréat Projet semestriel : 1 Année scolaire : 2007-2008
Séquence didactique 3 Durée : 1 heure Fiche n° 1

Production écrite : Écrire un conte

Compétences visées : développer l’aptitude de l’imagination chez l’apprenant.
Capacité : écrire un conte et réemployer les pré-acquis.
Indications pédagogiques consignes Tâches
Mise en situation : Écrire le sujet sur le tableau :
« A partir du schéma actanciel suivant, produisez un conte en respectant les caractéristiques de ce genre :
Destinateur : Le roi dont la fille est enlevée par une sorcière promet une récompense.
Destinataire : La princesse enlevée par le dragon.
Sujet : un jeune chasseur pauvre mais courageux.
Objet : Combattre la sorcière et libérer la princesse.
Adjuvant : Une fée bonne et sage qui aide et protège le paysan.
Opposant : La sorcière méchante.
- Lire le sujet- le schéma narratif.
- Faire comprendre le projet de la séance. Remarque :
on se contentera dans cette séance à rédiger le début du conte : situation initiale et le déclenchement de l’intrigue.
Élaboration du plan et de la procédure à suivre : Formules augurales du conte Les temps employés et discours Situation initiale Élément perturbateur : le nœud
Il était une fois
Il y avait Le présent
L’imparfait
Le passé simple
Discours directe ou indirecte - Présenter les personnages, les lieux, le temps.
- Focaliser l’attention sur le bonheur qui règne dans le château.
- Insister sur le courage et la bravoure du chasseur, et sa vertu malgré son indigence, sur la beauté de la princesse et son bon cœur et sur la méchanceté de la sorcière, sur sa cruauté et son arrivisme. - L’enlèvement de la princesse est l’élément perturbateur qui incitera le roi à donner une récompense.
- La pauvreté du chasseur et son amour pour la princesse le pousse à la sauver.

Rédaction collective : Il était une fois, une princesse d’une beauté envoutante, qui vit avec sa famille dans un château onirique. Le roi, son père et la reine, sa mère étaient si heureux de l’avoir après tant d’années. Sa naissance était un événement glorieux pour tout le royaume.
Un jour, quand elle était entrain de cueillir les fleurs sauvages qui l’impressionnent tant, une acariâtre sorcière l’a vue. Elle était jalouse de sa beauté et elle décida de l’enlever et de l’emprisonner dans sa masure située au sommet de la montagne. Elle a entamé un stratagème pour la faire disparaitre du royaume et pour qu’elle reste la plus belle.
Le lendemain, un dragon gigantesque la prit à l’improviste par sa robe de velours, la mit sur son dos et s’envola loin. Sa nourrice, affolée courut prévenir le roi en hurlant : « Au secours ! Au secours ! le dragon a enlevé la princesse. »
Anéantie la reine tomba malade, le roi, malgré sa souffrance, se ressaisit et lança un ordre aux gardes de pourchasser le dragon. Mais les recherches s’avèrent veines, alors, il décida de promettre une récompense à celui qui délivrera la princesse des griffes du monstre….

Affinement et rectification : Faire lire le texte aux élèves.
Correction collective.
Traces écrites











Activité de lecture :
Niveau : 2ème année du baccalauréat Projet semestriel : 1 Séquence didactique 6
Durée : 1 heure. Fiche n° 1 Année scolaire : 2007-2008
Lire une image
Compétences visées : Étudier une fiche publicitaire.
Capacités : Relever les indices qui caractérisent une fiche publicitaire et qui aident à l’analyser et à déterminer le sens dénoté et connoté.
Indications pédagogiques Consignes Tâches
Observation : Faire observer le document :
Donner des consignes :
Quel est le support utilisé ? (toile, papier, bois,…)
Quelle est la technique utilisée ? (dessin, photographie, peinture.)
Le sujet est reconnaissable ou non, lequel ?
Quelle est la fonction de ce support ?
Quels sont les éléments constitutifs de ce dessin ?
Avec l’image, on a quoi ?
Relever les deux textes et dites quel est le rapport entre le texte et l’image.
Qu’appelle-t-on ce document ? Observation et réponse aux questions :

le support utilisé est le papier.


La technique : le dessin

C’est le sujet figuratif car on arrive à distinguer le sujet contrairement au sujet abstrait.
On a utilisé ce support pour faire la publicité de l’eau gazeuse.
Une table à trois pieds qui ressemblent à ceux d’une ballerine, un tutu sous forme d’une jupe courte, une bouteille déjà entamée, un nœud pour les chassons et pour la bouteille, deux verres à moitié plein, un saladier rempli d’un plat léger, les bulles.
L’image est accompagnée de deux textes, l’un est vertical et l’autre est horizontal.
« L’eau des tables légères » est en relation avec la table, « l’eau qui fait durer le plaisir BADOIT » est une définition (pronom relatif).
C’est une fiche publicitaire
Interprétation : Guider les élèves à faire une analyse judicieuse :
Qui s’échappent de la bouteille et des verres ?
Quelle est la connotation et la dénotation qu’elles dégagent ?
Comment est l’ordre des lettres dans le texte vertical ?
A quoi revoie la table ?
Quelle est la finalité cette fiche publicitaire ?
Synthèse :

Des bulles
Dénotation : eau gazeuse
Connotation : légèreté et plaisir (Si on consomme Badoit on est léger et heureux.).
Les lettres décalées et les bulles indiquent la joie et l’envie de danser.
La table renvoie à une danseuse : le consommateur se transforme en buvant cette eau.
Conclusion : cette publicité sert d’arguments à tout consommateur soucieux du plaisir et de sa ligne.
Écrire la synthèse sur les cahiers.













Activités orales :
Niveau : 2ème année du baccalauréat Projet semestriel : 1 Séquence didactique 6
Durée : 1 heure. Fiche n° 1 Année scolaire : 2007-2008
ACTIVITES ORALES : lecture expressive d’un poème (lecture diction)
Poème : le dormeur du val d’Arthur Rimbaud
Compétences visées : Lire un poème d’une façon expressive.
Capacités : s’entrainer à lire un poème selon son registre dominant, à essayer de mettre en exergue
les sentiments qu’il dégage et à avoir une bonne articulation.
Supports utilisés : CD (Serge Reggiani) et texte de poème.
Indications pédagogiques Consignes Tâches
Mise en situation : Le professeur annonce le projet de la séance :
Qu’est ce qu’une lecture diction ?
Dans cette séance on va faire une lecture diction en écoutant le modèle sur CD.
Il faut écouter attentivement en suivant le modèle

-La lecture diction est une lecture à haute voix qui permet d’exprimer l’intonation que dégage le texte littéraire (Poème ici).

Identification et compréhension : Distribution du poème
Lecture silencieuse du poème pour l’encenser.
La lecture magistrale (lecture expressive).
Deuxième lecture tout en soulignant les mots difficiles à articuler.
Questions de compréhension :
Quel est le personnage dont on parle dans ce poème ?
Que fait le soldat ?
Il a deux trous rouges, quelle est leur signification ?
A quel événement renvoie la date 1870 ?
Quel est le registre dominant dans ce texte ?

Lire le poème et l’apprécier

Écouter attentivement le poème et répondre aux questions



Un soldat
Il est allongé sur l’herbe, peut être qu’il est entrain de dormir.

Les deux trous révèlent que le soldat est mort.

La guerre

C’est un registre tragique qui donne un air de tristesse et de mélancolie.
Première lecture diction : Lecture des élèves en suivant l’exemple du professeur qui les motive à bien articuler le poème et corrige au fur et à mesure pour une bonne diction. Articuler et lire bien le poème
Écoutes du CD et les lectures expressives : Laisser les élèves écouter le support « CD»
Insister sur la tonalité tragique qui traverse le texte.
Inciter les élèves à exprimer cette tonalité tragique.
Faire plusieurs écoutes et lecture afin de bien exprimer cette mélancolie et cette tragédie que dégage le poème. Écouter et lire expressivement

Activités de langue :
Niveau : 2ème année du baccalauréat Projet semestriel : 1 Séquence didactique 6
Durée : 1 heure. Fiche n° 1 Année scolaire : 2007-2008
Activités de langue : le registre pathétique
Extraits des chapitres : V, VI, XIX
Compétences visées : Étudier le registre pathétique et sa tonalité.
Capacités : Identifier, repérer le registre pathétique et savoir le but de son emploi.
Indications pédagogiques Consignes Tâches
Observation : Lire l’énoncé écrit sur le tableau :
- la moitié des passagers affaiblis, expirants de ces angoisses inconcevables.
- l’autre moitié jetait des cris et faisaient des prières.
- Candide, épouvanté, interdit, éperdu, tout sanglant, tout palpitant : « Si c’est ici le meilleur des mondes possibles, que sont donc les autres ? Passe encore si je n’étais que fessé, je l’ai été chez le Bulgares ; Ô mon cher Pangloss ! … vous ait fendu le ventre !
- Il s’en retournait, se soutenant à peine, prêcher, fessé, absous et béni.
Lecture
Compréhension
Repérage et identification

Conceptualisation
Quel est le sentiment qu’on ressent envers les personnages de ce passage ?
Qui nous a poussés à ressentir cela ?
Donc, c’est la tonalité du texte qui incite le lecteur à partager les sentiments des personnages (la peine). Puisqu’on a de la compassion et la pitié envers eux, on peut dire que le registre dominant dans ce texte est le registre pathétique.
Relevez les termes qui indiquent que c’est un registre pathétique.
Qu’est ce que c’est un registre pathétique ?
Un sentiment de compassion et de pitié.

La tonalité dégagée des énoncés.




Les phrases exclamatives qui s’adressent aux sentiments, les adjectifs (épouvanté, sanglant, interdit,…), le champ lexical de la souffrance et les interjections (Ô), les fausses questions (rhétoriques).
Trace écrite Définition :
le registre pathétique s’adresse aux sentiments, aux émotions des lecteurs. Il suscite des émotions en s’adressant à la sensibilité. c’est donc l’emploi des adjectifs qualificatifs, le recours aux champs lexicaux de la tristesse, de la pitié et aussi l’emploi des phrases exclamatives.
Réemploi libre : Relevez les expressions qui suscitent le pathétique :
Voilà cinq semaines que j’habite avec cette pensée, toujours seul avec elle, toujours glacé de sa présence, toujours courbé sous son poids !
Maintenant, je suis captif. Mon corps et aux fers dans un cahot, mon esprit est en prison dans une idée. Une horrible, une sanglante, une implacable idée !
Elle se mêle comme un refrain horrible à toutes les paroles … faire l’exercice et le corriger.
Exercice écrit : Relever les expressions du registre pathétique qui figurent dans le chapitre XIX.

Production écrite :
Texte à résumer :
Si pour les spécialistes l’avenir reste imprévisible, ils pensent néanmoins qu’il est possible de le sonde, c'est-à-dire d’identifier ces fameuses tendances de fond, analyser leurs éventuelles incompatibilités, spéculer leurs répercussions et enfin, ne pas hésiter à mettre en doute nos visions du futur. La prospective est donc cette étude exploratoire qui renseigne sur ce qui peut advenir.
Ainsi, les futurologues, dont le sérieux ne laisse pas de place à la fantaisie, fondent leurs études prospectives sur un postulat de base : il n’existe pas un mais plusieurs futurs possibles. Au lieu de s’acharner donc à prévoir un illusoire avenir unique et déjà déterminé, ils préfèrent ainsi exposer les enjeux, les bifurcations possibles, et finalement, proposent les moyens d’évoluer vers un futur souhaité.
Pour cela, aucune démarche n’est à négliger. Si l’intuition demeure irremplaçable (malgré son manque de rigueur), la prospective s’appuie aujourd’hui sur des outils mathématiques sophistiqués et sur les derniers progrès de la science de l’organisation : études de cas, interviews de spécialités, sondages, tout est bon pour réunir les données, les analyser, les comparer, les mettre en statistiques et dégager les hypothèses les plus pertinentes et les plus vraisemblables.
Mais cela ne suffit guère à éclairer les commanditaires des études prospectives (gouvernements, entreprises, organisations internationales…) et à guider leur action. La manière de leur présenter les résultats est souvent cruciale : il faut les convaincre que ce qui leur semble improbable est néanmoins possible ; il faut les persuader qu’il leur revient de choisir parmi trois ou quatre futurs potentiels ou scénarios. Le premier présente la vision simple et sans surprise de l’avenir, les autres sondent les possibilités de bifurcations qui ont été inventoriées.

Niveau : 2ème année du baccalauréat Projet semestriel : 1 Séquence didactique 6
Durée : 2 heures. Fiche n° 1 Année scolaire : 2007-2008
Production écrite : le résumé
Compétences visées :
Résumer un texte en le schématisant.
Écrire un texte à partir d’un schéma.
Capacités : Savoir les astuces et les procédés de schématiser un texte et de le réécrire sous frome d’un résumé.
Indications pédagogiques Consignes Tâches
1ère séance :
Mise en situation :



Compréhension du texte :





Lecture repérage : Le professeur annonce l’objectif de la séance :
Aujourd’hui, notre travail consiste à comprendre un texte et le schématiser.
Après la lecture silencieuse :
Le professeur pose des questions sur :
Le caractère du texte
La typologie du texte
De quoi parle le texte ?
Quel est le nombre de paragraphes dans ce texte ?
Lecture magistrale du professeur en expliquant les mots clés :
Imprévisible : inattendu, brusque, prompt, …
Prospective : futurologie, anticipation
Sonder : examiner, prospecter, observer, étudier.
Advenir : arriver
Fantaisie : imagination
Postulat : hypothèse, supposition
Comandataire : celui qui demande
Schématisation par unité de sens :
Quel est le mot clé dans le premier paragraphe ?
Écrire le mot clé et l’encadrer
Comment est-il ce futur ?
Qu’est ce que la prospective ?
Quel est le connecteur qui relie le premier paragraphe du deuxième ?
Chercher les relations entre les idées : l’opposition, la conséquence, ...
De la même manière on dégage les autres unités de sens et on les schématise.

Faire une récapitulation du schéma
Inciter les élèves à écrire le schéma sur leurs cahiers.







C’est un texte scientifique.
C’est un texte informatif explicatif.
Il parle de la prospective
Quatre paragraphes (4 unités de sens)
















Le futur
Il est déroutant
La prospective c’est l’étude de l’avenir.
Ainsi est une conjonction qui exprime la conséquence.

Schéma :
futur = déroutant
≠ possibilité
Étude

Prospective = étude avenir
Hypothèses étude avenir :  futur ≠ XXX futurs↓
moyens→ futur souhaité
- Math
Recourt intuition ⁺ - Science de l’organisation

≠ insuffisant sponsor
↑⁺ forme étude ⁺ faire bon choix
2ème séance :
Rédaction du schéma :

Entrainement :







Rectification et affinement :



Calibrage :


Trace écrite : Écrire le schéma sur le tableau.

Inciter les élèves à produire phrase par phrase.
Insister sur les mots de liaisons.
Écrire les meilleurs productions proposées et conformes avec le schéma.
Donner un titre au texte produit.

Faire lire le texte réalisé.
Remplacer les erreurs de styles et d’orthographe et éliminer les répétitions.
Compter le texte original (290)
Compter le texte obtenu
Relire le texte .
Laisser les élèves écrire le texte sur les cahiers de production écrite. Production et entrainement


La prospective
Malgré son aspect déroutant, il est possible d’étudier le futur. Alors, la prospective est l’étude de l’avenir. En effet, ces travaux de la prospective sont basés sur une hypothèse : au lieu d’un, plusieurs avenirs existent. Par conséquent, il faut trouver les moyens pour réaliser le futur souhaité. C’est pourquoi on recourt, en plus de l’intuition, aux mathématiques et aux sciences de l’organisation. Toutefois, cela est insuffisant car le plus important est la forme de la présentation de l’étude ainsi que le bon choix du futur.
EVALUATION DE Français N°1
Durée : 2h 20\20

Texte :

PASSAGE DU CHAPITRE VI : « Après le tremblement de terre qui avait détruit … suivez-moi. »

I- Compréhension : 12\12
1- Situez le passage.
2- Donnez la signification du mot « autodafé » selon le texte ci-dessous.
3- Qui a décidé cet autodafé ? Pourquoi ?
4- Quelles sont les accusations adressées à Candide et Pangloss ?
5- Est- ce l’autodafé a servi à quelque chose ?
6- Relevez les arguments mis en œuvre pour montrer l’absurdité de cette cérémonie ?
7- D’après ce passage, dites quelle est la spécificité du conte voltairien par rapport aux autres contes populaires ?
8- A quel pouvoir s’attaque Voltaire dans ce passage ? Justifiez votre réponse.
10- De quelle figure de style s’agit-il dans les phrases suivantes :
«Le spectacle de quelques personnes brulés à petit feu, en grande cérémonie. »
« Ils marchèrent en procession ainsi vêtus, et entendirent un sermon très pathétique, suivit d’une belle musique.»
11- « Il était décidé par l’université de Coîmbre que le spectacle de quelques personnes brûlées à petit feu en grande cérémonie est un secret infaillible pour empêcher la terre de trembler. » Transformez cette phrase à la forme active.
12- Quel est le registre dominant dans ce passage ?
II- Production écrite : 8\8
« Le travail éloigne de nous trois grands maux : l’ennui, le vice et le besoin. » Candide chapitre 30
Expliquer et analyser cette citation de Voltaire. Bon courage.







Activités de lecture :
Niveau : 2ème année du baccalauréat Projet semestriel : 1 Fiche n° 1
Durée : 1 heure. Année scolaire : 2007-2008

Lecture méthodique d’un poème en prose

Extrait : L’invitation au voyage de Charles Baudelaire
Compétences visées : Étudier un poème en prose
Capacité : comprendre le poème et relever sa thématique.
Indications pédagogiques consignes Tâches
Situation et identification du passage : Lecture silencieuse :
- De quel recueil est extrait ce poème ?
- Que dénote le mot « Spleen » ?
- Baudelaire, pour éloigner ce sentiment mélancolique, que fait-il ?
- De quel personnage s’agit-il ?


Projet de lecture : Dans cette séance on va étudier une invitation a un lieu privilégié, d'élection sensé apporté un remède, réconfort au poète qui est au prise avec le spleen. Il est représentatif de l'Idéal mais prend ses racines dans le Spleen. - Ce poème est extrait de Spleen et Idéal, première partie des Fleurs du mal, de Baudelaire.
- Splenn : mélancolie atroce jusqu’à en être malade. Gautier le définit comme la mort dans la vie.
- Il invite une personne à l’accompagner dans son voyage à un pays onirique.
- Marie Daubrun qui une jeune actrice que Baudelaire a connue dans les années 1854-1855. Ce poème est inspiré par elle.



Hypothèse de lecture : Comment se manifeste ce voyage idéal et cette évasion vers l’imaginaire ?
Axes de lecture :
Après la lecture magistrale :
I- Des tableaux : (description)
femme paysage : correspondance entre la femme et le paysage
Un intérieur : description de la chambre
La ville (Portuaire) : description de la ville
II-Un lieu magique : (locus amoenus) favorable aux rencontres amoureuses.
- Imaginaire : souhait de voyage
- Le lieu est idéal parce qu’il est imaginaire.
- Correspondance entre la femme aimée et le paysage qui permet une évasion délicieuse.
- Lointain : chargé d'exotisme.
- Parfait : concilie les contraires (calme-voluptés, charme-traitres yeux...)
III-Un balancement jusqu'à l'idéal :
- L'impression de paix et de tendresse est suggérée par les sonorités douces en "on" et les allitérations en "m"
- Bonheur des sens (lumière, paysage; sensation de chaleur(v.39,40), voluptés)
- Plénitude : 3ème personne au présent de l'indicatif --->bonheur atteint
- Recherche d'un état parfait: v.25,26:harmonie parfaite entre l’être et son âme
- Une dilatation du temps et de l'espace : on ne sent pas le temps(v.4:"aimer à loisir")

Synthèse Pour Baudelaire, imaginer le voyage suffit puisqu'il s'agira d'un voyage idéal. Pour imaginer ce voyage, la présence de la femme est nécessaire. Le poète considère ici une femme très proche de son cœur et de son esprit. Baudelaire est toujours à la recherche d'un art de vivre dans lequel les sens sont importants et l'esthétique aussi.


Activités orales :
Niveau : 2ème année du baccalauréat Projet semestriel : 1 Fiche n° 1
Durée : 1 heure. Année scolaire : 2007-2008
Sujet à débattre : le prix de la liberté
Compétences visées :
Développer la compétence de discourir et d’argumenter.
Capacités :
Exprimer son point de vue et argumenter pour appuyer son opinion.
Développer l’écoute.
Supports : CD et imprimé du poème : L’évadé de Boris Vian
Indications pédagogiques Consignes Tâches
Mise en situation : Écoute de la diction du poème par Gérard Clay :
Quels sont les thèmes de ce poème ?
Quelle est sa tonalité ?
Quels sont les personnages de ce texte ?
Est-ce que la tentation de l’évasion a réussi ?
Que cherche le personnage ici ?
Quel est le prix de la liberté ?
Pensez- vous que la valeur de la liberté est si cher ? argumentez.
Écouter et dégager la thématique du poème.
la liberté et l’évasion
pathétique
L’évadé
Non
La liberté
Elle coute sa vie.

Débat et discussion : L’écoute consiste une entrée pour parler du thème de la liberté :
Laisser les élèves s’exprimer tout en se liant au poème.
L’évadé est-il un exemple qu’on peut suivre ?
Connaissez-vous des personnes qui ont sacrifié leur vie pour la liberté ?
Si vous étiez à la place du prisonnier, auriez-vous fait la même tentation ?
Connaissiez-vous d’autres poèmes qui traitent le sujet de la liberté ?
Discourir et débattre







Liberté de Paul Éluard
Bilan La liberté n’a pas de prix, sa valeur est au-delà de tout.

Activités de langue :
Niveau : 2ème année du baccalauréat Projet semestriel : 1 Année scolaire : 2007-2008
Séquence didactique 3 Durée : 1 heure Fiche n° 1
ACTIVITE DE LANGUE : la versification
Support : le dormeur du val et l’invitation au voyage
Compétences visées : Initiation à la versification.
Capacités : Savoir les différents constituants de la poésie et effectuer la versification sur un poème.
Indications pédagogiques Consignes Tâches
Mise en situation : On consacrera cette séance à étudier la versification : les strophes, le vers, la syllabation, les rimes, le rythme, l’enjambement : rejet et contre rejet, …
Observation : Écrire le poème sur le tableau :
Le dormeur du val
C’est un trou de verdure ou chante une rivière
Accrochant follement aux herbes des haillons
D’argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu
Dehors, il est étendu dans l’herbe, sous la nue,
Pâle dans sont lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant somme
Souriait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

Arthur Rimbaud, Octobre 1870

- Le dormeur du val de Rimbaud
- Le poème parle d’un soldat.
- La guerre : 1870
- C’est un registre tragique qui donne un air de tristesse et de mélancolie.
- Il est mort.
- Les deux trous rouges.
- La chute
Conceptualisation
- De combien de strophes est il constitué ?
- Chaque strophe contient combien de vers ?
- Comment appelle-t-on une strophe a quatre vers, a trois vers ?
-Comment appelle-t-on ce poème ?

-En effectuant la syllabation combien de syllabes y a-t-il dans ce vers ?

- Relever : les rimes (riche, pauvre, féminine, masculine), l’enjambement : le rejet, le contre-rejet, le rythme, …
- 4 strophes
- 3 à 4 vers
- un quatrain, un tercet
- c’est un poème à forme fixe qu’on appelle sonnet.
- 12 pieds, c’est un alexandrin

À retenir : Le vers est un ensemble régulier et accentué de syllabes prononcées.
La rime : c’est le retour d’un même phonème en fin de vers, les rimes sont caractérisées par leur nature (Féminine : terminée par un « e » muet et masculine : dans tous les autres cas), leur qualité (pauvre, suffisante ou riche) et par leur disposition (rimes croisées abab, embrassées abba, plates aabb)
La strophe : c’est un groupement de vers : distique (2 vers), tercet (3 vers), quatrain (4 vers), quintil( 5 vers), sizain (6 vers).
- L’enjambement : la fin du vers, unité métrique, ne coïncide pas toujours avec la fin d’une unité grammaticale. Celle-ci peut se poursuivre au début du vers suivant ce qui provoque des effets de rallongement, continuité, c’est ce qu’on appelle enjambement. Le groupe qui commence le vert est un rejet. Lorsqu’une unité grammaticale commence en fin de vers, cette partie se nomme un contre-rejet.
Exercice écrit : Étudier la versification du poème en prose « l’invitation au voyage » de Charles Baudelaire.
Faire l’exercice et le corriger sur le tableau.
ETUDE DE LA 1ère STROPHE :
- V1-2 : riche, " s ", " eu " et " r ". Masculine. Autres sons : " on " et " a " ce qui renforce la rime.
- V 3-6 : riche, " s ", " en ", " b " et " l ". Féminine
- V 4-5 : suffisante, " i " et " r ". Masculine
- V 7-8 : riche, " ou ", " il " et " é ". Masculine
- V 9-12 : riche, " a ", " r " et " m ". Féminine
- V 10-11 : suffisante, " i " et " eu ". Masculine
- V 13-14 : suffisante, " t " et " é ". Masculine
ETUDE DE LA 2ème STROPHE :
- V 15-16 : suffisante, " z " et " en ". Masculine
- V 17-20 : riche, " en ", " b " et " r ". Féminine
- V 18-19 : suffisante, " eu " et " r ". Masculine
- V 21-22 : suffisante, " f " et " on ". Masculine
- V 23-26 : riche, " t ", " a " et " l ". Féminine
- V 24-25 : suffisante, " r " et " es "
ETUDE DE LA 3ème STROPHE :
- V 29-30 : pauvre, " au ". Masculin
- V 31-34 : suffisante, " on " et " d ". Féminine
- V 32-33 : suffisante, " i " et " r ". Masculine
- V 35-36 : suffisante, " ch " et " an ". Masculine
- V 37-40 : riche, " i ", " é " et " r ". Féminine
- V 38-39 : riche, " d ", " o " et " r "
REPETITIONS DE SON :
- 1ère strophe : " on ", " en ", " a ", " aimer ", " i ", " eu ", " é ", " s ", " m ", " l ", " t " et " r ".
- 2ème strophe : " d ", " m ", " eu ", " an ", " l " et " r "
- 3ème strophe : " é ", " au ", " d ", " l ", " a ", " s ", " canaux " et " monde ".
ENJAMBEMENTS :
- V 15-16-17
- V 2-3
- V 7-8-9

Tous les vers s'enchaînent sans qu'il y ait de rejet et de contre-rejet ce qui renforce l'harmonie. Elle est aussi accentuée par des vers courts sans césure (coupure).

Activité de production écrite :
Niveau : 2ème année du baccalauréat Projet semestriel : 1 Année scolaire : 2007-2008
Séquence didactique 3 Durée : 1 heure Fiche n° 1

Écrire un poème

Compétences visées : développer l’aptitude de l’imagination et de la créativité chez l’apprenant.
Capacité : écrire un poème selon un modèle
Support : une strophe du poème : Le temps qui reste de Jean-Loup Dabadie
Indications pédagogiques consignes Tâches
Mise en situation : - Présenter le modèle :
Combien de temps …
Combien de temps encore ?
Des années, des jours, des heures, combien ?
Je m’en fous mon amour …
Quand l’orchestre s’arrêtera, je danserai encore …
Quand les avions ne voleront plus, je volerai tout seul …
Quand le temps s’arrêtera …
Je t’aimerai encore
Je ne sais pas où, je ne sais pas comment …
Mais je t’aimerai encore …
D’accord ?
Jean-Loup Dabadie
- Lecture et compréhension
- Stratégie adoptée :
Diviser la classe en groupe
Chaque groupe créera son propre poème
Pour stimuler les apprenants, le professeur propose une récompense à la meilleure production.

Modèle à tous Combien de …
Combien encore ?
Des , des , des , combien ?
Je …
Quand , je encore …
Quand ne plus, je tout …
Quand …
Je t’ encore
Je ne pas , je ne pas …
Mais je encore …
D’accord ?

Rédaction collective ( par groupe) : Laisser les élèves créer, choisir les meilleures productions et les écrire comme traces écrites.

Évaluation de la poésie :

Le poème « Le temps qui reste », chanson à étudier lors de l’activité orale :

I- Questions de compréhension : (10 points)

1- A quel genre appartient ce texte ? Justifiez votre réponse à l’aide de deux éléments tirés du texte. (3 points)
2- Qualifiez à l’aide de deux adjectifs qualificatifs personnels ce temps qui reste. (2 points)
3- les énumérations des verbes à l’infinitif : regroupez la plus grande partie de ceux-ci en champs lexicaux auxquels vous donnez un titre. (3 points)
4- Quel est le but de cette chanson ? (2 points)

II- Production écrite : (10 points)

Pour exprimer leurs sentiments, certains disent que la chanson ou la poésie sont des moyens privilégiés. Qu’en pensez-vous ?













Valeurs Contre valeurs Citations Chapitres Pages Remarques
La naïveté « Le petit Candide écoutait ses leçons avec toute la bonne foie de son âge et de son caractère. »
« Candide écoutait attentivement et croyait innocemment. » I 28-29

Cette contre valeur traverse toute l’œuvre
Le prénom « Candide » illustre bien cela.
L’amour « Il baisa innocemment la main de la jeune fille avec une vivacité, une sensibilité, une grâce toute particulière ; leurs bouches se rencontrèrent, leurs yeux s’enflamment, leurs genoux tremblèrent, leurs mains s’égarèrent. » I 30 L’amour de Candide réfère au pêché originel d’Adam qui a causé la chute.
Le travail « Le travail éloigne de nous trois grands maux : l’ennui, le vice et le besoin. »
« Il faut cultiver notre jardin »
« Épouser une Cunégonde belle et jeune, vivre riche et oisif grâce aux diamants d’Eldorado ou travailler et être productif ? XXX 152-153 le travail terrien est profitable et rend la vie supportable.
La pitié « Candide, épouvanté, interdit, éperdu, tout sanglant, tout palpitant : « Si c’est ici le meilleur des mondes possibles, que sont donc les autres ? Passe encore si je n’étais que fessé, je l’ai été chez le Bulgares ; Ô mon cher Pangloss ! … vous ait fendu le ventre ! » VI 45 L’excès de la pitié sur soi consiste une contre valeur.
L égalité « nous sommes tous enfants d’Adam, blancs et noirs. » XIX 95
La charité et la générosité « Candide donna deux mille piastres à Paquette et mille piastres à frère Giroflée. « je vous réponds, dit-il qu’avec cela ils seront heureux. » » XXIV 126
La bonté et la reconnaissance « Qui vous a inspiré tant de bonté ? » quelles grâces puis-je vous rendre ? » VII 46
L’optimisme Leibniz « C’est la rage de soutenir que tout est bien quand tout est mal. »
« Il faudra qu’à la fin je renonce à ton optimisme. » XIX 53-58 Dont l’excès est une contre valeur.

La discrimination « … que cette demoiselle ne voulut jamais épouser parce qu’il n’avait pu prouver que soixante et onze quartiers, et que le reste de son arbre généalogique avait été perdu par l’injure du temps. » I 27 Candide, parce qu’il n’est qu’un bâtard, se trouve au rang des serviteurs du baron et se verra refuser la main de Cunégonde.

Le voyage « Si notre ami Pangloss avait vu l’Eldorado, il n’aurait plus dit que le Château de Thunder-ten-tronckh, était ce qu’il y avait de mieux sur la terre ; il est certain qu’il faut voyagé. » XVIII 89 Le voyage a permis à Candide la perte progressive de toutes ses illusions (apprentissage)
La soumission « Mon cher enfant, bénis nos fétiches, adore-les toujours, ils te feront vivre heureux, tu as l’honneur d’être l’esclave de nos seigneurs les blancs. » XIX 95
L’amitié et la fraternité « Il était au désespoir de se séparer d’un bon maître, devenu son ami intime ; mais le plaisir de lui être utile l’emporta sur la douleur de le quitte. Ils s’embrassèrent en versant des larmes. » XIX 97
La cupidité «Oh !... cet étranger donne dix milles piastres tout d’un coup ! il faut qu’il soit bien riche. Puis revenant un moment après, il signifia qu’il ne pourrait partir à moins de vingt mille. » XIX 97









L'invitation au voyage
Mon enfant, ma sœur,
Songe à la douceur
D'aller là-bas
vivre ensemble!
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble!
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Des meubles luisants,
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre;
Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeurs
Aux vagues senteurs de l'ambre,
Les riches plafonds,
Les miroirs profonds,
La splendeur orientale,
Tout y parlerait
A l'âme en secret
Sa douce langue natale.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Vois sur ces canaux
Dormir ces vaisseaux
Dont l'humeur est vagabonde;
C'est pour assouvir
Ton moindre désir
Qu'ils viennent du bout du monde.
Les soleils couchants
Revêtent les champs,
Les canaux, la ville entière,
D'hyacinthe et d'or;
Le monde s'endort
Dans une chaude lumière.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Charles BAUDELAIRE, Les Fleurs du mal,
"Spleen et idéal", LIII



L’évadé ou le temps de vivre
Il a dévalé la colline
Ses pieds faisaient rouler des pierres
Là-haut entre les quatre murs
La sirène chantait sans joie
Il respirait l’odeur des arbres
De tout son corps comme une forge
La lumière l’accompagnait
Et lui faisait chanter son ombre
Pour vu qu’ils me laissent le temps
Il sautait à travers les herbes
Il accueillit deux feuilles jaunes
Gorgées de sève et de soleil
Les canons d’acier crachaient
De courtes flammes de feu sec
Pour vu qu’ils laissent le temps
Il est arrivé près de l’eau
Il y a plongé son visage
Il rêvait de joie, il a bu
Pour vu qu’ils me laissent le temps
Il s’est relevé pour sauté
Pour vu qu’ils me laissent le temps
Une abeille de cuivre chaud
L’a foudroyé sur l’autre rive
Il avait eu le temps de voir
Le temps de boire à ce ruisseau
Le temps de porter à sa bouche
Deux feuilles gorgées de soleil
Le temps de rire aux assassins
Le temps d’atteindre l’autre rive
Le temps de courir vers la femme
Juste le temps de vivre

Boris Vian, L’Évadé, 1954











Le temps qui reste
Paroles : Jean-Loup Dabadie, musique : Alain Goraguer, 2002


Combien de temps …
Combien de temps encore
Des années, des jours, des heures combien ?
Quand j’y pense mon cœur bat si fort …
Mon pays c’est la vie
Combien

Je l’aime tant, le temps qui reste …
Je veux rire, courir, parler, pleurer,
Et voir, et croire,
Et boire, danser,
Crier, manger, nager, bondir, désobéir,
J’ai pas fini, j’ai pas fini,
Voler, chanter, partir, repartir,
Souffrir, aimer
Je l’aime tant le temps qui reste

Je ne sais plus où je suis né, ni quand
Je sais qu’il n’y a pas longtemps …
Et que mon pays c’est la vie
Je sais aussi que mon père disait :
Le temps c’est comme ton pain …
Gardes en pour demain

J’ai encore du pain,
J’ai encore du temps, mais combien ?
Je veux jouer encore …
Je veux rire des montagnes de rires,
Je veux pleurer des torrents de larmes,
Je veux boire des bateaux entiers de vin
De Bordeaux et d’Italie
Et danser, crier, voler, nager dans tous les océans
J’ai pas fini, j’ai pas fini
Je veux chanter
Je veux parler jusqu’à la fin de ma voix …
Je l’aime tant le temps qui reste …

Combien de temps ?
Combien de temps encore ?
Des années, des jours, des heures, combien ?
Je veux des histoires, des voyages …
J’ai tant de gens à voir, tant d’images …
Des enfants, des femmes, des grands hommes,
Des petits hommes, des marrants, des tristes,
Des très intelligents et des cons,
C’est drôle, les cons, ça repose,
C’est comme les feuilles au milieu des roses…

Combien de temps …
Combien de tems encore ?
Des années, des jours, des heures, combien ?
Je m’en fous mon amour …
Quand l’orchestre s’arrêtera, je danserai encore …
Quand les avions ne voleront plus, je volerai tout seul …
Quand le temps s’arrêtera …
Je t’aimerai encore
Je ne sais pas où, je ne sais pas comment …
Mais je t’aimerai encore …
D’accord ?






Bouchriha Mohammed. Lycée Ibn Sina. Marrakech. E-mail : bouchrihamed@gmail.com Page 1 Consultez le site : http://sites.google.com/site/francaislycee/ Candide : lecture analytique du chapitre VI (6) Lecture et compréhension du texte Vocabulaire  Auto-da-fé : « acte de foi », cérémonie officielle où l’on exécutait des hérétiques (en désaccord avec les principes du christianisme, des infidèles), généralement par le supplice du feu. Un auto-da-fé eut lieu réellement le 20 juin 1756.  Coimbra : ville universitaire du Portugal, siège de l’Inquisition.  Inquisition : institution chargée de rechercher et de poursuivre l’hérésie dans certains États catholiques.  Biscayen : de la province basque de Biscaye.  Commère : marraine d’un enfant dont le Biscayen était le parrain (tuteur). Mariage interdit par l’Église, cela était considéré alors comme un inceste.  Faux-bourdon : chant d’Église à plusieurs voix. Remarque : « bel auto-da-fé » = ironie avec « pour empêcher la terre de trembler ». Le but de cette cérémonie est tourné en dérision par son côté superstitieux. Il s’agit d’une critique. Étude de l’énonciation 1. A quelle personne est écrit ce texte ?  Emploi de la troisième personne du singulier : un narrateur parle. 2. Quelle est la place du narrateur ? Est-ce la même position dans les deux paragraphes ?  1 er § : point de vue omniscient.  2 ème § : point de vue interne et point de vue omniscient. 3. Quels sont les temps verbaux ?  Emploi des temps du passé : imparfait / plus-que-parfait dans le premier § = exposition du contexte.  Passé simple / passé antérieur dans le deuxième § = narration de la cérémonie. Allure vive du récit. Étude de la satire 1. Le texte a 4 parties. Lesquelles ?  Décision d’organiser un autodafé (les raisons).  Réunion des accusés.  Déroulement de la cérémonie.  Exécution de la sentence. 2. Quels sont les thèmes présents ?  La cruauté de l’Inquisition.  Son désaccord avec la foi.  La futilité des actes d’accusation.  La remise en cause de la philosophie de l’optimisme. Bouchriha Mohammed. Lycée Ibn Sina. Marrakech. E-mail : bouchrihamed@gmail.com Page 2 Consultez le site : http://sites.google.com/site/francaislycee/ 3. Relevez les champs lexicaux pour le justifier a) Champ lexical du châtiment : « lier », « fessé en cadence », « brûlés », « brûlées à petit feu ». b) Champ lexical de la religion ou des rites : « auto-da-fé », « procession », « sermon », « musique en faux-bourdon », « prêché », « absous », « béni ». c) Champ lexical des vêtements rituels : « Mitre », « san benito ». d) Champ lexical de la sorcellerie ou de l’hérésie : « Diable » (2 x), « flammes » (2 x), « griffes », « queue » e) Champ lexical de la peur, de la faiblesse : « Épouvanté », « palpitant », « se soutenant à peine » f) Champ lexical de la catastrophe : « Tremblement de terre », « détruit », « ruine totale », « la terre trembla », « fracas épouvantable » 4. Comment Voltaire tourne-t-il les rites catholiques en dérision ?  Les rites sont ceux du catholicisme. Leur grand nombre et leur accumulation les rend dérisoires. Ils apparaissent comme des règles théâtrales sans grande valeur.  Les vêtements rituels sont désacralisés et décrits comme des déguisements carnavalesques. 5. Quels sont les mots de vocabulaire qui traduisent aussi cette satire et cette ironie ?  Emploi de figures de rhétorique : Hyperbole dans les accusations : pour dénoncer le côté arbitraire de celles-ci. Euphémisme « appartements… soleil » : pour montrer l’Inquisition comme un organisme de bienfaisance. Oxymore : « bel Autodafé » : pour tourner l’Inquisition en dérision. Gradation dans les châtiments : « fessé », « brûlés », « pendu ».  Tonalité burlesque, comique, surtout quand la terre tremble de nouveau Ironie par juxtaposition : « belle musique », « orner » et ironie du sort « la terre trembla de nouveau », et qui plus est, « le jour même ». Burlesque : « fessée en cadence » au lieu de flagellée. Humour noir châtiments / griefs reprochés.  Utilisation abusive des exclamations qui traduisent un certain désespoir chez Candide Conclusion : Un texte satirique : Pour critiquer le fanatisme des inquisiteurs et le côté arbitraire de leurs condamnations, Voltaire utilise ses armes favorites : l’ironie et l’humour noir. Par l’ironie, il veut ainsi démontrer que l’autodafé est fondé sur des raisons sans valeur logique. L’humour noir est un autre moyen de dénoncer l’aspect barbare des châtiments de l’Inquisition. Dans le chapitre VI de Candide ou l’optimisme, Voltaire apporte une nouvelle preuve que tout n’est pas « au mieux ».

 

 

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