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Ancien 08/10/2016, 21h08
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Par défaut Voltaire, Candide ou L'optimisme

 

 

 

 

Voltaire, Candide ou L'optimisme

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Ancien 08/10/2016, 21h10   #2
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Ancien 08/10/2016, 21h13   #3
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Par défaut candide conte ou roman philosophique


candide conte ou roman philosophique


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Ancien 08/10/2016, 21h22   #4
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Par défaut l'homme litteraire candide ou l'optimisme

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Ancien 08/10/2016, 21h25   #5
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Par défaut VOLTAIRE – Traité sur la Tolérance (FR)

VOLTAIRE – Traité sur la Tolérance (FR)


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Ancien 21/10/2016, 22h05   #6
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COMMENT ON FIT UN BEL AUTO-DA-FE ET COMMENT CANDIDE FUT FESSE.

 

 



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Présentation du texte et de l'auteur:

- Voltaire, 1694-1778 = XVIII ème siècle: Les Lumières.
Autres oeuvres célèbres et connues de l'auteur: Oedipe, L'ingénu et Les Lettres philosophiques.

- Dans Candide, l'auteur met en évidence l'ignorance d'un jeune homme confrontré à de nombreux problèmes.

- Au chapitre 5, Voltaire s'inspire du tremblement de terre de Lisbonne qui s'était produit en 1755, et plus précisément le 1er Novembre (date de la toussaint): l'auteur a donc choisi ce jour pour faire revivre à Candide ce tragique évènement (qui avait par la suite crée un tsunami qui avait fait environ 25 000 victimes). Voltaire accentue le côté arbitraire de la mort.

(Il faut savoir que ce tremblement de terre eut une forte influence sur de nombreux penseurs européens de l’époque -des Lumières).

- Dans le chapitre 6, l'histoire se passe au Portugal, dans la capitale, Lisbonne, après le tremblement de terre. A ce moment, on retrouve le personnage principal, Candide, qui se trouve dans une situation délicate, puisque l'Inquisition a proclamé l'auto-da-fé contre lui et son ami Pangloss -> éxécution.

---------------------------------------------------------------------
Définition de quelques mots présents dans ce chapitre pour vous aider à mieux saisir le sens du texte:

- Auto-da-fé: Proclamation solenelle d'un jugement prononcé par l'Inquisition (éxécution du coupable par le feu).
- San-Benito: Casaque jaune dont on revêtait les condamnés au bûcher, sous l'Inquisition.
- Mitre: Haute coiffure triangulaire de cérémonie portée par les prélats et notamment par les évêques.
- Faux-bourdon: Chant accompagné d'un orgue avec une voie.
- Anabaptiste: Signifie "baptiser à nouveau": adhérer à l'un des mouvements religieux issue de la Réforme qui n'admettent pas le baptême des enfants et procèdent à un second baptême de leurs adeptes à l'âge de raison.
- Béni: Glorifier Dieu pour le remercier par des actions de grâce.
- Prêché: Faire un sermon (ici, il se fait la morale).
- Absous = condamné
- Interdit = très étonné.

---------------------------------------------------------------------
Introduction: C'est un conte philosophique, mais aussi un apologue. Le texte est satirique est pathétique, puisqu'il dénonce les principes de l'Inquisition et met en évidence le désespoire du héros après la perte de ses amis.

Plan proposé: (désolé du peu de clareté !)
I) Etude du conte
1) les caractéristiques du conte et de l'apologue
2) les figures de styles employées
OU
1) un évènement qui s'ancre dans la réalité (situation initiale)
2) le châtiment inquisitorial (péripéties)
3) le désespoire

II) La philosophie de l'auteur:
1) ???
2) ???

I) Le conte
1) les caractéristiques du conte et de l'apologue
- Temps dominant: l’imparfait = temps du récit.
- Plusieurs champs lexicaux sont présents dans ce texte (trois principaux):
La désolation avec "tremblement de terre", "détruit", "une ruine totale", "empêcher la terre de trembler", "la terre tremble de nouveau" et "un fracas épouvantable"= la menace du tremblement de terre.
La violence: "quelques personnes brûlées à petit feu, fessées, brûlées, pendues"= l'éxécution.
L'Auto-da-fé avec "la mitre", "le san-benito", "flammes renversées", "diables", "flammes droites", "procession", "sermon" et "coutume" = l'Inquisition.

2) les figures de style employées
- Ligne 3 = Oxymore: "un bel auto-da-fé" = l'auteur met l'accent sur l'importance du mot "auto-da-fé".
- Ligne 15 = "Candide fut fessé en cadence, pendant qu'on chantait" = situation burlesque, ambiance festive.
- Ligne 19 = 2 gradations descendantes
- Ligne 20 = 1 question rhétorique
- Ligne 21,22 et 23 = 3 apostrophes

Critique de l’inquisition, dénonce les méthodes de détention « appartement d’une extrême fraîcheur » ligne 14

II) La philosophie - Critique de Leibniz = essai de Leibniz « Théodicée »
Ouvrage dans lequel il explique que le monde que Dieu a crée est le meilleur des mondes possibles

Conclusion: Cet extrait de Candide nous ramène aux principaux combats des philosophes des Lumières qui, en hommes de raison et de progrès luttent contre l'obscurantisme sous toutes ses formes.

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Autre plan possible:

I) L'art du conteur
1) la situation initiale
2) la situation finale

II) L'ironie au service de la dénonciation
1) dans le premier paragraphe

III) La dénonciation
1) le fanatisme et l'intolérance
2) la superstition
3) l'optimisme
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Ancien 21/10/2016, 22h06   #7
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CANDIDE, CHAPITRE VI

_____



ELEMENTS DE LECTURE ANALYTIQUE







I - LE RECIT ELOGIEUX D'UNE CEREMONIE BARBARE

Idée principale de l'axe : Le faux éloge est un procédé classique de l'ironie. Ici l'ironie consiste dans le décalage constant entre la réalité atroce de ce qui se passe (et qui est évoqué par un vocabulaire implicitement dévalorisant) et un discours visant apparemment à justifier, embellir, atténuer cette barbarie (vocabulaire valorisant représentant le point de vue des inquisiteurs et du peuple naïf qui les suit).

1) La réalité atroce de l'épisode raconté

- une décision à l'efficacité douteuse

- un supplice par le feu

- des arrestations

- l'emprisonnement de Candide et de Pangloss

- la flagellation de C, la pendaison de P.

- Un nouveau tremblement de terre indiqué par la dernière phrase.



2) Le discours destiné à masquer cette réalité

- l'accent mis sur la sagesse des juges

- l'accent mis sur la beauté du spectacle

- l'accent mis sur le bon ordonnancement de la cérémonie

- les euphémismes



Conclusion-Transition : la contradiction entre ce discours laudateur et l'atrocité de la réalité indique au lecteur le caractère ironique du texte et l'incite à deviner, sous l'apparence humoristique du texte la présence d'un discours accusateur visant l'inquisition.





II - LA CRITIQUE DE L'INQUISITION



1) Une critique de la superstition

Une superstition est une fausse-croyance, un terme péjoratif désignant les croyances naïves dans le domaine religieux ou scientifique. Voltaire critique d'abord la croyance selon laquelle la punition d'un certain nombre d'hérétiques pourrait empêcher la terre de trembler. A quels indices cette critique est elle perceptible ?

a) Il le suggère dès la première phrase : « Les sages du pays n'avaient pas trouvé un moyen plus efficace ... que de donner au peuple... »

La phrase utilise une tournure d'atténuation classique (la litote) pour signifier que le moyen trouvé n'est pas efficace. Voltaire exprime son point de vue à mots à peine couverts.

b) A la fin du 1°§ du texte, on trouve la phrase : « le spectacle de quelques personnes brûlées à petit feu, en grande cérémonie est un secret infaillible pour empêcher la terre de tremble ». Ici, on observe certains procédés bien connus de l'ironie qui consistent à prêter à l'adversaire qu'on veut ridiculiser (ici, les « sages ») une formulation excessive : « secret infaillible » ; ou une argumentation illogique, absurde : cf l'opposition entre la modestie dérisoire du moyen (soulignée par l'adjectif indéfini, et le côté recette de cuisine du complément) « brûler quelques personnes à petit feu » et la difficulté de l'objectif à atteindre : « empêcher la terre de brûler ».

c) Autre indice : la dernière phrase du texte qui renvoie à la première en une sorte d'effet de bouclage : la physique se charge d'apporter un démenti à la superstition des sages. Noter aussi l'espèce d'ellipse narrative (« le même jour... ») qui précède cette phrase et qui la met en relief Et l'hyperbole finale qui suggère la violence du camoufflé (avec un fracas épouvantable)

d) Autre forme de critique de la naïveté : l'assimilation du cérémonial de l'exécution à une fête primitive : dessins naïfs, d'autant plus naïfs que la signification ne nous en est pas donnée, allure de magie noire tout ce qu'il y a de plus païen. La vrai foi ne joue pas un grand rôle dans tout cela, par contre la croyance dans le diable...

e) Enfin, la démagogie s'ajoute à la superstition dans l'expression « donner au peuple un bel autodafé » les latins disaient « dare munus populo ». Il s'agit d'endormir le peuple avec des jeux. Ici, le rassurer avec des superstitions d'un autre âge. L'utîlisation de l'expression « donner au peuple » suffit à suggérer qu'il ne s'agit pas au fond de superstition de la part des « sages » mais plutôt de démagogie visant à s'assurer la tranquillité du peuple en faisant fonds sur sa naïveté , en entretenant ses superstitions.



2) Dénonciation de l’intolérance et l’arbitraire

Intolérance : attitude hostile à l’égard de ceux dont on ne partage pas les croyances, rejet des personnes différentes.

Arbitraire : adjectif : qui dépend du seul bon plaisir d’une personne en position d’autorité (une mesure arbitraire)

Nom : autorité despotique (l’arbitraire royal)



a) Le choix des coupables :

· Des hérétiques

· Des étrangers

La démagogie de l’inquisition tente de s’appuyer sur le rejet de l’autre.

 

 





b) Les motifs de leur arrestation :



Dans deux cas sur trois, Voltaire suggère le motif de l’arrestation, mais il ne l’indique pas clairement :
C’est pour rendre plus absurde encore le prétexte trouvé pour désigner les victimes. Ainsi, il semble que P et C ont été arrêtés pour le seul fait d’avoir



Dans le cas du biscayen, le motif est donné, mais il est tellement dérisoire par lui-même…


Ainsi, il parvient à souligner le caractère purement arbitraire de l’arrestation.



La même idée est exprimée dans le 1°§ par le verbe « il était décidé » et le connecteur « en conséquence ». :
Il était décidé : s’agissant d’une mesure a priori fort discutable … le verbe décidé souligne le caractère autoritaire et aléatoire de la décision

On avait saisi en conséquence… : les gens ont été arrêtés parce que les sages l’ont décidé.




______________________________________

QUELQUES EXEMPLES DE QUESTIONS POUR L'ORAL DU BAC


A quoi reconnaît-on dans ce texte l'esprit constestataire des Lumières?

Quelles ressemblances et quelles différences pouvez-vous établir entre ce passage et les vingt premiers vers du Poème sur le désastre de Lisbonne?
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Ancien 21/10/2016, 22h14   #8
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Candide, Chap 6. Voltaire


Intro pour candide en générale : Au XVIII siècle un nouveau mouvement littéraire se développe en Europe et plus particulièrement en France. C'est la philosophie des lumières. Les philosophes des lumières cherchent a éclairer le monde par leurs écrits et ainsi, chasser l’obscurantisme, l'inégalité sociale, l'esclavage et la torture. Ces principes sont a l'origine de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Francois Marie-Arouet, dit Voltaire, est sans doute le plus célèbre des philosophes des lumières en raison, notamment des ses comptes philosophiques. L'un des plus connus est Candide, paru en 1759.

Au travers des aventures du jeune Candide aveuglé par les dire de son maître Pangloss qui lui inculque la théorie de l'optimisme, Voltaire dénonce les travers de la société et tourne en dérision cette théorie.

Intro spécifique au chap 6 : Dans cet extrait du chap 6, Candide arrive a Lisbonne et assiste a un tremblement de terre. Il est décidé de se faire un autodafé. Candide et pangloss sont donc condamnés.



I/ Description d'une cérémonie grandiose mais absurde



A) Spectacle et mise en scène. La cérémonie de l'autodafé est présenté comme un spectacle magnifique. Théatralisation de la scène.



-Champ lexical du spectacle et de l'ornement : « san benito », « orna », « mitre de papier », « peint »

-Champ lexical de la musique : « belle musique en faux bourdon », « en cadence », « on chantait »

-Champ lexical de la religion : « diable », « procession », « sermon » → riche en couleur

-Connotation méliorative : « bel » « grande » « belle » → spectacle magnifique a entendre et a voir

--Spectacle organisé ordonné : connecteur temporels, structure du texte, accus son choisi soigneusement, sermon, discours → cérémonie



B) Cérémonie absurde:Voltaire souligne l'absurdité et l'inutilité de cet autodafé avec humour et ironie



-Du fait des champs lexicaux matérialistes → Cette cérémonie n a plus rien a voir avec la foi, la spiritualité, le sacré.

-Oxymore : bel autodafé et antiphrase → humours noir, autodafé = spectacle morbide qui n a rien de beau. / Brûlé a petit feu → Grotesque, ressemble a une viande que l'on fait cuire, champ lexical de la cuisine

-Hyperbole, secret infaïble → « le même jour la terre trembla […] épouvantable » la cérémonie est absurde car elle n'a rien empêché du tout, on tue encore plus des habitants de Lisbonne pour empêcher le séisme alors qu'il en a déjà tué 3 quarts.

-On met l'enfer sur terre pour une cérémonie religieuse

-les hyperboles traduisent simplement le constat ironique et froid de Voltaire pour nous ménager.







II/ La satire de l'inquisition et du fanatisme religieux



A) le choix des victimes



-Gens qui se sont écartés de la religion chrétienne

-le biscayen: convaincu d'avoir épousé sa commère

-2portugais : ne mange pas de lard → juifs qui se font passer pour des chrétiens.

-Candide et pangloss : Pangloss a déplu a l'inquisiteur en discutant sur l'existence de la chute et du péché originel → Pangloss a donné l'impression de nier l'existence de la chute → il est mort pour cela

-En conséquence : Fausse logique



B) Choix des châtiments



-torture arbitraire : Condamné a être brûlé ou pendu sauf Candide : Punition disproportionné par rapport a la faute commise. ( biscayen,mariage/ portugais,choix alimentaires/ pangloss et Candide, discussion) Les inquisiteurs disposent de la vie des gens pour des raisons totalement dérisoires--> comportement fanatique (recherche forcené de pécheur)

-La procession est détaillé mais l’exécution se déroule sur une phrase sans précision : voix passive, absence d'opposition des condamnés qui ne peuvent se défendre, précision du narrateur « quoique se ne soit pas la coutume » innovation dans la torture et dans l'horreur, l'autodafé n'est pas une chose rare/ le supplice la souffrance des ces condamnés et passé sous silence → absurdité, l'inquisition n 'a que faire de la souffrance des condamnés, le peu d'importance que l'inquisition prête a la vie humaine.

-L'extrait se termine par la réaction de candide → il est en proie au doute → question rhétorique, jeux des exclamations → désillusion naissante de Candide vis a vis de l'optimisme → Candide évolue et gagne en maturité.



Éléments de conclusion : Voltaire fait le procès du fanatisme, de la superstition et de l'intolérance religieuse.

Il illustre parfaitement le combat mené par les philosophes des lumières qui en hommes de raison et de progrès luttent contre l'obscurantisme sous toute ses formes.

Le premier juillet 1766, le jeune chevalier de la Barre sera exécuté pour avoir était suspecté de ne pas s’être découvert au passage d'une procession religieuse → il traite de cela dans l'article torture.

 

 



L'intolérance religieuse n'est pas seulement du fait des catholiques → la vieille relate la guerre qui oppose les Turcs et musulmans aux Russes orthodoxes → le fanatisme semble être la règle de toutes les religions contrairement a l'eldorado → habitants heureux car il n y a pas d'institution religieuse.
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Ancien 21/10/2016, 22h17   #9
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Lecture analytique :
Chapitre 6 de Candide, Voltaire



Introduction
1) L’auteur (Cf. Texte Bac 1)
2) L’œuvre Candide (Cf. Texte Bac 1)
3) Le texte – Situation
Au chapitre 6, Candide a déjà été confronté à des situations douloureuses (l’enrôlement forcé, la guerre, la cruauté, la mort inacceptable de l’anabaptiste, le tremblement de terre de Lisbonne).
On le retrouve ici aux prises avec l’inquisition, ce qui donne à Voltaire l’occasion d’une dénonciation sévère de l’intolérance alliée à la superstition. Le chapitre raconte en effet, la cérémonie d’un autodafé dont Pangloss et Candide sont les involontaires victimes.
4) Problématique
Comment Voltaire utilise un récit ironique pour dénoncer ses cibles préférées ?
5) Lecture
Lire le texte
6) Annonce du plan (à la question posée…)
I. L’art du récit
II. Le registre ironique
III. Un texte de dénonciation


I. L’art du récit

Ce chapitre constitue une unité narrative : un épisode dans son intégralité et un récit dense qui concentre un grand nombre d’éléments.

A. De la situation initiale aux conséquences

Les circonstances de l’action sont données dés le 1er paragraphe.
• Quand : juste après le tremblement de terre
• Où : à Lisbonne
• Qui : les sages du pays et l’université de Coimbre. Les héros ne sont pas encore rentrés en scène : cela créé un effet de retard et de suspens : ils n’apparaissent qu’au 2ème paragraphe. On remarque également une énumération de toutes les victimes avec les héros donc le récit a une certaine autonomie.
• Quoi : Un autodafé

Les péripéties : il y a une certaine variété dans le rythme et dans la manière de raconter, cela grâce à des pauses descriptives et des pauses explicatives. A l’imparfait il y a des descriptions du décor de la cérémonie.
Dans le 2ème paragraphe, il y a une ellipse narrative :
Pendant 8 jours, on ne sait pas ce qu’il s’est passé, Voltaire soutient ainsi un rythme vif.
Voltaire ne veut pas perdre de temps à raconter des choses qui séparerait le tremblement de terre et la sanction.
La situation finale est une réflexion de Candide retranscrit au style direct où Candide fait un bilan rétrospectif de tout ce qu’il a vécu.

B. Un récit théâtralisé

Comme on le voit dans les 1er et 2ème paragraphes, La scène de l’autodafé fait l’objet d’une véritable mise en scène. On observe la présence du champ lexical du spectacle avec :
• « donné au peuple » « spectacle » et « cérémonie »
• « décors ornée … » et « peint dans le décors … » : Ce sont des références aux décors.
• « une belle musique » et « un bel autodafé » : Cela montre la présence d’un jugement esthétique sur ce spectacle.

On assiste à un renversement carnavalesque de la scène. Il y a des victimes expiatoires. Tout est privée de solennité : Voltaire insiste sur des détails sans importance et la cérémonie est ainsi privée de sens.
Voltaire critique la religion qui utilise des procédés de spectacles pour proférer la parole de D.ieu avec par exemple des références aux flammes droites (ceux qui allaient mourir).
Ce récit respecte les règles de bienséance théâtrale. Il n’y a pas a pas de cris, pas de sang, pas de violence, de nudité (il s’agit de la scène de l’autodafé).
« Fessé » est mis à la place de « flagellation ».
Flagellation est un terme religieux alors que « fessé » à une connotation infantile et donc ce spectacle est vidé de tout contenu spirituel.


II. Le registre ironique

Voltaire tourne en dérision cette mascarade et pour cela, il met au service de son combat l’humour et l’ironie.

A. La distanciation

Voltaire présente les choses sans porter aucun jugement en apparence. C’est en réalité une pseudo objectivité qui va mettre en relief tout ce qu’il y a de contestable, de critiquable dans les événements qu’il rapporte. L’ironie rend le lecteur plus actif.

B. L’humour noir (le fait de rire sur des choses macabre)

Il dénonce par ce procédé la cruauté des inquisiteurs.
« Il était décidé… brûlés à petit feu ». Il y a un contraste entre « brûlés à petits feu » (familier) et « cérémonie » (Aspect important et pompeux). Ce contraste souligne l’atrocité du crime.
Sur le même ton, la prison se métamorphose par « un appartement d’une extrême fraîcheur et dont on n’est jamais incommodé du soleil ».
L’inquisition n’a pas la réputation d’être un logeur très généreux.

L’Ellipse des 8 jours que Candide a passé en prison laisse libre court à l’imagination. On est entre le sourire et entre la crainte.

« Pangloss fut pendu quoi que se ne fut pas la coutume » porte un caractère innovant de cette torture.
C’est un commentaire ironique sur les caractères innovant de cette nouvelle torture prévue par l’inquisition.

 

 


Ainsi, bien que tourné en dérision, la cruauté et palpable.

C. L’antiphrase (dire le contraire de ce que l’on pense)

Tout ce qui est de l’organisation de la cérémonie est présenté de manière élogieuse avec une insistance particulière admirative sur ce qui ne mérite pas :

Dans le 1er paragraphe : « sage », « bel », « efficace », sont à prendre dans le sens contraire. Cela implique la complicité du lecteur à l’antiphrase : il perçoit un désaccord entre ces mots valorisants et la réalité et accentue le scandale de l’inquisition.

La 1ère phrase est une phrase longue séparée par un « ; ».
Cette phrase est composée de 2 parties totalement redondantes. C’est pour que le lecteur se rende compte qu’il faut la prendre comme une antiphrase.

D. Le procédé de fausse logique

Ce procédé est très utilisé par Voltaire :

« En conséquence » analyse un lieu de cause à effet, mais il n’y a pas lieu d’être car c’est un lien logique invalide et inversée.

On remarque une logique absurde qui apparaît dans les chefs d’accusation à propos des condamnés.
Les 4 raisons sont mises en relation par un effet d’énumération et un lieu de parallélisme.
Elles sont présentées comme des raisons suffisantes pour condamner à mort 5 victimes alors que les griefs sont très légers.

Voltaire présente comme des relations de cause à effet, brisées par la disproportion des raisons.

La futilité des crimes contraste avec la violence des châtiments.

La fausse logique est présente dans les conséquences de l’autodafé : « le même jours, la terre trembla… ». Voltaire montre sur un ton détaché que cela n’a servi à rien.

On peut souligner une assonance en « a » du bruit de tonnerre et du fracas donc il y a une insistance sur le tremblement de terre. Fausse logique : la logique qu’on attendait n’arrive pas.

Conclusion au II.
Les armes rhétoriques dont se dote l’auteur sont ici au service d’une dénonciation.


III. Un texte de dénonciation

Dans ce jeu d’anomalies, Voltaire veut faire réfléchir le lecteur sur des cibles qui lui sont chères.

A. La dénonciation de la superstition

Dés le début du passage, Voltaire s’en prend aux croyances irraisonnées et irrationnelle qui établissent des liens entre des éléments qui n’ont rien à voir entre eux.
Ex : Rapprochement entre tremblement de terre, les sages l’université et la décision de condamner des gens au bûché. C’est un raisonnement faussement scientifique qui relève en réalité d’une croyance imaginaire. Voltaire dénonce l’amalgame entre la science et la croyance comme le fait avant lui Fontenelle. De plus, le rapprochement entre spectacle et secret infaillible montre bien qu’il n’y a rien de scientifique dans cette démarche et que sa relève de la superstition. L’acte de foi (autodafé) est dévalué an acte de superstition (la preuve que cela n’a point marché).

B. La dénonciation de l’intolérance religieuse

Voltaire attaque l’inquisition, un pouvoir anonyme, omnipotent, et incompétent.
Ex : l’utilisation du pronom « on ».
L’ellipse systématique des compléments d’agent montre une instance muette, déshumanisée et menaçant.
On remarque que l’inquisition fait une recherche forcenée de pêcheurs et met en évidence le règne de l’arbitraire.
Les inquisiteurs disposent de la vie des gens pour des raisons dérisoire (il s’agit de traquer les hérétiques). Les différents motifs d’accusation sont des différences cultes de religions ou d’idées.

Voltaire reproche à l’inquisition d’être un organisme qui n’arien à voir avec la foi. Spectacle vidé de tout contenue spirituel.
L’intolérance est la seconde incarnation du mal présenté par Candide.

C. La dénonciation de l’optimisme

Ce chapitre porte une sérieuse atteinte à l’optimisme si l’on considère d’une part le grand nombre de victimes innocentes (4 + toute les victimes du tremblement de terre) et d’autre part l’impacte que cela va avoir sur Candide. La découverte de tout cela va conduire Candide vers le doute. L’avant dernier paragraphe montre le début de ce cheminement sous la forme d’une série d’interrogations et d’interjections.
Ces interrogations sont : Candide se demande ce qui lui arrive : « sans que je sache pourquoi ».
Candide n’a pas les moyens philosophiques de comprendre la réalité.
La répétition anaphorique de l’expression « faut-il ».
Cela souligne la nature de son questionnement.
Candide est prisonnier d’un système de pensée dans lequel la relation de cause à effet est toute puissante. Cette relation est invalidée par son expérience. Le système d’optimisme inculqué par Pangloss commence à se fissurer en même temps que son état physique.


Conclusion Générale
Le chapitre le chapitre VI de Candide trouve son intérêt sur plusieurs plans :
• Sur le plan narratif, Voltaire, maître dans l’art de la mise en scène couronne une scène à la fois autonome et brillamment mené et un chapitre qui contient des échos et des transitions ayant pour fonction d’assurer sous l’apparente disparité des épisodes, une profonde cohérence narrative.
• Sur le plan philosophique, Candide se trouve confronté à une nouvelle forme du mal représentes par l’inquisition et c’est un coup de plus portés à la théorie leibnizienne.
• Ce chapitre prend tout son sens et son poids dans la bataille des philosophes du 18° siècle (des Lumières), combat pour la tolérance et le triomphe de la raison.

Voltaire critique l’intolérance religieuse catholique, mais il ne critique pas l’apanage religieux dans son œuvre. C’est l’idée que le fanatisme est l’idée de toutes les religions. Il n’épargne en réalité aucune religion.
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