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Ancien 29/04/2010, 23h35
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Par défaut incipit le dérnier jour d'un condamné

 

 

 

 


Le tragique :vise à susciter l’effroi du lecteur devant la condition humaine. Il accompagne le plus souvent les thèmes de la mort ou de l’impuissance de l’homme face à un destin qui le dépasse. Cette définition s’applique au texte. Le condamné ne peut changer le cours de son destin. Il est vraiment face à sa condamnation à mort.

Le registre pathétique: il utilise les mêmes procédés d’écriture dans le but d’exprimer une émotion douloureuse. Mais les situations exposées sont en général plus humaines, moins soumises à la détermination d’une force supérieure. Les personnages sont plus proches du lecteur ce qui permet de faire partager plus aisément les émotions. Cette définition s’applique aussi au texte car le condamné est soumis à une décision de la justice des hommes, mais il ne peut cependant pas y échapper pour autant. Le lecteur partage sa douleur et se sent proche de lui.

Le rôle de la ponctuation : En quoi éclaire-t-elle le ton? Il y a un nombre important de points d’exclamation et de points d’interrogation. Cette ponctuation permet de mettre en valeur la stupeur et l’incompréhension et la colère du condamné face à ce qui lui arrive.

« Quatre heures », cette phrase nominale, isolée dans le texte, écrite en majuscule et sans ponctuation peut être interprétée de plusieurs façons :- elle agit comme le couperet de la guillotine qui tranche la tête du condamné, - elle laisse aussi libre cours à l’imagination du lecteur, - une ellipse où l’on pourrait y voir l’interprétation d’un cri.

 

 


Monologue intérieur : Discours sans auditeur et non prononcé par lequel un personnage exprime sa pensée la plus intime, sans organisation logique c’est à dire tel que cela lui vient à l’esprit.

Récit autobiographique : selon Philippe LEJEUNE : Récit introspectif en prose qu’une personne réelle fait de sa propre existence lorsqu’elle met l’accent sur sa vie individuelle en particulier sur l’histoire de sa personnalité.

Journal intime : C’est un récit écrit au jour le jour, l’auteur y est présent personnellement. Il n’est pas destiné au public et conserve un caractère secret. Même s’il évoque des événements extérieurs, l’accent est mis sur le rédacteur du journal.





ÉTUDE D’UNE ŒUVRE INTÉGRALE :

Le Dernier Jour d’un condamné de Victor Hugo

http://www.2shared.com/document/d-__0L-C/quenceDJC.html



Plan :



1. Quel est le genre du texte ?
2. Oppositions.
3. Pourquoi ?

C'est le début de l'ouvrage de Victor Hugo publié en 1829.

vocabulaire:

- arabesque: motifs non figuratifs, décoratifs.

- chapes: manteau, vêtement de cérémonie d'évêque.


1. Quel est le genre du texte ? Peut-être un journal car:

- le temps est le présent.

- "Voilà 5 semaines..."

- indication de lieu.

- l' emploi de "je" avec abondance.

Cependant Hugo n'a jamais été condamné à mort. C'est un roman qui est écrit à la première personne, il est aussi très organisé: oppositions et répétitions.


2. Les oppositions.

-> entre: "autrefois" et "maintenant".

-> métaphores filées de la couture.

-> entre le passé et le présent.

- passé: phrases longues, développées, celle des "jeunes filles" est une énumération non structurée , beaucoup de pluriels , liberté ; "arabesque", "étoffes", "j' étais libre",...

- présent: , les phrases sont brèves, la fin du dernier paragraphe est composé de phrases structurées , gradation de l' énumération, rythme ternaire , surtout du singulier, prison ; "captif", "mon corps est aux fers dans un cachot" , "mon esprit est en prison dans une idée" (métonymie), "courbé sous son poids", ...

Les oppositions sont radicales. Pourquoi Victor Hugo a-t-il multiplié ces oppositions ?


3. Pourquoi ?

Il a multiplié ces oppositions pour renforcer le caractère pathétique, la solitude, il est victime de l'obsession (en forme de gradation et métonymie) les exclamations. Le texte commence par "condamné à mort" et se termine par la même phrase, ce qui a pour effet d'encadrer le texte.


Conclusion:

Hugo a voulu faire un roman réaliste. Il rend le condamné à mort sympathique (si il avait voulu le rendre antipathique, il aurait expliqué pourquoi il fut condamné à mort ).

Hugo est contre la peine de mort, ce roman est un plaidoyer contre la peine de mort. C'est un roman engagé.


ETUDE D'UNE ŒUVRE INTEGRALE : Le dernier jour d'un ...
http://www.lettres-histoire.ac-versa...equenceDJC.doc

DJC RESUME

Le genre littéraire : Roman à thèse
C'est plus un long récit qu'un roman .Il prend la forme d'un journal intime, d'un monologue intérieur.

Thèse défendue (la cause soutenue) L'abolition de la peine de mort.

Biographie de l'auteur Victor HUGO est né en 1802à Besançon. Poète, romancier et dramaturge, marquera son époque par son génie et son engagement envers les démunis (misérables).HUGO fréquente les milieux littéraires et se fait connaître en publiant des poèmes et devient chef de file des poètes romantiques HUGO a vécu 83ans. Cette longévité en fait de lui le témoin de son siècle. Quelques œuvres le roi s'amuse (1832) pièce de théâtre Les feuilles d'automne (1883) recueil de poèmes : Notre-Dame de Paris (1831) roman Les Misérables ( 1862) Le dernier jour d’un condamné

Circonstances de création
Au 19ème siècle, à Paris les exécutions des condamnés à morts se faisaient publiquement, place de Grève V. Hugo était dans son enfance fortement marqué par la vision d'un homme qu'on mène à l’ échafaud Un jour qu'il se promenait à Paris il aperçut un bourreau qui préparait sa guillotine ; le lendemain il se met à écrire Le dernier jour d'un condamne. Résumé de l'œuvre. Dans les années 1820 un condamné à mort attend dans sa cellule l'heure et le jour de son exécution .Ayant obtenu plume et papier de ses geôliers jour après jour il écrit son journal Il nous fait vivre toutes les étapes de sa souffrance et de son martyre avant le jour fatidique et puis la foule qui lui crache sa haine. Le passé et le présent se mêlent. Il pense à sa fille, à sa femme.il rêve .Mais le condamné revient toujours dans sa cellule Le froid de mort l'envahit La guillotine l'attend

Le champ lexical :
C'est l'ensemble des mots et expressions (verbes, adjectif, noms. adverbes) qui renvoient au même thème.
Champ lexical de la justice La grâce-les jurés -la peine- le procès-la sentence-le tribunal
Champ lexical de la prison L'argousin- le cachot-la cellule- les fers- le garde -chiourmes- le forçat- le geôlier
-Le Champ lexical de la peine de mort L'aumônier le bourreau- 1 'échafaud- I 'exécution- la guillotine

le temps Le début du 19ème siècle (période probable)

La durée : 6 semaines depuis le verdict jusqu'à l'exécution

La focalisation ( ou point de vue)
interne. Le narrateur est lui même le personnage central. Il nous fait partager ses pensées, ses sentiments sur cette nouvelle situation où il se trouve, il y pense sans cesse.

Les tons, les tonalités ou les registres

Le tragique le malheur, la mort

Le pathétique champ lexical des sentiments émouvants Les modalités exclamatives et interrogatives contribuent à la dramatisation.

Les arguments pour la peine de mort :
C’est une sanction convenable car chacun est responsable de ses actes et doit les payer au prix le plus fort.
-C'est un moyen de dissuasion vis-à-vis des criminels .Ceux -ci repensent à deux fois avant de commettre un meurtre.
-Elle garantie que des criminels dangereux ne seront pas remis en liberté au bout d'un certain temps. L'exécution des meurtriers procure aux familles de la victime la satisfaction de ne pas voir l'assassin de leurs proches continuer de vivre.

Les opposantsà la peine capitale
la mort ne permet aucun retour en arrière, une éventuelle erreur judiciaire où une injustice serait irréparable, alors qu'une personne incarcérée peut être sortie de prison et indemnisée
- La justice étant humaine .Il est impossible de garantir que telles erreurs ne puissent arriver.
- L'abolition du châtiment suprême n'a pas d'effet sur la diminution du pourcentage de criminalité.
-Opter pour la peine de mort serait se rabaisser au niveau du meurtrier et ne serait pas compatible aux valeurs humaines

Les niveaux de langue

Le soutenu
ex : Je me restaurais quand entra dans ma vie celle pour qui je brûle d'une passion folle,

-le courant
ex : J’étais en train de manger quand j'ai rencontré celle que j'aime tant.

Le familier
ex : J'cassais la dalle quand je l'ai vue. La nana que j'dans a peau. Ce niveau de langue donne au récit une teinte réaliste.

La description
C'est faire voir, c'est montrer. Dans le récit, la description marque une pause. Toute description suppose : des indices de lieu (derrière ; au loin ; au premier plan...)
Des caractérisants : adjectifs qualificatifs; compléments de noms adverbes.les verbes de perception (vue odeurs ; sensations tactiles...)
La description

peut être subjective ou objective valorisante ou dévalorisante

Le narrateur- C'est un condamné à mort. II s'agit d'un narrateur- personnage.il relate le récit dans lequel il tient un rôle en tant que personnage. C'est le héros de cette histoire. Il est condamné à la peine capitale, à cause d'un crime qu'il a commis. Il est d'une éducation raffinée (il n'utilise pas de mots(ou d'expressions) familières, argotiques et vulgaires).Il est jeune et sain d'esprit et de corps.

Le discours ses caractéristiques :
-L'emploi des premières et deuxièmes personnes je, tu, nous, vous).
-L'emploi du présent de l'indicatif comme temps de référence.
-L'emploi des guillemets (« ») et des tirets (-) des adverbes « ici »et « maintenant ».Le récit Ses caractéristiques :
-L'emploi de la troisième personne (il. elle,)
-L'emploi du passé simple et de l'imparfait comme temps de référence. -L'emploi des adverbes « là-bas » et «alors ».

L'énonciation :

Acte de production linguistique (de la langue) oral ou écrite .L'énoncé est le résultat de cette production. On distingue deux énoncés :

l'énoncé ancré dans la situation dénonciation
ex : aujourd'hui je vais mieux.






L'énoncé coupé de la situation dénonciation.

Ex : HUGO naquit à Besançon en 1802.

Les possibilités entrevues par le narrateur pour être sauvé

Le pourvoi en cassation
-l'évasion
-la grâce

Raison pour lesquelles le condamne a décidé d'écrire

- Pour moins souffrir et oublier ses angoisses
-Donner une leçon aux juges qui hésiteront à condamner.

 

 


Dernière modification de prof.ziani, 01/03/2014 à 00h22
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Ancien 27/05/2010, 13h20   #2
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Ancien 02/02/2011, 00h29   #3
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Par défaut Préface du Dernier jour d’un condamné (extrait) Victor Hugo




Préface du Dernier jour d’un condamné (extrait)
Victor Hugo


Introduction :

En 1828, Victor Hugo est déjà connu pour des poèmes, mais n’est pas illustre.Cette préface est un plaidoyer indirect contre la peine de mort. Le Dernier jour d’un condamné est un petit roman à la première personne, qui a dès sa sortie un succès de scandale. Lors de sa réédition, Victor Hugo y rajoute une préface explicative.

C’est un modèle d’argumentation polémique, comprenant deux parties :
- Hugo montre les horreurs de la peine de mort (il réfute les arguments des tenants de la peine de mort)
- Il émet des propositions contre cette peine de mort.

Ce texte apparaît comme un réquisitoire contre la peine de mort ; Victor Hugo prend la parole avec le "nous" de modestie, pour interpeller les juges et tout ceux favorables à la peine de mort.

I) Une réfutation (argumentation) rigoureuse

Pour Partie I Il faut retrancher de la communauté un membre qui lui a nui. La prison perpétuelle suffirait.

Partie II Idée de vengeance, de châtiment, loi du Talion.
Ce n’est pas le rôle de la société. -> autre conception de la peine.

Partie III Impressionner la population pour qu’elle ne soit pas violente.


Le spectacle du châtiment démoralise (perte de tout sentiment).

1.2) L’examen des arguments

3 arguments différents contre la peine de mort sont présentés :

- La réclusion à perpétuité (argument peu développé) ; d’ailleurs, plus tard, "Les misérables". Valjean s’échappe du bagne de Toulon.

- Victor Hugo dénonce la peine de mort comme inadéquate. Insistance sur l’école,…

-Il nie avec vigueur l’exemplarité de la peine de mort. Elle ne peut pas servir d’exemple, elle ne sert pas à empêcher d’autres crimes (idée plus développée.)


II) Un discours polémique
:

2.1) La mise en forme dialoguée :


a) Victor Hugo rend son argumentation vivante en lui donnant la forme d’une discussion : il interpelle ses adversaires en utilisant "vous", puis prend ses distances en employant "on" pour les désigner ("reprend-on"), tout en continuant d’utiliser la deuxième personne à l’impératif ; mais au delà des "criminalistes" (juristes spécialisés dans le droit criminel), ses destinataires sont les lecteurs potentiellement séduits par la peine de mort. Il leur répond, en son nom propre, en usant du "nous" de modestie (courant dans un discours d’une certaine tenue). On observe de nombreux points d’interrogation et d’exclamation qui soulignent la vivacité du débat

b) Mais ce dialogue est largement faussé, car il sert surtout à mettre en valeur l’argumentation de l’auteur qui réduit les arguments de ses adversaires à leur plus simple expression et sous la forme de préceptes impersonnels ("il importe", "il faut"). De plus, il tourne en ridicule d’abord l’objection de l’évasion possible, puis "la théorie de l’exemple" en rapprochant deux formules : "faire des exemples" et "épouvanter".

2.2) Le mélange des tons

a) L’ironie est utilisée pour déprécier les arguments qu’il réfute, mais aussi les magistrat qui les utilise ("Voilà bien à peu près textuellement la phrase éternelle dont tous les réquisitoires des 500 parquets de France ne sont que des variations sonores" : l’auteur suggère que la peine de mort est requise par routine, dans des plaidoiries vides de sens à force d’être répétées). La "chute" du dernier paragraphe, "faites donc des exemples, le mardi gras vous rit au nez", apparaît comme un pied de nez de l’auteur qui se moque de l’exécution capitale comme les masques dont il parle.

b) La solennité domine cependant cet extrait ; en effet, l’auteur a recours à des maximes qui transmettent son message comme des vérités reconnues, ce qui a plus de poids que l’expression d’une opinion personnelle : "Pas de bourreau où le geôlier suffit", "Se venger est de l’individu, punir est de Dieu" ; cette dernière formule a les accents d’un nouveau commandement qui s’oppose à celui du talion : "Œil pour œil, dent pour dent.". En outre, aux formules d’obligation impersonnelles et presque vidées de leur sens ("Il faut"), V. Hugo répond par le verbe "devoir", comme si le devoir de justice qui fonde le droit, devait s’opposer à une loi perverse qui ordonne la mise à mort. Dans l’ensemble du texte, le ton est grave, impérieux, et, sous l’ironie, se fait sentir l’indignation.


Conclusion :

On insistera sur la qualité des arguments de Victor Hugo issus à la fois de Beccaria, homme des Lumières (1er et 3e arguments), et du courant progressiste chrétien (2e argument. développé) : cette même ligne sera reprise par Jean Jaurès au début du XXe siècle. On soulignera également l’efficacité de ce discours clair et convaincant dans lequel l’auteur part en guerre contre la peine de mort.

Dernière modification de prof.ziani, 01/03/2014 à 00h17
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Ancien 10/03/2011, 23h41   #4
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LE DERNIER JOUR D'UN CONDAMNE


Le contexte historique:
Le 19èmc siècle a connu des transformations et des révolutions politiques, intellectuelles, industrielles et scientifiques. Sur le plan social, la bourgeoisie a pris le pouvoir et a écrasé la classe ouvrière en profitant de la révolution de cette dernière contre l'aristocratie.
Le contexte culturel du siècle: Le siècle se caractérise par le développement de l'esprit scientifique, par le rejet des règles classiques qui entravent l'esprit de créativité artistique et par la naissance de quatre courants : le romantisme, le réalisme, le naturalisme et le symbolisme.
Le courant: Le romantisme est un courant littéraire qui a dominé toute la première moitié du 19ème siècle. Il traite des sujets et des thèmes ayant un rapport avec le cœur, les émotions, les souffrances, le moi, le passé, les rêves, l'amour, la nature, la joie, la nostalgie, le mal du siècle, les sentiments, l'enfance...
L'auteur:

Victor Hugo est né en 1802 à Besançon et décédé en 1885 à Paris. Après la séparation de ses parents, il s'est installé avec sa mère dans la capitale française où il a poursuivi ses études. Il a choisi d'être homme de lettres comme Chateaubriand. Il devient très tôt chef du mouvement romantique grâce à son don artistique et à l'expression précise des sentiments humains. Il se marie avec Adèle Foucher, ils ont eu quatre enfants: Léopoldine, François, Charles et Adèle. Très vite, Victor Hugo devient grand écrivain, poète et dramaturge français. Il a écrit: «Les misérables», «Notre Dame de Paris», «Les orientales», «Les contemplations», «La Légende du siècle»...

 

 


Le genre:

Le dernier jour d'un condamné» est un roman à thèse où l'auteur s'engage à défendre une cause: L'abolition de la peine de mort. Il est publié en 1829 après que l'auteur a assisté à une scène d'exécution sur la place de Grève en 1828. C'est un témoignage sur l'angoisse et les souffrances physiques et morales d'un condamné à la peine capitale.
La structure:

L’œuvre est constituée de quarante-neuf chapitres répartis inégalement selon une structure spatiale: Bicêtre, la Conciergerie et l'hôtel de ville. Elle est écrite à la première personne sous forme de journal des souffrances.
Le résumé: Un condamné à mort, obsédé par l'idée de la mort, nous parle de ses souffrances avant son exécution. Il nous laisse un manuscrit défendant l'abolition de la peine capitale.
Le narrateur: C’est un condamné à mort qui décrit les souffrances que peut sentir tout être humain se trouvant à sa place: c'est un homme qui souffre comme tous les hommes.

Le temps:

Six semaines: le temps situé entre le jugement du condamné et son exécution.

Le cadre spatial: Bicêtre (La prison), la Conciergerie (Une partie du palais de justice), l'hôtel de ville (La mairie), la place de Grève (Grande place publique) où on exécute publiquement les condamnés à mort pour qu'ils servent d'exemple aux futurs candidats à la criminalité.
Les personnages:

1- Le condamné à mort: un homme sans nom. On n'a aucune indication sur son identité et sur le crime qu'il a commis. On sait seulement qu'il a une mère, qu'il est marié et père d'une fille « Marie ». C'est un homme bien éduqué, de bonne souche sociale défendant sa cause en exposant ses souffrances et ses sensations.
2- Marie, la fille du condamné. Elle est âgée de trois ans. Elle est belle, rose et fraîche. Elle n'a pas reconnu son père quand il l'a reçue avant son exécution.
3- Le Friauche, un condamné à la peine capitale que le narrateur a rencontré dans un petit cabinet de la Conciergerie. C'est un homme d'environ cinquante-cinq ans, de taille moyenne ; ridé et voûté. « II a passé tous les échelons de l'échelle, maintenant il n'est plus bon à rien. »

Dernière modification de prof.ziani, 13/06/2013 à 10h18
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Ancien 15/03/2011, 19h53   #5
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intéressant Merci
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Ancien 28/03/2011, 23h43   #6
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Par défaut ko films - Le dernier jour d'un condamné

Catégorie :

Films et animations
Tags :

* Hugo
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* horreur


http://www.youtube.com/v/3SvcTmCjO9Y

 

 


Le dernier jour d'un condamnéRésumé

Dans les années 1820, un condamné à mort attend dans sa cellule l'heure et le jour de son exécution. Jour après jour, il écrit son journal et nous fait vivre toutes les étapes de son martyre. Le froid de la mort l'envahit. Le jour de son exécution arrive.
Cette adaptation du texte de Victor Hugo permet d’interroger le parti pris du réalisateur, de gommer le plus possible le réalisme du texte initial pour mieux mettre en relief le débat intérieur qui torture le condamné à mort.

http://www.filmsdocumentaires.com/fi...-d-un-condamne

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Ancien 14/04/2011, 00h15   #7
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Par défaut Le Dernier Jour d'un condamné Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Le Dernier Jour d'un condamné
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

http://lecondamne.canalblog.com/arch...xte/index.html

Le Dernier Jour d’un condamné est un roman de Victor Hugo paru en 1829, qui constitue un réquisitoire politique pour l’abolition de la peine de mort.



GENESE

Victor Hugo rencontre plusieurs fois le spectacle de la guillotine et s'indigne de ce que la société se permette de faire de sang-froid ce qu'elle reproche à l'accusé d'avoir fait. C'est au lendemain d'une traversée de la place de l'Hôtel de Ville où le bourreau graissait la guillotine en prévision de l'exécution prévue le soir même que Victor Hugo se lance dans l'écriture du Dernier Jour d'un condamné qu'il achève très rapidement Le livre est édité début 1829 par l'éditeur Charles Gosselin mais sans nom d'auteur. Ce n'est que 3 ans plus tard (15 mars 1832) que Victor Hugo complète sa nouvelle par une longue préface qu'il signe de son nom.



RESUME

Le livre se présente comme le journal qu'un condamné à mort écrit durant les vingt-quatre dernières heures de son existence et où il relate ce qu'il a vécu depuis le début de son procès jusqu'au moment de son exécution soit environ six semaines de sa vie. Ce récit, long monologue intérieur, est entrecoupé de réflexions angoissées et de souvenirs de son autre vie, la vie d’avant. Le lecteur ne connaît ni le nom de cet homme, ni ce qu’il a fait pour être condamné (il existe quelques vagues indications qui laisseraient croire qu’il a tué un homme) : l’œuvre se présente comme un témoignage brut, à la fois sur l’angoisse du condamné à mort et ses dernières pensées, les souffrances quotidiennes morales et physiques qu’il subit et sur les conditions de vie des prisonniers, par exemple dans la scène du ferrage des forçats. Il exprime ses sentiments sur sa vie antérieure et ses états d’âme…



RECEPTION

Avant la publication de son œuvre, Victor Hugo en fait la lecture à quelques uns de ses amis et c'est Édouard Bertin qui encourage l'éditeur Charles Gosselin, qui a déjà entrepris la publication des Orientales, à publier le roman. Celui-ci, dans une lettre envoyé à Victor Hugo évoque ses craintes que ce roman sans action ne lasse le lecteur, que l'absence d'informations sur le condamné ne nuise à la compréhension du récit et suggère à Victor Hugo de compléter son œuvre par une histoire du condamné. Victor Hugo refuse poliment mais fermement de suivre ces indications.

Ce sont pourtant ces deux points qui feront l'objet de nombreuses critiques à la sortie du livre. Dès le 3 février 1828, Jules Janin critique l'œuvre dans La Quotidienne, la présentant comme une longue agonie de 300 pages et ne lui reconnaît aucune efficacité comme plaidoyer contre la peine de mort sous prétexte qu'« un drame ne prouve rien ». Charles Nodier parle d'un livre inutile qui n'a pas fait avancer la cause qu'elle défend « la question (de la peine de mort) a-t-elle fait un pas de plus vers sa solution (...) Je ne le pense pas » et lui reproche ses gratuites horreurs. Il ne comprend pas que le personnage du condamné soit si mal précisé et remarque : « on est froid pour cet être qui ne ressemble à personne » (26 février 1829}. Des voix s'élèvent pour accuser le livre de n'être que le plagiat d'un livre anglais ou américain .On le traite d'œuvre d'imagination morbide aux ressources romanesques limitées.

Victor Hugo, sensible à ses critiques les parodiera dans sa préface du 24 février 1829 et défend son parti-pris d'anonymat concernant le condamné : le livre se veut être « une plaidoirie générale et permanente pour tous les accusés ».

Cependant d'autres auteurs prennent sa défense. Sainte Beuve écrit : « Jamais les fibres les plus déliées et les plus vibrantes de l'âme n'ont été à ce point mises à nu et à relief ; c'est comme une dissection à vif sur le cerveau d'un condamné » et Alfred de Vigny dans sa lettre du 9 février 1829, précise « C'est partout vous, toujours la couleur éclatante, toujours l'émotion profonde, toujours l'expression vraie pleinement satisfaisante, la poésie toujours. ». Ils reconnaissent à l'œuvre sa valeur de plaidoyer et sa puissance romantique. Gustave Vapereau dans son Dictionnaire universel des contemporains signale que l'œuvre fut finalement reconnue pour « la force de la pensée et la profondeur de l'analyse ».

La longue préface de 1832 apportera à l'œuvre la force argumentaire dont on lui reprochait l'absence.



PREFACES

On dénombre trois préfaces de Victor Hugo pour ce livre.

Dans la première édition, Victor Hugo présente l'œuvre comme, au choix, un journal écrit par un condamné ou bien l'œuvre d'un philosophe ou un poète. Victor Hugo laisse ainsi le lecteur décider. Le livre est alors publié sans nom d'auteur.

Très vite cependant, le nom de l'auteur se répand et, à la suite des critiques dont le livre fait l'objet, Victor Hugo rédige une autre préface pour la troisième édition du Dernier Jour d'un condamné (24 février 1829). Il s'agit d'une saynète parodique où il met dans la bouche de bourgeois et bourgeoises caricaturés les reproches faits au livre : « un plaidoyer nécessite une argumentation pas des sensations... le criminel ? on ne le connait pas ... ce livre raconte des horreurs... le chapitre XXX est une critique de l'Église et le chapitre XL celle de la Royauté.... » On y perçoit l'amertume de l'auteur incompris mais aussi la provocation pour susciter la curiosité du lecteur.

Mais la préface la plus aboutie est celle de 1832. Dans celle-ci, Victor Hugo prend le temps de développer son argumentaire. Il précise ses motivations : le livre est bien un plaidoyer contre la peine de mort. Pour que ce plaidoyer soit efficace, qu'il ait valeur de généralité, il fallait que le héros soit le plus quelconque possible, exécuté un jour quelconque, pour un crime quelconque. Il présente des descriptions très réalistes d'exécutions pour souligner la cruauté de celles-ci, explique comment en 1830 l'abolition de la peine de mort a failli être votée par l'assemblée mais pour de mauvaises raisons. Il interpelle les magistrats, traite le bourreau de « chien du juge » et propose, non pas brutalement une abolition de la peine de mort, mais une refonte complète du système pénal. Ainsi trois ans après avoir suscité l'émotion par la présentation de ce long monologue d'un condamné à la veille de sa mort, Victor Hugo présente une défense raisonnée de sa thèse.

Extrait de la préface de 1832

« Il n'y avait en tête des premières éditions de cet ouvrage, publié d'abord sans nom d'auteur, que les quelques lignes qu'on va lire :

"Il y a deux manières de se rendre compte de l'existence de ce livre. Ou il y a eu, en effet, une liasse de papiers jaunes et inégaux sur lesquels on a trouvé, enregistrées une à une, les dernières pensées d'un misérable ; ou il s'est rencontré un homme, un rêveur occupé à observer la nature au profit de l'art, un philosophe, un poète, que sais-je ? dont cette idée a été la fantaisie, qui l'a prise ou plutôt s'est laissé prendre par elle, et n'a pu s'en débarrasser qu'en la jetant dans un livre. De ces deux explications, le lecteur choisira celle qu'il voudra."

Comme on le voit, à l'époque où ce livre fut publié, l'auteur ne jugea pas à propos de dire dès lors toute sa pensée. Il aima mieux attendre qu'elle fût comprise et voir si elle le serait. Elle l'a été. L'auteur aujourd'hui peut démasquer l'idée politique, l'idée sociale, qu'il avait voulu populariser sous cette innocente et candide forme littéraire. Il déclare donc, ou plutôt il avoue hautement que Le Dernier Jour d'un Condamné n'est autre chose qu'un plaidoyer, direct ou indirect, comme on voudra, pour l'abolition de la peine de mort. Ce qu'il a eu dessein de faire, ce qu'il voudrait que la postérité vît dans son oeuvre, si jamais elle s'occupe de si peu, ce n'est pas la défense spéciale, et toujours facile, et toujours transitoire, de tel ou tel criminel choisi, de tel ou tel accusé d'élection ; c'est la plaidoirie générale et permanente pour tous les accusés présents et à venir ; c'est le grand point de droit de l'humanité allégué et plaidé à toute voix devant la société, qui est la grande cour de cassation ;

 

 



Voilà ce qu'il a voulu faire. Si l'avenir lui décernait un jour la gloire de l'avoir fait, ce qu'il n'ose espérer, il ne voudrait pas d'autre couronne.

Il le déclare donc, et il le répète, il occupe, au nom de tous les accusés possibles, innocents ou coupables, devant toutes les cours, tous les prétoires, tous les jurys, toutes les justices. Ce livre est adressé à quiconque juge. Et pour que le plaidoyer soit aussi vaste que la cause, il a dû, et c'est pour cela que Le Dernier Jour d'un Condamné est ainsi fait, élaguer de toutes parts dans son sujet le contingent, l'accident, le particulier, le spécial, le relatif, le modifiable, l'épisode, l'anecdote, l'événement, le nom propre, et se borner (si c'est là se borner) à plaider la cause d'un condamné quelconque, exécuté un jour quelconque, pour un crime quelconque. »


Composition de l'oeuvre

Le livre est découpé en 49 chapitres de longueurs très variables allant d'un paragraphe à plusieurs pages. Victor Hugo rythme ainsi la respiration du lecteur et lui fait partager les états d'âme du condamné, ses éclairs de panique et ses longues souffrances. On distingue trois lieux de rédaction

Bicêtre où le prisonnier évoque son procès, le ferrage des forçats et la chanson en argot. C'est là qu'il apprend qu'il vit sa dernière journée.
La Conciergerie qui constitue plus de la moitié du livre. Le condamné y décrit son transfert vers Paris, ses rencontres avec la friauche, l'architecte, le gardien demandeur de numéros de loterie, le prêtre, sa fille. On partage ses souffrances, son angoisse devant la mort, sa repentance, sa rage et son amertume.
Une chambre de l'Hôtel de Ville où sont écrits les deux derniers chapitres, un très long relatant sa préparation et le voyage dans Paris jusqu'à la guillotine, l'autre très court concernant les quelques minutes qui lui sont octroyées avant l'exécution.
On remarque aussi plusieurs rétrospectives qui sont souvent des chapitres :

Chapitre II : Le procès
Chapitre IV et V : le transfert et la vie quotidienne à Bicêtre
Chapitre XIII et XIV : le ferrage et le départ des forçats
Chapitre XXVIII : le souvenir de la guillotine
Chapitre XXXIII : Pepita
Descriptions présentes :

celle de Bicêtre au chapitre 4
celle du cachot au chapitre 10
celle de l’Hôtel de Ville au chapitre 37
celle de la place de Grève au chapitre 3
Diverses informations :

chapitre 8 : l’homme compte les jours qu’il lui reste à vivre
chapitre 9 : l’homme pense à sa famille
chapitre 13 :le ferrage des forçats
chapitre 16 : chanson d’une jeune fille lorsque l’homme séjourne à l’infirmerie
chapitre 22 : transfert du prisonnier à la Conciergerie
chapitre 23 : rencontre du successeur au cachot de Bicêtre
chapitre 32 : demande du gendarme par rapport aux numéros de la loterie
chapitre 42 : rêve avec la vieille dame
chapitre 43 : le condamné voit une dernière fois sa petite fille qui ne le reconnaît pas
chapitre 48: transfert à l’Hôtel de Ville
toilette du condamné
on emmène le prisonnier à la guillotine.

Le personnage principal

Le personnage du roman est un être ordinaire, ni un héros, ni un truand. Il semble cultivé, sait lire et écrire et connaît même quelques mots en latin. La richesse de son vocabulaire fait contraste avec l'argot parlé par le friauche ou chanté par la jeune fille. Mais on ne décèle en lui aucune grandeur particulière, il est le jouet de sentiments classiques : la peur, l'angoisse, la colère, l'amertume, la lâcheté, l'égoïsme, le remords... Jusqu'au bout, il espère sans y croire une grâce royale qu'il n'obtiendra jamais.

On découvre quelques bribes de sa vie passée : il a une mère et une femme qui sont évoquées brièvement, l'homme semble être résigné sur leur sort. On s'attache plus longuement à l'évocation de sa fille Marie qui est la seule visite qu'il reçoit avant son exécution mais qui ne le reconnaît pas et croit son père déjà mort. Il raconte aussi sa première rencontre amoureuse avec Pepa, une fille de son enfance. On ne sait rien de son crime, sinon qu'il reconnaît mériter la sentence et qu'il tente de s'en repentir. Croyant, il n'a cependant pas une spiritualité telle qu'il puisse trouver dans la prière la consolation, ni suivre le discours du prêtre qui l'accompagne du matin jusqu'à l'heure de son exécution.

Le faux chapitre XLVII, censé raconter sa vie est vide.

Victor Hugo s'est longuement expliqué sur l'anonymat de son personnage. Il ne voulait pas qu'on puisse s'attacher à l'homme, en faire un cas particulier, dire « celui-là ne méritait pas de mourir mais d'autres peut-être.... » Il devait représenter tous les accusés possibles, innocents ou coupables car selon Victor Hugo, la peine de mort est une abomination pour tous les condamnés. C'est également dans ce but qu'il fait passer à travers les sentiments du personnage de nombreuses contradictions.

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Résumé de Le Dernier Jour d'un condamné

« V. Hugo a écrit d'admirables poèmes, il a écrit d'admirables romans et d'admirables drames ; mais, pour nous, son œuvre capitale - quand le bourreau aura été chassé -, ce sera d'avoir aidé à chasser le bourreau.« Il y a quelque chose de plus grand qu'un grand poète ou un grand romancier, c'est un sage. Il y a quelque chose de plus beau, de plus enviable que l'imagination, c'est le cœur. »C'était au temps où Joseph de Maistre voyait en la peine de mort la clef de voûte de l'édifice social. Mais Pierre Larousse avait raison de se féliciter de l'efficacité de ce livre étrange. Hugo réinvente son art pour servir la plus noble des causes. Qui est-il, ce condamné ? Quel crime a-t-il commis ? Nous ne le saurons pas. De la main, de la plume, il suffit qu'il nous conduise vers son avenir immédiat. Comment penser l'homme quand l'homme décide de la mort de l'homme ?

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Par défaut Le Dernier Jour d’un condamné

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Ecrire et mettre en scène un procès d'assises

http://www3.ac-nancy-metz.fr/pasi/IMG/thierville.pdf

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+Titre de l’œuvre : Le dernier jour d’un condamné

+L’auteur : Victor Hugo

+Date naissance : 1802

+Lieu de naissance : Besançon

+Date de décès : 1885

+Date de publication 1829/ Date de parution : 1829

+Edition : Librairie des écoles

+Nombre de chapitre : 49

+Point de vue adopté par l’auteur ///focalisation dominante : focalisation interne (parce que l’auteur est subjectif)
LE NARRATEUR + LE PERSONNAGE PRINCIPAL

+Genre : roman

+Sous- genre : roman à thèse (journal intime)

+Visée du roman : Dans le Dernier Jour d'un condamné, Victor Hugo critique ceux qui jugent et qui condamnent...Son objectif est d'émouvoir son lecteur et de l'amener à partager les souffrances du condamné

+Autres œuvres : - Cromwell (1827)/ -Les châtiments (1853)/ - Les Misérables (1862) / Hernani (1830)

+Les temps dominants : le passé simple, L’imparfait (évocation du passé à la fois de la liberté et de l’emprisonnement) Le présent de la narration (le narrateur dans son monologue intérieur discute, critique et commente l’idée qui l’obsède : la mort et la guillotine)

 

 



+résumé de l’œuvre : Le narrateur nous raconte dans son journal intime sa souffrance tant physique que psychique au sein de la prison en attendant le jour fatal de son exécution. En particulier, le condamné à mort nous fait partager les derniers jours de sa vie.

+Thèse du roman : la peine de mort

+travail de l’auteur : A lire ce roman, Victor Hugo présente une panoplie d’arguments pour abolir « la peine de mort

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Ancien 12/04/2013, 15h30   #12
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LE DERNIER JOUR D’UN CONDAMNÉ

 

 




http://rablog.unblog.fr/2011/11/23/l...un-condamne-2/

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Par défaut Présentation du roman

Résume de roman



Présentation du roman
Ce roman a été écrit par Victor HUGO en 1829, il est composé de 49 chapitres.Victor HUGO traite différents thèmes dans cette œuvre comme l’absence de liberté et la peine de mort à laquelle il s’opposait
Victor HUGO parlait ainsi de la guillotine : « L’infâme machine partira de France, nous y comptons, et s’il plaît à Dieu, elle partira en boîtant, car nous tâcherons de lui porter de rudes coups. »
La peine de mort fut abolie seulement en 1981
« La peine de mort est le signe spécial et éternel de la barbarie ». (Paroles du 15 septembre 1848). En 1851, il l’a dénoncée en plein tribunal : « Cette vieille et inintelligente loi du talion(…) » je la combattrai de tous mes efforts comme écrivain, de tous mes actes de tous mes votes comme législateur, je le déclare devant cette victime de la peine de mort qui est là, qui nous regarde et qui nous entend ! ( il montre le Christ sur la croix ). Je le jure devant ce gibet où, il y a deux mille ans, pour l’éternel enseignement des générations, la loi humaine a cloué la loi divine ! » ( Paroles du 11 juin 1851 ).
Biographie


Victor Hugo
(1802-1885)


Victor Hugo est né le 26 Février 1802 à Besançon en France. Poète, romancier et dramaturge, Victor Hugo est sans conteste l'un des géants de la littérature française. Les romans les plus connus de Victor Hugo sont "Notre-Dame de Paris" (1831) et "Les Misérables" (1862).

L'auteur des Misérables, des Châtiments et de nombreux poèmes a allié à la fois ambition, longévité, puissance de travail et génie, ce qui ne pouvait que concourir à ce mélange de fascination et d'irritation qu'il suscite encore aujourd'hui. I écrivait avec simplicité et puissance les bonheurs et malheurs de la vie. Victor Hugo était un travailleur acharné.

Entre 1827 ( Préface de son drame Cromwell) et 1830 (représentation d'Hernani, qui est l'occasion d'une célèbre «bataille»), Victor Hugo s'affirme comme le chef du romantisme.

De 1830 à 1840, il publie: un grand roman historique, Notre-Dame de Paris (1831) ; des drames, Marion de Lorme (1831), Le roi s'amuse (1832), Marie Tudor (1833), Lucrèce Borgia (1833), Ruy Blas. (1838); et surtout quatre recueils de poésies, où il se montre maître dans l'expression lyrique des idées et des sentiments: les Feuilles d'automne (1831), les Chants du crépuscule (1835), les Voix intérieures (1837), les Rayons et les Ombres (1840).

Victor Hugo est mort à Paris le 23 Mai 1885 à 83 ans. Plus de 3 millions de personnes ont assisté à ses funérailles..

Livres écrits par Victor Hugo

Les Misérables
Auteur: Victor Hugo

C'est un classique publié par Victor Hugo en 1862, offre le plaisir de la reconnaissance et du recommencement. Toujours on sera emporté par la tension romanesque du livre, ses figures inoubliables, ses langues multiples - n'oublions pas que Victor Hugo est le premier à introduire l'argot et la langue populaire dans le français écrit -, ses histoires et son temps.

Notre-Dame de Paris
Auteur: Victor Hugo

Dans un Paris moyenâgeux, la belle Esmeralda fait battre le cœur de tous. Mais la jeune gitane est accusée de sorcellerie et doit être pendue. Quasimodo, le bossu au grand cœur, est prêt à se battre, envers et contre tous, pour la sauver. Ce roman de Victor Hugo est un véritable chef d'œuvre.

Victor Hugo, Théâtre complet
Auteur: Victor Hugo

- Hernani - Le Roi s'amuse - Ruy Blas - …

Fiche pratique
Titre et date de publication:
Le dernier jour d'un condamne , publié en 1829.
Auteur :
Victor Hugo

Genre :Roman à thèse
Récit à la première personne ; adoption des techniques du journal intime en particulier.

Histoire :

Le livre est l’histoire d’un homme qui a été condamné à mort et, il raconte ce qu’il vit pendant les dernières semaines de sa vie. Nous ne savons ni le nom de cet homme ni ce qu’il a fait pour être condamné à mort, mais nous pouvons comprendre et vivre avec cet homme ce que veut dire être condamné à mort.
Il nous raconte sa vie en prison ; nous parle de ses sentiments ; peurs et espoir, de sa famille ; sa fille, sa femme et sa mère.
Il raconte aussi quelques bribes de son passé et cesse d’écrire quand arrive le moment de l’exécution.

Composition :

Le livre comporte trois parties : Bicêtre, la Conciergerie et la Mairie.
Bicêtre : le procès, le ferrage des forçats et la chanson ;
La Conciergerie : le voyage vers Paris, la rencontre avec la friauche et la rencontre avec le geôlier qui lui demande les numéros pour jouer à la loterie ;
L’Hôtel de Ville : le voyage dans Paris, la toilette du condamné et le voyage vers la Place de Grève : l’échafaud.

Personnages :

Le condamné à mort / Les geôliers / Sa fille / Sa femme et sa mère / Le prêtre. / La foule

Cadre:

Lieux :
Les grandes prisons de Paris : Bicêtre, la Conciergerie et l’Hôtel de Ville.

Durée :
Cinq semaines, à partir du moment où le protagoniste est condamné à mort jusqu’au moment où il monte sur l’échafaud.

 

 



Thèmes :

La peine de mort / La peur / la haine / la religion / la violence contre les prisonniers / l’injustice / la justice

Enonciation, focalisation :

Le narrateur = le personnage : utilisation de la première personne.
Le narrateur # l’auteur.
Focalisation interne : accès au point de vue du narrateur et à sa vision des choses et du monde..
CADRE SPATIO-TEMPOREL :

L’histoire se passe dans les grandes prisons de Paris : Bicêtre, la Conciergerie et l’Hôtel de Ville. Elle dure cinq semaines, le temps qui passe depuis le moment où le protagoniste est condamné à mort jusqu’au moment où il monte sur l’échafaud pour être guillotiné.
Chapitre I : « 5 semaines ».
Chapitre VIII : le narrateur dresse un calendrier approximatif du temps qu’il lui reste à vivre : il est déjà dans la dernière semaine.


Synopsis

Le livre se présente comme le journal qu'un condamné à mort écrit durant les vingt-quatre dernières heures de son existence et où il relate ce qu'il a vécu depuis le début de son procès jusqu'au moment de son exécution soit environ six semaines de sa vie. Ce récit, long monologue intérieur, est entrecoupé de réflexions angoissées et de souvenirs de son autre vie, la vie d’avant. Le lecteur ne connaît ni le nom de cet homme, ni ce qu’il a fait pour être condamné (il existe quelques vagues indications qui laisseraient croire qu’il a tué un homme) : l’œuvre se présente comme un témoignage brut, à la fois sur l’angoisse du condamné à mort et ses dernières pensées, les souffrances quotidiennes morales et physiques qu’il subit et sur les conditions de vie des prisonniers, par exemple dans la scène du ferrage des forçats. Il exprime ses sentiments sur sa vie antérieure et ses états d’âme…

Le personnage principal

Le personnage du roman est un être ordinaire, ni un héros, ni un truand. Il semble cultivé, sait lire et écrire et connaît même quelques mots en latin. La richesse de son vocabulaire fait contraste avec l'argot parlé par la friauche ou chanté par la jeune fille. Mais on ne décèle en lui aucune grandeur particulière, il est le jouet de sentiments classiques : la peur, l'angoisse, la colère, l'amertume, la lâcheté, l'égoïsme, le remord... Jusqu'au bout, il espère sans y croire une grâce royale qu'il n'obtiendra jamais.

On découvre quelques bribes de sa vie passée : il a une mère et une femme qui sont évoquées brièvement, l'homme semble être résigné sur leur sort. On s'attache plus longuement sur l'évocation de sa fille Marie qui est la seule visite qu'il reçoit avant son exécution mais qui ne le reconnaît pas et croit son père déjà mort. Il raconte aussi sa première rencontre amoureuse avec Pepa, une fille de son enfance. On ne sait rien de son crime, sinon qu'il reconnaît mériter la sentence et qu'il tente de s'en repentir. Croyant, il n'a cependant pas une spiritualité telle qu'il puisse trouver dans la prière la consolation, ni suivre le discours du prêtre qui l'accompagne du matin jusqu'à l'heure de son exécution.

Le faux chapitre XLVII, censé raconter sa vie est vide.

Victor Hugo s'est longuement expliqué sur l'anonymat de son personnage. Il ne voulait pas qu'on puisse s'attacher à l'homme, en faire un cas particulier, dire « celui-là ne méritait pas de mourir mais d'autres peut-être.... » Il devait représenter tous les accusés possibles, innocents ou coupables car selon Victor Hugo, la peine de mort est une abomination pour tous les condamnés.

Le schéma narratif du récit:

Situation initiale: Le personnage-narrateur menait une vie heureuse avec sa famille, sa fille Marie, sa femme et sa mère jusqu'au jour du crime qui a bouleversé sa vie.

NB: Le récit commence au moment où l'action est déjà engagée. Puisque le plus important est la contestation de la peine de mort, l'auteur fait ellipse de cette situation initiale et passe directement aux faits. Toutefois il nous est facile de déduire cette situation initiale à travers les flashs back. (Analepses, retour en arrière).

Elément perturbateur: Le meurtre commis par le narrateur-personnage.

Péripéties: Le jugement, l'emprisonnement, la condamnation à la peine de mort, recherche du condamné d'une solution pour préserver sa vie.

Dénouement: Il n'y a pas de dénouement. Le condamné garde l'espoir jusqu'à quelques minutes avant l'exécution, mais à ce moment-là les bourreaux préparent l'exécution. C'est une clausule ouverte, aux lecteurs d'imaginer la fin puisque pour l'auteur ce qui compte c'est la dénonciation de l'horrible peine de mort.

Situation finale: L'auteur a fait l'ellipse de la situation finale pour amener le lecteur à réfléchir.


Le schéma actanciel du récit

Personnages

le condamné à mort :
nous ne savons ni son nom ni ce qu’il a fait pour être condamné a mort. Il a très peur et il voudrait être sauvé par la grâce royale, mais il sait que cela est impossible. Il semble s’être repenti pour ce qu’il a fait. Il est jeune, sain et fort, il a une bonne éducation (il cite des phrases en latin au concierge qui lui permet de faire la promenade une fois par semaine avec les autres détenus, chap. V .Il dit que pour lui le temps passe plus vite que pour les autres. Il deteste la foule et il ne l’aimera jamais et lui-même n’a jamais aimé voir tuer un condamné à mort. Il aime sa fillette Marie et est très préoccupé pour son avenir : chap. XXVI : "Quand elle sera grande ... Elle rougira de moi et de mon nom ; elle sera méprisée, repoussée, vile à cause de moi qui l’aime de toutes les tendresses de mon cœur."

Les geôliers:
quelques uns sont gentils avec le protagoniste ; d’autres ne le sont pas. Il y a des geôliers qui parlent avec lui et lui demandent beaucoup de choses et d’autres qui le traitent comme un animal.

Sa fillette:
Elle s’appelle Marie et elle a trois ans au moment de sa visite en prison. C’est une fillette qui a très envie de vivre. Mais quand elle parle avec le protagoniste, elle dit que son père est mort (c’est ce que lui a dit sa mère) : elle ne reconnaît plus son père qu’elle ne voit plus depuis plusieurs mois.

Sa femme et sa mère :
Elles ne sont pas décrites ; mais elles sont citées en référence à la souffrance, à la peine indirecte que l’on fait subir aux membres de la famille du condamné a mort : "J’admets que je sois justement puni ; ces innocentes qu’ont-elles fait ? N’importe ; on les déshonore, on les ruine. C’est la justice." (Chap. IX)

Le prêtre:
Il est indifférent dans ses rencontres avec le condamné. Selon le protagoniste, ce prêtre ne parle par avec son cœur, mais dit seulement de façon machinale ce qu’il dit habituellement aux condamnés.

La foule :
C’est la société parisienne qui veut voir décapiter cet homme. Elle est très nombreuse. Elle ne veut pas la justice ; elle veut simplement assister à un spectacle : celui de l’exécution de la peine capitale par la guillotine.



Dans la prison de Bicêtre, un condamné à mort (le narrateur) attend le jour de son exécution. Jour après jour, il note ses angoisses, ses espoirs fous et ses pensées. Le narrateur nous rappelle les circonstances de son procès (chapitres 1/9).Puis il nous décrit sa cellule (chapitres 10/12). Il évoque ensuite le départ des forçats au bagne de Toulon (chap. 13/15). Il nous rapporte la complainte en argot d'une jeune femme à l'infirmerie (chapitre 16) .Désespéré, il décide alors de s'évader (chapitre17). On vient lui apprendre que son exécution aura lieu le jour même. (Chapitres 18/19).

Le narrateur sera transféré ensuite à la conciergerie (chap. 22), il y rencontre un autre condamné à mort (chap. 23/24). Son séjour en prison devient de plus en plus suffocant .il sombre dans les hallucinations et les cauchemars .Il se demande comment on meurt sous la guillotine. (Chap. 27). Il reçoit après la visite d'un prêtre qu'il trouve placide et sans compassion devant son état. (chap30)

La visite de sa petite fille Marie sera évoquée au chapitre 43. Elle ne le reconnaitra pas, ce qui l'attriste profondément.

Puis vient l'ultime ligne droite avant la mort; son dernier jour de condamné. Sur son passage de la conciergerie à la place de Grève où se dresse l'échafaud, la foule rit et applaudit: le condamné était donné en spectacles à cette foule qu'il n 'a jamais aimé d'ailleurs. Devant le spectre de la mort, le narrateur tremble et implore la pitié mais il sait déjà que son sort est scellé. Le bourreau accomplit alors sa tâche pour décapiter le condamné.
Le livre est l'histoire d'un homme qui a été condamné à mort et, alors, il se propose d'écrire ce qu'il vit pendant ses dernières semaines de vie. Nous ne savons ni le nom de cet homme ni ce qu'il a fait pour être condamné à mort, mais nous pouvons comprendre et vivre avec cet homme ce que veut dire être condamnés à mort.

Cet homme nous dit tout ce qu'il fait quand il est en prison ; il devient aussi le spectateur de la scène horrible du ferrage des forçats. Puis il pense au moment où il devra aller à la guillotine ; il a peur mais il ne veut pas que les autres le sachent.

Il continue à espérer dans la grâce qu'il n'aura jamais.

Il nous parle aussi de sa fille et du jour où il a pu la voir et il nous dit qu'il a été content parce qu'il a pu la voir, mais il n'est pas heureux parce qu'elle ne l'a pas reconnu. Il nous décrit quelque aspect de son passé : une rencontre avec une jeune fille; il décrit des monuments qu'il a vus.

Il cesse d'écrire quand le moment de l'exécution est arrivée : "Quatre heures". Le livre est séparé en trois parties : Bicêtre, la Conciergerie et la Mairie qui sont elles-mêmes séparées en trois parties : Bicêtre : le procès, le ferrage des forçats et la chanson ; la Conciergerie : le voyage vers Paris, la rencontre avec la friauche et la rencontre avec le geôlier qui lui demande les numéros pour jouer à la loterie ; enfin l'Hôtel de Ville : le voyage dans Paris, la toilette du condamné et le voyage vers la Place de Grève où est installé l'échafaud.

Composition de l’œuvre.

Le livre est découpé en 49 chapitres de longueurs très variables allant d'un paragraphe à plusieurs pages. Victor Hugo rythme ainsi la respiration du lecteur et lui fait partager les états d'âme du condamné, ses éclairs de panique et ses longues souffrances. On distingue trois lieux de rédaction
Bicêtre où le prisonnier évoque son procès, le ferrage des forçats et la chanson en argot. C'est là qu'il apprend qu'il vit sa dernière journée.
La Conciergerie qui constitue plus de la moitié du livre. Le condamné y décrit son transfert vers Paris, ses rencontres avec la friauche, l'architecte, le gardien demandeur de numéros de loterie, le prêtre, sa fille. On partage ses souffrances, son angoisse devant la mort, sa repentance, sa rage et son amertume.
Une chambre de l'Hôtel de Ville où sont écrits les deux derniers chapitres, un très long relatant sa préparation et le voyage dans Paris jusqu'à la guillotine, l'autre très court concernant les quelques minutes qui lui sont octroyées avant l'exécution.








Dernière modification de prof.ziani, 13/06/2013 à 10h41
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Ancien 02/03/2014, 01h34   #14
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LE DERNIER JOUR D’UN CONDAMNE (1829) DE VICTOR HUGO : LECTURE ANALYTIQUE : L’INCIPIT
Bicêtre1.

Condamné à mort !
Voilà cinq semaines que j’habite avec cette pensée, toujours seul avec elle, toujours glacé de sa présence, toujours courbé sous son poids ! Autrefois, car il me semble qu’il y a plutôt des années que des semaines, j’étais un homme comme un autre homme. Chaque jour, chaque heure, chaque minute avait son idée. Mon esprit, jeune et riche, était plein de fantaisies. Il s’amusait à me les dérouler les unes après les autres, sans ordre et sans fin, brodant d’inépuisables arabesques cette rude et mince étoffe de la vie. C’étaient des jeunes filles, de splendides chapes22 d’évêque, des batailles gagnées, des théâtres pleins de bruit et de lumière, et puis encore des jeunes filles et de sombres promenades la nuit sous les larges bras des marronniers. C’était toujours fête dans mon imagination. Je pouvais penser à ce que je voulais, j’étais libre.

 

 


Maintenant je suis captif. Mon corps est aux fers dans un cachot, mon esprit est en prison dans une idée. Une horrible, une sanglante, une implacable idée ! Je n’ai plus qu’une pensée, qu’une conviction, qu’une certitude : condamné à mort !
Quoi que je fasse, elle est toujours là, cette pensée infernale, comme un spectre de plomb à mes côtés, seule et jalouse, chassant toute distraction, face à face avec moi misérable et me secouant de ses deux mains de glace quand je veux détourner la tête ou fermer les yeux.
Elle se glisse sous toutes les formes où mon esprit voudrait la fuir, se mêle comme un refrain horrible à toutes les paroles qu’on m’adresse, se colle avec moi aux grilles hideuses de mon cachot ; m’obsède éveillé, épie mon sommeil convulsif, et reparaît dans mes rêves sous la forme d’un couteau.
Je viens de m’éveiller en sursaut, poursuivi par elle et me disant : – Ah ! ce n’est qu’un rêve ! – Hé bien ! avant même que mes yeux lourds aient eu le temps de s’entr’ouvrir assez pour voir cette fatale pensée écrite dans l’horrible réalité qui m’entoure, sur la dalle mouillée et suante de ma cellule, dans les rayons pâles de ma lampe de nuit, dans la trame grossière de la toile de mes vêtements, sur la sombre figure du soldat de garde dont la giberne3 reluit à travers la grille du cachot, il me semble que déjà une voix a murmuré à mon oreille :
– Condamné à mort !

Victor Hugo, , Le Dernier jour d’un condamné, chapitre I, 1829. 1 Prison de Paris.
2 Longs manteaux.
3 Boîte recouverte de cuir portée à la ceinture et où les soldats mettaient leurs cartouches.

Idées essentielles
:
- le narrateur ne pense qu’à une chose : sa condamnation à mort
- il évoque la liberté, qui est associée à son passé
- il trouve le temps long
- un incipit présente normalement le contexte, les personnages et l’intrigue : ici, on présente surtout son passé et ses pensées
- on sait qu’il est enfermé physiquement et mentalement
- il a l’impression que la mort est une personne- il insiste sur son sort
- la nuit, il ne parvient pas à dormir : il fait des cauchemars

Problématiques possibles :
- Quels sont les sentiments du narrateur ?
- En quoi cet incipit est-il original ?
- En quoi cet incipit est-il étonnant ?
- En quoi ce texte présente-t-il les caractéristiques d’un incipit ?
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Ancien 19/03/2014, 14h36   #15
prof.ziani
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Chap. I : La condamnation à mort entre rêve et réalité.
Chap. II : Le procès (au tribunal)
Chap. III : Les hommes sont tous des condamnés à mort.
Chap. IV : Bicêtre, la prison vue de l’extérieur
Chap. V : La vie en prison : bons rapports avec les geôliers et les détenus.
Chap. VI : Le condamné prend la décision d’écrire.
Chap. VII : Il commence à penser à la mort.
Chap. VIII : Il compte combien de jours il lui reste à vivre.
Chap. IX : Il se souvient de sa mère, de sa femme et de sa fille.
Chap. X : Description du cachot.
Chap. XI : Les graffitis sur le mur : souvenirs des détenus précédents.
Chap. XII : Pensées pour les détenus précédents.
Chap. XIII : Le spectacle de ferrement des forçats.
Chap. XIV : Le départ des forçats pour le bagne.
Chap. XV : Le condamné n’espère plus de grâce.
Chap. XVI : Une jeune fille chante sous la fenêtre de sa cellule.
Chap. XVII : Il pense à l’évasion.
Chap. XVIII : Visite du guichetier.
Chap. XIX : Visite du directeur de la prison.
Chap. XX : Sentiment de peur.
Chap. XXI : La visite du prêtre et de l’huissier.
Chap. XXII : Le voyage de la prison vers la conciergerie.
Chap. XXIII : La rencontre avec un autre condamné à mort.
Chap. XXIV : pensées envers ce forçat.
Chap.:XXV : Installation dans une nouvelle cellule.
Chap. XXVI : Le condamné pense à la mort.
Chap. XXVII : Il pense à la guillotine.
Chap. XXVIII : Il se souvient de la place de Grève entrevue lors de l’exécution d’un

 

 


Condamné : la guillotine.
Chap. XXIX : Un peu d’espoir : peut être la grâce.
Chap. XXX : Ses rapports avec le prêtre.
Chap. XXXI : Rencontre avec l’architecte de la prison.
Chap. XXXII : Discours avec le nouveau gendarme.
Chap. XXXIII : Souvenir d’enfance et de jeunesse : le bonheur.
Chap. XXXIV : Le condamné pense à la mort.
Chap. XXXV : Il pense à la vie des autres, leur joie leur bonheur.
Chap. XXXVI : Souvenir de Notre Dame de Paris.
Chap. XXXVII : Description de l’hôtel de ville.
Chap. XXXVIII : Il sent une douleur physique.
Chap. XXXIX : La souffrance morale.
Chap. XL : Pensées pour le roi qui peut le gracier.
Chap. XLI : L’horreur de la mort.
Chap. XLII : Le cauchemar : la mort qui guette.
Chap. XLIII : La visite de sa fille avant son exécution.
Chap. XLIV : Il se prépare à la mort.
Chap. XLV : Réflexions sur la foule des spectateurs heureux.
Chap. XLVI : Une dernière pensée pour sa fille.
Chap. XLVII : Note de l’éditeur
Chap. XLVIII : Le condamné est emmené vers la guillotine devant la foule des
spectateurs.
Chap. XLIX : L’ultime espoir ; il supplie les exécuteurs….
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