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Par défaut Glossaire des termes littéraires

 

 

 

 

GLOSSAIRE DES TERMES LITTÉRAIRES


DICTIONNAIRES DES TERMES LITTÉRAIRES

A

Action n. f.

Suite des événements dans un récit, une pièce de théâtre, un film. L'action peut parfois jouer un rôle secondaire si l'auteur a préféré tenir compte de la psychologie des personnages ou de l'insistance sur une atmosphère.Le schéma narratif rend compte de leur succession.

Accumulation n. f.

Assemblage de mots en grand nombre, de façon à mettre une idée en valeur.

Ex : Le 15 décembre 1670, Mme de Sévigné écrivit une lettre qui commençait par : « Je m'en vais vous mander la chose la plus étonnante, la plus surprenante, la plus miraculeuse, la plus triomphante, la plus étourdissante, la plus inouïe, la plus singulière, la plus extraordinaire, la plus incroyable, la plus imprévue, la plus grande, la plus petite [...] »

Adjuvant n. m.

Dans le schéma actantiel d'un récit ou d'une pièce de théâtre, c'est le personnage dont la fonction est d'aider celui qui accomplit l'action (le sujet, le héros). Synonyme d'auxiliaire. ANT. : opposant.

Allégorie n. f.

Il s'agit d'une figure de style qui consiste à représenter de façon imagée, en la matérialisant, une idée abstraite. On fait donc appel au(x) symbole(s). Un ensemble d'indices renvoie à une idée comme la justice, le temps, la mort etc. Elle peut faire appel à la personnification.

Ex: «Le Temps mange la vie» (Baudelaire, Les Fleurs du Mal, « L'Ennemi »)
Ici le temps est matérialisé par l'image d'un monstre qui dévore la vie de l'homme.

Voici quelques exemples d'allégories :

- Une femme aux yeux bandés tenant une balance : allégorie de la Justice.
- La statue de la Liberté : allégorie de la Liberté.
- Marianne : allégorie de la République :
- La colombe et le rameau d'olivier : allégorie de la Paix.

Alliance de mots n. f.

Rapprochement de deux termes contradictoires, dont le regroupement donne un sens ; paradoxe.
Cette expression est synonyme d'oxymore.

Exemple : Cette obscure clarté (Corneille, Le Cid)

Analepse n. f.

Retour en arrière, récit d'une action qui appartient au passé (= « flash back »)

Analogie n. f.

Mise en relation de deux objets, deux phénomènes, deux situations qui appartiennent à des domaines différents mais font penser l'un à l'autre parce que leur déroulement, leur aspect, présentent des similitudes. SYN:Ressemblance.

Le raisonnement par analogie est la recherche d'une conclusion à partir de cette mise en relation.

La métaphore et la comparaison sont des figures de l'analogie.

Anaphore n. f.

Figure de style caractérisée par la répétition d'un terme en tête de vers, de groupes de mots, de propositions ou de phrases qui se suivent et qui permet d'insister sur une idée.

Ex: Marcher à jeun, marcher vaincu, marcher malade (Hugo)

Antiphrase n. f.

Cette figure de style consiste à dire le contraire de ce qu'on pense, tout en montrant qu'on pense le contraire de ce qu'on dit. Ce procédé est le support essentiel de l'ironie.

Le contexte est important, puisqu'il permet de découvrir si une phrase est ironique ou non.

« Bravo ! Continue comme ça ! Tu es sur la bonne voie !... » est une antiphrase si celui-ci prononce cela n'en pense pas un mot.

Antithèse n. f.

Figure de style qui met en parallèle des mots qui désignent des réalités opposées. Elle est souvent renforcée par un parallélisme de construction.

Ex : Certains aiment la nuit comme d'autres vénèrent le jour.

L'antithèse ne doit pas être confondue avec l'oxymore.

Le mot également utilisé pour définir, dans un texte argumentatif, la réfutation (utilisée en particulier dans le cas d'un plan dialectique).

Antonyme n. m. et adj.

Contrairement aux synonymes, les antonymes sont des mots dont le sens est opposé.

Ex: Petit et grand, minuscule et immense sont des antonymes.

Les antithèses et les oxymores sont formés grâce à l'antinomie.

NB : dans ce lexique, les antonymes sont précédés de l'abréviation : ANT. :

Aparté n. m.

Type de dialogue dans lequel un personnage s'adresse au public à l'insu d'un autre (autrement dit sans qu'un autre personnage présent sur scène n'entende ce qui est dit). L'aparté est très utilisé dans la comédie, car il peut provoquer le rire.

Ex:

LA FLECHE, à part : La peste soit de l'avarice et des avaricieux !

HARPAGON : Comment ? que dis-tu?

(L'Avare de Molière)

Argot n. m.

Au départ, langue des malfaiteurs, du milieu. Le mot désigne aujourd'hui des mots utilisés à l'oral et qui plaisent à un groupe particulier en d'autres termes, la langue propre à un groupe professionnel ou social, à un milieu fermé, et dont certains éléments peuvent passer dans la langue courante. Ex : argot scolaire.

« Le pèze », « le fric », « le flouze », « l'oseille » sont des mots d'argot qui désignent l'argent.

Argument n. m.

Un argument est un élément de raisonnement destiné à prouver qu'une thèse est vérifiée. Contrairement à l'exemple, l'argument est abstrait, c'est une idée, une justification, un élément de preuve.

On considère généralement qu'un argument n'est valable que s'il est :

- clairement formulé.
- en lien avec la thèse.
- illustré par un exemple précis.
- distinct d'un cas particulier (il est général).

Argumentation n. f.

Ensemble d'idées logiquement reliées afin de démontrer, de défendre une thèse. Comporte des arguments, de***emples, des liens logiques. Elle produit un texte argumentatif.

Auteur n. m.

On désigne par ce mot l'écrivain, le poète, le romancier, le dramaturge, le fabuliste etc.
... donc celui qui a écrit un ouvrage. L'auteur ne doit pas être confondu avec le narrateur, même si parfois il s'agit d'une seule et même personne (dans le cas de l'autobiographie)

Autobiographie n. f.

Ce mot désigne un écrit dans lequel un auteur fait le récit de sa propre vie. Il peut s'agir d'un roman, ou de «mémoires», d'un « journal » ou encore de confessions.





B

Biographie n. f.

Genre d'écrit qui a pour objet l'histoire de vies particulières ; récit de la vie de quelqu'un.
On peut aussi écrire sa propre biographie. Il s'agit dans ce cas d'une autobiographie.

NB : à ne pas confondre avec bibliographie




C

Catharsis n. f.

Mot d'origine grecque (« purification ») désignant la fonction par laquelle un spectateur de théâtre, notamment d'une tragédie, se trouve « lavé » ou « purgé » de ses passions ou inclinations coupables au spectacle du destin des héros mis en scène. Par extension, on parle aussi de la fonction « cathartique » du théâtre en général (= la purgation des passions).

Champ lexical n. m.

Un champ lexical regroupe un ensemble de mots qui désignent des réalités ou des idées appartenant au mêmethème. Le champ lexical renseigne donc sur le thème du texte.

Ex: « Bombarder », « guerre », « ennemi », « soldat », « invasion » appartiennent au champ lexical de la guerre.

Champ sémantique n. m.

Ensemble des sens d'un mot fournis par le dictionnaire.

Ex: le champ sémantique du mot « faire » regroupe tous les sens que peut avoir ce verbe (fabriquer, construire, réaliser...)

Chiasme n. m. (NB : on prononce [kiasm])

Dans un chiasme, contrairement au parallélisme de construction les éléments de groupes parallèles sont inversés. Autrement dit, dans cette figure de style, des termes (identiques, qui s'opposent ou qui peuvent être mis en relation) sont disposés en sens inverse dans deux segments de phrase.

Le schéma est donc le suivant: A B B A ou A B B' A'

Chute n. f.

Fin d'un texte qui conduit à réinterpréter le texte lui même. Les histoires drôles en ont une ; les nouvelles comportent souvent une chute surprenante.

On en trouve également une à la fin d'un sonnet. Ainsi, le dernier vers du « Dormeur du Val» d'Arthur Rimbaud : «il a deux trous rouges au côté droit» montre que le soldat qu'on croyait endormi est en fait un soldat mort. La relecture du poème permet alors de trouver les indices de cette mort.

Communication n. f.

Fait de communiquer quelque chose à quelqu'un. La chose que l'on communique.
Toute communication suppose un code, un émetteur, un récepteur, des signes...

Comparaison n. f.

Figure de style qui consiste à rapprocher un comparé et un comparant, par l'intermédiaire d'un comparatif. S'appuyant sur l'analogie, ce procédé établit un parallèle entre deux réalités.

Comparant n. m.

Deuxième partie d'une comparaison. Une métaphore comporte aussi un comparant.
C'est « ce à quoi on compare ».

Première partie d'une comparaison. On peut parfois trouver un comparé dans une métaphore.

C'est ce que l'on compare.

Concession n. f.

Stratégie d'argumentation qui consiste à admettre, dans un premier temps, un argument qui ne va pas dans le sens de la thèse, pour l'opposer ensuite à un argument qui, lui, permet de défendre la thèse.

Ex: Certes, cette série télévisée est très longue (concession), mais elle est passionnante.

La concession est introduite par « certes », ou « bien sûr », « évidemment », « malgré », « en dépit de » etc. Elle est en général suivie d'une opposition.

Le mot peut également désigner l'action d'accorder un avantage à un adversaire dans une discussion, une négociation; cet avantage. Ce que l'on admet, ce que l'on concède.

Confessions n. f.

Au singulier : déclaration, aveu de ses fautes, de ses péchés que l'on fait à un prêtre dans le sacrement de pénitence. Déclaration que l'on fait d'une faute que l'on a commise.

Au pluriel : Titre d'ouvrages où l'auteur expose avec franchise les fautes, les erreurs de sa vie: Les Confessionsde Saint Augustin (Ve siècle), Les Confessions de Rousseau

Connotation n. f.

Réalités implicites auxquelles un mot peut faire penser, ce que le mot peut suggérer ou évoquer. Un des buts du commentaire de texte sera d'identifier les connotations des mots choisis par celui qui a produit le texte.

Ex: Quelques connotations de « mer »: immensité, liberté, infini, naufrage...

C'est le contexte qui permet de déterminer les connotations d'un mot.

On observe aussi que certains mots ont des connotations positives tandis que d'autres sont connotés négativement.

Coup de théâtre n. m.

Événement imprévu, rebondissement inattendu, changement brutal de situation qui modifie le cours de l'actionet relance l'intérêt. Voir aussi péripétie.
Au sens figuré, le mot désigne un changement brusque et imprévu dans le cours des événements.




D

Dénotation n. f.

La dénotation est le sens premier du mot, sa définition, telle que le dictionnaire pourrait la donner.

Par ex. pour « Mer » : immense étendue d'eau salée qui recouvre une bonne partie du globe.

Les écrivains utilisent souvent les mots pour leur sens (leur dénotation) mais aussi pour leurs connotations.

Dénouement n. m.

Contrairement à l'exposition (qui se trouve au début), le dénouement est ce qui termine, ce qui dénoue uneintrigue, une action au théâtre. Suivant le genre de la pièce (comédie, tragédie...) il peut être heureux ou malheureux (voir catastrophe).

Descriptif adj.

Forme de discours qui a pour but de produire une image de ce que le lecteur ne voit pas mais qu'il peut imaginer. Le texte descriptif permet au lecteur d'imaginer l'aspect d'un lieu ou d'une personne. Il utilise en général l'imparfait ou le présent de vérité générale, des adjectifs, des indications de lieu etc. Voir description.

Description n. f.

Dans une oeuvre littéraire, passage de type descriptif qui évoque une réalité concrète. La description peut concerner un lieu, un paysage, une maison, une pièce ou encore une personne (auquel cas on parle alors deportrait).
On y trouve de nombreux adjectifs et expansions du nom, des indications de lieux, des verbes d'état, des perceptions, des sensations. Elle peut utiliser un ou plusieurs points de vue : focalisation interne, focalisation externe ou encore focalisation zéro. Elle peut avoir pour but de situer l'action, de créer une ambiance ou pourquoi pas de faire comprendre, de signifier quelque chose (fonction symbolique).

Destinataire n. m.

- Dans la communication en général, l'auditeur ou le lecteur, celui à qui est adressé le message du locuteur.

- Dans l'action d'un récit ou d'une pièce de théâtre, personnage du schéma actantiel qui a pour fonction de recevoir l'objet et de sanctionner le résultat de l'action

Devoir n. m.

Désigne dans le théâtre classique et en particulier dans le théâtre de Corneille l'ensemble des obligations (morales, politiques, comportementales) que le héros se doit de respecter ou de remplir.

Dialectique adj et n. f.

Ensemble des moyens mis en oeuvre dans la discussion en vue de démontrer, réfuter, emporter la conviction.Argumentation, logique, raisonnement.

Méthode de raisonnement, plan, qui consiste à analyser la réalité en mettant en évidence les contradictions de celle-ci et à chercher à les dépasser (ex: plan en trois parties : thèse, réfutation, solution ou encore thèse,antithèse, synthèse)

Dialogue n. m.

Situation dans laquelle une personne s'adresse à une autre personne qui lui répond. Échange de paroles, généralement entre deux personnes. Ou encore : Ouvrage littéraire présenté sous la forme d'une conversation.

Didascalie n. f.

Une didascalie est une indication scénique (souvent mise en italiques) qui est donnée par l'auteur, et qui peut concerner les entrées ou sorties des personnages, le ton d'une réplique, les gestes à accomplir, les mimiques etc. La liste des personnages au débuts de la pièce, les indications d'actes et de scènes, le nom des personnages devant chaque réplique, font également partie des didascalies.

Le texte théâtral se compose en fait de deux éléments: les didascalies et les dialogues.

Ex. :

LE VICOMTE
Maraud, faquin, butor de pied plat ridicule !

CYRANO, ôtant son chapeau et saluant comme si le vicomte venait de se présenter.
Ah ?... Et moi , Cyrano-Savinien-Hercule
De Bergerac.
Rires.

Dans cet exemple, les expressions en italiques sont des didascalies.

Dilemme n. m.

C'est l'obligation de choisir (voir alternative) entre deux partis contradictoires, mais qui tous les deux présentent des inconvénients.

Ex: S'il déménage, il perd tous ses amis; s'il ne déménage pas, il ne trouvera pas de travail.

Certaines tragédies (de Corneille en particulier) reposent sur un dilemme.

Discours n. m.

Ce mot a plusieurs sens:

1. Propos que l'on tient. Conversation.
2. Développement oratoire fait devant une réunion de personnes. (causerie, allocution, conférence, sermon,oraison funèbre, diatribe, réquisitoire, satire, éloge, exorde, logorrhée, panégyrique, péroraison, plaidoyer,péroraison etc.)
3. Expression verbale de la pensée. Énoncé.
4. La forme de discours (anciennement appelé type de texte)

On distingue aussi le discours (où l'on parle) du récit (où l'on raconte)

Discours narrativisé n. m.

Il consiste à traiter le récit de paroles comme un événement. Le discours, dans ce cas, est entièrement intégré dans le récit.

Ex: "Elle nie enfin avec assurance, mais sans emportement".

Discours rapporté n. m.

Cette notion, qui concerne surtout le texte narratif, consiste à rapporter, dans un récit, les paroles ou les pensées d'une ou de plusieurs personnes.

Il existe trois sortes de discours rapportés:

le style direct, le style indirect et le style indirect libre.

Rem: dans ces notions, on peut remplacer le mot «style» par le mot «discours»

On peut aussi trouver du discours narrativisé.

Dramaturge n. m.

Auteur d'ouvrages destinés au théâtre, écrivain de théâtre.




E

Ellipse n. f.

Suppression, dans un énoncé, des termes qui seraient grammaticalement nécessaires. Seuls subsistent les mots chargés de sens.

Ex: « Café, bain, travail, dodo...»

L'ellipse peut aussi désigner la suppression de certains éléments dans un récit (un roman, une nouvelle, un film, une pièce...). On parle alors d'ellipse narrative.

Ex: une expression comme « Deux semaines plus tard », révèle la présence d'une ellipse dans le récit.

Énonciation n. f.

Fait de produire un énoncé. Manière d'énoncer.

Production individuelle d'une phrase dans des circonstances données de communication (ex: le sujet de l'énonciation est 'je')

Lorsqu'on s'intéresse à l'énonciation, on analyse généralement les indices d'énonciation et les modalisateurs.

Énumération n. f.

Accumulation de termes qui décrivent une situation.

« Il faut laisser maisons et vergers, et jardins
Vaisselles et vaisseaux que l'artisan burine »

S'il y a succession de termes dont l'intensité augmente ou diminue, alors on parle de gradation.

Euphémisme n. m.

Figure de style qui consiste à remplacer une expression qui risquerait de choquer, par une expression atténuée.

Ex: « un demandeur d'emploi » est un euphémisme pour désigner un chômeur.

Le procédé inverse est l'hyperbole.

Exemple n. m.

Dans un texte argumentatif, l'exemple est destiné à illustrer un argument. Il n'est valable que s'il est précis. Suivant le cas, il peut être puisé dans les lectures personnelles, dans sa propre expérience ou encore dans l'actualité.

Les exemples doivent être entièrement rédigés : dans un travail écrit, on évitera de mettre simplement un exemple entre parenthèses.

Ils sont le plus souvent introduits par des liens logiques ou par des tournures adaptées, comme :

«Une bonne illustration serait... », « On peut citer le cas de... » etc.

Explicite adj.

Qui est dit ouvertement, de façon claire (sans sous-entendu) et ne permet aucun doute, aucune contestation ou interprétation.





F

Figure de style n. f.

Effet de signification produit par une construction particulière de la langue qui s'écarte de l'usage le plus courant ; les figures de style peuvent modifier le sens des mots, modifier l'ordre des mots de la phrase etc. En voici quelques unes :

- Les figures de la substitution (l'expression attendue est remplacée par une autre) :métaphore, euphémisme, synecdoque, métonymie, antiphrase, périphrase...

- Les figures de l'opposition (s'appuient sur un contraste) : antithèse, oxymore, antiphrase...

- Les figures de l'amplification (il y a insistance, exagération) : hyperbole, gradation, anaphore...

- ou au contraire de l'atténuation : euphémisme, litote...

- De la syntaxe (liées à la construction de la phrase) : zeugma, anacoluthe, hypallage, asyndète...

NB : une autre classification distingue les figures de l'analogie (autrement dit les images) : métaphore,comparaison, personnification, allégorie...

Focalisation externe n. f.

Lorsqu'un récit est fait en focalisation externe, le point de vue est situé à l'extérieur des personnages. Le récit, les descriptions, sont donc opérés de l'extérieur. L'auteur ne peut pas faire part des sentiments, impressions, réflexions, intentions des personnages, sauf si on peut « les lire » sur leur visage, et les déduire de leurs actions. La réalité est réduite à ses apparences extérieures.

Le récit est dans ce cas plus objectif (plus neutre) qu'en focalisation interne. Dans cette situation, le narrateuren sait moins que les personnages (contrairement à la focalisation zéro). La focalisation externe permet d'entretenir un certain suspense, puisqu'on va s'interroger sur l'identité des personnages, sur le sens de leurs actions etc.

Lorsqu'un récit est fait en focalisation interne, le point de vue est situé à l'intérieur d'un personnage. C'est à partir de lui que se font les descriptions et le récit. L'auteur peut faire part des sentiments, impressions, réflexions du personnage qui sert de point de vue. Le récit est dans ce cas subjectif, contrairement à lafocalisation externe. Dans cette situation, le narrateur en sait autant qu'un des personnages. (Ils peuvent d'ailleurs être confondus s'il s'agit d'une autobiographie).

L'un des effets peut être l'identification au personnage. Le récit peut être à la première personne mais ce n'est pas une obligation : on trouve des récits en focalisation interne à la troisième personne.

Au cinéma, cela pourrait correspondre à la caméra subjective (voir : angles de prise de vue)

Focalisation zéro n. f.

On parle de focalisation zéro (ou point de vue omniscient) lorsque le narrateur sait tout, voit tout, connaît tout. En un mot, il est comme Dieu. Il en sait plus que tous ses personnages réunis. Ce point de vue, très souvent utilisé dans le roman réaliste, peut donner l'impression de dominer la situation. Il permet surtout de donner de nombreuses informations en très peu de lignes.

Forme de discours n. f.

Définition d'un texte en fonction de son organisation. La forme de discours dépend de l'intention de l'auteur, de ce qu'il souhaite faire : raconter, décrire, expliquer, défendre un point de vue ou encore proposer une action.

On distingue 5 formes de discours : le texte narratif, le texte descriptif, le texte explicatif, le texte argumentatifet le texte injonctif

On peut identifier chaque forme de discours grâce à des caractéristiques qui lui sont propres.

Rem : Dans un extrait, plusieurs formes de discours peuvent se succéder (ainsi on pourra trouver une description suivie d'un passage narratif). Parfois, les formes de discours se combinent, au point qu'il devient difficile de les distinguer (ainsi un texte peut être à la fois argumentatif et injonctif).

NB : cette notion remplace désormais celle de type de texte.




G

Genre n. m.

Le genre d'une oeuvre littéraire désigne la catégorie à laquelle elle appartient. On distingue quatre genres principaux dans la littérature :

- Le genre à dominante narrative, dans lequel on trouve le roman (genre romanesque) : ce sont les œuvres qui proposent des récits.
- Poésie (genre poétique) : les poèmes
- Théâtre (genre théâtral ou art dramatique) : les pièces de théâtre.
- Littérature d'idées : ce sont surtout les textes explicatifs et argumentatifs.

Mais à l'intérieur de ces grandes catégories, il existe des sous-genres. Ainsi, le genre à dominante narrative inclut le roman d'amour, d'aventure, de science-fiction, épistolaire, le roman-feuilleton, les contes, les biographie, la nouvelle etc. Le genre théâtral regroupe quant à lui les tragédies, des comédies, le drame bourgeois, le drame romantique, le vaudeville etc.

En grammaire, le mot désigne la catégorie grammaticale répartissant les substantifs en classes, en fonction des caractères morphologiques qui leur sont attachés (masculin, féminin).

Gradation n. f.

Cette figure de style se caractérise par l'emploi de termes de plus en plus forts. L'énoncé comporte des termes de force croissante.

Ex: «Va, cours, vole, et nous venge. » (Corneille, Le Cid)

La gradation utilise souvent d'autres procédés, comme c'est la cas dans cette phrase, dans laquelle on trouve aussi des hyperboles et des métaphores.




H

Héros n. m.

Le héros est un personnage légendaire ou non auquel on prête un courage et des exploits remarquables.

C'est aussi le principal protagoniste d'une oeuvre littéraire, dramatique, cinématographique. Il joue un rôle essentiel dans le schéma actantiel.

Il existe aussi des antihéros.

Hyperbole n. f.

Figure de style consistant à amplifier une idée pour la mettre en relief. Il s'agit d'une exagération. C'est souvent le contexte qui permet de dire s'il y a hyperbole ou non. Elle peut comporter une indication de nombre commemille, trente six, cent etc.

Ex. : Briller de mille feux, mourir de soif, avoir trois tonnes de boulot, se faire tuer par sa mère en rentrant...




I

Image n. f.

Représentation d'un être, d'une chose par les arts graphiques ou plastiques. Représentation imprimée d'un objet.

Le mot peut aussi désigner un procédé qui a pour but de rendre une idée ou une réalité plus sensible ou plus belle, en donnant à ce dont on parle des formes qui viennent d'autres objets (par analogie).

La métaphore, la comparaison, la personnification et l'allégorie, par ex, sont des images.
Voir : figure de style.

Implicite adj.

Qui n'est pas dit ouvertement, n'est pas formulé clairement. Opposé à explicite.

Incipit n. m.

Premiers mots d'un manuscrit, d'un livre, d'un ouvrage. Parfois le mot est utilisé pour désigner les premières phrases ou les premières lignes, autrement dit le début.

Indices d'énonciation n. m.

Ce sont toutes les indications qui, dans une situation d'énonciation, permettent d'identifier : qui parle, à qui, où et quand. Autrement dit il s'agit de repérer :

 

 



- les marques de personne (pronoms personnels et indéfinis, pronoms et adjectifs possessifs...)
- les repères de temps (temps des verbes ; indications de temps : adverbes, compléments circonstanciels de temps, dates...)
- les indications de lieu (adverbes de lieu, compléments circonstanciels de lieu, noms de lieux...)

Ils reflètent la présence et la position du locuteur et sa relation au destinataire.

On peut aussi s'intéresser aux modalisateurs si on prend en compte la question : Comment ?

Induction n. f.

Type de raisonnement qui consiste à passer du particulier au général. Cela signifie qu'à partir d'un fait, d'un cas singulier ou d'une série de faits, on aboutit à une idée, par généralisation. C'est un raisonnement très fréquent dans les sciences expérimentales : on réalise une série d'observations, d'expériences, et à partir de celles-ci on dégage des lois générales.

Intrigue n. f.

L'enchaînement des événements dans un récit de fiction ou une pièce de théâtre. Ces événements forment la trame de l'histoire. On peut mettre en évidence les phases successives de l'intrigue : exposition, qui présente la situation initiale, noeud de l'action, dénouement. Résumer l'intrigue, c'est en fait résumer l'histoire qui est racontée.

Le mot désigne aussi une liaison amoureuse, généralement cachée et éphémère (avoir une intrigue avec quelqu'un), ou bien encore l'ensemble des combinaisons secrètes ou déloyales effectuées pour obtenir quelque chose ou bien destinées à nuire à quelqu'un.

Ironie n. f.

L'ironie est une forme d'humour qui consiste, au sens strict, à dire le contraire de ce que l'on pense, tout en montrant bien qu'on n'est pas d'accord avec ce que l'on dit.

Si quelqu'un dit « Quelle belle journée !... » alors qu'il pleut à verse, il fait de l'ironie. Le contexte a évidemment son importance.

Plus généralement, ce mot est utilisé pour désigner différentes formes de moquerie.

Au sens figuré, le mot peut également désigner une moquerie méchante que l'on prête au sort et qui se manifeste par un contraste entre une réalité cruelle et ce que l'on pouvait attendre (l'ironie du sort).

Le registre ironique fait appel à l'ironie. On y trouve un effet de décalage laissant penser que celui qui s'exprime dit le contraire de ce qu'il veut faire comprendre en réalité. Par exemple il pourra donner de l'importance à ce qui ne devrait pas en avoir et vice versa. Ce registre est souvent utilisé dans les textespolémiques et dénonciateurs (il permet la critique). Il utilise les antiphrases, les exagérations inattendues (éventuellement hyperboles) ou au contraire les atténuations étonnantes (euphémismes) et déconcertantes.





J

Juxtaposition n. f.

Mots ou phrases placés à la suite les uns des autres sans lien de coordination ou de subordination. Action de juxtaposer, c'est-à-dire de placer côte à côte.




L

Laudatif adj.

Qui contient un éloge, qui fait un éloge, qui sert à louer quelqu'un ou quelque chose. Louangeur, flatteur.

Liens logiques n. m.

On les appelle aussi mots de liaison ou connecteurs logiques. Ils servent à assurer les articulations et la progression d'un texte. Les principaux types de liens logiques sont:

Liens temporels : Autrefois, jadis, aujourd'hui, de nos jours...

Cause : Parce que, en effet, puisque...
Conséquence : Donc, par conséquent, on peut en déduire que...
Addition : De plus, par ailleurs, et ...
Concession : Certes, bien sûr, évidemment, malgré...
Opposition : Mais, en revanche, à l'inverse, cependant...

Litote n. f.

Figure de style qui consiste à dire peu pour suggérer beaucoup. Le verbe est en général à la forme négative. Fausse atténuation.

Ex: On fait une litote si on dit : «Ce joueur de tennis n'est pas très doué» (pour dire : « il est franchement nul ! »)

Comme l'euphémisme, la litote peut servir l'ironie.

La litote la plus célèbre est celle utilisée par Chimène dans Le Cid de Corneille lorsqu'elle dit à Rodrigue : « Va, je ne te hais point » (pour lui dire qu'en fin de compte, elle l'aime).

Lyrisme n. m.

On qualifie ainsi l'expression exaltée des sentiments personnels intimes.

Le registre lyrique utilise le vocabulaire de l'affectivité, des sentiments, la première personne. Elle est fréquente en poésie. L'écrivain fait part de ses états d'âme : regret, nostalgie, tristesse, joie etc.




M

Mélioratif adj.

Se dit de mots ou d'expressions qui présentent la personne, la chose ou la réalité désignée sous un jour favorable, de façon positive, avantageusement.

Ex : L'expression « une oeuvre » pour désigner un ouvrage banal peut comporter une connotation méliorative.

ANT : Péjoratif

Mémoires n. f. ou n. m.

Au masc. pl. : récits de certains moments historiques importants écrits par un auteur ayant lui même participé aux événements. Il peut s'agir également des souvenirs qu'un écrivain rapporte. Les mémoires font partie dugenre autobiographique.

Au singulier, un mémoire est une étude ou une dissertation savante sur un sujet littéraire, scientifique, etc., rédigée par un étudiant. Rédiger un mémoire sur l'oeuvre de Voltaire.

étaphore n. f.

Figure de style qui rapproche un comparé et un comparant, sans comparatif (contrairement à unecomparaison).

On distingue deux sortes de métaphores : la métaphore annoncée et la métaphore directe.

Dans la métaphore annoncée, le comparé est présent :

La métaphore annoncée est assez proche de la comparaison ; mais contrairement à ce qu'on trouve dans une comparaison, l'outil de comparaison (« comme ») n'est pas exprimé explicitement)

Lorsque le comparé est absent et qu'il ne reste plus que le comparant, la métaphore peut se transformer en une sorte de devinette ou en énigme. On parle alors de métaphore directe

Métonymie n. f.

Elle remplace un terme par un autre qui est lié au premier par un rapport logique :

Ex: le contenant pour le contenu (Boire un verre)

Le symbole pour la chose (Les lauriers, pour la gloire)

L'écrivain pour son oeuvre (Lire un Zola)

Modalisateur n. m.

Les modalisateurs sont des mots et des procédés grammaticaux par lesquels le locuteur porte une appréciation sur son propre énoncé. Il exprime ainsi une certaine subjectivité (voir subjectif). Il s'agit principalement d'exprimer le doute ou le degré de certitude ou d'incertitude (ex. mots comme : peut-être, sans doute, évidemment, bien sûr... ou encore l'usage du conditionnel etc.). Mais la modalisation peut également porter sur une appréciation : l'approbation, le désaccord, l'enthousiasme, rejet.

Monologue n. m.

Type de dialogue qui se caractérise par la présence d'une tirade plus ou moins longue prononcée par unpersonnage qui est seul en scène. Dans le monologue, le personnage peut faire part de ses intentions, de ses sentiments, annoncer une décision etc.

Plus généralement, discours d'une personne qui s'adresse à elle-même.

Narrateur n. m.

Dans un texte narratif, celui qui raconte l'histoire. C'est en général un personnage imaginaire, distinct de l'auteur, sauf dans le cas d'une autobiographie où auteur et narrateur ne font qu'un.

Narration n. f.

La façon de raconter, de faire le récit d'une histoire. Bien lire un récit, c'est donc non seulement suivre unehistoire, mais aussi et surtout identifier le mode de narration en se demandant qui raconte (problème dunarrateur) et qui perçoit (problème du point de vue, de la focalisation), comment le récit est organisé etc.





N

Nouvelle n. f.

Récit bref (par opposition au roman), mettant en valeur un fait divers, un moment de vie. Elle présente en général un nombre de personnages peu important, et relève, bien sûr, du genre narratif. Elle comporte souvent une chute surprenante.

Objectif adj. et n. m.

Le nom commun désigne un but.

L'adjectif est utilisé pour qualifier une description de la réalité ou d'un jugement sur elle indépendante des intérêts, des goûts, des préjugés de celui qui la fait.

Ex. : un observateur, un historien objectif.

SYN. : neutre, impartial.




O

Oxymore n. m.

Figure de style qui consiste à placer l'un à côté de l'autre deux mots opposés (voir antonymes). On trouve des cas célèbres d'emploi de ce procédé :

« Cette obscure clarté » (Corneille, Le Cid ), un silence éloquent, un mort-vivant etc.

Ce procédé crée un paradoxe, une image surprenante. Il s'agit d'ailleurs le plus souvent d'une métaphore. On l'appelle aussi parfois « alliance de mots » ou oxymoron.

Il ne doit pas être confondu avec l'antithèse.




P

Péjoratif adj.

Se dit d'un mot ou d'une expression, qui comporte une idée de mal, qui déprécie la chose, la personne ou la réalité ainsi désignée. Plusieurs mots peuvent avoir la même dénotation, et des connotations plus ou moins péjoratives.

Ex. : Le mot « bouquin » pour désigner un livre, a une connotation péjorative.

ANT. : mélioratif

Périphrase n. f.

Figure de style qui consiste à remplacer un mot par sa définition ou par une expression plus longue, mais équivalente.

La capitale de la France pour Paris.

À ne pas confondre avec paraphrase.

Personnage n. m.

Chacune des personnes qui figure dans une oeuvre théâtrale, romanesque, filmique etc. et qui doit être incarnée par un acteur, une actrice. Protagoniste.

Quelques personnages typiques : le valet, le héros, l'antihéros, le barbon, le confident, l'adjuvant.

Dans le roman, le personnage peut être vu en focalisation interne, en focalisation zéro (point de vueomniscient), ou en focalisation externe.

Personnification n. f.

Figure de style qui consiste à évoquer un objet, une idée ou une abstraction sous les traits d'un être humain.

Ex. : L'habitude venait me prendre dans ses bras, comme un petit enfant. (Proust)

(On notera que cette phrase comporte aussi une comparaison).



Point de vue n m:

Ce mot est polysémique. Suivant le contexte, il peut désigner:

- la thèse dans un texte argumentatif.

- ou l'endroit à partir duquel se fait un récit. Dans ce cas le mot peut être synonyme de focalisation :

point de vue interne = focalisation interne
point de vue externe = focalisation externe
point de vue omniscient = focalisation zéro.

NB: mais à la question « Quel est le point de vue adopté ? », on pourra aussi répondre par le nom d'un personnage ou bien dire que c'est le point de vue du narrateur.

Polémique adj. ou n. f.

Nom : Argumentation agressive dirigée contre un adversaire particulier.
Débat violent opposant des idées.

Adj : qui suppose une attitude critique.

Registre polémique : il se manifeste à partir d'un désaccord profond sur un sujet donné, l'auteur combattant des personnes ou des thèses sur un ton violent. On peut y trouver les procédés de l'exagération (hyperboles, superlatifs), des termes dont les connotations sont très négatives ou dévalorisants (péjoratifs), de figures de l'ironie, des critiques etc.

Prologue n. m.

Première partie d'une oeuvre littéraire ou dramatique, servant à situer les personnages et l'action. Au théâtre, déclaration qui précède la pièce elle-même. Extérieure à l'intrigue, elle peut annoncer ce que sera l'intrigue et proposer d'emblée une interprétation. Comme les pièces antiques, Antigone, de Jean Anouilh, commence par un prologue.




Q

Quiproquo n. m.

Type de dialogue qui consiste, au sens strict, à prendre une personne pour une autre : il s'agit donc d'une méprise qui peut le plus souvent provoquer le comique (comique de situation). Par extension de sens, on utilise parfois ce mot pour désigner une confusion, une méprise, un malentendu, portant par exemple sur le sujet de conversation. Alors qu'on pensait parler de la même chose, on réalise soudain qu'on parlait de deux choses très différentes. Il est très fréquemment empoyé dans la comédie.





R



Récepteur n. m.

Dans la communication, celui qui reçoit, qui est le destinataire du message.

Récit n. m.

Texte narratif, c'est-à-dire racontant un événement ou une histoire composée d'une série d'événements (voir narration). On le trouve dans le roman, la nouvelle, les mémoires, la parabole, le conte, la biographieou l'autobiographie etc.

Il s'analyse avec des notions comme :

- Le schéma narratif, le schéma actantiel
- le point de vue (la focalisation interne, la focalisation externe etc.)
- Les formes de discours rapporté : style direct, style indirect, style indirect libre, discours narrativisé.
- Ellipse intrigue péripétie prolepse analepse rythme d'un texte vitesse du récit etc.
- etc.

Réfuter v.

Faire une réfutation, c'est-à-dire contrer un argument, une thèse. Rejeter un raisonnement en en démontrant la fausseté par des preuves contraires ; démontrer la fausseté de ce que quelqu'un affirme.

Registre de langue n. m.

On distingue en général 3 registres de langue:

familier : Ex. : « J' crèche dans c'te baraque pourrie... »
courant : Ex. : « J'habite dans cette vieille maison »
soutenu : Ex. : « Je réside dans cette vétuste demeure »

A chaque registre de langue peuvent correspondre une syntaxe, une prononciation, ou encore un vocabulaire spécifique, comme le montrent les phrases ci-dessus. Par ailleurs, un décalage dans le registre de langue utilisé peut produire un effet (comique ou non).

NB : ne pas confondre cette notion avec celle de registre d'un texte.

Réquisitoire n. m.

Discours qui dresse la liste des méfaits ou des crimes commis par un individu. Le réquisitoire sert à attaquer, contrairement au plaidoyer, qui permet de défendre.

Roman n. m.

Œuvre en prose d'assez bonne longueur (plus longue que la nouvelle) qui raconte l'histoire d'un ou plusieurspersonnages. Parce qu'il propose un récit, le genre romanesque utilise évidemment principalement le discoursnarratif. On distingue : le roman d'apprentissage, le roman-feuilleton, l'autobiographie, le roman picaresque, le roman réaliste (qui concerne le réalisme) etc.

Rythme d'un texte n. m.

Il résulte des rapports qui s'établissent entre le temps de la fiction et celui de la narration. Le récit s'accélère par des omissions, des ellipses, dans anticipations. Il se ralentit par des retours en arrière, des pauses, des passages descriptifs.

Voir vitesse du récit.




S

Satire n. f.

Dans son premier sens, ce terme désigne un poème de forme libre, à rimes plates. Mais il s'applique aussi à des écrit ou discours satiriques, c'est-à-dire qui attaquent les vices ou les ridicules d'une époque ou plus généralement ceux qui s'attaquent à quelque chose, à quelqu'un, en s'en moquant. Critique moqueuse.

Scène n. f.

Lieu où jouent les acteurs d'une pièce.

Chacune des subdivisions d'un acte. Il y a changement de scène à chaque entrée ou sortie d'un personnage. Au début de la pièce, on trouve la ou les scène(s) d'exposition.

Schéma actantiel n. m.

Schéma présentant les rôles fondamentaux des personnages et leurs relations dans un récit . Un personnage (lehéros) poursuit la quête d'un objet. Il est aidé en cela par les adjuvants qui sont des personnages, événements, objets, voire qualités qui lui sont favorables. Les événements, personnages ou objets qui s'opposent à lui et cherchent à empêcher sa quête d'aboutir sont appelés opposants. La quête est commanditée par un émetteurpour un destinataire. Il est à noter que les rôles peuvent être cumulés par un personnage, objet ou événement ou répartis entre plusieurs personnages, objets ou événements.

Schéma narratif n. m.

Succession logique d'actions. Le schéma narratif d'un récit comporte traditionnellement une situation initiale (exposition), un élément perturbateur, des péripéties, un élément de résolution et une situation finale (dénouement).



Sens figuré n. m.

Contrairement au sens propre, un mot est employé au sens figuré lorsqu'on passe d'une image concrète à des relations abstraites :

Ne laissez jamais traîner un chèque en blanc (autrement dit, non rempli).



Sens propre n. m.

On dit d'un mot qu'il est employé dans son sens propre lorsqu'il est employé dans son sens premier, c'est-à-dire dans son sens le plus simple et le plus courant. Le sens propre, ou sens premier correspond souvent au sens étymologique (fourni par l'étymologie).

Elle s'est mariée en blanc (autrement dit, habillée de blanc).

Style direct n. m.

Il s'agit d'un type de discours rapporté dans lequel les paroles ou les pensées sont rapportées directement, entre guillemets (c'est ce qui le distingue du style indirect et du style indirect libre).

Des tirets indiquent le changement de personnage. Les pronoms, adverbes, et temps grammaticaux sont ceux du discours. Les parties au style direct peuvent être introduites par un verbe de déclaration ou de pensée:

Il s'exclama: « J'ai fait assez d'exercice. D'ailleurs, j'en ai assez ! » Il ajouta: « Je continuerai demain. »

Style indirect n. m.

Il s'agit d'un type de discours rapporté par lequel les paroles ou les pensées sont rapportées indirectement, à l'aide de subordonnées (contrairement au style direct ou au style indirect libre)

Les pronoms, adverbes, et temps grammaticaux sont ceux du récit (il faut faire la concordance des temps)

On y trouve des verbes de déclaration ou de pensée :

Ex. : Il affirma qu'il avait fait assez d'exercice et ajouta qu'il en avait assez. Il précisa qu'il continuerait le lendemain.

Style indirect libre n. m.

Il s'agit d'un type de discours rapporté. Les paroles sont rapportées sans guillemets. Par rapport au style indirect, les verbes introducteurs et les subordonnées sont supprimés. Les pronoms, adverbes, et temps grammaticaux sont ceux du récit.

Certaines marques de l'oral (du style direct) peuvent malgré tout subsister (exclamations, interjections...)
Parfois difficile à distinguer du récit.

Ex: Il avait fait assez d'exercice. D'ailleurs il en avait assez ! Il continuerait le lendemain.

Dans le roman, il est fréquemment employé pour le monologue intérieur.

Subjectif adj.

Par opposition à ce qui est objectif, ce qui est subjectif est ce qui repose sur l'affectivité du sujet. C'est ce qui est individuel, personnel, et non neutre : les goûts sont subjectifs.

Syllogisme n. m.

Un syllogisme est un raisonnement qui fonde une conclusion sur deux propositions posées comme vraies:

Tous les hommes sont mortels
Or Socrate est un homme
Donc Socrate est mortel.

Un texte argumentatif peut comporter des syllogismes.

Le syllogisme peut parfois être un sophisme, autrement dit il semble logique, mais conduit à des absurdités. Il ne faudrait pas pour autant penser que les syllogismes sont toujours absurdes. La plupart du temps ils sont justes, logiques et donc corrects.

Voici quelques exemples de syllogismes non valides :

Tout ce qui est rare est cher. Un cheval bon marché est rare. Donc un cheval bon marché est cher (!)

Ou encore :

Tous les chats sont mortels. Or Socrate est mortel. Donc Socrate est un chat.

C'est un faux syllogisme dans le cas où on ne parle pas d'un chat nommé Socrate mais du philosophe. En effet, ce syllogisme est faux car il oublie qu'il n'y a pas que les chats qui soient mortels, les hommes le sont aussi. Les syllogismes valides, ceux qui fonctionnent, obéissent à des règles très précises d'inclusion etc.

ou encore :

Plus il y a de gruyère, plus il y a de trous. Plus il y a de trous, moins il y a de gruyère. Donc plus il y a de gruyère, moins il y a de gruyère. (on aboutit ici à un paradoxe)

Synecdoque n. f.

C'est un cas particulier de métonymie :

On prend le tout pour la partie ou la partie pour le tout.

Ex:

le tout pour la partie;
Metz a gagné la finale (pour « les joueurs de l'équipe de foot de Metz »).

La partie pour le tout:
Les voiles prennent le départ (pour « les bateaux à voiles »).




T

Théâtre n. m.

Art visant à représenter devant un public selon des conventions qui ont varié avec les époques et les civilisations, une action, une suite d'événements. Genre littéraire également appelé genre dramatique ; ensemble des textes destinés à être représentés devant un public.

On distingue plusieurs sous-genres: la comédie, la tragédie, le vaudeville, le drame romantique, le drame bourgeois.

Une pièce de théatre comporte une exposition (éventuellement précédée d'un prologue), des péripéties (et parfois un imbroglio), qui forment l'intrigue. Elle est ponctuée par le dénouement.

Thèse n. f.

Prise de position par rapport à un problème, dans un texte argumentatif. C'est ce que l'auteur veut prouver, son point de vue, l'idée qu'il veut défendre, son avis.

Ex: la thèse de ce journaliste est la suivante: « le progrès technique est indispensable »

Un autre sens du mot est "ouvrage écrit par un étudiant en vue de l'obtention du doctorat." (ex. : il a écrit une thèse sur la poésie de Charles Baudelaire).

Tirade n. f.

Longue suite de vers ou de phrases prononcée sans interruption par un personnage de théâtre.

Ex: la tirade du nez, dans Cyrano de Bergerac.

Par extension : longue phrase emphatique.

Ton d'un texte n. m.

Ensemble de caractères d'un texte qui provoquent un certain état affectif chez le lecteur.

Voir « Tonalité »
NB : on préfère désormais à cette notion celle de registre.

Tragédie n. f.

Genre théâtral faisant appel au registre tragique : il présente des personnages hors du commun, victimes de forces qui les dépassent. Le dénouement est malheureux. Le niveau de langue est soutenu et le langage précieux. La tragédie a pour but de faire naître la terreur et la pitié chez le spectateur.




V

Vitesse du récit n. f.

Étude comparée du temps de la fiction (durée de l'intrigue, chronologie de l'action) et du temps de la narration(importance accordée à un événement par un récit). La vitesse du récit peut être modifiée par l'ellipse, le flash-back etc. En d'autres termes, on aura un récit rapide et animé en racontant beaucoup d'événements en peu de temps et, à l'inverse, un récit sera plus lent si on développe longuement un seul événement, par exemple en changeant de point de vue, en faisant un effet de ralenti etc.



 

 

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