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Ancien 14/09/2010, 14h09
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Red face La poésie lyrique

 

 

 

 

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«Lyrique» vient du mot lyre, l’instrument de musique dont s’accompagnait l’aède grec lorsqu’il psalmodiait des vers. Par lyrisme, il faut entendre ici toute poésie qui repose essentiellement sur l’expression de sentiments personnels, intimes (le plus souvent l’amour, presque absent dans les chansons de geste), même si au Moyen Age ménestrels (poètes et musiciens qui chantaient leurs vers) et jongleurs (poètes qui récitaient les chansons de geste) sont à la fois poètes et musiciens.
LE COURANT ARISTOCRATIQUE l’amour courtois ou «fin’amor» (XIIe et XIIIe siècles).
• ORIGINES : Naissance dans la France du sud, puis du nord, d’un nouvel art de vivre qui adoucit les moeurs de la société féodale. Les riches seigneurs favorisent une vie de cour luxueuse, où se succèdent fêtes et dépenses de prestige, où la femme prend une place prépondérante. «Courtois» signifie donc au départ raffiné, élégant comme un homme de cour.
• LA FIN’AMOR : Il ne s’agit plus d’une simple élégance de comportement, mais d’un type nouveau de culture et de vie, basé sur le culte de la femme. Les troubadours du midi vont les premiers chanter, codifier même cette nouvelle attitude :
- Nécessité absolue de connaître l’amour.
- Un amour destiné à une femme mariée, choisie librement par le poète pour ses qualités d’âme. Il s’agit, avant tout, d’un amour platonique (par nécessité !), même si la récompense est souvent attendu par l’amant.
- Une femme de condition supérieure, assimilée à un seigneur, à laquelle l’amant se voue totalement. Au début du XIIIe siècle, après la croisade contre les Albigeois, ce sont les trouvères du nord qui ont repris ces principes, en établissant encore plus de distance entre l’amant et sa dame (intégration de l’idéal chevaleresque à l’amour courtois).
• PRINCIPAUX POETES : troubadours : Guillaume IX d’Aquitaine - Marcabru - Jaufré Rudel -Bernard de Ventadour. Trouvères : Chrétien de Troyes - Conon de Béthune - Thibaut de Champagne.
• UN FAIT DE CIVILISATION : rayonnement de la fin’amor en Europe : on connaît et imite les poètes du midi. Influence sur les autres genres : ex. le Roman de la Rose. Rayonnement à travers le temps aussi, car toute notre conception occidentale des relations entre hommes et femmes en a été marquée.
LE COURANT BOURGEOIS (XIIIe s.)
• A cet idéalisme aristocratique, s’opposent quelques poètes originaires du peuple, comme Bodel, Muset et, surtout, Rutebeuf qui s’expriment à travers une poésie plus personnelle et satirique, plus proche des réalités et de la précarité de la vie quotidienne.

 

 


- Rutebeuf : jongleur professionnel pratiquant tous les genres pour vivre. Il n’hésite pas à s’engager contre l’excès de pouvoir de l’Église, contre la cupidité, l’hypocrisie. L’aveu de sa détresse personnelle, de sa «povreté» préfigure Villon.
LA POÉSIE LYRIQUE : XIVe et XVe siècles.
• PROLONGEMENT DE LA FIN’AMOR : Malgré les troubles et les horreurs de cette période, l’amour courtois connaît le même succès. Mais l’esprit a changé : on cherche d’abord dans cette poésie un dérivatif : «la poésie n’est plus l’objet d’une élite, elle sert de divertissement à l’élite» (Badel). Le poète n’est plus qu’un professionnel au service d’un seigneur. On médite davantage sur la condition de l’homme : le lyrisme de cette époque se rapproche alors de notre conception moderne de ce terme.
• ÉVOLUTION DES FORMES : on fige, en raffinant les techniques, des formes d’expression qui exigent de plus en plus de virtuosité : ballades, rondeaux, chants royaux, virelais, lais...
• LES POETES :
- Eustache Deschamps : il ajoute l’envoi aux trois strophes de la ballade.
- Charles d’Orléans : grand seigneur, prisonnier en Angleterre après la défaite d’Azincourt ; puise une grande partie de son inspiration dans cette captivité.
- François Villon (1431-?) : le poète maudit ! d’origine humble, il connaîtra une vie errante, agitée. Sera condamné à mort (Ballade des pendus) puis grâcié. Dans le Testament, il fait un retour sur lui-même, sur sa jeunesse perdue, sur la mort.



 

 

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