Page Principale Primaire Collège Qualifiant Fiches et projets Pédagogiques Etudes Françaises FAC CRMEF français Enseignement Sup Bibliothèque
forums Albums groups

 

 


Revenir en arrière   Forums français Maroc > L'enseignement secondaire qualifiant > 2ème année > Candide
 Inscription FAQ Membres Calendrier Marquer les messages comme lus

 

 

Répondre
 
Outils du sujet Affichage du sujet
  #1  
Ancien 14/12/2016, 20h45
prof.ziani prof.ziani est déconnecté
professeur
 
Inscrit : mars 2010
Lieu: prof.ziani@gmail.com
Âge: 64
Messages: 7 383
Pouvoir de réputation: 47
prof.ziani has a reputation beyond repute prof.ziani has a reputation beyond repute
Par défaut candide resume

 

 

 

 

CANDIDE
est un conte philosophique en trente chapitres numérotés et titrés, publié à Genève en 1759. Le contexte historique Au cours des années qui précédèrent Candide, des événements dramatiques se succèdent. En novembre 1755, la terre tremble à Lisbonne, emportant des dizaines de milliers d’âmes. L’« optimisme », qui désigne une partie de la philosophie leibnizienne, ne peut tenir à l’épreuve des faits. La même année, une rupture diplomatique entre la France et l’Angleterre préfigure la guerre de Sept Ans. L’horreur de la guerre est à nouveau présente. Le sentiment que laisse cet affrontement franco-anglais contribue à renforcer la méfiance à l’égard d’une forme d’idéologie plaçant l’honneur d’un groupe avant le respect et le bien-être des vies.
RESUME Le jeune Candide, enfant naturel dont le nom révèle le caractère, vit dans ce que son maître Pangloss appelle « le meilleur des mondes possibles », c’est-à-dire en Westphalie, dans le château du baron de Thunder-ten-Tronckh, son oncle probable. Le jeune homme mène une existence heureuse dans cet univers clos sur lui-même et autosatisfait. Candide est ébloui par l’illusion de puissance du baron et par la philosophie optimiste du docteur Pangloss, qui enseigne que « Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles », résumé caricatural du providentialisme de Leibniz. Candide est également fasciné par la beauté de mademoiselle Cunégonde, la fille du baron. Mais lorsqu’il y touche et que le baron s’en aperçoit, il est chassé du château, comme Adam du paradis (I). Errant et pauvre, Candide est pris dans une tempête de neige, avant d’être enrôlé de manière discutable dans l’armée bulgare. Pris pour un fuyard, il est rattrapé et fessé, échappant de justesse à la mort pour assister à la guerre et à ses massacres (II-III). Il déserte et fuit jusqu’en Hollande, où il découvre l’intolérance et l’hypocrisie fanatique d’un prédicateur. Le hasard lui fait rencontrer Pangloss, rongé par la vérole. Ce dernier lui apprend la destruction du château, ainsi que le viol et la mort de Cunégonde, à cause de l’armée bulgare. Le baron, la baronne et leur fils ont également été tués. Candide et Pangloss sont recueillis par Jacques, un bon anabaptiste qui les emmène au Portugal où il se rend pour son négoce. Hélas, lorsqu’ils sont au large de Lisbonne, une terrible tempête se déchaîne, le bateau est englouti et l’anabaptiste meurt noyé. Le jeune homme et son maître échappent miraculeusement au même sort et parviennent à la ville portugaise. A leur arrivée, un violent tremblement de terre se produit. Les deux compères sont saisis et déférés à l’Inquisition pour propos subversifs. Pangloss est pendu et Candide flagellé, à l’occasion d’un autodafé censé empêcher la terre de trembler de nouveau (IV-VI). Une vieille dame recueille le jeune homme et le soigne. Elle lui présente une belle jeune femme qui n’est autre que Cunégonde. Elle confirme à Candide qu’elle a été violée, puis éventrée. Sa survie est donc miraculeuse. Elle est désormais la maîtresse de Don Issachar, un banquier juif, et du grand Inquisiteur de Lisbonne. Menacé par ces deux hommes, Candide les élimine l’un et l’autre, puis s’enfuit avec Cunégonde et la vieille en direction de Cadix. Ils prennent place dans un bateau appareillant pour Buenos-Aires, pour combattre la rébellion contre les rois d’Espagne et du Portugal. Lors de la traversée, la vieille raconte son histoire : fille d’un pape et d’une princesse, elle a connu une enfance de joie et de luxe, avant de voir son fiancé empoisonné et sa mère enlevée, d’être vendue comme esclave puis d’être battue par son maître. Au final, elle est devenue la servante de Don Issachar. Les autres passagers racontent également leur histoire, chacune plus sinistre que la précédente (VII-XIII). A peine arrivés à destination, les deux amoureux sont à nouveau séparés, car la vieille dame conseille à Candide de s’éloigner. En effet, l’Inquisition a retrouvé sa trace. En outre, le gouverneur s’est épris de Cunégonde. Candide part avec son valet Cacambo se réfugier chez les jésuites du Paraguay. Ils y retrouvent le jeune baron, frère de Cunégonde, qui a lui aussi miraculeusement échappé à la mort. Il raconte ses aventures dans la joie qu’il a de retrouver Candide, mais dès que celui-ci lui fait part de son projet d’épouser sa sœur, le jeune baron s’énerve, refuse qu’un enfant naturel épouse une aristocrate et l’attaque. Candide le tue et s’enfuit (XIV-XV). Candide et Cacambo errent et vivent quelques aventures pittoresques en se dirigeant vers Cayenne, souffrant de la faim. Au hasard de leur errance, ils découvrent une terre magnifique, l’Eldorado, où les gens sont heureux, accueillants, tolérants, ouverts et pacifiques. La région et le souverain y sont facteurs de paix, mais les deux voyageurs préfèrent repartir, chargés de fortune pour éblouir le monde. Ainsi quittent-ils l’utopie pour errer dans la jungle, en perdant progressivement les moutons chargés d’or qui leur ont été donnés (XVI-XVIII). Après une longue errance, ils parviennent à Surinam où ils rencontrent un nègre mutilé par son maître. La vision de cet esclave ébranle l’optimisme de Candide. Les deux compagnons se séparent : Cacambo va racheter Cunégonde au gouverneur de Buenos Aires, tandis que Candide va l’attendre à Venise. Joué par celui qui devait l’embarquer et dépossédé de ses deux derniers moutons, Candide est obligé de monter à bord d’un vaisseau en partance pour Bordeaux (XIX-XX). Sur ce bateau, il rencontre Martin, savant pessimiste. Tous deux discutent sur le bien et le mal. Après son arrivée à Bordeaux, Candide préfère se rendre à Paris plutôt qu’à Venise. Il n’y connaît que des déceptions, jusqu’à se faire injustement arrêter. Il parvient à s’enfuir en corrompant un officier de police (XXI-XXII). Candide embarque alors pour l’Angleterre, en compagnie de Martin, puis il demande à être conduit directement à Venise. Il n’y retrouve pas Cacambo, mais rencontre Paquette, ancienne femme de chambre de la baronne. Paquette vit en compagnie du moine Giroflée. Tous deux expriment à Candide leur malheur et Candide décide de rendre visite à Pococurante, grand seigneur connu pour ne jamais avoir eu de chagrin. La personnalité de ce seigneur ainsi que le monde dans lequel il évolue fascinent le jeune homme, tant son hôte semble détaché des biens matériels. Quant à Martin, fidèle à son pessimisme, il voit en Pococurante un homme blasé de ce qu’il possède (XXIII-XXV). Par la suite, Candide dîne avec six rois destitués qui racontent à leur tour leurs malheurs, puis il retrouve Cacambo au cours de ce dîner. Son valet lui apprend que Cunégonde, enlaidie et vendue comme esclave, l’attend à Constantinople. Les deux compères s’y rendent alors à bord d’une galère où ils reconnaissent parmi les galériens Pangloss et le frère de Cunégonde. Ils rachètent ces deux hommes qui ont été sauvés une nouvelle fois de façon miraculeuse. Candide retrouve Cunégonde, aigrie et repoussante de laideur. Mais il décide tout de même de l’épouser, afin de faire enrager le jeune baron qui, en vertu de ses préjugés nobiliaires, refuse toujours que sa sœur épouse un bâtard. Au final, Candide revend le beau-frère fâcheux aux galères (XXVI-XXIX). Avec le reste dérisoire des richesses de l’Eldorado, il achète une petite métairie où tous viennent se réfugier. Chacun continue d’éprouver dégoût et agacement quant à sa condition, jusqu’à ce qu’un sage vieillard leur conseille de travailler, afin de fuir « trois grands maux, l’ennui, le vice et le besoin ». Le conte se clôt sur une morale pragmatique accordant au travail une valeur essentielle, exprimée dans la formule : « Il faut cultiver notre jardin. » (XXX).

 

 

Répondre en citant
Liens Sponsorisés
Répondre


Utilisateurs lisant actuellement ce sujet : 1 (0 membre(s) et 1 visiteur(s))
 
Outils du sujet
Affichage du sujet

Règles des messages
Vous ne pouvez pas créer de sujets
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets
Vous ne pouvez pas importer de fichiers joints
Vous ne pouvez pas modifier vos messages

BB codes : Activé
Smileys : Activé
BB code [IMG] : Activé
Code HTML : Désactivé


Entrer votre adresse email ICI pour recevoir les nouveautés:

 


Fuseau horaire : GMT +1. Il est 22h29.

Propulsé par vBulletin® version 3.8.4
Copyright ©2000 - 2018, Jelsoft Enterprises Ltd.
Version française par vBulletin-Ressources.com
Copyright Français Maroc