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Ancien 22/01/2013, 13h04
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Par défaut Il était une fois un vieux couple heureux de M.Khair-Eddine Résumé des chapitres

 

 

 

 

Il était une fois un vieux couple heureux de M. Khair-Eddine
Résumé des chapitres

Chapitre 1 : Un vieux couple dans un village reculé
Le vieux couple, Bouchaib et sa femme, menait une vie au milieu des ruines hantées par les reptiles et les animaux sauvages dans village montagneux au Sud du pays. Après plusieurs périples au Nord et dans une partie de l'Europe, l'homme y avait élu domicile. C'est un bon croyant et fin lettré qui possédait à Mazagan une échoppe lui permettant de vivre à l'aise dans ce village reculé. Les deux vieux vivaient en bons termes avec la nature hostile et les voisins. Et même s'ils n'avaient pas d'enfants, ils n'éprouvaient aucune amertume.
Chapitre 2: Un homme d'honneur
En sa qualité de policier du village, le Vieux reçut, du temps de la colonisation, un Mokhazni venu chercher des résistants en fuite. Il le rabroua en lui signifiant sèchement que les fuyards n'étaient pas au village, et en informa les concernés qui continuèrent à vivre en toute quiétude. Après s'être délecté de ce souvenir qui lui était cher, Bouchaib alla tendre un piège pour attraper des lièvres. Le lendemain, il en rapporta deux et somma sa femme d'offrir un peu de viande à une vieille voisine. Avant de dormir, il dit à sa femme que le lendemain, deux bœufs seraient sacrifiés à la mosquée, et lui parla d'un rêve qui hantait ses nuits.
Chapitre 3 : Le rêve lancinant
Cette nuit-là, le sommeil du Vieux est troublé par le même rêve: il tombait du haut d'un amandier qu'il grimpait. Le matin, il se rendit, en compagnie du boucher et d'un vieillard vénérable, à "la Mosquée haute" où régnait une ambiance de fête qui se déroulait dans un rituel mémorable.
Chapitre 4: Le souvenir douloureux de l'occupation française
Le Vieux décrivit la fête du sacrifice des deux bœufs à sa femme qui apprécia le quartier de viande qu'il avait rapporté. En buvant le thé et en fumant, il se rappela l'histoire du Maroc sous l'occupation française et les circonstances qui l'avaient conduit à s'installer définitivement dans le village: il avait fui les villes meurtrières et misérables pour s'établir dans le giron des montagnes où régnaient la quiétude et la sécurité. 1I y passait son temps à jardiner et à planter des arbres fruitiers, entourant de grands soins les oiseaux qui nichaient dans ses arbres et picotaient ses fruits. Il était devenu l'ami des oiseaux; aussi les gens le prenaient-ils pour un saint ou un magicien. Tout en mangeant les amandes grillées et en sirotant le thé, Bouchaïb parla à sa vieille épouse du passé colonial en en faisant le procès. Après, il s'endormit pour faire la sieste; mais ne tarda pas à se réveiller en sursaut à cause du rêve qui le persécutait. Il se remit à fumer et à boire le thé en contemplant la montagne où la chasse du mouflon était une entreprise à haut risque pour des chasseurs peu aguerris. Et de se rappeler ses anciennes parties de chasse en compagnie d'amis, dont certains avaient été des bandits qui pillaient les campagnes, Après le retour de la Vieille, qui était allée donner à manger et à boire aux bêtes qu’elle affectait, il lui parla d'une scolopendre (mille-pattes venimeux des régions méditerranéennes et tropicales, dont la première paire de pattes est transformée en crochets à venin) logeant dans les fentes du plafond et d'un serpent dans le réduit de l'âne, en affirmant qu'ils ne représentaient aucun danger pour eux. Ils conversèrent un long moment des rapports entre les bêtes et les hommes et de leur familiarité avec les bêtes. La femme en vint à se désoler de l'absence de progéniture, mais son mari la consola en lui citant les noms de prophètes et de rois qui n'avaient pas d'enfants.
Chapitre 5: La modernité envahissante
Les deux vieux assistaient à la modernité envahissante qui gagnait du terrain chaque jour. La première maison de béton, dont le propriétaire est un Casablancais, apparut à proximité du cimetière, au lendemain de l'indépendance. Des pistes furent aménagées et des voitures les sillonnèrent. Les anciennes maisons se ruinaient graduellement, surtout celles qui trônaient au sommet de la montagne. Des pompes d'eau firent irruption dans le village; les bruits des radios déchirèrent le silence des lieux. Le Vieux resta attaché à la tradition.
Chapitre 6: La mémoire saccagée par les mercantilistes
La modernité et la tradition cohabitaient bon gré mal gré. Les villageois continuaient à cultiver leurs terres et à se rendre au souk hebdomadaire en vue de s'approvisionner en produits modernes. Mais la femme de Bouchaïb rechignait toujours à aller à la minoterie installée dans le village pour faire moudre ses céréales; elle utilisait toujours sa meule. Et elle veillait pieusement à ses bijoux en argent qu'elle préférait à ceux en or. Le couple déplora le pillage du patrimoine archéologique, des bijoux ancestraux et des articles en bois porteurs d'histoire, par les trafiquants de tous acabits qui les revendaient à des étrangers. Et le Vieux de mettre sa femme en garde contre les camelots rapaces qui rôdent dans les villages. Bouchaib et sa femme étaient affligés par ces changements rapides qui annonçaient la ruine des valeurs ancestrales: la dépravation des jeunes à cause de la ville, le culte de l'argent, la rapacité qui mettait à mal les relations familiales et humaines, l'irrespect des coutumes. Ils stigmatisaient notamment 1'alcool et ses retombées désastreux sur les jeunes. Après cette conversation sur les temps ingrats, Bouchaïb révéla à sa femme qu’il était en train d'écrire des poèmes.
Chapitre 7: Le tremblement de terre entre explication scientifique et métaphysique
Un jour, à la fin de l'été, après de bonnes récoltes, Bouchaib fumait alors que sa femme préparait le tajine. Un chat roux et une mule avaient remplacé le chat noir et l'âne morts depuis quelques temps. Le nouveau félin disparut vite après avoir goûté à peine sa pitance. La nuit, le couple sentit un tremblement de terre. Le lendemain les deux Vieux apprirent que la ville d'Agadir avait été complètement détruite. Les habitants du village, pris de panique, firent montre d'une grande piété. D'aucuns virent un châtiment divin, contrairement à Bouchaib qui expliqua scientifiquement ce cataclysme naturel. Après une longue attente, les paysans se réjouirent des pluies torrentielles qui s'abattirent sur leur village. Ces paysans, qui peinaient beaucoup pour subsister, préféraient rester dans leur terroir que d'aller chercher une illusoire fortune dans les villes pestilentielles au Nord du pays, où les parvenus sont arrogants et avares. Dans ces villes régnaient la pauvreté, la mendicité et l'indifférence à l'égard du prochain.

 

 


Chapitre 8: L'Europe et la ville corrompent les cœurs et les mœurs
Le Vieux restait attaché à son village; il refusait catégoriquement de le quitter pour s'installer dans les ghettos de la ville, à l'instar des jeunes éblouis par la vie moderne. Ces derniers, ingrats à la terre qui les a nourris, émigrent pour exercer de sots métiers dans des conditions déplorables. La plupart de ceux qui ont émigré vers l'Europe ne sont pas mieux lotis: ils vivotent dans l'humiliation. Leurs enfants, nés en terre d'exil sont dépravés; ils ne respectent pas les vivants et profanent les tombes des ancêtres.
Chapitre 9: L'histoire du saint méconnu
L'hiver était rude; les habitants du village restaient tapis dans leurs demeures. Le couple conversa du nouveau fqih, jeune homme venu de l'institut de Taroudant en remplacement de l'ancien maître d'école mis en retraite. Pendant que la femme préparait, comme d'habitude, le tajine, le Vieux écrivait l'histoire épique d'un saint méconnu, Il lut à voix haute un fragment du poème qu'il avait composé. Son épouse le trouva fascinant.
Chapitre 10: Envolée lyrique à propos de l'orange
Le Vieux se réjouit de l'avènement de la verdure printanière après les averses de l'hiver, ce qui permit au couple de manger des fruits et des légumes frais. Un matin ensoleillé où les villageois étaient gais, Bouchaib sortit son attirail d'écriture. En sirotant le thé à l'absinthe, il pensa aux vieilles filles qui ne trouvaient pas de maris. Il conclut que le sort de ces dernières est mieux que celui des femmes mariées, battues par leurs époux et affaiblies par les multiples grossesses. Il continua l'écriture quand sa femme, qui revenait de l'extérieur, lui apporta des oranges. Il n'en mangea pas, étant occupé par l'inspiration. Mais lorsqu'il rédigea plusieurs pages, il dégusta une orange en débitant un discours poétique sur ce fruit. Après le repas, un plat decouscous aux navets, il parla à sa femme du Mokaddem, un ancien trafiquant, et s'endormit.
Chapitre 11: Les touristes
Le Vieux continuait l'écriture de la vie du saint méconnu tout en initiant sa femme aux mystères du monde. Le lendemain, un guide touristique vint le voir pour louer sa mule et des ânes: cinq touristes américains voulaient faire une randonnée dans la montagne. L’un d'eux était un étudiant qui faisait une recherche sur les coutumes de la région; les autres des contestataires de la politique belliqueuse de leur pays. Bouchaïb invita les visiteurs à prendre du thé, mais il refusa de louer sa monture. Pressés, le guide et les touristes s'excusèrent et partirent.
Chapitre 12: L'écriture
Les touristes partis, le Vieux descendit dans le jardin où il observa le chat aux aguets pour attraper un oiseau. Après avoir préparé le thé, il se mit à écrire. Au déjeuner, il informa sa femme de la visite du guide. Ce dernier ne tarda pas à réapparaître pour lui dire qu'il n'avait pas trouvé de bêtes de location: les villageois en avaient besoin pour leurs travaux de champ.
Chapitre 13: La circoncision
Deux jours plus tard, Salem, un jeune Noir, vint inviter le Vieux à la fête de circoncision des deux garçons de l'adjudant. Il se rendit à la demeure de son hôte qui le reçut chaleureusement. La circoncision des deux enfants effrayés terminés, les invités conversèrent autour de ce rite et de l’excision dans certains pays africains. Après ils allèrent manger du couscous aux tripes, et partirent.
Chapitre 14: Le transistor japonais
Le Vieux vitupéra contre les riches qui s'étaient installés dans le village, et condamne leurs vices, leur engouement pour la modernité fallacieuse et leurs fortunes bâties grâce au vol. Sa colère s'apaisa à la vue des amandiers fleuris. Ce matin -là de février, il alla à la minoterie en vue de récupérer un colis en provenance de l'Hexagone. De retour chez lui, il y trouva, outre le thé et le tabac que lui envoyait régulièrement chaque trimestre un ami résidant en France, un transistor japonais et une robe française pour la Vieille. Aussitôt, il se mit à écouter les paroles d'Ahwach. Son épouse apprécia beaucoup ces chants berbères.
Chapitre 15: Les ennuis d'Amzil
Le Vieux fit venir Amzil pour qu'il ferre la meule. Le travail achevé, il invita le maréchal-ferrant à prendre un verre de thé. Ce dernier lui conta ses ennuis à cause de l'accouchement difficile de sa femme, et lui parla de la bienfaisance de Haj Lahcène qui l'avait aidé,
Chapitre 16: la modernité a ruiné le maréchal-ferrant
Au dîner, Bouchaib relata à sa femme la mésaventure d'Amzil et ne manqua pas de louer la générosité et la noblesse de Haj Lahcène. Il se désola à cause de la ruine du maréchal-ferrant provoquée par l'industrie moderne et la concurrence des produits étrangers que les gens se procuraient volontiers. Avant de dormir, le Vieux écouta à la radio l'Ahwach.
Chapitre 17: L'attrait de la modernité
Depuis l'agrandissement du magasin du village, les gens n'allaient que rarement au souk hebdomadaire; même le Vieux dérogeait à cette tradition. Ce jour-là, il fut au magasin dans le but de faire des emplettes: il voulait se procurer des objets modernes, dont un réchaud à gaz.
Chapitre 18: Le Vieux, fidèle aux traditions
Lorsque le patron du magasin lui conseilla de se procurer des engrais, Bouchaib s'indigna et refusa net. Il acheta un cuissot de chevreau et des plants puis revint chez lui. Après avoir planté les herbes achetées au magasin, il se remit à écrire l'histoire du saint, avec l'espoir qu'un jour quelqu'un découvrirait le manuscrit et le publierait.
Chapitre 19: Écrire contre l'oubli
Les propriétaires vendirent leur troupeau de chèvres et de brebis; ils n'en voulaient plus. L’aïeule, doyenne de la région, refusait cependant de quitter la demeure délabrée où elle végétait en compagnie de son fils démuni. Le Vieux vouait un grand respect à cette vieille femme. Il était affligé à l'idée qu'après la mort de la doyenne, le fils, renié par ses frères, vende la demeure qui serait démolie. Bouchaib déplora la vente du troupeau, dernier symbole de la région gagnée par une modernité frénétique. Le troupeau lui rappelait l'Ancêtre venu du Sahara pour s'installer dans la région. C’est pour préserver ce patrimoine que le Vieux écrivait.
Chapitre 20: De beaux poèmes
La medersa, attenante à un sanctuaire, était dirigée par un jeune imam lettré. Le Vieux, qui lui avait confié depuis quelques jours une partie de son manuscrit, se rendit ce matin-là à l'école pour le voir. Ce dernier fit des éloges enthousiasmés aux poèmes, et promit à l'auteur d'œuvrer pour leur publication. De retour à la maison, sa femme lui fit savoir que H'mad leur avait apporté deux perdreaux, et révéla son intention de faire moudre son orge à la minoterie. Le Vieux lui donna raison en expliquant qu'il y avait de bonnes et de mauvaises choses dans la modernité.
Chapitre 21: La publication de l'œuvre du Vieux
Au grand étonnement de son épouse, le Vieux se réveilla au milieu de la nuit pour se mettre à écrire. Il la rassura en disant que l'écriture le rajeunissait. Après quelques semaines de travail, il acheva son œuvre et fut voir l'imam à la medersa. Ce dernier la fit calligraphier par l'un de ses disciples et garda à la bibliothèque la belle calligraphie dans l'espoir qu'un mécène veuille l'imprimer. Un mois plus tard, un professeur à l'institut de Taroudant ouvrit une souscription, et le livre vit le jour. Mais bien que les medias aient ignoré cette œuvre, un chantre manifesta son désir de mettre l'histoire en chanson. Le Vieux refusa; mais sur insistance de l'éditeur et de l'imam, il finit par accepter cette offre. Ainsi, l'auteur gagna de l'argent dont il offrit une partie à l'imam pour la réfection de la medersa.
Chapitre 22: Diffusion audiovisuelle des poèmes
Le Vieux accepta la diffusion audiovisuelle de son livre, car de la sorte les analphabètes y auraient accès. Cependant, il préférait des lecteurs lettrés capables d'apprécier la beauté de son œuvre. Sa femme fut contente quand on le qualifia à la radio d'Agadir de grand poète. Bouchaib lui promit d'acheter un lecteur de cassettes afin qu'elle puisse écouter ses poèmes qui seraient enregistrés sur cassettes.

Chapitre 23: Le poème Tislit Ouaman
Quelques jours plus tard, le Vieux acheta au magasin un lecteur, des cassettes de Haj Belaïd et une lampe à gaz. Lorsqu'il fut de retour à la maison, il confia à son épouse son intention d'écrire un poème intitulé Tislit Ouaman. En sa qualité de poète devin, il exprima sa crainte d'une imminente sécheresse qui aurait des effets désastreux.
Chapitre 24: L'incendie du verger
Un jour, Bouchaib assista à l'incendie du verger d'Oumouh. Le lendemain, il apprit qu'on avait trouvé dans le verger des canettes de bière et des mégots. Il était sûr que Oumouh serait dédommagé par les parvenus dont les fils dépravés avaient provoqué l'incendie. Le couple conversa longuement de la famille dégénérée d'Oumouh, après quoi Bouchaib continua à écrire son poème en fumant et en sirotant le thé.
Chapitre 25: La visite de l'ami de France
Un matin, Radwane, le vieil ami de France, vint après trente ans d'exil, rendre visite au Vieux. Le visiteur dit qu'on parlait à Paris de son livre. Il déplora les conditions de vie des émigrés dans l'Hexagone, notamment à cause de la montée du fascisme et du racisme. Les deux hommes en vinrent à deviser de la modernité fallacieuse du village où règne la misère et le culte de l'argent. Au moment où ils parlaient de l'âne et de la mule, le Vieux et le visiteur entendirent un coup de feu. L'hôte expliqua que c'était H'mad qui chassait les perdreaux. Dix minutes plus tard, le braconnier apporta six volatiles ensanglantés. Le déjeuner terminé, Radwane dit au Vieux qu'il devait partir à Agadir où il avait rendez-vousavec des personnes importantes: il comptait acheter une ferme d'agrumes et installer une usine de production de jus d'orange. Après les salutations d'usage, le visiteur partit et le Vieux s'endormit.
Chapitre 26 La sécheresse
Cet hiver-là, la saison s'annonçait mal à cause des pluies qui tardaient à venir. C'était la sécheresse. Les bêtes crevaient de faim et de soif. Et bien que les autorités aient décrété qu'on ne sacrifierait pas de moutons à l'occasion de l'Aïd El Kabir, certaines gens égorgèrent des ovins. Dans les bidonvilles, éclata une émeute qui fut réprimée dans le sang. C'est alors que l'État se mit à construire des barrages. Au village, les effets de la sécheresse ne se faisaient pas sentir avec acuité. La vieille dit à son mari que ce qu’il avait prédit dans son poème Tislit Ouaman, se réalisa. Et de lui demander des livres pour leur vieille voisine lettrée. Vieux apprit à sa femme à faire fonctionner le magnétophone pour qu'elle puisse écouter ses poèmes mis en chanson par un raïs. Dans ces poèmes, il parlait de l'amour, de la beauté et de la nature. En buvant le thé, le Vieux contemplait la montagne et réfléchissait aux changements que le temps apportait. Il se souvint de Khoubbane qui lui apportait ses porte-plumes,ses crayons et ses cahiers. C'était un homme qui aimait sa femme d'un amour profond.
Chapitre 27: L'espoir
La deuxième année de sécheresse était plus terrible, Les bourgades furent déserté espar les habitants. Cependant le Vieux ne s'inquiétait pas pour son village, Il stigmatisait ceux qui émigrent pour s'entasser dans les ghettos des villes, et les parvenus indifférents au sort des démunis. En dépit du malheur, Bouchaib restait confiant dans l'avenir.

 

 


Dernière modification de prof.ziani, 22/01/2013 à 23h30
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Ancien 02/02/2013, 15h39   #2
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Il était une fois un vieux couple heureux
,
de Mohammed Khaïr Eddine

(Seuil, 2002, 186 p)

par Annie Devergnas
Mohammed Khaïr-Eddine, mort en 1995 à l’âge de 54 ans, a laissé un journal, On ne met pas en cage un oiseau pareil (lire le compte-rendu d’Antoine Hatzenberger [1]) et des œuvres publiées à titre posthume : une pièce de théâtre, Les Cerbères, et ce récit, Il était une fois un vieux couple heureux. Le Journal fournit au sujet de cette dernière œuvre un témoignage exceptionnel, puisqu’il en commente à plusieurs reprises la gestation et la rédaction. Pour échapper à la douleur causée par sa maladie, écrit Khaïr-Eddine,ilimagine « des personnages de légende » :

Je voulais écrire l’histoire de l’un d’eux. Des phrases entières défilaient dans ma tête, dans ce demi-sommeil proche du rêve […]. Un livre était là, insoupçonné, inattendu. Un récit d’une beauté surprenante, le récit d’un vieux couple sans postérité dans son village de la vallée des Ammelus qui évolue au fil des années… En un peu plus d’un mois, j’ai pu achever cette œuvre neuve…mais sans l’aide permanente de l’Eternel, je n’aurais rien pu faire, je n’en aurais même pas eu l’idée… mais Dieu est venu à mon secours, ce qui a favorisé la littérature. On verra comme ce petit chef-d’œuvre est magnifique. Moi, je remercie d’abord Dieu de m’avoir permis de le vivre intensément avant de l’écrire. Car j’ai vécu chaque scène, chaque détail.


(7 août 1995)

Cette page est instructive à plus d’un titre : ainsi, l’œuvre est « donnée » dans un état proche de l’inconscience, et conçue à l’avance dans l’imagination de l’écrivain avec une grande précision avant d’être écrite, ce qui permet de la terminer très rapidement. De plus, Mohammed Khaïr-Eddine attribue son inspiration à Dieu, sans qui l’œuvre n’aurait pas vu le jour, affirme-t-il : l’Eternel est venu au secours de la littérature ! Cette conviction d’avoir bénéficié d’une aide transcendante autorise Khaïr-Eddine à qualifier son roman de « petit chef-d’œuvre […] magnifique ».

La maladie a en effet développé, chez l’auteur du Déterreur, un élan mystique d’une grande intensité ; son Journal est ponctué de phrases d’action de grâce envers le Tout–Puissant, sans qui, affirme-t-il, il n’aurait jamais eu la force de résister à la souffrance. (Il avait même eu l’intention d’écrire « une centaine de Psaumes pour rendre hommage à Dieu, [son] créateur ». 19 août 1995).

 

 


Quel est donc ce « récit d’une beauté surprenante », que le titre apparente en effet à une légende ? Un couple de vieux montagnards Berbères, fidèles et paisibles, restés dans leur montagne du Sud marocain, constatent au fil des ans les changements dus au modernisme qui touche même leur petit village écarté. Leur vie est simple. Toujours dans son Journal, l’auteur présente ses personnages dans leur cadre :

La femme prépare un bon tagine, Bouchaïb [« le Vieux »] fume et boit du thé. Le chat est allongé près de son maître. Le ciel est un fleuve de diamant très scintillant (la voie lactée), la nuit est pleine d’odeurs et de bruits. La nature vit. Il y a là un rythme serein, une paix divine.


(7 août)

Plus loin dans son Journal, Mohammed Khaïr-Eddine explique l’importance toute personnelle qu’il attache à la description répétée des menus du vieux couple, en tant que « narrateur frustré » qui ne peut plus rien avaler de solide et tâche ainsi de « compenser ses manques ».

Il n’est pas difficile de voir en ce Vieux si sage, revenu au pays après des années d’aventures « dans le Nord » - ce « Nord » où la civilisation moderne exerce ses ravages - le double nostalgique de l’écrivain, celui qu’il aurait aimé être dans ses vieux jours. Le vieux Bouchaïb connaît tant de choses ! L’histoire de son pays, les coutumes ancestrales, la poésie, l’astronomie, la faune et la flore de sa montagne, mais aussi le mode de vie occidental. Il a beaucoup lu, et sa principale occupation, quand il ne commente pas l’actualité qui lui parvient par la radio et les visiteurs, est la composition de poèmes hagiographiques en langue berbère. Grâce à l’imam du village, le lettré qui dirige la mosquée, il est publié et ses poèmes mis en musique sont diffusés sur les ondes : il devient célèbre à Agadir, et il est même connu à Paris…
A travers ce vieillard qui lui ressemble, Khaïr-Eddine s’exprime sur tous les sujets qui lui tiennent à cœur : la Résistance héroïque des anciens face à l’Occupant français, l’émigration, les bouleversements économiques, les causes humaines de la sécheresse, l’abandon des campagnes au profit des grandes villes, la misère des uns et la cupidité des autres. Les « arrivistes » surtout le mettent en colère, et les profiteurs de tout poil ; mais la vue d’un amandier en fleur suffit à le calmer. Il ne refuse pas certains avantages du modernisme : on voit Bouchaïb acquérir une radio, une poêle en acier inoxydable, un réchaud à gaz… Mais la solution aux problèmes économiques et écologiques serait, selon lui, que les montagnards restent sur leurs terres, à vivre frugalement de leurs récoltes. Sa femme qui l’écoute avec respect, et donne à l’occasion son opinion, toujours modérée, et ses animaux favoris, chat, âne, mule, qu’il traite comme ses enfants, suffisent à son bonheur. Il fume et boit beaucoup de thé, parfumé à la menthe de son jardin, écrit ses poèmes (dont il décrit la naissance, par bribes qui s’imposent à lui, le réveillant parfois la nuit), et ne regrette pas de ne pas avoir eu d’enfants. On l’invite dans le village à chaque événement important : tel est ce Vieux, modèle d’humanisme et de sagesse.
Dans ce récit sans chronologie, où dès le début il nous montre les ruines de la maison du vieux couple, Mohammed Khaïr-Eddine ne manque pas de décrire ces paysages qu’il connaît bien, de nommer avec précision, selon son habitude, plantes, animaux et insectes, de faire entendre ces petits bruits de la nature qui amplifient encore le silence sous la voûte étoilée, dont il est question à plusieurs reprises.
Son héros a trouvé le bonheur dans la renonciation : « Heureux celui qui, comme l’Ecclésiaste, est revenu de tout. Il reste tranquille, il attend ce que Dieu lui a promis et il travaille pour vivre là où il se trouve. Car la vie est partout, même dans le désert le plus aride ». Ce sont les dernières lignes du récit.
Dans l’aride désert des derniers mois de sa maladie, Mohammed Khaïr-Eddine est parvenu à une acceptation sans révolte de son sort, le regard déjà tourné vers l’Eternité : il y a loin entre l’amertume violente de ses jeunes années et ce modèle biblique de sagesse qu’il nous propose dans son œuvre ultime
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Ancien 09/04/2013, 00h07   #3
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Texte :


Elle alla prendre des braises dans le Kanoun afin d’en remplir un brasero, puis elle s’assit et commença à préparer sous l’œil ébloui du vieux un

 

 



tagine qu’elle condimenta d’aromates aux fragrances rares. La narine du vieux était titillée par cet agréable fumet. Il en laissa même tomber son porte-plume pour suivre les gestes précis et légers de la vieille femme. Un bonheur ineffable s’exhalait de sa personne.

-C’est une véritable tentation, dit-il. Ton merveilleux travail me distrait du mien. Mais ce que tu fais là, c’est aussi de la poésie.

-Ha ?

-Oui, c’est de la poésie. Que Dieu te bénisse.

Elle ne sut que répondre. Dès qu’il eut reniflé l’odeur de la viande, le chat se précipita vers sa maîtresse en miaulant.

-Hé ! Attend comme tout le monde ! dit-elle.

Mais elle lui donna un petit quelque chose qu’il emporta sur l’oreiller.

A l’extérieur, la tempête était tombée. Seules quelques rafales de vent sifflaient encore par intermittence. Le bruit grondant et continu du torrent dominait tout autre bruit. Pour plus de commodité, le vieux s’était installé dans la petite pièce qui servait de salon. On y était au chaud malgré les fenêtres ouvertes. Le grand brasier du Kanoun qui était dans une pièce contiguë, enfumée et pleine de suie suffisait à maintenir une bonne température dans la demeure. Par les fenêtres, on pouvait voir tomber la pluie et s’agiter la cime des palmiers-dattiers et les branche hautes d’un gigantesque térébinthe, le seul de tout le village. Cet arbre unique était la propriété de la mosquée.

Il était une fois un vieux couple heureux, Med. KH. Eddine, 2002.



Compréhension-Langue :

1/Situez le passage. (1pt)

2/Relevez dans le texte : (3pts)

•Une circonstancielle de but.

•Une circonstancielle de temps.

•Une circonstancielle de concession.

3/Sur quoi se base la relation entre Bouchaib et sa femme ? Citez le texte. (2pts)

4/Citez et définissez trois enjeux de la communication interpersonnel(6pts)

5/Quelle est la figure de style contenue dans la phrase soulignée dans le texte ? (2pts)

6/Quel est le type du texte en gras (1er Paragraphe) ? Justifiez votre réponse. (3pts)

7/Quelle est la valeur du discours direct introduit dans ce texte? (3pts)

Reponses:

1/Situation :

Le texte est un extrait du récit maghrébin de Med. KH. EDDINE, Il était une fois un vieux couple heureux publié en 2002.

Bouchaib profite de beaux moments auprès de sa femme, déguste les tagines qu’elle prépare et compose son poème.

2/Relevez dans le texte :

•Une circonstancielle de but : Elle alla prendre des braises dans le Kanoun afin d’en remplir un brasero

•Une circonstancielle de temps : Dès qu’il eut reniflé l’odeur de la viande, le chat se précipita vers sa maîtresse en miaulant.

•Une circonstancielle de concession: On y était au chaud malgré les fenêtres ouvertes .

3/La relation entre Bouchaib et sa femme se base sur le respect et l’amour.

Ex : Ton merveilleux travail me distrait du mien. Mais ce que tu fais là, c’est aussi de la poésie.

4/Parmi les enjeux de la communication interpersonnelle, citons :

•Enjeux informatifs : on communique pour informer et s’informer…

•Enjeux d’influence : on communique avec autrui pour l’influencer…

•Enjeux relationnels : on communique, automatiquement on établie des relations…

5/La figure de style contenue dans la phrase soulignée est la personnification.

6/Le texte en gras est un récit : Utilisation des verbes au passé simple qui veille sur le respect de la chronologie.

7/Le discours direct introduit dans ce texte vise à le rendre plus vivant en actualisant les faits racontés.
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Ancien 09/01/2015, 23h16   #4
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==> BIOGRAPHIE DE L'AUTEURE

Mohammed Khair-Eddine est l'un des grands écrivains de la littérature francophone marocaine. Il est né en 1941 à Tafraout, petite ville de la région du Souss au Sud du Maroc, à 180 km au sud d'Agadir.

Très marqué par le séisme de 1960, il s’installe à Agadir en 1961 et y vit jusqu’en 1963. Il est chargé par la Sécurité sociale d'enquêter auprès de la population. Jeune écrivain, il fréquente ensuite le cercle des Amitiés littéraires et artistique de Casablanca. En 1964, il fonde, avec Mostafa Nissaboury, le Mouvement "Poésie Toute".

Il s'exile volontairement en France en 1965, et devient, pour subsister, ouvrier dans la banlieue parisienne. A partir de 1966, il publie dans la revue "Encres vives" et collabore en même temps aux "Lettres nouvelles" et à "Présence africaine". En 1967, c'est la révélation de son roman "Agadir", salué par le prix "Enfants terribles", qu'avait fondé Jean Cocteau. En 1979, il s'installe à nouveau au Maroc. Il meurt à Rabat le 18 novembre 1995, jour de la fête de l'Indépendance du Maroc.

Ses œuvres:
- Agadir (1967)
- Corps négatif (1968)
- Histoire d'un Bon Dieu(1968)
- Soleil arachnide (1969)
- Moi l'aigre (1970)
- Le Déterreur (1973)
- Ce Maroc ! (1975)
- Une odeur de mantèque (1976)
- Il était une fois un vieux couple heureux

==> RESUME GENERAL

Il était une fois un couple heureux qui vivait dans une vallée au rythme des saisons, Bouchaib, au passé agité rencontre à une carrière militaire pour travailler la terre de ses ancêtres et vivre auprès de sa femme dont la suisine le régale et la présence l'inspire et le rassure. En effet, Bouchaib calligraphie en langue Tifinagh un longue poème à la gloire d'un Saint méconnu tout en buvant du thé chinois reçu de France. L'Imam de la Medersa du village trouva le moyen de faire éditer le poème qui est mis aussi en musique, chanté par des raîss, diffusé à la radio et écouté par tous. Même Redwane, l'ami de Bouchaib, qui vit en France depuis trente ans, prend connaissance du poème de Bouchaib ce qui le décide à lui rendre visite. Malgré l'isolement du village, la modernité commence à s'y faire sentir. Les plus réfractaires finissent par abdiquer par commodité à la facilité. Bouchaib et sa femme garants des traditions, adoptent la podernité dans les limites du raisonnable ce qui n'est pas le cas des parvenus. Ces derniers sont méprisés par le Vieux qui voit en eux des corrompus qui trompent le peuple et flouent l'Etat.

==> LES PERSONNAGES PRINCIPAUX

Bouchaîb: Le Vieux héros du roman .Il avait beaucoup voyagé dans le Nord et dans une partie d'Europe à la recherche d'une fortune qu'il n'a pas trouvée . Il était un fin lettré et un croyent exemplaire.

Talaquouit: La vieille voisine du couple , C'est une Saint aimée et respectée par le voisinage . Elle sait lire et écrire couramment l'arabe classique et le berbère. Elle était capable d'engager une soute avec n'importe quel alim . Cette vieille pouvait aussi soignait les anciens car elle maîtrisait la pharmacopée de l'époque.

Les Touaregs: ce sont des nomades qui possèdent d'immenses troupeaux mais qui ne mangent pratiquement pas la viande. Ils vivent de lait de chamelle et de dattes. Leurs femmes sont lettrées . Elles lisent et écrivent le Tifinagh et elles composent des poèmes et des chansons.

Lalla Tiizza Tasemlait: Saint et savante dont on disaità tort qu'elle fut la maîtresse attitrée de Sidi Hmad Ou Moussan'Zzaouit , le saint au mille et un miracles et prodiges.

Le Mokaddem: Il a fait la prison pour trafic du kif . Ces trafics ne l'ont pas enrichi . Il est revenu avec sa femme arabe qu'il a totalement berbérisé.

Le guide touristique attitré: c'est un polyglotte né au village .Il habite le chef-lieu ou' se trouve l'administration du Souk. Il a une femme et des enfants au village, une autre femme et enfants à Tiznit et une troisième épouse au Souk , Le Vieux parle de lui en terme de baroudeur et d'aventurier.

Le père du guide: IL était un baroudeur , une dorte de bandit mais pas un tueur . Il aimait faire le coup d feu
Le jeune noir Salem : Le fils du ferblantier qui fabriquait aussi des sandales à semelles de caoutcouc.

Le circonciseur: Vêtu comme un Imam , il portait une longue barbe blanche de patriarche biblique et un impecable turban à rayures dorées de lunettes de vue.

L'adjudant: Un homme honnête et travailleur . Il a invité le Vieux à la circoncision de ses deux fils.

Haj Lahcène: Bienfaiteur d'Amzil.

Amzil: Interlocuteur du Vieux , homme dans la force de l'âge , maigre et grand , qui vivait été dans son temps l'unique maréchal-ferrant du village.

La doyenne du village: Personne ne l'a jamais vu . Elle se souvenait de l'époque héoîque des harkas et parlais sans cesse des être invisibles qu'elle seule pouvait distinguer.

L'Ancêtre: Il est venu du Sahara , Il est venu s'installer au village à la tête d'un immense troupeau il y'a plusieurs siècles de cela.

Imoussak: Un Saint qui avait son tombeau près de la Medersa . Il avait peut-être été un chef de Zaouîa d'ou' l'existence même de l'école de théologie.

Haj Belaîd: Un chanteur qui avait toute la consideration de Bouchaib car ses textes étaient longuement mûris.

Oumouh: C'est un vieux remarié avec une jeune de 18 ans . Il est l'ami des parvenus, leur homme à tout faire et leur guide de chasse . Il a été dédommagé par ces messieurs suite à l'incendie de son verger.

Radwane: C'est l'ami de Bouchaib , Un immigré qui est devenu un investisseur.

Khoubbane: Un homme du clan qui représentait le dernier chaînon de sa lignée et qui avait offert le porte-plume à Bouchaib. Il lui apportait aussi des cahiers , des crayons de couleur et des biscuits quand il venait au village . Il était stérile et il est mort à Safi devant sa boutique . Sa veuve s'est remeriée et a eu des enfants.

==> LES CHAPITRES

Chapitre 1: Un vieux couple dans un village reculé
Le vieux couple, Bouchaib et sa femme, menait une vie au milieu des ruines hantées par les reptiles et les animaux sauvages dans village montagneux au Sud du pays. Après plusieurs périples au Nord et dans une partie de l'Europe, l'homme y avait éludomicile. C'est un bon croyant et fin lettré qui possédait à Mazagan une échoppe lui permettant de vivre à l'aise dans ce village reculé. Les deux vieux vivaient en bons termes avec la nature hostile et les voisins. Et même s'ils n'avaient pas d'enfants, ils n'éprouvaient aucune amertume.

Chapitre 2: Un homme d'honneur
En sa qualité de policier du village, le Vieux reçut, du temps de la colonisation, un Mozhazni venu chercher des résistants en fuite. Il le rabroua en lui signifiant sèchement que les fuyards n'étaient pas au village, et en informa les concernés qui continuèrent à vivre en toute quiétude. Après s'être délecté de ce souvenir qui lui étaitcher, Bouchaib alla tendre un piège pour attraper des lièvres. Le lendemain, il enrapporta deux et somma sa femme d'offrir un peu de viande à une vieille voisine. Avant de dormir, il dit à sa femme que le lendemain, deux boeufs seraient sacrifiés à la mosquée, et lui parla d'un rêve qui hantait ses nuits.

Chapitre 3: Le rêve lancinant
Cette nuit-là, le sommeil du Vieux est troublé par le même rêve: il tombait du haut d'un amandier qu'il grimpait. Le matin, il se rendit, en compagnie du boucher et d'un vieillard vénérable, à "la Mosquée haute" où régnait une ambiance de fête qui se déroulait dans un rituel mémorable.

Chapitre 4: Le souvenir douloureux de l'occupation française
Le Vieux décrivit la fête du sacrifice des deux boeufs à sa femme qui apprécia le quartier de viande qu'il avait rapporté. En buvant le thé et en fumant, il se rappela l'histoire du Maroc sous l'occupation française et les circonstances qui l'avaient conduit à s'installer définitivement dans le village: il avait fui les villes meurtrières et misérables pour s'établir dans le giron des montagnes où régnaient la quiétude et lasécurité. II y passait son temps à jardiner et à planter des arbres fruitiers, en tourant de grands soins les oiseaux qui nichaient dans ses arbres et picotaient ses fruits. Il était devenu l'ami des oiseaux; aussi les gens le prenaient-ils pour un saint ou un magicien. Tout en mangeant les amandes grillées et en sirotant le thé, Bouchaïb parla à sa vieille épouse du passé colonial en en faisant le procès. Après, il s'endormit pour faire la sieste; mais ne tarda pas à se réveiller en sur saut à cause du rêve qui le persécutait .Il se remit à fumer et à boire le thé en contemplant la montagne où la chasse du mouflon était une entreprise à haut risque pour des chasseurs peu aguerris. Et de se rappeler ses anciennes parties de chasse en compagnie d'amis, dont certains avaient été des bandits qui pillaient les campagnes. Après le retour de la Vieille, qui était allée donner à manger et à boire aux bêtes qu'elle affectait, il lui parla d'une scolopendre (mille-pattes venimeux des régions méditerranéennes et tropicales, dont la première paire de pattes est transformée encrochets à venin) logeant dans les fentes du plafond et d'un serpent dans le réduit de l'âne, en affirmant qu'ils ne représentaient aucun danger pour eux. Ils conversèrent un long moment des rapports entre les bêtes et les hommes et de leur familiarité avec les bêtes. La femme en vint à se désoler de l'absence de progéniture, mais son mari la consola en lui citant les noms de prophètes et de rois qui n'avaient pas d'enfants.

Chapitre 5: La modernité envahissante
Les deux vieux assistaient à la modernité envahissante qui gagnait du terrain chaque jour. La première maison de béton, dont le propriétaire est un Casablancais, apparut à proximité du cimetière, au lendemain de l'indépendance. Des pistes furent aménagées et des voiturent les sillonnèrent. Les anciennes maisons se ruinaient graduellement, surtout celles qui trônaient au sommet de la montagne. Des pompes d'eau firentirruption dans le village; les bruits des radios déchirèrent le silence des lieux. Le Vieux resta attaché à la tradition.

Chapitre 6: La mémoire saccagée par les mercantilistes
La modernité et la tradition cohabitaient bon gré mal gré. Les villageois continuaient à cultiver leurs terres et à se rendre au souk hebdomadaire en vue de s'approvisionner en produits modernes. Mais la femme de Bouchaïb rechignait toujours à aller à la minoterie installée dans le village pour faire moudre ses céréales; elle utilisait toujours sa meule. Et elle veillait pieusement à ses bijoux en argent qu'elle préférait à ceux en or. Le couple déplora le pillage du patrimoine archéologique, des bijoux ancestraux et des articles en boisporteurs d'histoire, par les trafiquants de tous acabits qui les revendaient à des étrangers. Et le Vieux de mettre sa femme en garde contre les camelots rapaces qui rôdent dans les villages. Bouchaib et sa femme étaient affligés par ces changements rapides qui annonçaient la ruine des valeurs ancestrales: la dépravation des jeunes à cause de la ville, le culte de l'argent, la rapacité qui mettait à mal les relations familiales et humaines, l'irrespectdes coutumes. Ils stigmatisaient notamment l'alcohol et ses retombées désastreux sur les jeunes. Après cette conversation sur les temps ingrats, Bouchaïb révéla à sa femme qu'il était en train d'écrire des poèmes.

Chapitre 7: Le tremblement de terre entre explication scientifique et métaphysique
Un jour, à la fin de l'été, après de bonnes récoltes, Bouchaib fumait alors que sa femme préparait le tajine. Un chat roux et une mule avaient remplacé le chat noir et l'âne morts depuis quelques temps. Le nouveau félin disparut vite après avoir goûté à peine sa pitance. La nuit, le couple sentit un tremblement de terre. Le lendemain les deux Vieux apprirent que la ville d'Agadir avait été complètement détruite. Les habitants du village, pris de panique, firent montre d'une grande piété. D'aucuns y virent un châtiment divin, contrairement à Bouchaib qui expliqua scientifiquement ce cataclysme naturel. Après une longue attente, les paysans se réjouirent des pluies torrentielles qui s'abattirent sur leur village. Ces paysans, qui peinaient beaucoup pour subsister, préféraient rester dans leur terroir que d'aller chercher une illusoire fortune dans les villes pestilentielles au Nord du pays, où les parvenus sont arrogants et avares. Dans ces villes régnaient la pauvreté, la mendicité et l'indifférence à l'égard du prochain.

Chapitre 8: L'Europe et la ville corrompent les coeurs et les moeurs
Le Vieux restait attaché à son village; il refusait catégoriquement de le quitter pour s'installer dans les ghettos de la ville, à l'instar des jeunes éblouis par la vie moderne. Ces derniers, ingrats à la terre qui les a nourris, émigrent pour exercer de sots métiers dans des conditions déplorables. La plupart de ceux qui ont émigré vers l'Europe ne sont pas mieux lotis: ils vivotent dans l'humiliation. Leurs enfants, nés en terre d'exilsont dépravés; ils ne respectent pas les vivants et profanent les tombes des ancêtres.

Chapitre 9: L'histoire du saint méconnu
L'hiver était rude; les habitants du village restaient tapis dans leurs demeures. Le couple conversa du nouveau fqih, jeune homme venu de l'institut de Taroudant en remplacement de l'ancien maître d'école mis en retraite. Pendant que la femme préparait, comme d'habitude, le tajine, le Vieux écrivait l'histoire épique d'un saint méconnu, Il lut à voix haute un fragment du poème qu'ilavait composé. Son épouse le trouva fascinant.

Chapitre 10: Envolée lyrique à propos de l'orange
Le Vieux se réjouit de l'avènement de la verdure printanière après les averses de l'hiver, ce qui permit au couple de manger des fruits et des légumes frais. Un matin ensoleillé où les villageois étaient gais, Bouchaib sortit son attirail d'écriture. Ensirotant le thé à l'absinthe, il pensa aux vieilles filles qui ne trouvaient pas de maris. Il conclut que le sort de ces dernières est mieux que celui des femmes mariées, battues par leurs époux et affaiblies par les multiples grosses. Il continua l'écriture quand sa femme, qui revenait de l'extérieur, lui apporta des oranges. Il n'en mangea pas, étant occupé par l'inspiration. Mais lorsqu'il rédigea plusieurs pages, il dégusta une orange en débitant un discours poétique sur ce fruit. Après le repas, un plat de couscous aux navets, il parla à sa femme du Mokaddem, un ancien trafiquant, et s'endormit.

Chapitre 11: Les touristes
Le Vieux continuait l'écriture de la vie du saint méconnu tout en initiant sa femme aux mystères du monde. Le lendemain, un guide touristique vint le voir pour louer sa mule et des ânes: cinq touristes américains voulaient faire une randonnée dans la montagne. L'un d'eux était un étudiant qui faisait une recherche sur les coutumes de la région; les autres des contestataires de la politique belliqueuse de leur pays. Bouchaïb invita les visiteurs à prendre du thé, mais il refusa de louer sa monture. Pressés, le guide et les touristes s'excusèrent et partirent.

Chapitre 12: L'écriture
Les touristes partis, le Vieux descendit dans le jardin où il observa le chat aux aguets pour attraper un oiseau. Après avoir préparé le thé, il se mit à écrire. Au déjeuner, il informa sa femme de la visite du guide. Ce dernier ne tarda pas à réapparaître pour lui dire qu'il n'avait pas trouvé de bêtes de location: les villageois en avaient besoin pour leurs travaux de champ.

Chapitre 13: La circoncision
Deux jours plus tard, Salem, un jeune Noir, vint inviter le Vieux à la fête de circoncision des deux garçons de l'adjudant. Il se rendit à la demeure de son hôte qui le reçut chaleureusement. La circoncision des deux enfants effrayés terminés, les invités conversèrent autour de ce rite et de l’excision dans certains pays africains. Après ils allèrent manger du couscous aux tripes, et partirent.

Chapitre 14: Le transistor japonais
Le Vieux vitupéra contre les riches qui s'étaient installés dans le village, et condamne leurs vices, leur engouement pour la modernité fallacieuse et leurs fortunes bâties grâce au vol. sa colère s'apaisa à la vue des amandiers fleuris. Ce matin-là de février, il alla à la minoterie en vue de récupérer un colis en provenance de l'Hexagone. De retour chez lui, il y trouva, outre le thé et le tabac que lui envoyait régulièrement chaque trimestre un ami résidant en France, un transistor japonais et une robe française pour la Vieille. Aussitôt, il se mit à écouter les paroles d'Ahwach. Son épouse apprécia beaucoup ces chants berbères.

Chapitre 15: Les ennuis d'Amzil
Le Vieux fit venir Amzil pour qu'il ferre la meule. Le travail achevé, il invita le maréchal-ferrant à prendre un verre de thé. Ce dernier lui conta ses ennuis à cause de l'accouchement difficile de sa femme, et lui parla de la bienfaisance de Haj lahcène qui l'avait aidé.

Chapitre 16: la modernité a ruiné le maréchal-ferrant
Au dîner, Bouchaib relata à sa femme la rnésaventure d'Amzil et ne manqua pas de louer la générosité et la noblesse de Haj lahcène. Il se désola à cause de la ruine du maréchal-ferrant provoquée par l'industrie moderne et la concurrence des produits étrangers que les gens se procuraient volontiers. Avant de dormir, le Vieux écouta à la radio l'Ahwach.

 

 



Chapitre 17: L'attrait de la modernité
Depuis l'agrandissement du magasin du village, les gens n'allaient que rarement au souk hebdomadaire; même le Vieux dérogeait à cette tradition. Ce jour-là, il fut au magasin dans le but de faire des emplettes: il voulait se procurer des objets modernes, dont un réchaud à gaz.

Chapitre 18: Le Vieux, fidèle aux traditions
Lorsque le patron du magasin lui conseilla de se procurer des engrais, Bouchaib s'indigna et refusa net. Il acheta un cuissot de chevreau et des plants puis revint chez lui. Après avoir planté les herbes achetées au magasin, il se remit à écrire l'histoire du saint, avec l'espoir qu'un jour quelqu'un découvrirait le manuscrit et le publierait.

Chapitre 19: Écrire contre l'oubli
Les propriétaires vendirent leur troupeau de chèvres et de brebis; ils n'en voulaient plus. L’aïeule, doyenne de la région, refusait cependant de quitter la demeure délabrée où elle végétait en compagnie de son fils démuni. Le Vieux vouait un grand respect à cette vieille femme. Il était affligé à l'idée qu'après la mort de la doyenne, le fils, renié par ses frères, vende la demeure qui serait démolie. Bouchaib déplora la vente du troupeau, dernier symbole de la région gagnée par une modernité frénétique. Le troupeau lui rappelait l'Ancêtre venu du Sahara pour s'installer dans la région. C'est pour préserver ce patrimoine que le Vieux écrivait.

Chapitre 20: De beaux poèmes
La medersa, attenante à un sanctuaire, était dirigée par un jeune imam lettré. Le Vieux, qui lui avait confié depuis quelques jours une partie de son manuscrit, se rendit ce matin-là à l'école pour le voir. Ce dernier fit des éloges enthousiasmés aux poèmes, et promit à l'auteur d'oeuvrer pour leur publication. De retour à la maison, sa femme lui fit savoir que H'mad leur avait apporté deux perdreaux, et révéla son intention de faire moudre son orge à la minoterie. Le Vieux lui donna raison en expliquant qu'il y avait de bonnes et de mauvaises choses dans la modernité.

Chapitre 21: La publication de l'oeuvre du Vieux
Au grand étonnement de son épouse, le Vieux se réveilla au milieu de la nuit pour semettre à écrire. Il la rassura en disant que l'écriture le rajeunissait. Après quelques semaines de travail, il acheva son oeuvre et fut voir l'imam à lamedersa. Ce dernier la fit calligraphier par l'un de ses disciples et garda à la bibliothèque la belle calligraphie dans l'espoir qu'un mécène veuille l'imprimer. Un mois plus tard, un professeur à l'institut de Taroudant ouvrit une souscription, et le livre vit le jour. Mais bien que les medias aient ignoré cette oeuvre, un chantre manifesta son désir de mettre l'histoire en chanson. Le Vieux refusa; mais sur insistance de l'éditeur et de l'imam, il finit par accepter cette offre. Ainsi, l'auteur gagna de l'argent dont il offrit une partie à l'imam pour la réfection de la medersa.

Chapitre 22: Diffusion audiovisuelle des poèmes
Le Vieux accepta la diffusion audiovisuelle de son livre, car de la sorte les analphabètes y auraient accès. Cependant, il préférait des lecteurs lettrés capables d'apprécier la beauté de son oeuvre. Sa femme fut contente quand on le qualifia à la radio d'Agadir de grand poète. Bouchaib lui promit d'acheter un lecteur de cassettes afin qu'elle puisse écouter ses poèmes qui seraient enregistrés sur cassettes.

Chapitre 23: Le poème Tislit Ouaman
Quelques jours plus tard, le Vieux acheta au magasin un lecteur, des cassettes de Haj Belaïd et une lampe à gaz. Lorsqu'il fut de retour à la maison, il confia à son épouse son intention d'écrire un poème intitulé Tislit Ouaman. En sa qualité de poète devin, il exprima sa crainte d'une imminente sécheresse qui aurait des effets désastreux.

Chapitre 24: L'incendie du verger
Un jour, Bouchaib assista à l'incendie du verger d'Oumouh. Le lendemain, il apprit qu'on avait trouvé dans le verger des canettes de bière et des mégots. Il était sûr que Oumouh serait dédommagé par les parvenus dont les fils dépravés avaient provoqué l'incendie. Le couple conversa longuement de la famille dégénérée d'Oumouh, après quoi Bouchaib continua à écrire son poème en fumant et en sirotant le thé.

Chapitre 25: La visite de l'ami de France
Un matin, Radwane, le vieil ami de France, vint après trente ans d'exil, rendre visite au Vieux. Le visiteur dit qu'on parlait à Paris de son livre. Il déplora les conditions devie des émigrés dans l'Hexagone, notamment à cause de la montée du fascisme et duracisme. Les deux hommes en vinrent à deviser de la modernité fallacieuse du village où règne la misère et le culte de l'argent. Au moment où ils parlaient de l'âne et de la mule, le Vieux et le visiteur entendirent un coup de feu. L'hôte expliqua que c'était H'mad qui chassait les perdreaux. Dix minutes plus tard, le braconnier apporta six volatiles ensanglantés. Le déjeuner terminé, Radwane dit au Vieux qu'il devait partir à Agadir où il avait rendez-vous avec des personnes importantes: il comptait acheter une ferme d'agrumes et installer une usine de production de jus d'orange. Après les salutations d'usage, le visiteur partit et le Vieux s'endormit.

Chapitre 26: La sécheresse
Cet hiver-là, la saison s'annonçait mal à cause des pluies qui tardaient à venir. C'était la sécheresse. Les bêtes crevaient de faim et de soif. Et bien que les autorités aient décrété qu'on ne sacrifierait pas de moutons à l'occasion de l'Aid El Kabir, certaines gens égorgèrent des ovins. Dans les bidonvilles, éclata une émeute qui fut réprimée dans le sang. C'est alors que l'État se mit à construire des barrages. Au village, les effets de la sécheresse ne sefaisaient pas sentir avec acuité. La vieille dit à son mari que ce qu’il avait prédit dans son poème Tislit Ouaman, seréalisa. Et de lui demander des livres pour leur vieille voisine lettrée. Le Vieux apprit à sa femme à faire fonctionner le magnétophone pour qu'elle puisse écouter ses poèmes mis en chanson par un raïs. Dans ces poèmes, il parlait de l'amour, de la beauté et de la nature. En buvant le thé, le Vieux contemplait la montagne et réfléchissait aux changements que le temps apportait. Il se souvint de Khoubbane qui lui apportait ses porte-plumes, ses crayons et ses cahiers. C'était un homme qui aimait sa femme d'un amour profond.

Chapitre 27: L'espoir
La deuxième année de sécheresse était plus terrible, Les bourgades furent désertées par les habitants. Cependant le Vieux ne s'inquiétait pas pour son village, Il stigmatisait ceux qui émigrent pour s'entasser dans les ghettos des villes, et les parvenus indifférents au sort des démunis. En dépit du malheur, Bouchaib restait confiant dans l'avenir.
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