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Ancien 11/02/2020, 13h30
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]HISTOIRE Chapitre I

Il s'agit d'un roman à thèse où l'auteur dénonce la peine de mort. Le texte est un récit qui s'apparente à un monologue intérieur. En effet, le narrateur s'adresse à lui-même. Le narrateur étant lui-même le personnage principal, le texte est à la 1ère personne avec une focalisation interne qui nous permet de vivre avec ce pauvre condamné ses derniers jours avant son exécution. Une idée préoccupe l'esprit du narrateur sa condamnation à mort. Cette idée l'obsède, il la décrit comme une femme qui le secoue avec ses deux mains d'où la personnification. Le texte est riche en termes appartenant au champ lexical "la prison".

Que pensez-vous de la peine de mort?
La peine de mort supprime pour l'accusé toute possibilité de rachat et de repentir. Je pense qu'il faut tout d'abord étudier les circonstances dans lesquelles le coupable a commis son délit ou son crime. Peut-être était-il sous le coup de la peur ou de la défense? Ou bien était-il malade? Ou bien encore subissait-il une mauvaise influence? Toutes ces raisons et d'autres encore peuvent l'excuser. D'autre part, les erreurs judiciaires existent et si le condamné est décapité ou exécuté, on ne pourra réparer l'erreur commise. En outre, on fait souffrir des innocents à savoir la famille du condamné à mort et ses proches.
Enfin, même si le crime est évident, l'accusé est toujours susceptible de se repentir et même de se racheter.


Djc TEXTE
(… )J’ai une voix dans l’oreille qui me dit toujours :
Il y a dans cette même ville, à cette même heure, et pas bien loin d’ici, dans un autre palais, un homme qui a aussi des gardes à toutes ses portes, un homme unique comme toi dans le peuple, avec cette différence qu’il est aussi haut que tu es bas. Sa vie entière, minute par minute, n’est que gloire, grandeur, délices, enivrement.
Tout est autour de lui amour, respect, vénération. Les voix les plus hautes deviennent basses en lui parlant et les fronts les plus fiers ploient. Il n’a que de la soie et de l’or sous les yeux. A cette heure, il tient quelque conseil de ministres où tous sont de son avis, ou bien songe à la chasse de demain, au bal de ce soin sûr que la fête viendra à l’heure, et laissant à d’autres le travail de ses plaisirs. Eh bien ! Cet homme est de chair et d’os comme toi ! Et pour qu’à l’instant même l’horrible échafaud s’écroulât, pour que tout te fut rendu, vie, liberté, fortune, famille, il suffirait qu’il écrivît avec cette plume les sept lettres de son nom au bas d’un morceau de papier, ou même que son carrosse rencontrât ta charrette ! Et il est bon, et il ne demandera pas mieux peut-être, et il n’en sera rien.
Compréhension de l’écrit : (10 pts) (1 point pour chaque question)
1. Complétez le tableau suivant :
Titre de l’œuvre Son genre Son auteur Date de sa parution
Le dernier jour d’un condamné Roman à thèse Victor HUGO 1829
2. Où se trouve le personnage-narrateur ? Le personnage narrateur se trouve dans sa cellule
3. A-t-il encore de l’espoir d’être sauvé ? Oui, il garde encore un peu d’espoir d’être sauvé.
4. En quoi consiste cet espoir ? Cet espoir consiste en une grâce de la part du roi.
5. Pourquoi l’auteur procède-t-il à une comparaison entre le roi et le prisonnier ? L’auteur procède à cette comparaison pour montrer que le prisonnier est un être humain comme le roi…
6. Quelle est la tonalité dominante dans ce texte ? Pathétique
7. Pourquoi l’auteur a-t-il choisi cette tonalité ? L’auteur a choisi cette tonalité pour émouvoir et apitoyer le roi et le persuader d’abolir la peine de mort.
8. Le narrateur loue la grandeur du roi. Pourquoi l’auteur recourt-il à cela ? L’auteur loue la grandeur du roi pour flatter son amour-propre pour le persuader d’abroger la peine capitale.
9. Quelle est la figure de style exprimée dans la phrase soulignée dans le texte ? « Il est aussi haut que tu es bas »
10. A la lumière de votre lecture du roman, quelle est la visée de l’auteur ? L’auteur veut persuader le roi, en éveillant en lui les sentiments de pitié et de compassion.


Sujet : La délinquance juvénile est devenue un fléau social. Quelles sont les formes de cette délinquance ? Et quelles sont ses causes, ses conséquences et les solutions que vous préconisez ?

La délinquance juvénile c’est l’ensemble des infractions commises par des jeunes. Plusieurs causes sont à l’origine de ce fléau social dont les conséquences sont graves. Mais les solutions ne manquent pas malgré la gravité du phénomène.

La délinquance juvénile prend plusieurs formes. Les vols sont les délits les plus fréquents que commettent les délinquants. Ils se livrent à ces cambriolages dans le but d'avoir l'argent nécessaire à l'achat de stupéfiants. Différentes drogues, dures ou douces, sont consommées par ces jeunes dont certains se transforment en dealers.
Dans ces milieux, la violence est une monnaie courante. C'est la loi du plus fort qui y règne. Les délinquants se constituent quelquefois en bandes de criminels et agressent les passants ou dévalisent les magasins ou les banques sous la menace des armes blanches ou rarement des armes à feu. Certains délinquants ne pouvant pas recourir à la force physique préfèrent se prostituer. Mais ce qui est inquiétant, c'est le phénomène de la violence. De jeunes délinquants constituent des milices et terrorisent les citoyens afin de leur confisquer leurs biens.

La délinquance juvénile ne cesse pas de faire tache d'huile au sein de notre société, parce que les facteurs qui l'engendrent sont nombreux. La première cause de ce fléau est la pauvreté. Les jeunes des quartiers défavorisés croupissent dans la misère. Ils n'ont pas les moyens de s'offrir une moto, ou un voyage. Or, la télévision les martèle à longueur de journée par les images de jeunes vivant dans le luxe et le confort matériel. La télé et l’internet créent chez eux de nouveaux besoins qu'ils ne peuvent guère satisfaire, faute de moyens pécuniaires.
Leur situation matérielle est aggravée par le chômage. Ayant été exclus de l'école, et n'ayant pas reçu une formation professionnelle, les jeunes sont confrontés au désœuvrement. Or, comme le dit le dicton, l'oisiveté est mère de tous les vices. Afin de chasser l'ennui, ils fument, puis s'adonnent à la drogue et aux boissons alcooliques. La routine et l'oisiveté soulèvent la question des distractions. Les quartiers populaires où ils vivent ne sont pas équipés en maisons de jeunes, en piscines, en aires de jeux, en terrains de sport et en complexes culturels. Bref, les jeunes ne sont pas encadrés, et guidés. Et ils ne trouvent pas de lieux où passer le temps et où se distraire.
Les problèmes familiaux sont un grand facteur de la délinquance. Les conflits entre le père et la mère se soldent dans beaucoup de cas par le divorce et le remariage de l'un des parents. Aussi les enfants sont-ils rejetés par le beau-père ou la belle-mère. Ils vagabondent dans les rues où, marginalisés par la société, ils apprennent la violence. La télévision et l’internet renforcent les penchants d'agressivité et de mal chez les jeunes par les images de brutalité qu'ils proposent.
Les conséquences de la délinquance juvénile sont visibles à l'œil nu. La multiplication du nombre de délinquants crée un climat d'insécurité dans le pays. Les citoyens qui rencontrent de jeunes criminels aux coins des rues sombres ont peur. Or, la sécurité est une nécessité vitale pour la stabilité et l'épanouissement économique d'un Etat.
L'économie est aussi privée de la force de ces jeunes qui auraient pu être un acteur du développement, en mettant la puissance de leurs bras et leurs ressources intellectuelles au service des entreprises. Au lieu de participer à la production de la richesse du pays, ces délinquants deviennent un fardeau. La société dépense des sommes considérables pour la construction des prisons. Cet argent aurait pu être utilisé pour l'édification des écoles et d'hôpitaux, par exemple.
Plus encore, ces délinquants contribuent à la propagation de nombreux fléaux sociaux comme le trafic de stupéfiants, la prostitution, le commerce des boissons alcooliques et l'extension de maladies dangereuses telle le sida.

Mais cette délinquance n'est pas une fatalité ; le remède est possible. Afin d’enrayer ce mal, les mesures policières ne suffisent pas. Certes, elles sont nécessaires pour dissuader les délinquants de perpétrer des agressions ; pourtant, d'autres mesures s'imposent. La plus importante est sans aucun doute de favoriser l'aide à la formation professionnelle des adolescents. Il faut dispenser à ces jeunes une formation qui leur permette d'intégrer le monde du travail.
Dans les quartiers populaires, il est impératif d'organiser des loisirs éducatifs auprès des jeunes et des enfants. D'où la nécessité de créer des espaces sportifs, culturels et associatifs qui font cruellement défaut dans les banlieues. Cependant, ces mesures ne permettront pas d'atteindre tous les objectifs escomptés s'ils ne sont pas accompagnés d'une campagne de prévention. Il est nécessaire d'informer les jeunes et de sensibiliser l'ensemble des citoyens aux causes et aux conséquences de la délinquance juvénile. Des émissions à la radio, à la télévision , via les réseaux sociaux , des manifestations sportives et culturelles sont fructueux dans ce sens.
Bref, la crise économique que traverse notre pays engendre beaucoup de problèmes comme le chômage, le divorce, l'alcoolisme, la toxicomanie et l'échec scolaire. Ces fléaux incitent les adolescents à la délinquance. Ce phénomène prend des proportions alarmantes. Il faut agir vite avant qu'il ne soit trop tard. Nous sommes tous concernés.
Dans le but de sauvegarder l'ordre public et de faire régner un climat de sécurité au sein de notre société, la loi sanctionne l'acteur d’un délit d’une peine selon la gravité du crime commis. Pourtant, on constate, de nos jours, que le taux des crimes monte en flèche. Alors, pourquoi les châtiments ne contribuent-ils pas à empêcher ces actes de vandalisme ?

Certes, la loi puni les malfaiteurs au nom de la balance de la justice afin que le citoyen vive en paix. Mais on ne cesse de se plaindre ces dernières années de la dégradation et de l'anarchie qui sévissent au sein de notre société à cause des criminels qui bafouent la loi et commettent des crimes morbides et barbares. À tire d'exemple, le boucher de Tétouan qui a tué une mère de quatre enfants. Par conséquent, le rôle de l’univers carcéral laisse à désirer .Puisque les détenus trouvent que la vie en prison est plus confortable que celle qu’ils mènent dans les milieux défavorisés dont ils sont issus.
En outre, on assiste actuellement à une dégradation chaotique des valeurs humaines.

Par ailleurs, on pourrait aussi incriminer la société .cette dernière ne doit pas punir pour se venger mais plutôt pour améliorer.

Bref, la torture et l’isolement ne sont pas les solutions idéales afin de corriger les malfaiteurs mais c’est d’une bonne éducation qu’ils ont besoin. Et comme l’a dit Victor Hugo "chaque enfant qu’on enseigne et un homme qu’on gagne"


REFLEXION : Toutes les sociétés ont, à un moment de leur histoire, pratiquée la peine de mort. Cette sentence est-elle nécessaire? Rédigez une réflexion dans laquelle vous analyserez les tenants et aboutissants de cette pratique.

1. PLAN DIALECTIQUE
1. Une introduction problématisée:
•Présenter le sujet
•Poser le problème
•Problématiser
•Annoncer le plan du développement
2. Un développement :
•Une thèse : opinion + arguments + exemples
•Une antithèse: opinion contraire + arguments
•Une synthèse : une fusion des deux opinions (facultative ou peut être considérée comme conclusion)
3. Une conclusion
•Récapituler : résumer très rapidement
•Ouvrir : annoncer un autre sujet



- Production écrite: Imaginez la suite (Chapitre 50) du "Dernier jour d'un condamné"


J’étais conduit, les mains ligotées, vers la guillotine. Les cris de la foule assoiffée du sang m’assourdirent à tel point que je sentis tout mon sang se glacer dans mes veines. Je recueillis mes forces pour affronter la mort avec impavidité. Le prêtre effleura ma tête tondue avec tendresse et m’exhorta à prendre courage. Je faillis perdre mon impassibilité quand j’eus vu ses yeux embués de larmes. Je jetai un coup d’œil sur la place de Grève qui était à ce moment encombrée d’une foule immense. Une douleur tenaillant me submergea quand je vis un visage angélique suivre des yeux avides la scène de mon exécution. C’était ma fille Marie. Le bourreau s’approcha de moi, me banda les yeux et m’enfonça la tête dans le trou de la guillotine. C’était un moment affreux. Alors que le bourreau s’apprêtait à remonter le couperet avec sa corde, un coup de fusil retentit. Un silence atroce succéda à ce coup. Un gendarme se présenta devant le bourreau pour lui ordonner d’arrêter l’exécution. Les valets s’empressèrent de me délier les mains et d’enlever la bande de mes yeux. Le bourreau, l’air indigné, me lança un regard vindicatif. Entre temps, un carrosse majestueux escorté de soldats passa près de la place de Grève . C’était le cortège royal.
Merci de me lire
- Production écrite: Imaginez la suite (Chapitre 50) du "Dernier jour d'un condamné"
J’étais conduit, les mains ligotées, vers la guillotine. Les cris de la foule assoiffée du sang m’assourdirent à tel point que je sentis tout mon sang se glacer dans mes veines. Je recueillis mes forces pour affronter la mort avec impavidité. Le prêtre effleura ma tête tondue avec tendresse et m’exhorta à prendre courage. Je faillis perdre mon impassibilité quand j’eus vu ses yeux embués de larmes. Je jetai un coup d’œil sur la place de Grève qui était à ce moment encombrée d’une foule immense. Une douleur tenaillante me submergea quand je vis un visage angélique suivre des yeux avides la scène de mon exécution. C’était ma fille Marie. Le bourreau s’approcha de moi, me banda les yeux et m’enfonça la tête dans le trou de la guillotine. C’était un moment affreux. Alors que le bourreau s’apprêtait à remonter le couperet avec sa corde, un coup de fusil retentit. Un silence atroce succéda à ce coup. Un gendarme se présenta devant le bourreau pour lui ordonner d’arrêter l’exécution. Les valets s’empressèrent de me délier les mains et d’enlever la bande de mes yeux. Le bourreau, l’air indigné, me lança un regard vindicatif. Entre-temps, un carrosse majestueux escorté de soldats passa près de la place de Grève . C’était le cortège royal.
Merci de me lire




Production écrite:
Rédigez la lettre envoyée par le condamné à sa fille Marie.

Elément de réponse:
La Conciergerie 1829
Chère petite Marie,
Alors que tu joues innocemment avec les enfants de ton âge, ces inexorables gens vont me conduire dans une charrette vers une place où se dresse une machine dont seulement le nom fait blanchir les cheveux d'un bébé.
Quand tu seras grande, on te dirait que tu es la fille d'un homme assassin, un homme qui a versé du sang, un homme maudit. Ne les croyez surtout pas. Ton père est un homme de bien, raffiné par l'éducation. Jamais ton père n'a pensé à commettre un crime, mais c'était au-delà de ma volonté. L'erreur est humaine, même coûteuse qu'elle soit. Combien ai-je repenti d'avoir perpétré cet atroce crime. Les six semaines que j'ai passées dans cette hideuse prison suffirait d'expier la faute que j'ai commise et de me rendre blanc comme neige.
Chère Marie, tu serais peut-être honteuse de mon nom devant tes camarades de classe, on te marginaliserait, on te tournerait en dérision et peut-être tu serais réduite en paria. Je te vois d'ici en train de digérer leurs affronts. Combien je me sens déchiré à ta place! Mais, je suis sûr que si tu crois en la pureté de mon âme, tu ne leur baisseras jamais la tête. Dites-leur que ton père est un homme de bien ! Dites-leur que ton père est victime de l'atrocité de la société ! Si tu assistais à la foule assoiffée de sang qui ruait derrière la charrette de ton père, tu aurais compris que la justice est injuste.
Chère Marie, j'aimerais bien te confier un secret: Quand j'étais dans la cour d'assise, j'ai empêché mon avocat de réclamer les circonstances atténuantes, c'est-à-dire les travaux forcés. Car jamais je ne demanderais pitié, mon amour-propre est au-dessus de toute considération. Mourir en gardant sa face vaut mieux mille fois que d'implorer la pitié de ces gens indignes. C'est vrai que j'ai eu recours au pourvoi de cassation, mais c'était juste pour essayer la dernière tentative pour me sauver de la peine de mort et tout cela était pour toi, pour suivre tes nouvelles, pour avoir l'espoir de te revoir un jour. Un forçat au moins il voit, il sent.
Oh chère petite Marie! Que la justice est inique ! Figure-toi que ton père n'a jamais eu d'antécédents. Mon casier judiciaire était vierge: point de crime, point de vol, point de délit… et pourtant cela n'avait pas rendu les mains des juges moins légères.
Te rappelles-tu chère Marie du jour où tu me rendais visite ? C'était le plus beau jour de ma vie. Et combien était mon désappointement et mon affliction quand tu ne m'avais plus reconnu. Je sentais que la dernière fibre de mon cœur était brisée.
Chère marie, dans les quelques heures qui viennent, je serai quelqu'un d'immonde. Je peux endurer tous les supplices que les hommes pourraient m'infliger. Peu importe pour moi ! Mais ce que je ne peux plus endurer, c'est que tu auras honte de mon nom.
Pardonne-moi si ma lettre te parviendra toute abîmée, car je n'arrive plus à arrêter mes larmes qui coulent chaudement sur ma lettre. Pourtant, j'ai laissé une véritable plaidoirie que tu liras certainement un jour. Tu y trouveras un journal détaillé de mes souffrances. Mon amour pour toi est incomparable ! Que Dieu te bénisse chère Marie !
Merci de me lire
Texte 1:
Avant de m'ensevelir dans cette tombe à deux roues, j'ai jeté un regard dans la cour, un de ces regards désespérés devant lesquels il semble que les murs devraient crouler. La cour espèce de petite place plantée d'arbres, était plus encombrée encore de spectateurs que pour les galériens. Déjà la foule !
Comme le jour du départ de la chaîne, il tombait une pluie de la saison, une pluie fine et glacée qui tombe encore à l'heure où j'écris, qui tombera sans doute toute la journée, qui durera plus que moi. Les chemins étaient effondrés, la cour pleine de fange et d'eau. J'ai eu plaisir à voir cette foule dans cette boue.
Nous sommes montés, l'huissier et un gendarme, dans le compartiment de devant ; le prêtre, moi et un gendarme dans l'autre. Quatre gendarmes à cheval autour de la voiture. Ainsi, sans le postillon, huit hommes pour un homme.
Pendant que je montais, il y avait une vieille aux yeux gris qui disait : - J'aime encore mieux cela que la chaîne.
Je conçois. C'est un spectacle qu'on embrasse plus aisément d'un coup d'œil, c'est plus tôt vu. C'est tout aussi beau et plus commode. Rien ne vous distrait. Il n'y a qu'un homme, et sur cet homme seul autant de misère que sur tous les forçats à la fois. Seulement cela est moins éparpillé ; c'est une liqueur concentrée, bien plus savoureuse.
La voiture s'est ébranlée. Elle a fait un bruit sourd en passant sous la voûte de la grande porte, puis a débouché dans l'avenue, et les lourds battants de Bicêtre se sont refermés derrière elle. Je me sentais emporté avec stupeur, comme un homme tombé en léthargie qui ne peut ni remuer ni crier et qui entend qu'on l'enterre. J'écoutais vaguement les paquets de sonnettes pendus au cou des chevaux de poste sonner en cadence et comme par hoquets, les roues ferrées bruire sur le pavé ou cogner la caisse en changeant d'ornière, le galop sonore des gendarmes autour de la carriole, le fouet claquant du postillon. Tout cela me semblait comme un tourbillon qui m'emportait.
À travers le grillage d'un judas percé en face de moi, mes yeux s'étaient fixés machinalement sur l'inscription gravée en grosses lettres au-dessus de la grande porte de Bicêtre : HOSPICE DE LA VIEILLESSE.
- Tiens, me disais-je, il paraît qu'il y a des gens qui vieillissent, là. Et, comme on fait entre la veille et le sommeil, je retournais cette idée en tous sens dans mon esprit engourdi de douleur Tout à coup la carriole, en passant de l'avenue dans la grande route, a changé le point de vue de la lucarne. Les tours de Notre-Dame sont venues s'y encadrer bleues et à demi effacées dans la brume de Paris. Sur-le-champ le point de vue de mon esprit a changé aussi. J'étais devenu machine comme la voiture. À l'idée de Bicêtre a succédé l'idée des tours de Notre-Dame. - Ceux qui seront sur la tour où est le drapeau verront bien, me suis-je dit en souriant stupidement.
Je crois que c'est à ce moment-là que le prêtre s'est remis à me parler. Je l'ai laissé dire patiemment. J'avais déjà dans l'oreille le bruit des roues, le galop des chevaux, le fouet du postillon. C'était un bruit de plus.

Extrait de « Le dernier jour d’un condamné » de Victor Hugo.
I. ÉTUDE DE TEXTE : (10 points)

Relisez le texte et répondez aux questions suivantes :
1) Victor HUGO est un grand écrivain français.
Quand et où est-il né ? Citez une de ses œuvres autre que « Le Dernier Jour d'un Condamné ». Quand et où est-il mort ?
Pour répondre, vous pouvez choisir parmi les informations suivantes : 1702, 1802, 1885, 1895, à Paris, à Grenoble, à Besançon, « La légende des siècles », « Les travailleurs de la mer ». « Le déterreur » (1,5 pts)
2) D'après votre lecture de l'œuvre,
a) où se trouve le narrateur ?
b) où est-il conduit ? (1 pt)
3) Donnez deux reprises lexicales de « cette tombe à deux roues » dans cet extrait. (1 pt)
4) Relevez dans le passage allant de « Avant de m'ensevelir dans cette tombe … » jusqu’à « J'ai eu plaisir à voir cette foule dans cette boue. »
a) une comparaison ;
b) une métaphore ;
c) Quelle idée chacune de ces deux figures de style met-elle en relief ? (1 pt)
5) Relevez dans le texte quatre termes appartenant au champ lexical du bruit. (1 pt)
6) a) Dégagez du texte deux sentiments éprouvés par le narrateur.
b) Qu'est-ce qui est à l'origine de chacun d'eux ? (1pt)
7) « Pendant que je montais, il y avait une vieille aux yeux gris qui disait : - J'aime encore mieux cela que la chaîne. »
a) De quelle chaîne s’agit-il ?
b) Pourquoi le narrateur n’a-t-il pas fait partie de cette chaîne ? (1 pt)
8) « Je conçois. C'est un spectacle qu'on embrasse plus aisément d'un coup d'œil … c'est une liqueur concentrée, bien plus savoureuse. »
Dans ce passage, s’agit-il du récit ou du commentaire ?
Justifiez votre réponse. (1 pt)
9) a) Ce passage est-il surtout, a) pathétique, b) ironique, c) comique ?
b) Justifiez votre réponse. (1 pt)
10) D’après-vous, cet extrait peut-il être considéré comme un argument contre la peine de mort ? Pourquoi ? (0,5 pt)

Texte n°2:
Le boulevard franchi, la carriole s’est enfoncée au grand trot dans ces vieilles rues tortueuses du faubourg Saint-Marceau et de la Cité, qui serpentent et s’entrecoupent comme les mille chemins d’une fourmilière. Sur le pavé de ces rues étroites le roulement de la voiture est devenu si bruyant et si rapide, que je n’entendais plus rien du bruit extérieur. Quand je jetais les yeux par la petite lucarne carrée, il me semblait que le flot des passants s’arrêtait pour regarder la voiture, et que des bandes d’enfants couraient sur sa trace. Il m’a semblé aussi voir de temps en temps dans les carrefours ça et là un homme ou une vieille en haillons, quelquefois les deux ensemble, tenant en main une liasse de feuilles imprimées que les passants se disputaient, en ouvrant la bouche comme pour un grand cri.
Huit heures et demie sonnaient à l’horloge du Palais au moment où nous sommes arrivés dans la cour de la Conciergerie. La vue de ce grand escalier, de cette noire chapelle, de ces guichets sinistres, m’a glacé. Quand la voiture s’est arrêtée, j’ai cru que les battements de mon cœur allaient s’arrêter aussi. J’ai recueilli mes forces ; la porte s’est ouverte avec la rapidité de l’éclair ; j’ai sauté à bas du cachot roulant, et je me suis enfoncé à grands pas sous la voûte entre deux haies de soldats.
Il s’était déjà formé une foule sur mon passage.
Le Dernier Jour D’Un condamné
I)- Etude de texte :
1)- Quel est le mobile qui a poussé Victor Hugo à écrire sa plaidoirie contre la peine de mort ?
2)- Situez le passage par rapport à l’œuvre dont il est extrait.
3)- Où se trouve le condamné pendant l’écriture de ce passage ?
4)- Ce passage représente : Une analepse Une prolepse
5)- Que contenaient les feuillets que les gens se disputaient ?
6)- Le condamné lira l’une de ces feuillets dans une autre circonstance, dites laquelle.
7)- Quel était le sentiment éprouvé par le narrateur quand il est arrivé dans la cour de la Conciergerie ?
8)- Relevez dans le texte :
- Une proposition subordonnée circonstancielle de conséquence.
- Une proposition subordonnée relative.
- Une proposition subordonnée complétive.
- Une proposition subordonnée participiale.
9)-
a)- Relevez dans le dernier paragraphe une métaphore.
b)- Quel est l’effet recherché par l’emploi de cette figure de style ?
10)- « Je vais attendre un moment, nous ferons les deux procès à la fois, cela s’arrange bien. » déclara l’huissier au directeur.
Transposez cet énoncé au discours indirect libre.


Antigone
de Jean Anouilh
• Résumé d’Antigone de Jean Anouilh
• Les personnages d’Antigone
Antigone, tragédie de Jean Anouilh (1944)
Jean Anouilh a écrit cette pièce en 1942. Celle-ci fut créée le 4 février 1944 au théâtre de l’Atelier à Paris, dans une mise en scène d’André Barsac. Elle a été publiée en 1946, aux éditions de la table Ronde et figure dans les Nouvelles pièces noires parues la même année.
Résumé d’Antigone de Jean Anouilh
Tragédie en prose, en un acte.
Le personnage baptisé le Prologue présente les différents protagonistes et résume la légende de Thèbes (Anouilh reprend cette tradition grecque qui consiste à confier à un personnage particulier un monologue permettant aux spectateurs de se rafraîchir la mémoire. Le Prologue replace la pièce dans son contexte mythique). Toute la troupe des comédiens est en scène. Si certains personnages semblent ignorer le drame qui se noue, d’autres songent déjà au désastre annoncé.
Antigone rentre chez elle, à l’aube, après une escapade nocturne. Elle est surprise par sa nourrice qui lui adresse des reproches. L’héroïne doit affronter les questions de sa nounou. Le dialogue donne lieu à un quiproquo. La nourrice prodigue des conseils domestiques (« il va falloir te laver les pieds avant de te remettre au lit») tandis qu’Antigone évoque son escapade avec beaucoup de mystère (« oui j’avais un rendez-vous»). Mais elle n’en dira pas plus.
La nourrice sort et Ismène, la soeur d’Antigone, dissuade cette dernière d’enfreindre l’ordre de Créon et d’ensevelir le corps de Polynice. Ismène exhorte sa soeur à la prudence («Il est plus fort que nous, Antigone, il est le roi»). Antigone refuse ces conseils de sagesse. Elle n’entend pas devenir raisonnable.
Antigone se retrouve à nouveau seule avec sa nourrice. Elle cherche à surmonter ses doutes et demande à sa nourrice de la rassurer. Elle tient aussi des propos ambigus pour ceux (et c’est le cas de la nourrice) qui ne connaissent pas son dessein. Elle semble décidée à mourir et évoque sa disparition à mots couverts « Si, moi, pour une raison ou pour une autre, je ne pouvais plus lui parler...».
Antigone souhaite également s’expliquer avec son fiancé Hémon. Elle lui demande de le pardonner pour leur dispute de la veille. Les deux amoureux rêvent alors d’un bonheur improbable. Sûre d’être aimée, Antigone est rassurée. Elle demande cependant à Hémon de garder le silence et lui annonce qu’elle ne pourra jamais l’épouser. Là encore, la scène prête au quiproquo : le spectateur comprend qu’Antigone pense à sa mort prochaine, tandis qu’Hémon, qui lui n’a pas percé le dessein d’Antigone, est attristé de ce qu’il prend pour un refus.
Ismène revient en scène et conjure sa sœur de renoncer à son projet. Elle affirme même que Polynice, le «frère banni», n’aimait pas cette sœur qui aujourd’hui est prête à se sacrifier pour lui.
Antigone avoue alors avec un sentiment de triomphe, qu’il est trop tard, car elle a déjà, dans la nuit, bravé l’ordre de Créon et accompli son geste « C’est trop tard. Ce matin, quand tu m’as rencontrée, j’en venais.»
Jonas, un des gardes chargés de surveiller le corps de Polynice, vient révéler à Créon, qu’on a transgressé ses ordres et recouvert le corps de terre. Le roi veut croire à un complot dirigé contre lui et fait prendre des mesures pour renforcer la surveillance du corps de Polynice. Il semble également vouloir garder le secret sur cet incident : « Va vite. Si personne ne sait, tu vivras.»
Le chœur s’adresse directement au public et vient clore la première partie de la pièce. Il commente les événements en exposant sa conception de la tragédie qu’il oppose au genre littéraire du drame. Le chœur affiche également une certaine ironie et dévoile les recettes de l’auteur : «c’est cela qui est commode dans la tragédie. On donne un petit coup de pouce pour que cela démarre... C’est tout. Après on n’a plus qu’à laisser faire. On est tranquille. Cela roule tout seul.»
Antigone est traînée sur scène par les gardes qui l’ont trouvée près du cadavre de son frère. Ils ne veulent pas croire qu’elle est la nièce du roi, et la traitent avec brutalité. Ils se réjouissent de cette capture et des récompenses et distinctions qu’elle leur vaudra.
Créon les rejoint. Les gardes font leur rapport. Le roi ne veut pas les croire. Il interroge sa nièce qui avoue aussitôt. Il fait alors mettre les gardes au secret, avant que le scandale ne s’ébruite.
Créon et Antigone restent seuls sur scène. C’est la grande confrontation entre le roi et Antigone. Le roi souhaite étouffer le scandale et ramener la jeune fille à la raison. Dans un premier temps, Antigone affronte Créon qui tente de la dominer de son autorité.
Les deux protagonistes dévoilent leur personnalité et leurs motivations inconciliables. Créon justifie les obligations liées à son rôle d’homme d’état. Antigone semble sourde à ses arguments : (Créon : Est ce que tu le comprends cela ? Antigone : « Je ne veux pas le comprendre.») . A court d’arguments Créon révèle les véritables visages de Polynice et d’Etéocle et les raisons de leur ignoble conflit. Cet éclairage révolte Antigone qui semble prête à renoncer et à se soumettre. Mais c’est en lui promettant un bonheur ordinaire avec Hémon, que Créon ravive son amour-propre et provoque chez elle un ultime sursaut. Elle rejette ce futur inodore et se rebelle à nouveau. Elle choisit une nouvelle fois la révolte et la mort Ismène, la soeur d’Antigone entre en scène alors que cette dernière s’apprêtait à sortir et à commettre un esclandre, ce qui aurait obligé le roi à l’emprisonner. Ismène se range aux côtés d’Antigone et est prête à mettre elle aussi sa vie en jeu. Mais Antigone refuse, prétextant qu’il est trop facile de jouer les héroïnes maintenant que les dés ont été jetés. Créon appelle la garde, Antigone clôt la scène en appelant la mort de ses cris et en avouant son soulagement (Enfin Créon !)
Le choeur entre en scène. Les personnages semblent avoir perdu la raison, ils se bousculent. Le choeur essaye d’intercéder en faveur d’Antigone et tente de convaincre Créon d’empêcher la condamnation à mort d’Antigone. Mais le roi refuse, prétextant qu’Antigone a choisi elle-même son destin, et qu’il ne peut la forcer à vivre malgré elle.
Hémon vient lui aussi, ivre de douleur, supplier son père d’épargner Antigone, puis il s’enfuit.
Antigone reste seule avec un garde. Elle rencontre là le «dernier visage d’homme». Il se révèle bien mesquin, et ne sait parler que de grade et de promotion. Il est incapable d’offrir le moindre réconfort à Antigone. Cette scène contraste, par son calme, avec le violent tumulte des scènes précédentes. Apprenant qu’elle va être enterrée vivante, éprouvant de profonds doutes (« Et Créon avait raison, c’est terrible maintenant, à côté de cet homme, je ne sais plus pourquoi je meurs.», Antigone souhaite dicter au garde une lettre pour Hémon dans laquelle elle exprime ses dernières pensées. Puis elle se reprend et corrige ce dernier message («Il vaut mieux que jamais personne ne sache»). C’est la dernière apparition d’Antigone.
Le messager entre en scène et annonce à Créon et au public la mort d’Antigone et la mort de son fils Hémon. Tous les efforts de Créon pour le sauver ont été vains. C’est alors le choeur qui annonce le suicide d’Eurydice, la femme de Créon : elle n’a pas supporté la mort de ce fils qu’elle aimait tant. Créon garde un calme étonnant. Il indique son désir de poursuivre « la salle besogne « sans faillir. Il sort en compagnie de son page.
Tous les personnages sont sortis. Le choeur entre en scène et s’adresse au public : Il constate avec une certaine ironie la mort de nombreux personnages de cette tragédie : «Morts pareils, tous, bien raides, bien inutiles, bien pourris.» La mort a triomphé de presque tous. Il ne reste plus que Créon dans son palais vide. Les gardes, eux continuent de jouer aux cartes, comme ils l’avaient fait lors du Prologue. Ils semblent les seuls épargnés par la tragédie. Ultime dérision.
Les personnages d’Antigone:
Antigone
Antigone est le personnage clé de la pièce. Dès le prologue, règne autour d’elle un sentiment de fatalité, de destin inéluctable – «Elle aurait bien aimé vivre Mais il n’y a rien à faire. Elle s’appelle Antigone et il va falloir qu’elle joue son rôle jusqu’au bout.»
Dès le début, Antigone s’oppose à sa soeur Ismène, qui incarne son contraire. Antigone, c’est «la maigre jeune fille noiraude et renfermée», tandis que sa soeur «la blonde, la belle, l’heureuse Ismène» a les traits de l’héroïne parfaite.
Antigone est déterminée et mystérieuse. On apprend aussi qu’elle elle est «hypocrite», a Antigone : résumé et personnages Page 4
un «sale caractère, qu’elle est «la sale bête, l’entêtée, la mauvaise». Au contraire, Ismène semble disposer de tous les atouts, mais malgré cela, c’est Antigone qui fascine : «Pas belle comme nous, lui dit sa soeur, mais autrement. Tu sais bien que c’est sur toi que se retournent les petits voyous dans la rue ; que c’est toi que les petites filles regardent passer, soudain muettes sans pouvoir te quitter des yeux jusqu’à ce que tu aies tourné le coin.»; C’est Antigone également qui séduit Hémon : elle se révèle à la fois sensuelle lors de la scène avec son fiancé, et sensible lors de ses discussions avec la Nourrice.
Antigone a une personnalité que Créon n’hésite pas à qualifier d’orgueilleuse. Elle possède en elle une force qui la pousse à aller où les autres ne vont pas, à refuser la facilité : «Qu’est-ce que vous voulez que cela me fasse, à moi, votre politique, votre nécessité, vos pauvres histoires ? Moi, je peux encore dire «non» encore à tout ce que je n’aime pas et je suis seule juge.»
Elle revendique sa propre liberté et affirme : mon acte, c’est «pour personne. Pour moi.». Elle exprime aussi une volonté, une détermination indépendante aux pressions extérieures.
Mais cette liberté a un prix. Face à la mort, Antigone prend conscience de sa solitude, elle murmure : «toute seule» et elle répète «Je suis toute seule.» Pour vaincre cette solitude, elle cherche refuge dans l’amour. Lors de sa dernière scène, face à un garde ignorant, grossier et odieux, elle souhaite écrire à Hémon « Oui. Pardon, mon chéri. Sans la petite Antigone, vous auriez tous été bien tranquilles. Je t’aime…. « Ce sera son dernier message.
Créon
Le roi de Thèbes est un souverain besogneux et consciencieux, le contraire d’un ambitieux : «son oncle, qui est le roi», «il a des rides, il est fatigué», «
Créon ressemble par certains côtés aux gardes qu’il commande. «Thèbes a droit maintenant à un prince sans histoire. Moi, je m’appelle seulement Créon, Dieu merci. J’ai mes deux pieds sur terre, mes deux mains enfoncées dans mes poches, et, puisque je suis roi, j’ai résolu, avec moins d’ambition que ton père, de m’employer tout simplement à rendre l’ordre de ce monde un peu moins absurde, si c’est possible.»
Personnage sans originalité, sans audace, il semble usé et résigné. Il a eu par le passé des idéaux, mais ceux-ci ont été balayés, peut-être par le fait qu’à la différence d’Antigone, il n’ait pas rencontré son destin : «J’écoutais du fond du temps un petit Créon maigre et pâle comme toi et qui ne pensait qu’à tout donner lui aussi...»
Durant la scène capitale avec Antigone, il montre tout d’abord une figure paternelle et bienveillante et cherche à sauver sa nièce : «je te comprends, j’aurais fait comme toi à vingt ans. C’est pour cela que je buvais tes paroles...» Puis devant l’obstination d’Antigone, il met en avant ses imperfections, lui qui n’est pas un héros, mais seulement un «ouvrier» du pouvoir, pour justifier la condamnation à mort d’Antigone.
Ismène
Ismène sert à définir, par contraste, Antigone. Elle «bavarde et rit», «la blonde, la belle» Ismène possède le «goût de la danse et des jeux ... du bonheur et de la réussite, sa sensualité aussi», elle est «bien plus belle qu’Antigone», est «éblouissante», avec «ses bouclettes et ses rubans», «Ismène Antigone : résumé et personnages Page 5
est rose et dorée comme un fruit».
Tout semble opposer ces deux soeurs : Ismène, la réfléchie et la prudente, Antigone, la passionnée et l’audacieuse; Ismène qui a soif de vie et de bonheur, Antigone, l’héroïne, qui n’a pas peur de mourir ; Ismène, «la blonde, la belle», Antigone «la maigre jeune fille noiraude et renfermée»
Mais Antigone «sa soeur» possède une qualité indomptable qui lui manque : Ismène n’a pas cette force surhumaine, elle est disposée au compromis jusqu’à la lâcheté. Elle aura toutefois une réaction émouvante à la fin de la pièce et voudra lier son destin à celui d’Antigone : «Antigone, pardon ! Antigone, tu vois, je viens, j’ai du courage. J’irai maintenant avec toi ... Si vous la faites mourir, il faudra me faire mourir avec elle ! ... Je ne peux pas vivre si tu meurs, je ne veux pas rester sans toi !». Mais Antigone refusera avec mépris : «Ah ! Non. Pas maintenant. Pas toi ! C’est moi, c’est moi seule. Tu ne te figures pas que tu vas venir mourir avec moi maintenant. Ce serait trop facile ! ... Tu as choisi la vie et moi la mort. Laisse-moi maintenant avec tes jérémiades.»
Hémon
C’est le fils de Créon. Le «jeune homme», «fiancé d’Antigone» n’apparaît que deux fois. Il est fasciné par Antigone «Oui, Antigone» et révolté contre son père Créon. Il fait preuve de beaucoup de candeur et semble avoir peur de grandir et de regarder les choses en face : «Père, ce n’est pas vrai ! Ce n’est pas toi, ce n’est pas aujourd’hui ! Nous ne sommes pas tous les deux au pied de ce mur où il faut seulement dire oui. Tu es encore puissant, toi, comme lorsque j’étais petit. Ah ! Je t’en supplie, père, que je t’admire, que je t’admire encore ! Je suis trop seul et le monde est trop nu si je ne peux plus t’admirer.»
Eurydice
L’épouse de Créon, la mère d’Hémon. C’est «la vieille dame qui tricote», la «femme de Créon», «elle est bonne, digne, aimante», mais «Elle ne lui est d’aucun secours»
Le Page
Il accompagne Créon dans plusieurs scènes, et souligne la solitude du souverain. Il représente l’innocence émouvante, le symbole vivant du paradis perdu de l’enfance. Il voit tout mais ne saisit pas l’importance de la situation. Il n’est d’aucun secours pour Créon, juste une oreille silencieuse. Il rêve, un jour, de devenir grand : Créon : Ce qu’il faudrait, c’est ne jamais savoir. Il te tarde d’être grand, toi ?
Le Page : Oh oui, Monsieur
La Nourrice
Personnage traditionnel du théâtre grec, la Nourrice n’existait pourtant pas dans la pièce de Sophocle; c’est une création d’Anouilh. Elle est la vieille femme, affectueuse et vigilante, la «nounou» réconfortante, qui a du mal à comprendre le dessein d’Antigone : «Tu te moques de moi, alors ? Tu vois, je suis trop vieille. Tu étais ma préférée, malgré ton sale caractère.»
Le Messager
C’est un «garçon pâle ... solitaire». Le messager est un personnage typique du théâtre grec, il apparaît déjà dans la pièce de Sophocle. Dès le Prologue, il montre sa tristesse : «C’est lui qui viendra annoncer la mort d’Hémon tout à l’heure. C’est pour cela qu’il n’a pas envie de bavarder ni de se mêler aux autres. Il sait déjà... « . A la fin de la pièce, il vient annoncer avec mille détails la mort d’Hémon.
Le choeur
Le choeur joue, comme dans la tragédie grecque, un rôle de commentateur : «Et voilà. Maintenant le ressort est bandé. Cela n’a plus qu’à se dérouler tout seul...» et de messager. C’est le choeur qui tire également la leçon morale du drame «Et voilà. Sans la petite Antigone, c’est vrai, ils auraient tous été bien tranquilles. Mais maintenant, c’est fini. Ils sont tout de même tranquilles. Tous ceux qui avaient à mourir sont morts. Ceux qui croyaient une chose, et puis ceux qui croyaient le contraire même ceux qui ne croyaient rien et qui se sont trouvés pris dans l’histoire sans y rien comprendre. Morts pareils, tous, bien raides, bien inutiles, bien pourris. Et ceux qui vivent encore vont commencer tout doucement à les oublier et à confondre leurs noms. C’est fini. Antigone est calmée, maintenant, nous ne saurons jamais de quelle fièvre. Son devoir lui est remis. Un grand apaisement triste tombe sur Thèbes et sur le palais vide où Créon va commencé à attendre la mort. «
Les gardes
Ce sont « trois hommes rougeauds qui jouent aux cartes», «ce ne sont pas de mauvais bougres», «ils sentent l’ail, le cuir et le vin rouge et ils sont dépourvus de toute imagination». Ils sont mesquins, vulgaires, et semblent avoir comme seul objectif de ne pas contrarier leur hiérarchie : «Pas d’histoires !». Ils sont au service de Créon, non par fidélité personnelle, mais par obéissance au monarque en place. Ils soulignent son isolement. Ils ne se sentent nullement concernés par la tragédie qui se déroule devant eux. A la fin, lorsque le rideau tombe, «il ne reste plus que les gardes. Eux, tout ça, cela leur est égal; ce n’est pas leurs oignons. Ils continuent à jouer aux cartes…»
A mes élèves: (Préparation à l'examen régional)
La Boîte à Merveilles (Autobiographie d'Ahmed Sefrioui)
Analyse de passages
L'hiver:
Chapitre I
Dar Chouafa
Deux éléments déclenchent le récit : la nuit et la solitude. Le narrateur y songe et part à la recherche de ses origines : l’enfance. Un enfant de six ans, qui se distingue des autres enfants qu’il côtoie. Il est fragile, solitaire, rêveur, fasciné par les mondes invisibles. A travers les souvenirs de l’adulte et le regard de l’enfant, le lecteur découvre la maison habitée par ses parents et ses nombreux locataires. La visite commence par le rez-de-chaussée habité par une voyante. La maison porte son nom : Dar Chouafa. On fait connaissance avec ses clientes, on assiste à un rituel de musique Gnawa, et on passe au premier étage où Rahma, sa fille Zineb et son mari Aouad, fabricant de charrues disposaient d’une seule pièce. Le deuxième étage est partagé avec Fatma Bziouya. L’enfant y habite un univers de fable et de mystère, nourri par les récits de Abdellah l’épicier et les discours de son père sur l’au-delà. L’enfant de six ans accompagne sa mère au bain maure. Il s’ennuie au milieu des femmes, Cet espace de vapeur, de rumeurs, et d’agitation était pour lui bel et bien l’Enfer. Le chapitre se termine sur une querelle spectaculaire dont les acteurs sont la maman de l’enfant et sa voisine Rahma.
Chapitre II
Visite d’un sanctuaire
Au Msid, école coranique, l’enfant découvre l’hostilité du monde et la fragilité de son petit corps. Le regard du Fqih et les coups de sa baguette de cognassier étaient source de cauchemars et de souffrance. À son retour, il trouve sa mère souffrante. La visite que Lalla Aicha, une ancienne voisine, rend ce mardi à Lalla Zoubida, la mère de l’enfant, nous permet de les accompagner au sanctuaire de Sidi Boughaleb. L’enfant pourra boire de l’eau de sanctuaire et retrouvera sa gaieté et sa force. L’enfant découvre l’univers du mausolée et ses rituels. Oraisons, prières et invocations peuplaient la Zaouia. Le lendemain, le train train quotidien reprenait. Le père était le premier à se lever. Il partait tôt à son travail et ne revenait que tard le soir. Les courses du ménage étaient assurées par son commis Driss. La famille depuis un temps ne connaissait plus les difficultés des autres ménages et jouissait d’un certain confort que les autres jalousaient.
Chapitre III
Le repas des mendiants aveugles
Zineb, la fille de Rahma est perdue. Une occasion pour lalla Zoubida de se réconcilier avec sa voisine. Tout le voisinage partage le chagrin de Rahma. On finit par retrouver la fillette et c’est une occasion à fêter. On organise un grand repas auquel on convie une confrérie de mendiants aveugles. Toutes les voisines participent à la tâche. Dar Chouafa ne retrouve sa quiétude et son rythme que le soir.
Le printemps:
Chapitre IV
Les ennuis de Lalla Aicha
Les premiers jours du printemps sont là. Le narrateur et sa maman rendent visite à Lalla Aîcha. Ils passent toute la journée chez cette ancienne voisine. Une journée de potins pour les deux femmes et de jeux avec les enfants du voisinage pour le narrateur. Le soir, Lalla Zoubida fait part à son mari des ennuis du mari da Lalla Aîcha, Moulay Larbi avec son ouvrier et associé Abdelkader. Ce dernier avait renié ses dettes et même plus avait prétendu avoir versé la moitié du capital de l’affaire. Les juges s’étaient prononcés en faveur de Abdelkader. L’enfant, lui était ailleurs, dans son propre univers, quand ce n’est pas sa boîte et ses objets magiques, c’est le légendaire Abdellah l’épicier et ses histoires. Personnage qu’il connaît à travers les récits rapportés par son père. Récits qui excitèrent son imagination et l’obsédèrent durant toute son enfance.
Chapitre V
L’école coranique
Journée au Msid. Le Fqih parle aux enfants de la Achoura. Ils ont quinze jours pour préparer la fête du nouvel an. Ils ont congé pour le reste de la journée. Lalla Aîcha, en femme dévouée, se dépouille de ses bijoux et de son mobilier pour venir au secours de son mari. Sidi Mohamed Ben Tahar, le coiffeur, un voisin est mort. On le pleure et on assiste à ses obsèques. Ses funérailles marquent la vie du voisinage et compte parmi les événements ayant marqué la vie de l’enfant.
Chapitre VI
Préparatifs de la fête
Les préparatifs de la fête vont bon train au Msid. Les enfants constituent des équipes. Les murs sont blanchis à la chaux et le sol frotté à grande eau. L’enfant accompagne sa mère à la Kissaria. La fête approchait et il fallait songer à ses habits pour l’occasion. Il portera un gilet, une chemise et des babouches neuves. De retour à la maison, Rahma insiste pour voir les achats fait à la Kissaria. Le narrateur est fasciné par son récit des mésaventures de Si Othman, un voisin âgé, époux de Lalla Khadija, plus jeune que lui.
Chapitre VII
La fête de l’Achoura
La fête est pour bientôt. Encore deux jours. Les femmes de la maison ont toutes acheté des tambourins de toutes formes. L’enfant, lui, a droit à une trompette. L’essai des instruments couvre l’espace d’un bourdonnement sourd. Au Msid, ce sont les dernières touches avant l e grand jour. Les enfants finissent de préparer les lustres. Le lendemain, l’enfant accompagne son père en ville. Ils font le tour des marchands de jouets et ne manqueront pas de passer chez le coiffeur. Chose peu appréciée par l’enfant. Il est là à assister à une saignée et à s’ennuyer des récits du barbier. La rue après est plus belle, plus enchantée. Ce soir là, la maison baigne dans l’atmosphère des derniers préparatifs.
Le jour de la fête, on se réveille tôt, Trois heures du matin. L’enfant est habillé et accompagne son père au Msid célébrer ce jour exceptionnel. Récitation du coran, chants de cantiques et invocations avant d’aller rejoindre ses parents qui l’attendaient pour le petit déjeuner. Son père l’emmène en ville.
À la fin du repas de midi, Lalla Aicha est là. Les deux femmes passent le reste de la journée à papoter et le soir, quand Lalla Aicha repart chez elle, l’enfant lassé de son tambour et de sa trompette est content de retrouver ses vieux vêtements.
L’été:
Chapitre VIII
Les bijoux du malheur
L’ambiance de la fête est loin maintenant et la vie retrouve sa monotonie et sa grisaille. Les premiers jours de chaleur sont là. L’école coranique quitte la salle du Msid, trop étroite et trop chaude pour s’installer dans un sanctuaire proche. L’enfant se porte bien et sa mémoire fait des miracles. Son maître est satisfait de ses progrès et son père est gonflé d’orgueil. Lalla Zoubida aura enfin les bracelets qu’elle désirait tant. Mais la visite au souk aux bijoux se termine dans un drame. La mère qui rêvait tant de ses bracelets que son mari lui offre, ne songe plus qu’à s’en débarrasser. Ils sont de mauvais augure et causeraient la ruine de la famille. Les ennuis de Lalla Aicha ne sont pas encore finis. Son mari vient de l’abandonner. Il a pris une seconde épouse, la fille de Si Abderahmen, le coiffeur.
Si l’enfant se consacre avec assiduité à ses leçons, il rêve toujours autant. Il s’abandonne dans son univers à lui, il est homme ou prince, il fait des découvertes et il en veut à mort aux adultes de ne pas le comprendre. Sa santé fragile lui joue des tours. Alors que Lalla Aîcha racontait ses malheurs, il eut de violents maux de tête et fut secoué par la fièvre. Sa mère en fut bouleversée.
Chapitre IX
Un ménage en difficulté
L’état de santé de l’enfant empire. Lalla Zoubida s’occupe de lui nuit et jour. D’autres ennuis l’attendent. Les affaires de son mari vont très mal. Il quitte sa petite famille pour un mois. Il part aux moissons et compte économiser de quoi relancer son atelier. L’attente, la souffrance et la maladie sont au menu de tous les jours et marquent le quotidien de la maison. Lalla Zoubida et Lalla Aicha, deux amies frappées par le malheur, décident de consulter un voyant, Sidi Al Arafi.
Chapitre X
Superstitions
Les conseils, prières et bénédictions de Sidi El Arafi rassurèrent les deux femmes. L’enfant est fasciné par le voyant aveugle. Lalla Zoubida garde l’enfant à la maison. Ainsi, elle se sent moins seule et sa présence lui fait oublier ses malheurs. Chaque semaine, ils vont prier sous la coupole d’un saint. Les prédications de Sidi El Arafi se réalisent. Un messager venant de la compagne apporte provisions, argent et bonne nouvelles de Sidi Abdesalam. Lalla Aicha invite Lalla Zoubida. Elle lui réserve une surprise. Il semble que son mari reprend le chemin de la maison.
Chapitre XI
Papotage de bonnes femmes
Thé et papotage de bonnes femmes au menu chez Lalla Aicha. Salama, la marieuse, est là. Elle demande pardon aux deux amies pour le mal qu’elle leur a fait. Elle avait arrangé le mariage de Moulay Larbi. Elle explique que ce dernier voulait avoir des enfants. Elle apporte de bonnes nouvelles. Plus rien ne va entre Moulay Larbi et sa jeune épouse et le divorce est pour bientôt. Zhor, une voisine, vient prendre part à la conversation. Elle rapporte une scène de ménage. Le flot des potins et des médisances n’en finit pas et l’enfant lui, qui ne comprenait pas le sens de tous les mots est entraîné par la seule musique des syllabes.
Chapitre XII
Un conte de fée a toujours une chute heureuse
La grande nouvelle est rapportée par Zineb. Maâlem Abdslem est de retour. Toute la maison est agitée. Des you you éclatent sur la terrasse. Les voisines font des vœux. L’enfant et sa mère sont heureux. Driss est arrivé à temps annoncer que le divorce entre Moulay Larbi et la fille du coiffeur a été prononcé. La conversation de Driss El Aouad et de Moulay Abdeslem, ponctuée de verres de thé écrase l’enfant. Il est pris de fatigue mais ne veut point dormir. Il se sent triste et seul. Il tire sa Boîte à Merveille de dessous son lit, les figures de ses rêves l’y attendaient.

Bonsoir chers (ères) élèves. Voici un résumé de l'oeuvre.
Résumé de l'œuvre (DJC) : chapitre par chapitre
CHAPITRE 1:
Depuis cinq semaines, un jeune prisonnier vit constamment avec l’idée de la mort. Il est doublement enfermé. Physiquement, il est captif dans une cellule à Bicêtre. Moralement, il est prisonnier d’une seule idée : condamné à mort. Il se trouve dans l’impossibilité de penser à autre chose.
CHAPITRE 2:
De sa cellule, le narrateur se souvient de son procès et de sa condamnation à mort. Il relate les circonstances de son procès et sa réaction au verdict fatal.
CHAPITRE 3:
Le condamné semble accepter ce verdict. Il ne regrette pas trop de choses dans cette vie où tous les hommes sont des condamnés en sursis. Peu importe ce qui lui arrive.
CHAPITRE 4:
Le condamné est transféré à Bicêtre. Il décrit brièvement cette hideuse prison.
CHAPITRE 5:
Le narrateur nous parle de son arrivée à la prison. Il a réussi à améliorer ses conditions de prisonnier grâce à sa docilité et à quelques mots de latin. Il nous parle ensuite de l’argot pratiqué en prison.
CHAPITRE 6:
Dans un monologue intérieur, le prisonnier nous dévoile sa décision de se mettre à écrire. D’abord, pour lui-même pour se distraire et oublier ses angoisses. Ensuite pour ceux qui jugent pour que leurs mains soient moins légères quand il s’agit de condamner quelqu’un à mort. C’est sa contribution à lui pour abolir la peine capitale.
CHAPITRE 7:
Le narrateur se demande quel intérêt peut-il tirer en sauvant d’autres têtes alors qu’il ne peut sauver la sienne.
CHAPITRE 8:
Le jeune condamné compte le temps qui lui reste à vivre. Six semaines dont il a déjà passé cinq ou même six. Il ne lui reste presque rien.
CHAPITRE 9
Notre prisonnier vient de faire son testament. Il pense aux personnes qu’il laisse derrière lui : sa mère, sa femme et sa petite fille. C’est pour cette dernière qu’il s’inquiète le plus.
CHAPITRE 10:
Le condamné nous décrit son cachot qui n’a même pas de fenêtres. Il décrit aussi le long corridor longé par des cachots réservés aux forçats alors que les trois premiers cabanons sont réservés aux condamnés à la peine capitale.
CHAPITRE 11:
Pour passer sa longue nuit, il se lève pour nous décrire les murs de sa cellule pleins d’inscriptions, traces laissées par d’autres prisonniers. L’image de l’échafaud crayonnée sur le mur le perturbe.
CHAPITRE 12:
Le prisonnier reprend sa lecture des inscriptions murales. Il découvre les noms de criminels qui ont déjà séjourné dans cette triste cellule.
CHAPITRE 13:
Le narrateur- personnage se rappelle d’un événement particulier qui a eu lieu il y a quelques jours dans la cour de la prison : le départ des forçats au bagne de Toulon. Il nous rapporte cet événement comme un vrai spectacle en trois actes : la visite médicale, la visite des geôliers et le ferrage. Il nous parle du traitement inhumain réservé à ces condamnés. À la fin du spectacle, il tombe évanoui.
CHAPITRE 14:
Quand il revient à lui, il se trouve dans l’infirmerie. D’une fenêtre, il peut observer les forçats partir tristement sous la pluie au bagne de Toulon. Il préfère plutôt la mort que les travaux forcés.
CHAPITRE 15:
Le prisonnier est dans sa cellule. Il avait senti un peu de liberté dans l’infirmerie, mais voilà qu’il est repris par l’idée de la mort. Il pense à s’évader.
CHAPITRE 16:
Le narrateur se rappelle de ces quelques heures de liberté à l’infirmerie. Il se souvient de cette jeune fille qu’il a entendue chanter de sa voix pure, veloutée une chanson en argot.
CHAPITRE 17:
Il pense encore à s’évader. Il s’imagine déjà en dehors de la prison dans le port pour s’embarquer vers l’Angleterre, mais voilà qu’un gendarme vient demander son passeport : le rêve est brisé.
CHAPITRE 18:
Il est six heures du matin. Le guichetier entre dans le cachot. Il demande à notre condamné ce qu’il désire à manger.
CHAPITRE 19:
Le directeur de la prison vient en personne voir le condamné. Il se montre doux et gentil. Le jeune comprend que son heure est arrivée.
CHAPITRE 20:
Le narrateur pense à son geôlier, à la prison et surtout à la mort qu’il trouve partout autour de lui, dans les murs, chez les guichetiers.
CHAPITRE 21:
Le condamné reçoit deux visites. D’abord celle du prêtre et puis celle de l’huissier. Ce dernier vient lui annoncer que le pourvoi est rejeté et que son exécution aura lieu le jour même place de Grève. Il reviendra le chercher dans une heure.
CHAPITRE 22:
Le prisonnier est transféré à la Conciergerie. Il nous conte le voyage et sa discussion avec le prêtre et l’huissier pendant le trajet. Il se montre peu bavard et parait plutôt pensif. À huit heures trente, la carriole est déjà devant la Cour.
CHAPITRE 23:
L’huissier remet le condamné aux mains du directeur. Dans un cabinet voisin, il fait une rencontre curieuse avec un condamné à mort qui séjournera dans la même cellule à Bicêtre. Ce dernier, fils d’un ancien condamné à mort lui raconte son histoire et s’empare de sa redingote.
CHAPITRE 24:
Le narrateur est enragé parce que l’autre condamné lui a pris sa redingote.
CHAPITRE 25:
Le condamné est transféré dans une autre cellule. On lui apporte, sur sa demande une chaise, une table, ce qu’il faut pour écrire et un lit.
CHAPITRE 26:
Il est dix heures. Le condamné plaint sa petite fille qui restera sans père. Elle sera peut-être repoussée, détestée à cause de lui.
CHAPITRE 27:
Le narrateur se demande comment on pouvait mourir sur l’échafaud.
CHAPITRE 28:
Il se rappelle avoir déjà vu une fois monter une guillotine sur la place de Grève.
CHAPITRE 29:
Le jeune détenu pense à cette grâce qui ne vient toujours pas. Il estime maintenant que les galères seraient une meilleure solution en attendant qu’un jour arrive la grâce.
CHAPITRE 30:
Le prêtre revient voir le condamné. Celui-ci est loin d’apprécier sa présence. Ce prêtre parle machinalement et semble peu touché par la souffrance du prisonnier. Ensuite, et bien que la table soit délicate et bien garnie, il ne peut manger.

 

 


CHAPITRE 31:
Le narrateur est surpris de voir un homme prendre les mesures de la cellule. Ironie du sort : la prison va être rénovée dans six mois.
CHAPITRE 32:
Un autre gendarme vient prendre la relève. Il est un peu brusque. Il demande au prisonnier de venir chez lui après son exécution pour lui révéler les trois bons numéros gagnants à la loterie. Le condamné veut profiter de cette demande bizarre : il lui propose de changer ses vêtements avec lui. Le gendarme refuse ; il a compris que le prisonnier veut s’évader.
CHAPITRE 33:
Pour oublier son présent, le narrateur passe en revue ses souvenirs d’enfance et de jeunesse. Il s’arrête longuement sur le souvenir de Pepa, cette jeune andalouse dont il était amoureux et avec qui il a passé une belle soirée d’été.
CHAPITRE 34:
Au milieu de ses souvenirs de jeunesse, le condamné pense à son crime. Entre son passé et son présent, il y a une rivière de sang : le sang de l’autre (sa victime) et le sien (le coupable).
CHAPITRE 35:
Le narrateur pense à toutes ces personnes qui continuent toujours à vivre le plus normalement au monde.
CHAPITRE 36:
Il se rappelle ensuite du jour où il est allé voir la grande cloche (le bourdon) de Notre-Dame (cathédrale à Paris).
CHAPITRE 37:
Le narrateur décrit brièvement l’Hôtel de Ville.
CHAPITRE 38:
Il est une heure le quart. Le condamné éprouve une violente douleur. Il a mal partout. Il lui reste deux heures quarante-cinq à vivre.
CHAPITRE 39:
On dit que sous la guillotine, on ne souffre pas, que cela passe vite. Le narrateur se demande comment on peut savoir une telle chose puisqu’aucun condamné déjà exécuté ne peut l’affirmer.
CHAPITRE 40:
Le jeune détenu pense au roi. C’est de lui que viendrait la grâce tant attendue. Sa vie dépend d’une signature. Il espère toujours.
CHAPITRE 41:
Le condamné se met dans la tête l’idée qu’il va bientôt mourir. Il demande un prêtre pour se confesser, un crucifix à baiser.
CHAPITRE 42:
Il se laisse dormir un moment. C’est son dernier sommeil. Il fait un cauchemar et se réveille frémissant, baigné d’une sueur froide.
CHAPITRE 43:
La petite Marie vient rendre visite à son père. Ce dernier est choqué devant la fraîcheur de la belle petite fille qui ne le reconnaît pas. Elle croit que son père est mort. Le jeune condamné perd tout espoir.
CHAPITRE 44:
Le détenu a une heure devant lui pour s’habituer à la mort. La visite de sa fille l’a poussé dans le désespoir.
CHAPITRE 45:
Il pense au peuple qui viendra assister au « spectacle » de son exécution. Il se dit que parmi ce public enthousiaste, il y a peut-être des têtes qui le suivront, sans le savoir, dans sa fatale destination.
CHAPITRE 46:
La petite Marie vient de partir. Le père se demande s’il a le temps de lui écrire quelques pages. Il cherche à se justifier aux yeux de sa fille.
CHAPITRE 47:
Ce chapitre comporte une note de l’éditeur : les feuillets qui se rattachent à celui-ci sont perdus ou peut-être que le condamné n’a pas eu le temps de les écrire.
CHAPITRE 48:
Le condamné est dans une chambre de l’Hôtel de Ville. À trois heures, on vient l’avertir qu’il est temps. Le bourreau et ses deux valets lui coupent les cheveux et le collet avant de lier ses mains. Le convoi se dirige ensuite vers la place de Grève devant une foule de curieux qui attendent l’exécution.
CHAPITRE 49:
Le condamné demande sa grâce à cette personne qu’il croyait juge, commissaire ou magistrat. Il demande, par pitié, qu’on lui donne cinq minutes pour attendre la grâce. Mais le juge et le bourreau sortent de la cellule. Il reste seul avec le gendarme. Il espère encore, mais voilà qu’on vient le chercher…

Texte n°2:
Le boulevard franchi, la carriole s’est enfoncée au grand trot dans ces vieilles rues tortueuses du faubourg Saint-Marceau et de la Cité, qui serpentent et s’entrecoupent comme les mille chemins d’une fourmilière. Sur le pavé de ces rues étroites le roulement de la voiture est devenu si bruyant et si rapide, que je n’entendais plus rien du bruit extérieur. Quand je jetais les yeux par la petite lucarne carrée, il me semblait que le flot des passants s’arrêtait pour regarder la voiture, et que des bandes d’enfants couraient sur sa trace. Il m’a semblé aussi voir de temps en temps dans les carrefours ça et là un homme ou une vieille en haillons, quelquefois les deux ensemble, tenant en main une liasse de feuilles imprimées que les passants se disputaient, en ouvrant la bouche comme pour un grand cri.
Huit heures et demie sonnaient à l’horloge du Palais au moment où nous sommes arrivés dans la cour de la Conciergerie. La vue de ce grand escalier, de cette noire chapelle, de ces guichets sinistres, m’a glacé. Quand la voiture s’est arrêtée, j’ai cru que les battements de mon cœur allaient s’arrêter aussi. J’ai recueilli mes forces ; la porte s’est ouverte avec la rapidité de l’éclair ; j’ai sauté à bas du cachot roulant, et je me suis enfoncé à grands pas sous la voûte entre deux haies de soldats.
Il s’était déjà formé une foule sur mon passage.
Le Dernier Jour D’Un condamné
I)- Etude de texte :
1)- Quel est le mobile qui a poussé Victor Hugo à écrire sa plaidoirie contre la peine de mort ?
2)- Situez le passage par rapport à l’œuvre dont il est extrait.
3)- Où se trouve le condamné pendant l’écriture de ce passage ?
4)- Ce passage représente : Une analepse Une prolepse
5)- Que contenaient les feuillets que les gens se disputaient ?
6)- Le condamné lira l’une de ces feuillets dans une autre circonstance, dites laquelle.
7)- Quel était le sentiment éprouvé par le narrateur quand il est arrivé dans la cour de la Conciergerie ?
8)- Relevez dans le texte :
- Une proposition subordonnée circonstancielle de conséquence.
- Une proposition subordonnée relative.
- Une proposition subordonnée complétive.
- Une proposition subordonnée participiale.
9)-
a)- Relevez dans le dernier paragraphe une métaphore.
b)- Quel est l’effet recherché par l’emploi de cette figure de style ?
10)- « Je vais attendre un moment, nous ferons les deux procès à la fois, cela s’arrange bien. » déclara l’huissier au directeur.
Transposez cet énoncé au discours indirect libre.

Texte:
On apporta dans le préau un large baquet. Les gardes-chiourmes rompirent la danse des forçats à coups de bâton, et les conduisirent à ce baquet dans lequel on voyait nager je ne sais quelles herbes dans je ne sais seul liquide fumant et sale.
Ils mangèrent.
Puis, ayant mangé, ils jetèrent sur le pavé ce qui restait de leur soupe et de leur pain bis, et se remirent à danser et à chanter. Il paraît qu'on leur laisse cette liberté le jour du ferrage et la nuit qui le suit.
J'observais ce spectacle avec une curiosité si avide, si palpitante, si attentive que je m'étais oublié moi-même. Un profond sentiment de pitié me remuait jusqu'aux entrailles, et leurs rires me faisaient pleurer.
Tout à coup, à travers la rêverie profonde où j'étais tombé, je vis la ronde hurlante s'arrêter et se taire. Puis tous les yeux se tournèrent vers la fenêtre que j'occupais: - Le condamné! Le condamné! Crièrent-ils tous en me montrant du doigt ; et les explosions de joie redoublèrent. Je restai pétrifié. J'ignore d'où ils me connaissaient et comment ils m'avaient reconnu.
-Bonjour! Bonsoir! Me crièrent-ils avec leur ricanement atroce. Un des plus jeunes, condamné aux galères perpétuelles, face luisante et plombée, me regarda d'un air d'envie en disant:
- Il est heureux! Il sera rogné ! Adieu, camarade
Je ne puis dire ce qui se passait en moi. J'étais leur camarade en effet. La Grève est soeur de Toulon.
J'étais même placé plus bas qu'eux: ils me faisaient honneur. Je frissonnai.
I)- COMPREHENSION :
1- Lisez attentivement le texte, recopiez le tableau sur votre copie et complétez-le:
Auteur :
Genre littéraire :
Siècle :
Deux ouevres du même auteur :
2- Le narrateur qui était spectateur est devenu l'objet du spectacle.
Relevez une phrase qui indique ce changement.
3- Situez le passage ci dessus dans l'oeuvre.
4- Quel évènement est évoqué dans ce passage ?
5 - Identifiez les personnages et le cadre spatio-temporel du récit.
6 - Quel sentiment le comportement des forçats déclenche-t-il chez le narrateur ?
7- Relevez deux éléments du texte appartenant au champ lexical de ce sentiment.
8- Quelle est la figure de style contenue dans la phrase suivante :
"La Grève est soeur de Toulon" ?
- Que révèle-t-elle sur l'état psychologique du condamné?
9- Quelle est la visée de ce texte?
Indiquez le type de focalisation et la tonalité adoptée au service de ce sentiment ?
10- Relevez dans le texte une proposition subordonnée infinitive.
II)- PRODUCTION ÉCRITE:
Sujet: "Films, jeux vidéos sur Internet, images de guerres à la télévision..., tous ces programmes incitent les jeunes à la violence", disent certains. Etes-vous pour ou contre cette affirmation? Exprimez votre point de vue en l'appuyant d'arguments tirés de la vie quotidienne.


LE DERNIER JOUR D'UN CONDAMNÉ
Présentation du roman
Ce roman a été écrit par Victor HUGO en 1829, il est composé de 49 chapitres et il a 97 pages. Victor HUGO traite de différents thèmes dans cette œuvre comme la liberté ou l’absence de liberté et la peine de mort à laquelle il s’opposait.
Victor HUGO parlait ainsi de la guillotine : « L’infâme machine partira de France, nous y comptons, et s’il plaît à Dieu, elle partira en boitant, car nous tâcherons de lui porter de rudes coups. »
La peine de mort fut abolie seulement en 1981.
« La peine de mort est le signe spécial et éternel de la barbarie ». (Paroles du 15 septembre 1848). En 1851, il l’a dénoncée en plein tribunal : « Cette vieille et inintelligente loi du talion (…) » je la combattrai de tous mes efforts comme écrivain, de tous mes actes de tous mes votes comme législateur, je le déclare devant cette victime de la peine de mort qui est là, qui nous regarde et qui nous entend ! (Il montre le Christ sur la croix). Je le jure devant ce gibet où, il y a deux mille ans, pour l’éternel enseignement des générations, la loi humaine a cloué la loi divine ! » (Paroles du 11 juin 1851).
Biographie
Victor Hugo
(1802-1885)
Victor Hugo est né le 26 Février 1802 à Besançon en France. Poète, romancier et dramaturge, Victor Hugo est sans conteste l'un des géants de la littérature française. Les romans les plus connus de Victor Hugo sont "Notre-Dame de Paris" (1831) et "Les Misérables" (1862).
L'auteur des Misérables, des Châtiments et de nombreux poèmes a allié à la fois ambition, longévité, puissance de travail et génie, ce qui ne pouvait que concourir à ce mélange de fascination et d'irritation qu'il suscite encore aujourd'hui. I écrivait avec simplicité et puissance les bonheurs et malheurs de la vie. Victor Hugo était un travailleur acharné.
Fiche pratique
Auteur :
Victor Hugo
Titre et date de publication:
Le dernier jour d'un condamné, publié en 1829.
Genre :
Récit à la première personne ; adoption des techniques de l’autobiographie, le journal intime en particulier.
Histoire :
Le livre est l’histoire d’un homme qui a été condamné a mort et qui raconte ce qu’il vit pendant les dernières semaines de sa vie. Nous ne savons ni le nom de cet homme ni ce qu’il a fait pour être condamné à mort, mais nous pouvons comprendre et vivre avec cet homme ce que veut dire être condamnés à mort.
Il nous raconte sa vie en prison ; nous parle de ses sentiments ; peurs et espoir, de sa famille ;
sa fille, sa femme et sa mère.
Il raconte aussi quelques bribes de son passé et cesse d’écrire quand arrive le moment de l’exécution.
Composition :
Le livre comporte trois parties : Bicêtre, la Conciergerie et l’Hôtel de Ville.
Bicêtre : le procès, le ferrage des forçats et la chanson ;
La Conciergerie : le voyage vers Paris, la rencontre avec la friauche et la rencontre avec le geôlier qui lui demande les numéros pour jouer à la loterie ;
L’Hôtel de Ville : le voyage dans Paris, la toilette du condamné et le voyage vers la Place de Grève : l’échafaud.
Personnages :
Le condamné à mort - Les geôliers - Sa fille - Sa femme et sa mère - Le prêtre - La foule
Cadre:
Lieux :
Les grandes prisons de Paris : Bicêtre, la Conciergerie et l’Hôtel de Ville.
Durée :
Cinq semaines, à partir du moment où le protagoniste est condamné à mort jusqu’au moment où il monte sur l’échafaud.
Thèmes :
La peine de mort / La peur / la haine / la religion / la violence contre les prisonniers / l’injustice / la justice
Enonciation, focalisation :
Le narrateur est le personnage : utilisation de la première personne.
Le narrateur # l’auteur.
Focalisation interne : accès au point de vue du narrateur et à sa vision des choses et du monde..

CADRE SPATIO-TEMPOREL :
L’histoire se passe dans les grandes prisons de Paris : Bicêtre, la Conciergerie et l’Hôtel de Ville. Elle dure cinq semaines, le temps qui passe depuis le moment où le protagoniste est condamné à mort jusqu’au moment où il monte sur l’échafaud pour être guillotiné.
Chapitre I : « 5 semaines ».
Chapitre VIII : le narrateur dresse un calendrier approximatif du temps qu’il lui reste à vivre : il est déjà dans la dernière semaine.
Synopsis :
Le livre se présente comme le journal qu'un condamné à mort écrit durant les vingt-quatre dernières heures de son existence et où il relate ce qu'il a vécu depuis le début de son procès jusqu'au moment de son exécution soit environ six semaines de sa vie. Ce récit, long monologue intérieur, est entrecoupé de réflexions angoissées et de souvenirs de son autre vie, la vie d’avant. Le lecteur ne connaît ni le nom de cet homme, ni ce qu’il a fait pour être condamné (il existe quelques vagues indications qui laisseraient croire qu’il a tué un homme) : l’œuvre se présente comme un témoignage brut, à la fois sur l’angoisse du condamné à mort et ses dernières pensées, les souffrances quotidiennes morales et physiques qu’il subit et sur les conditions de vie des prisonniers, par exemple dans la scène du ferrage des forçats. Il exprime ses sentiments sur sa vie antérieure et ses états d’âme…
Le personnage principal :
Le personnage du roman est un être ordinaire, ni un héros, ni un truand. Il semble cultivé, sait lire et écrire et connaît même quelques mots en latin. La richesse de son vocabulaire fait contraste avec l'argot parlé par la friauche ou chanté par la jeune fille. Mais on ne décèle en lui aucune grandeur particulière, il est le jouet de sentiments classiques : la peur, l'angoisse, la colère, l'amertume, la lâcheté, l'égoïsme, le remord... Jusqu'au bout, il espère sans y croire une grâce royale qu'il n'obtiendra jamais.
On découvre quelques bribes de sa vie passée : il a une mère et une femme qui sont évoquées brièvement, l'homme semble être résigné sur leur sort. On s'attache plus longuement sur l'évocation de sa fille Marie qui est la seule visite qu'il reçoit avant son exécution mais qui ne le reconnaît pas et croit son père déjà mort. Il raconte aussi sa première rencontre amoureuse avec Pepa, une fille de son enfance. On ne sait rien de son crime, sinon qu'il reconnaît mériter la sentence et qu'il tente de s'en repentir. Croyant, il n'a cependant pas une spiritualité telle qu'il puisse trouver dans la prière la consolation, ni suivre le discours du prêtre qui l'accompagne du matin jusqu'à l'heure de son exécution.
Le faux chapitre XLVII, censé raconter sa vie est vide.
Victor Hugo s'est longuement expliqué sur l'anonymat de son personnage. Il ne voulait pas qu'on puisse s'attacher à l'homme, en faire un cas particulier, dire « celui-là ne méritait pas de mourir mais d'autres peut-être.... » Il devait représenter tous les accusés possibles, innocents ou coupables car selon Victor Hugo, la peine de mort est une abomination pour tous les condamnés.
Le schéma narratif du récit:
Situation initiale: Le personnage-narrateur menait une vie heureuse avec sa famille, sa fille Marie, sa femme et sa mère jusqu'au jour du crime qui a bouleversé sa vie.
NB: Le récit commence in medias res c'est-à-dire le moment où l'action est déjà engagée. Puisque le plus important est la contestation de la peine de mort, l'auteur fait ellipse de cette situation initiale et passe directement aux faits. Toutefois il nous est facile de déduire cette situation initiale à travers les flashes back. (Analepses, retour en arrière).
Elément perturbateur: Le meurtre commis par le narrateur-personnage.
Péripéties: Le jugement, l'emprisonnement, la condamnation à la peine de mort, recherche du condamné d'une solution pour préserver sa vie.
Dénouement: Il n'y a pas de dénouement. Le condamné garde l'espoir jusqu'à quelques moments avant l'exécution, mais à ce moment-là les bourreaux préparent l'exécution. C'est une clausule ouverte, aux lecteurs d'imaginer la fin puisque pour l'auteur ce qui compte c'est la dénonciation de l'horrible peine de mort.
Situation finale: L'auteur a fait l'ellipse de la situation finale pour amener le lecteur à réfléchir.
Personnages
Le condamné à mort :
Nous ne savons ni son nom ni ce qu’il a fait pour être condamné a mort. Il a très peur et il voudrait être sauvé par la grâce du roi, mais il sait que cela est impossible. Il semble s’être repenti pour ce qu’il a fait. Il est jeune, sain et fort, il a une bonne éducation (il cite des phrases en latin au concierge qui lui permet de faire la promenade une fois par semaine avec les autres détenus, chap. V ; second tome des voyages de Spallanzani dont il lit quelques pages à côté d’une jeune fille, chap. XXXIII). Il dit que pour lui le temps passe plus vite que pour les autres. Il n’aime pas la foule et il ne l’aimera jamais et lui-même n’a jamais aimé voir tuer un condamné à mort. Il aime sa fillette Marie et est très préoccupé pour son futur : chap. XXVI : "Quand elle sera grande ... Elle rougira de moi et de mon nom ; elle sera méprisée, repoussée, vile à cause de moi qui l’aime de toutes les tendresses de mon coeur."
Les geôliers:
Quelques-uns sont gentils avec le protagoniste ; d’autres ne le sont pas. Il y a des geôliers qui parlent avec lui et lui demandent beaucoup de choses et d’autres qui le traitent comme un animal.
Sa fillette:
Elle s’appelle Marie et elle a trois ans au moment de sa visite en prison. C’est une fillette qui a très envie de vivre. Mais quand elle parle avec le protagoniste, elle dit que son père est mort (c’est ce que lui a dit sa mère) : elle ne reconnaît plus son père qu’elle ne voit plus depuis plusieurs mois.
Sa femme et sa mère :
Elles ne sont pas décrites ; mais elles sont citées en référence à la souffrance, à la peine indirecte que l’on fait subir aux membres de la famille du condamné à mort : "J’admets que je sois justement puni ; ces innocentes qu’ont-elles fait ? N’importe ; on les déshonore, on les ruine. C’est la justice." (chap.IX)
Le prêtre:
Il est détaché dans ses rencontres avec le condamné. Selon le protagoniste, ce prêtre ne parle par avec son coeur, mais dit seulement de façon machinale ce qu’il dit habituellement avec les condamnés.
La foule :
C’est la société (de Paris) qui veut voir tuer cet homme. Elle est très nombreuse. Elle ne veut pas la justice ; elle veut simplement assister à un spectacle : celui de l’exécution de la peine capitale par la guillotine. On peut donc affirmer que de quelque manière la foule et le condamné sont proches l’une de l’autre au niveau moral.
Résumé :
Dans la prison de Bicêtre, un condamné à mort (le narrateur) attend le jour de son exécution. Jour après jour, il note ses angoisses, ses espoirs fous et ses pensées. Le narrateur nous rappelle les circonstances de son procès (chapitres 1/9).Puis il nous décrit sa cellule (chapitre 10/12 ). Il évoque ensuite le départ des forçats au bagne de Toulon (chap. 13/15). Il nous rapporte la complainte en argot d'une jeune femme à l'infirmerie (chapitre 16) .Désespéré, il décide alors de s'évader (chapitre17). On vient lui apprendre que son exécution aura lieu le jour même.( chapitre 18/19 ).
Le narrateur sera transféré ensuite à la conciergerie (chap. 22), il y rencontre un autre condamné à mort (chap. 23/24). Son séjour en prison devient de plus en plus suffocant .il sombre dans les hallucinations et les cauchemars .Il se demande comment on meurt sous la guillotine. (Chap. 27). Il reçoit après la visite d'un prêtre qu'il trouve placide et sans compassion devant son état. (chap30)
La visite de sa petite fille Marie sera évoquée au chapitre 43. Elle ne le reconnaîtra pas, ce qui l'attriste profondément.
Puis vient l'ultime ligne droite avant la mort; son dernier jour de condamné. Sur son passage de la conciergerie à la place de Grève où se dresse l'échafaud, la foule rit et applaudit: le condamné était donné en spectacles à cette foule qu'il n’a jamais aimé d'ailleurs. Devant le spectre de la mort, le narrateur tremble et implore la pitié mais il sait déjà que son sort est scellé. Le bourreau accomplit alors sa tâche pour décapiter le condamné.

Résumé :
Le livre est l'histoire d'un homme qui a été condamné a mort et, alors, il se propose d'écrire ce qu'il vit pendant ses dernières semaines de vie. Nous ne savons ni le nom de cet homme ni ce qu'il a fait pour être condamné à mort, mais nous pouvons comprendre et vivre avec cet homme ce que veut dire être condamnés à mort.
Cet homme nous dit tout ce qu'il fait quand il est en prison ; il devient aussi le spectateur de la scène horrible du ferrage des forçats. Puis il pense au moment où il devra aller à la guillotine ; il a peur mais il ne veut pas que les autres le sachent.
Il continue à espérer dans la grâce qu'il n'aura jamais.
Il nous parle aussi de sa fille et du jour où il a pu la voir et il nous dit qu'il a été content parce qu'il a pu la voir, mais il n'est pas content parce qu'elle ne l'a pas reconnu. Il nous décrit quelque aspect de son passé : une rencontre avec une jeune fille; il décrit des monuments qu'il a vus.
Il cesse d'écrire quand le moment de l'exécution est arrivé : "Quatre heures". Le livre est séparé en trois parties : Bicêtre, la Conciergerie et l’Hôtel de Ville qui sont elles-mêmes séparées en trois parties : Bicêtre : le procès, le ferrage des forçats et la chanson ; la Conciergerie : le voyage vers Paris, la rencontre avec la friauche et la rencontre avec le geôlier qui lui demande les numéros pour jouer à la loterie ; enfin l'Hôtel de Ville : le voyage dans Paris, la toilette du condamné et le voyage vers la Place de Grève où est installé l'échafaud.
Composition de l’œuvre.
Le livre est découpé en 49 chapitres de longueurs très variables allant d'un paragraphe à plusieurs pages. Victor Hugo rythme ainsi la respiration du lecteur et lui fait partager les états d'âme du condamné, ses éclairs de panique et ses longues souffrances. On distingue trois lieux de rédaction
Bicêtre où le prisonnier évoque son procès, le ferrage des forçats et la chanson en argot. C'est là qu'il apprend qu'il vit sa dernière journée.
La Conciergerie qui constitue plus de la moitié du livre. Le condamné y décrit son transfert vers Paris, ses rencontres avec la friauche, l'architecte, le gardien demandeur de numéros de loterie, le prêtre, sa fille. On partage ses souffrances, son angoisse devant la mort, sa repentance, sa rage et son amertume.
Une chambre de l'Hôtel de Ville où sont écrits les deux derniers chapitres, un très long relatant sa préparation et le voyage dans Paris jusqu'à la guillotine, l'autre très court concernant les quelques minutes qui lui sont octroyées avant l'exécution.
On remarque aussi plusieurs rétrospectives qui sont souvent des chapitres :
Chapitre II : Le procès
Chapitre IV et V : le transfert et la vie quotidienne à Bicêtre
Chapitre XIII et XIV : le ferrage et le départ des forçats
Chapitre XXVIII : le souvenir de la guillotine
Chapitre XXXIII : Pepita
Descriptions présentes :
Celle de Bicêtre au chapitre 4
Celle du cachot au chapitre 10
Celle de l’Hôtel de Ville au chapitre 37
Celle de la place de Grève au chapitre 3
Diverses informations :
Chapitre 8 : l’homme compte les jours qu’il lui reste à vivre
Chapitre 9 : l’homme pense à sa famille
Chapitre 13 : le ferrage des forçats
Chapitre 16 : chanson d’une jeune fille lorsque l’homme séjourne à l’infirmerie
Chapitre 22 : transfert du prisonnier à la Conciergerie
Chapitre 23 : rencontre du successeur au cachot de Bicêtre
Chapitre 32 : demande du gendarme par rapport aux numéros de la loterie
Chapitre 42 : rêve avec la vieille dame
Chapitre 43 : le condamné voit une dernière fois sa petite fille qui ne le reconnaît pas
Chapitre 48: transfert à l’Hôtel de Ville toilette du condamné et on emmène le prisonnier à la guillotine.
Résumé chapitre par chapitre 1
Résumé du chapitre 1
Le roman s’ouvre par une réflexion sous forme d’un monologue interne :
Interprété dans sa cellule de Bicêtre, le narrateur se rappelle son passé de liberté. Cependant il se trouve prisonnier de l’idée de sa condamnation à mort. Cette pensée l’obsède et infecte sa vie. Elle est présentée comme une femme à deux bras qui le secoue, hante ses rêves et le poursuit partout.
Résumé du chapitre 2
Récit de la proclamation de la condamnation à mort :
Le narrateur relate les événements passés le jour de la proclamation de sa condamnation à mort. Il décrit aussi les juges, les jurés, la salle d’audience, l’atmosphère qui y régnait et les gens qui ont assisté à son procès. Séduit par les lumières, les couleurs et les bruits, le narrateur chante la vie à travers ses sensations et ses impressions dans une ambiance totalement contradictoire. Alors qu’il semble apprécier la vie dans toutes ses dimensions, les jurés le condamnent à mort et brisent son espoir. Tout redevient noir et triste à ses yeux.
Résumé chapitre 3
Retour au monologue interne :
Le narrateur se livre à une réflexion sur le bien-fondé de sa condamnation à mort. Il estime que les humains sont tous des condamnés à mort. Ce qui diffère c’est la manière et le temps.
Résumé chapitre 4
Retour au récit de l’incarcération à Bicêtre :
L’arrivée à Bicêtre. En attendant son pourvoi* en cassation, le narrateur est conduit à la prison de Bicêtre. De loin le prison ressemble à un château de roi mais de plus près elle est délabrée et vétuste.
Résumé du chapitre 5
Suite du récit de l’incarcération à Bicêtre :
Lorsque le narrateur est arrivé à Bicêtre, les gardes lui ont défendu tout objet tranchant qui pourrait servir à un suicide puis ils lui ont remis une camisole. Durant les premiers jours de ses séjours à Bicêtre, le narrateur a été bien traité mais battu par la suite comme n’importe quel prisonnier. Cependant certaines faveurs lui ont été acceptées comme le papier, l’encre, les plumes et une lampe. De même, il pouvait sortir dans la cour chaque dimanche, ainsi il a côtoyé les autres prisonniers et a appris leur argot.
Résumé du chapitre 6
Alors le narrateur a décidé de noter son journal de châtiments. L’écriture devient une justification à la vie terne et monotone de la prison. Il décide d’écrire pour communiquer ses souffrances morales afin d’amener les décisions a abolir la peine de mort. Il réalise qu’il s’attache à la vie.
Résumé du chapitre 7
Le narrateur s’attarde sur sa situation et espère qu’on s’intéresserait un jour à son cas. Mais l’idée de sa condamnation continue de l’obséder et le torturer
Résumé du chapitre 8
En attendant son pourvoi en cassation, le narrateur passe son temps à compter les jours qui lui restent à vivre, il lui reste donc six semaines.
Résumé du chapitre 9
Le narrateur regrette de laisser derrière lui sa femme, sa mère et surtout sa fille de trois ans sans protection et sans ressources.
Résumé du chapitre 10
Le narrateur décrit sa cellule, c’est une petite pièce à quatre murs en pierre avec une voûte et une petite porte en fer où il y a une petite ouverture servant de fenêtre. Il y a aussi un matelas en paille. À l’extérieur il y a un couloir qui relie les autres cellules et un garde permanent.
Résumé du chapitre 11
Pour passer le temps le narrateur lit et tente de comprendre les inscriptions et les dessins sur les murs de sa cellule. Attiré par des mots écrits par un sous-officier guillotiné pour ces idées républicaines, il est pris de panique à la vue de l’échafaud dessiné sur le mur.
Résumé du chapitre 12 :
Le narrateur découvre les noms de quatre criminels célèbres passés par la même cellule. Les sont écrits à coté du nom de Papavoine, un criminel qui tuait les enfants. Il est alors pris de terreur à l’idée de la mort et du tombeau.
Pourvoi* : recours auprès d'une juridiction supérieure contre la décision d'un tribunal.
Résumé du chapitre 13 :
Récit des préparatifs au départ des forçats pour Toulon :
Le narrateur raconte qu’un jour la prison était très agitée par le départ des forçats pour Toulon, Mis dans une autre cellule pour suivre ce spectacle à travers une fenêtre, le narrateur s’attarde sur la description de la grande cour de Bicêtre, des bâtiments vétustes, des fenêtres grillées et principalement sur les visages des prisonniers qui regardent à travers ces fenêtres. Le spectacle du départ commence à midi avec l’entrée d’une charrette transportant des chaînes servant à attacher les forçats et portant les habits qu’ils vont mettre pour le départ. Ensuite, les argousins étendent ces chaînes dans un coin de la cour. Quand ce travail est fini, l’inspecteur donne l’ordre au directeur pour laisser entrer les forçats dans une petite cour où ils sont acclamés par les prisonniers (spectateurs). Puis on les présente à l’appel après leur avoir fait passer une visite médicale. Au moment où les forçats se préparent pour mettre les vêtements du voyage, une pluie torrentielle commence à tomber. Accablés de froid dans leur nudité, les forçats chantent leurs malheurs. Enfin, on les enchaîne dans des cordons que deux forgerons fixent à leurs pieds et on leur donne à manger. Ce spectacle désolant rend le narrateur enragé, il tente de s’enfouir mais il n’arrive pas et s’évanouit sur le champ.
Résumé du chapitre 14
Après s’être transporté à l’infirmerie, le narrateur a repris connaissance, il s’est enroulé ensuite dans ses draps et sa couverture dont la chaleur lui a donné l’envie de se rendormir. Mais le bruit de cinq charrettes transportant les forçats le réveille. Conduit par des gendarmes à cheval et des argousins à pieds, le convoi prend départ pour un voyage de vingt cinq jours de souffrances et de misères. Emu par ce spectacle désolant, le narrateur préfère la guillotine à la galère.
Résumé du chapitre 15
Retour au cachot, le narrateur est remis dans son cachot. L’idée de sa condamnation continue de le torturer moralement au point où il espère obtenir une grâce car il tient à la vie plus que jamais. Mais il est trop tard.
Résumé du chapitre 16
Quand le narrateur était à l’infirmerie, il avait entendu la voix d’une jeune fille de quinze ans chanter une chanson où il est question d’assassinat et de mort. Il fut terrifié parce que tout est prison à Bicêtre, tout lui rappelle la mort.
Résumé chapitre 17
Le narrateur rêve d’évasion mais son rêve ne peut être réalisé, il est interrompu par l’idée de l’incarcération et de la condamnation.
Résumé du chapitre 18
Pendant que le condamné écrit, le geôlier entre dans le cachot. La douceur inhabituelle du gardien fait frissonner le condamné.

Résumé du chapitre 19
Le directeur de la prison rend visite au narrateur dans son cachot pour lui demander s’il se plaint d’un quelconque mauvais traitement. Pris de panique, le narrateur croit que l’heure de son exécution est venue.
Résumé du chapitre 20
Terrifié, le narrateur imagine la prison comme une sorte de monstre à moitié humain, à moitié objet qui le torture, le boire et le tue.
Résumé du chapitre 21
A six heures et demi du matin le narrateur a été visité dans son cachot par un prêtre puis par l’huissier* qui lui apprendre le rejet de sa demande du pourvoi en cassation et son transfert à la Conciergerie.
Résumé du chapitre 22
Le narrateur quitte son cachot et se fait conduire dans la voiture qui l’a ramené à Bicêtre vers Paris, le convoi arrive à Paris vers huit heures et demi du matin. La foule, avide de sang, s’est déjà attroupée pour ne pas manquer l’exultation.
Résumé du chapitre 23
Une fois arrivé au Palais de Justice, le narrateur s’est senti investi d’une certaine liberté qui n’a pas tardé à disparaître à la vue des sous-sols. Remis par l’huissier au directeur, le narrateur a été enfermé dans un cabinet en compagnie d’un autre condamné âgé de 55 ans et qui attend à son tour son transfert à Bicêtre. Après avoir entendu l’histoire du vieux, le narrateur a échangé, par peur, sa redingote contre la veste du vieillard. Enfin il est reconduit à une chambre dans l’attente de son exécution.
Résumé du chapitre 24
Le narrateur regrette amèrement l’échange de sa redingote qui n’était que par peur.
Résumé du chapitre 25
Le narrateur est amené ensuite à une cellule où on lui a donné une table, une chaise et tout pour écrire. Mais on a installé avec lui un gendarme pour empêcher toute tentative du suicide.
Résumé du chapitre 26
Le narrateur a écrit une lettre à sa fille dans laquelle il exprime toute sa douleur et son amertume. Il accuse les hommes de vouloir laisser une enfant de trois ans orpheline. L’attente de l’exécution semble exercer un effet terrifiant sur le narrateur qui espère un miracle pour le sauver.
Résumé du chapitre 27
Le narrateur est pris dans un tourbillon de peur et de terreur au point où il n’ose pas écrire le mot « guillotine ». Il imagine que son exécution sera atroce.
L’huissier* : officier ministériel chargé de signifier les actes de procédure et de mettre à exécution les jugements de la Cour royale de Paris.
Résumé du chapitre 28
Ayant déjà assisté à une exécution, le narrateur imagine comment sera la sienne. Il croit que les préparatifs ont déjà commencé par le graissage de la rainure.
Résumé du chapitre 29
Dans un moment de délire, le narrateur espère la grâce royale mais en vain.
Résumé du chapitre 30 :
Le prêtre est revenu consoler le narrateur et l’assister dans ces derniers moments. Le prêtre qui exerce cette fonction depuis des années se fait renvoyé par le narrateur qui veut rester seul pendant sa réflexion.
Résumé chapitre 31
Dans ces derniers moments de retranchement, l’architecte de la prison est entré dans la cellule où se trouve le narrateur pour prendre des mesures afin de rénover les murs l’année suivante puis il échange des propos avec le narrateur avant de se faire renvoyé par le gendarme.
Résumé du chapitre 32 :
Le gendarme chargé de surveiller le narrateur a été échangé par un autre, un superstitieux et mordu des loteries. Il supplie le narrateur de le visiter dans ces rêves, une fois mort, pour lui donner des numéros gagnants. Le narrateur lui demande en échange ses vêtements en vue d’une éventuelle évasion, mais le gendarme ridicule refuse et le désespoir regagne le narrateur.
Résumé du chapitre 33
Le narrateur sentant l’heure de la mort approcher se réfugie dans le rêve. Il retrouve des souvenirs d’enfance et de jeunesse en compagnie de sa bien-aimée la petite Espagnole Pepa. Il garde surtout le souvenir d’une soirée passée ensemble où ils sont échangés des bises.
Résumé du chapitre 34
Le narrateur retrouve dans le souvenir ses années d’innocence mais il revoit en crime et tente de se repentir. Malheureusement il n’a pas le temps de le faire. Il ne pense qu’à son heure qui approche.
Résumé du chapitre 35
Le narrateur envie les gens ordinaires qui vaquent à leurs taches quotidiennes.
Résumé du chapitre 36
Le narrateur se rappelle le jour où il est allé voir la cathédrale Notre-Dame de Paris. Au moment où il est arrivé au sommet de la tour, la cloche a sonné et a fait trembler tout le toit. Heureusement il a évité une chute mortelle.
Résumé du chapitre 37
Le narrateur revoit l’Hôtel de Ville dont l’aspect triste lui rappelle la Grève au moment des exécutions avec les rassemblements des spectateurs.
Résumé du chapitre 38
L’heure de l’exécution approche, il ne lui reste que deux heures et quarante cinq minutes. Le narrateur ressent alors des douleurs physiques atroces.
Résumé du chapitre 39
Le narrateur imagine comment il va vivre le moment de son exécution. Il vit ce moment par prévision. Mais le fait d’y penser le fait souffrir davantage.
Résumé du chapitre 40
Poussé par son instinct de survie, le narrateur pense au roi Charles X en espérant une éventuelle grâce.
Résumé du chapitre 41
Le narrateur décide d’affronter la mort avec courage. Il imagine alors ce que sera sa vie après la mort. Cela pourrait être des abîmes de lumières sans fin ou des gouffres hideux où tout sera noir et où le narrateur tombera sans cesse. Il imagine aussi les morts pourraient se rassembler dans la place de la Grève pour assister à l’exécution du bourreau par un démon. Le narrateur voudrait savoir ce qu’il adviendra de son âme après la mort. Dans ce moment de crise à l’approche de l’exécution le narrateur réclama un prêtre pour soulager sa douleur
Résumé du chapitre 42
Après l’arrivée du prêtre, le narrateur a dormi pendant quelques instants. Il a fait alors un rêve étrange : il rêve qu’il était chez lui avec des amis, qu’ils avaient parlé de quelque chose qui les avait effrayés puis ils avaient entendu un bruit dans la maison, c’était une vielle femme qui s’était cachée dans la cuisine. Au moment où il a rêvé que la vielle le mordait, il s’est réveillé puis on lui a annoncé la présence de sa fille.
Résumé du chapitre 43
Malheureusement sa fille ne l’a pas reconnu. Elle ne l’a pas vu depuis un an. Il a tenté de lui faire comprendre qu’il est son vrai père mais la fille ne l’a pas cru. Rien ne le rattache à présent à la vie. Il se laisse conduire à la mort docilement.
Résumé du chapitre 44
Pendant l’heure qui lui reste à vivre le narrateur se ressaisit et revoit dans son esprit comment sera son exécution. Il pense au bourreau, à la foule, aux gendarmes et à la place de Grève.
Résumé du chapitre 45
Il imagine la foule en train de l’applaudir, une foule insensible à ses souffrances. Il pense à ce lieu fatal qui est la place de Grève et à toutes les têtes qui tomberaient après lui dans l’indifférence totale.
Résumé du chapitre 46
Il pense à sa fille qui l’a déjà oublié et veut lui écrire une histoire.
Résumé du chapitre 47
Note :
Le narrateur n’avait pas le temps pour écrire son histoire.
Résumé du chapitre 48
L’heure de l’exécution est arrivée, on demande au narrateur de se préparer mais il se sent faible. On l’a emmené dans une chambre au rez-de-chaussée du palais de Justice où son bourreau avec ses deux valets l’attendait. On lui a coupé les cheveux puis on lui a attaché les mains derrière le dos et on a coupé le col de sa chemise ensuite on lui a lié les deux pieds puis on lui a noué les deux manches de sa veste sur le menton. On l’a pris sous les aisselles pour le conduire à la guillotine. La foule est là qui attend hurlante. Les gendarmes, les soldats sont aussi là pour accompagner le condamné. Mis dans une charrette avec le prêtre, le narrateur frémit de peur devant cette foule enragée. Sur le chemin qui mène à la place de Grève la foule s’est attroupée. Sous une pluie fine la charrette passe par le pont- au- Change, par le quai aux Fleurs puis par le coin du Palais. Attiré par une Tour, le narrateur demande au prêtre des informations sur cet édifice. Ce dernier lui a dit qu’elle s’appelle crucifix et le baise pour avoir du courage à affronter la foule qui semble l’effrayer plus que la mort.
Passant par le quai, le narrateur entre dans une sorte d’ivresse qui enveloppe son esprit et la coupe de la réalité au point où il ne distingue plus rien. Son corps commence à sentir la mort. Tout défile devant ses yeux sans qu’il puisse y accorder la moindre attention. Seule la voix de la foule se fait entendre. Enfin la charrette arrive à la place de Grève, le narrateur demande alors une dernière faveur : écrire ses dernières volontés.
Résumé du dernier chapitre 49
Poussé par son instinct de la survie, le narrateur supplie un commissaire chargé de suivre l’exécution de lui accorder cinq minutes dans l’espoir d’avoir une grâce au dernier moment. Malheureusement on est venu le chercher à quatre heures de l’après-midi pour l’exécuter.
Sujet: Réformer l'école marocaine et assurer son rayonnement.
- Elément de réponse:
Au cours des dernières décennies, l'école marocaine a perdu de plus en plus de son attractivité. La dégringolade du niveau des élèves et l'escalade de la violence sont des manifestations de ce constat alarmant. La question que l'on se pose aujourd'hui: Que faut-il faire pour rendre la vie scolaire plus attrayante ?
Tout d'abord, l'école doit remplir pleinement les missions qui lui sont dévolues. Pour cela, l'insertion des nouvelles technologies s'impose comme un choix de premier ordre. L'image d'un professeur avec l'indispensable craie à la main devient une source d'ennui pour ses élèves. Qu'attend notre école pour revoir ses méthodes archaïques ? Il est temps que l'image supplante la craie. C'est inconcevable qu'une matière comme le français ou l'anglais ne tire pas encore profit des supports audiovisuels.
Ensuite, rétrécir l'enveloppe horaire de quelques matières au profit des activités parallèles demeure une nécessité pressante. En effet, la monotonie de quelques matières qui incitent les élèves à faire l'école buissonnière en est un exemple éloquent. Il incombe de créer des clubs scolaires pour passionner les élèves et provoquer leur motivation : Théâtre, salle de danse, jeux d'échecs, musique, peinture…etc. L'expérience a démontré que les élèves montrent plus d'enthousiasme dans de telles activités car, elles représentent pour eux, un véritable exutoire.
En outre, Il faut reconnaître que les curricula scolaires actuels ne permettent pas à l'élève de développer sa créativité. En vérité, le programme trop chargé conduit l'élève à se réduire au parcoeurisme. D'où l'ampleur du phénomène de la fraude à l'examen. Face à ce constat, Il devient de plus en plus urgent de réfléchir sur l'élaboration des manuels qui tiennent compte des vrais besoins des élèves: choix des sujets d'actualité qui touchent les vrais soucis des élèves.
En guise de conclusion, l'école est invitée à faire peau neuve. Pour un élève, le temps passé à l'école dépasse celui passé à la maison. Cela étant, toute mesure envisageable pour réformer l'école et assurer son rayonnement restera comme un coup d'épée dans l'eau si elle ne s'accompagne pas avec une réhabilitation de l’espace scolaire et une rénovation des curricula scolaires.
LES FIGURES DE STYLE
SUPPORT : Antigone de J.Anouilh
1-Maintenant, tout est déjà rose, jaune, vert. C’est devenu une carte postale. (Métaphore).
2-Le jardin dormait encore. (Personnification)
3-C’est beau un jardin qui ne pense pas encore aux hommes. (Personnification)
4-J’ai glissé dans la campagne sans qu’elle s’en aperçoive. (Personnification)
5-Ah ! C’est du joli ! C’est du propre ! (Antiphrase)
6-Allons, ma vieille bonne pomme rouge. (Métaphore)
7-Et il y aura les gardes…avec leur regard de bœuf. (Métaphore)
8-Tu penses que toute la ville hurlante contre toi…C’est assez, (Métonymie)
9-je suis noire et maigre. Ismène est rose et dorée comme un fruit. (Antithèse/ Comparaison)
10-Et tu risques la mort maintenant que j’ai refusé à ton frère ce passeport dérisoire, ce bredouillage en série sur sa dépouille, cette pantomime dont tu aurais été la première à avoir honte et mal si on l’avait jouée. (Métaphore)
11-Ni pour les uns, ni pour ton frère ? (Parallélisme)
12-J’ai le mauvais rôle et tu as le bon. (Antithèse)
13-Tu as toute la vie devant toi….Tu as ce trésor, toi, encore. (Métaphore)
14-La vie, c’est un livre qu’on aime, c’est un enfant qui joue à vos pieds, un outil qu’on tient bien dans sa main. (Métaphore)
15-On dirait des chiens qui lèchent tout ce qu’ils trouvent. (Comparaison)
16-Tu es en train de défendre ton bonheur en ce moment comme un os. (Comparaison)
17-c’est vous qui êtes laids, même les plus beaux. (Antithèse)
18-Allons vite, cuisinier, appelle tes gardes ! (Métaphore)
19-Tu as choisi la vie et moi la mort. (Antithèse)
20-Nous allons tous porter cette plaie au côté, pendant des siècles. (Métaphore)
21-Oublie-la, Hémon ; oublie-la, mon petit. (Anaphore)
22-Tout Thèbes sait ce qu’elle a fait. (Métonymie)
23-Antigone ne peut plus vivre. Antigone nous a déjà quittés tous. (Euphémisme)
24-Crois-tu que je pourrai vivre, moi, sans elle ?
Crois-tu que je l’accepterai, votre vie ? (Anaphore)
25-et votre agitation, votre bavardage, votre vide, sans elle. (Gradation)
26-Créon, il est sorti comme un fou. (il=Hémon). (Comparaison)
27-Il est parti, touché à mort. (Hyperbole)
28-Nous sommes de ceux qui lui sautent dessus quand ils le rencontrent, votre espoir, votre cher espoir, votre sale espoir ! (Gradation)
29-ce dieu géant qui m’enlevait dans ses bras et me sauvait des monstres et des ombres, c’était toi ? (Métaphore)
29-Un vrai petit garçon pâle qui crachera devant mes fusils. (Métonymie)
30-Ô tombeau ! Ô lit nuptial ! Ô demeure souterraine ! (Métaphore/Périphrase)
31-Il faut pourtant qu’il y en ait qui mènent la barque. (Métaphore)
32-Et il se lève, tranquille, comme un ouvrier au seuil de sa journée. (Comparaison)
33-Dites, à qui devrait-elle mentir ? À qui sourire ? À qui se vendre ? (Anaphore/Gradation).

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