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Examen régionaux du français Examen régionaux du français de toutes les régions avec leurs corrections

 

 

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Ancien 04/11/2017, 11h58
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Par défaut Corrections des examens régionaux

 

 

 

 

Corrections des examens régionaux


Correction examen régional : Académie d’Oujda_Angad, session de juin 2013
TEXTE :
Malheureusement je n'étais pas malade. Le lendemain il fallut sortir de l'infirmerie. Le cachot me reprit.
Pas malade ! en effet, je suis jeune, sain et fort. Le sang coule librement dans mes veines ; tous mes membres obéissent à tous mes caprices ; je suis robuste de corps et d'esprit, constitué pour une longue vie ; oui, tout cela est vrai ; et cependant j'ai une maladie, une maladie mortelle, une maladie faite de la main des hommes.
Depuis que je suis sorti de l'infirmerie, il m'est venu une idée poignante, une idée à me rendre fou, c'est que j'aurais peut-être pu m'évader si l'on m'y avait laissé. Ces médecins, ces sœurs de charité, semblaient prendre intérêt à moi. Mourir si jeune et d'une telle mort !
On eût dit qu'ils me plaignaient, tant ils étaient empressés autour de mon chevet. Bah ! curiosité ! Et puis, ces gens qui guérissent vous guérissent bien d'une fièvre, mais non d'une sentence de mort. Et pourtant cela leur serait si facile ! une porte ouverte ! Qu'est-ce que cela leur ferait ?
Plus de chance maintenant ! Mon pourvoi sera rejeté, parce que tout est en règle ; les témoins ont bien témoigné, les plaideurs ont bien plaidé, les juges ont bien jugé. Je n'y compte pas, à moins que... Non, folie ! plus d'espérance ! Le pourvoi, c'est une corde qui vous tient suspendu au-dessus de l'abîme, et qu'on entend craquer à chaque instant, jusqu'à ce qu'elle se casse. C'est comme si le couteau de la guillotine mettait six semaines à tomber.
Si j'avais ma grâce ? - Avoir ma grâce ! Et par qui ? et pourquoi ? et comment. ? Il est impossible qu'on me fasse grâce. L'exemple ! comme ils disent.
Je n'ai plus que trois pas à faire : Bicêtre, la Conciergerie, la Grève.

I. COMPRÉHENSION : (10 points)
1) Complétez le tableau suivant : (2 pts.)
Titre de l'œuvre Auteur Thèse que défend l'œuvre Personnage qui raconte
Le dernier jour d’un condamné Victor Hugo L’abolition de la peine de mort Un condamné à mort

2) Pourquoi le narrateur regrette-il de ne pas être malade ? (1 pt.)
Car il doit quitter l'infirmerie et revenir au cachot.
3) Parmi les affirmations suivantes, recopiez seulement celles qui sont vraies. (1 pt)
a. Avec l'aide des médecins, le narrateur a réussi de s'évader de l'infirmerie.
b. Le narrateur est en très bonne santé, malgré son séjour au cachot.
c. Le narrateur croit qu'il aurait pu s'évader s'il était resté à l'infirmerie.
d. Le narrateur est tout à fait sûr que son pourvoi sera accepté.
e. Le narrateur retourne chez lui après avoir quitté l'infirmerie.
b -Le narrateur est en très bonne santé, malgré son séjour au cachot.
c -Le narrateur croit qu'il aurait pu s'évader s'il était resté à l'infirmerie
4) « et cependant j'ai une maladie, une maladie mortelle, une maladie faite de la main des hommes. »
Quelle est cette maladie dont souffre le narrateur ?
C’est la condamnation à mort. / La sentence de mort.
5) « Le pourvoi, c'est une corde qui vous tient suspendu au-dessus de l'abîme, et qu'on entend craquer à chaque à chaque instant, jusqu'à ce qu'elle se casse. »
a. Identifiez la figure de style employée dans cet énoncé. (0.5 pt)
C’est une métaphore.
b. Sur quoi le narrateur met-il l'accent en utilisant cette figure ? (0.5 pt)
Le narrateur met l’accent sur le faux espoir.
6) Relevez dans le texte quatre énoncés exprimant le désespoir du narrateur d'échapper à la mort. (1 pt.)Question ambigüe !
« Plus de chance maintenant ! Mon pourvoi sera rejeté»
«Je n'y compte pas, à moins que... Non, folie ! plus d'espérance ! »
« Il est impossible qu'on me fasse grâce. »
« L'exemple ! comme ils disent. »
7) « L'exemple ! comme ils disent. »
a. Le pronom « ils », qui désigne-t-il à votre avis ? (0.5 pt)
Les partisans de la peine de mort.
b. Quel sens donneriez-vous à cette expression ? (0.5 pt) Question ambigüe !
Les partisans de la peine de mort disent que l’exécution sert d’exemple à d’autres pour ne pas commettre des crimes.
8) a- Selon vous, dans quel état d'esprit se trouve le narrateur ? (0.5 pt)
Le narrateur se trouve dans un état de désespoir total
b- Justifiez votre réponse. (0.5 pt)
D'une part, le narrateur a perdu tout espoir de s’évader et d’autre part, il est certain que son pourvoi sera rejeté et sa grâce refusée.
9) D'après vous pourquoi l'auteur insiste-t-il sur la jeunesse et la bonne santé du condamné à mort ? (1 pt)
Le narrateur a dit lui-même dans ce passage : « … je suis robuste de corps et d'esprit, constitué pour une longue vie ». Il insiste sur le fait qu’il est encore jeune et en bonne santé. Je pense que l’auteur juge qu’un individu ne mérite pas de mourir alors qu’il pourrait encore tant donner à la société.
Correction de l’examen régional : Académie de Tadla-Azilal (session de juin 2013
CRÉON __ (….)
Mais je vais te dire quelque chose, à toi, quelque chose que je sais seul, quelque chose d'effroyable : Étéocle, ce prix de vertu, ne valait pas plus cher que Polynice. Le bon fils avait essayé, lui aussi, de faire assassiner son père, le prince loyal avait décidé, lui aussi, de vendre Thèbes au plus offrant. Oui, crois-tu que c'est drôle ? Cette trahison pour laquelle le corps de Polynice est en train de pourrir au soleil, j'ai la preuve maintenant qu'Étéocle, qui dort dans son tombeau de marbre, se préparait, lui aussi, à la commettre. C'est un hasard si Polynice a réussi son coup avant lui. Nous avions affaire à deux larrons en foire qui se trompaient l'un l'autre en nous trompant et qui se sont égorgés comme deux petits voyous qu'ils étaient, pour un règlement de comptes... Seulement, il s'est trouvé que j'ai eu besoin de faire un héros de l'un d'eux. Alors, j'ai fait rechercher leurs cadavres au milieu des autres. On les a retrouvés embrassés pour la première fois de leur vie sans doute. Ils s'étaient embrochés mutuellement, et puis la charge de la cavalerie argienne leur avait passé dessus. Ils étaient en bouillie, Antigone, méconnaissables. J'ai fait ramasser un des corps, le moins abîmé des deux, pour mes funérailles nationales, et j'ai donné l'ordre de laisser pourrir l'autre où il était. Je ne sais même pas lequel. Et je t'assure que cela m'est bien égal.
(Il y a un long silence, ils ne bougent pas, sans se regarder, puis Antigone dit doucement) :
ANTIGONE __ Pourquoi m'avez-vous raconté cela ?
(Créon se lève, remet sa veste).
CRÉON __ Valait-il mieux te laisser mourir dans cette pauvre histoire ?
ANTIGONE __ Peut-être. Moi, je croyais.
(Il y a un silence encore. Créon s'approche d'elle.)
CRÉON __ Qu'est-ce que tu vas faire maintenant ?
ANTIGONE, (se lève comme une somnambule.) __ Je vais remonter dans ma chambre.
CRÉON __ Ne reste pas trop seule. Va voir Hémon, ce matin. Marie-toi vite.
I. COMPRÉHENSION : (10 points)
1) Complétez le paragraphe suivant par les informations entre parenthèses : (0.25 pt x 4)
Antigone est une tragédie moderne écrite par Jean Anouilh. C'est une pièce de théâtre inspirée dumythe antique d’Antigone, fille d’Oedipe. Elle a été jouée pour la première fois en 1944.
(Mythe, tragédie moderne, 1944, Jean ANOUILH)
2) Pour situer ce texte, répondez aux questions suivantes :
a. Quelle est la décision prise par le roi Créon concernant l'enterrement de Polynice, le frère d'Antigone. (0.5 pt) Créon a interdit d’enterrer le corps de Polynice.
b. Antigone a-t-elle accepté cette décision ? (0.5 pt) Non, elle n’a pas accepté cette décision.
3) a- Qui parle le plus dans ce dialogue ? (0.5 pt) C’est Créon qui parle le plus.
b- Pourquoi à votre avis ? (0.5 pt) Car il veut convaincre Antigone de ne pas enterrer son frère.
4) Lisez la tirade de Créon de « Mais je vais te dire ………» jusqu'à «…..au plus offrant»
a. Relevez une expression qui montre que ce que va dire Créon à Antigone est un secret. (0.5 pt)
« … quelque chose que je sais seul »
b. L'information qu'il va donner est-elle bonne ou mauvaise ? (0.5 pt) Elle est mauvaise.
5) «Étéocle, ce prix de vertu, ne valait pas plus cher que Polynice.» cela signifie que :
a. Étéocle est meilleur que Polynice.
b. Étéocle est aussi bon que Polynice.
c. Étéocle est aussi mauvais que Polynice. (Recopiez la bonne réponse). (1 pt)
Étéocle est aussi mauvais que Polynice
6) Quelle trahison se préparait Étéocle à commettre lui aussi ? (1 pt) De faire assassiner son père
7) Lisez le passage de : « Nous avions affaire ……» jusqu'à «………l'un d'eux »
- Qu'est ce qui justifie, selon Créon, la décision qu'il a prise ? (1 pt)
Créon avait besoin de faire un héros de l'un des deux frères
8) Lisez le passage de: « Alors j'ai fait rechercher ……» jusqu'à «………funérailles nationales»
a. Relevez deux mots appartenant au champ lexical de la mort. (0.5 pt) cadavres, corps, funérailles
b. Quelle est donc la tonalité (le registre) utilisée dans l'énoncé ? (0.5 pt) Un registre tragique.
9) a- Relevez une comparaison dans les didascalies (passages entre parenthèses) (0.5 pt)
Se lève comme une somnambule
b- Quel sentiment d'Antigone suggère cette figure ? (0.5 pt) La surprise, la stupeur, la stupéfaction
10) Lisez les trois dernières répliques du texte.
a. Que décide Antigone ? (0.5 pt) Elle veut remonter dans sa chambre.
b. D'après votre lecture de l’œuvre, Antigone sera-t-elle convaincue par Créon ? (0.5 pt)
Non, elle ne sera pas convaincue par Créon.
Non, elle est décidée à enterrer son frère.
Correction examen régional : Académie de Marrakech-Tensift-Haouz (session : Juin 2013)

ISMÈNE
Écoute, j'ai bien réfléchi toute la nuit. Je suis l'aînée. Je réfléchis plus que toi. Toi, c'est ce qui te passe par la tête tout de suite, et tant pis si c'est une bêtise. Moi, je suis plus pondérée. Je réfléchis.
ANTIGONE
Il y a des fois où il ne faut pas trop réfléchir.
ISMÈNE
Si, Antigone. D'abord c'est horrible, bien sûr, et j'ai pitié moi aussi de mon frère, mais je comprends un peu notre oncle.
ANTIGONE
Moi je ne veux pas comprendre un peu.
ISMÈNE
Il est le roi, il faut qu'il donne l'exemple.
ANTIGONE
Moi, je ne suis pas le roi. Il ne faut pas que je donne l'exemple, moi... Ce qui lui passe par la tête, la petite Antigone, la sale bête, l'entêtée, la mauvaise, et puis on la met dans un coin ou dans un trou. Et c'est bien fait pour elle. Elle n'avait qu'à ne pas désobéir.
ISMÈNE
Allez ! Allez ! ... Tes sourcils joints, ton regard droit devant toi et te voilà lancée sans écouter personne. Écoute-moi. J'ai raison plus souvent que toi.
ANTIGONE
Je ne veux pas avoir raison.
ISMÈNE
Essaie de comprendre au moins !
ANTIGONE
Comprendre... Vous n'avez que ce mot-là dans la bouche, tous, depuis que je suis toute petite. Il fallait comprendre qu'on ne peut pas toucher à l'eau, à la belle et fuyante eau froide parce que cela mouille les dalles, à la terre parce que cela tache les robes. Il fallait comprendre qu'on ne doit pas manger tout à la fois, donner tout ce qu'on a dans ses poches au mendiant qu'on rencontre, courir, courir dans le vent jusqu'à ce qu'on tombe par terre et boire quand on a chaud et se baigner quand il est trop tôt ou trop tard, mais pas juste quand on en a envie ! Comprendre. Toujours comprendre. Moi, je ne veux pas comprendre. Je comprendrai quand je serai vieille. (Elle achève doucement.) Si je deviens vieille. Pas maintenant.
ISMÈNE
Il est plus fort que nous, Antigone. Il est le roi. Et ils pensent tous comme lui dans la ville. Ils sont des milliers et des milliers autour de nous, grouillant dans toutes les rues de Thèbes.
ANTIGONE
Je ne t'écoute pas.
ISMÈNE
Ils nous hueront. Ils nous prendront avec leurs mille bras, leurs mille visages et leur unique regard. Ils nous cracheront à la figure. Et il faudra avancer dans leur haine sur la charrette avec leur odeur et leurs rires jusqu'au supplice. Et là, il y aura les gardes avec leurs têtes d'imbéciles, congestionnés sur leurs cols raides, leurs grosses mains lavées, leur regard de bœuf -qu'on sent qu'on pourra toujours crier, essayer de leur faire comprendre, qu'ils vont comme des nègres et qu'ils feront tout ce qu'on leur a dit scrupuleusement, sans savoir si c'est bien ou mal... Et souffrir ? Il faudra souffrir, sentir que la douleur monte, qu'elle est arrivée au point où l'on ne peut plus la supporter ; qu'il faudrait qu'elle s'arrête, mais qu'elle continue pourtant et monte encore, comme une voix aiguë... Oh ! je ne peux pas, je ne peux pas...
ANTIGONE
Comme tu as bien tout pensé !

I. COMPRÉHENSION : (10 points)
1) En vous référant à l’œuvre dont le texte est extrait, recopiez et complétez le tableau suivant : (1 pt)
Prénom et nom de l’auteur. Genre de l’œuvre. Siècle Une autre œuvre du même auteur.
Jean Anouilh Tragédie moderne 20ème siècle La Sauvage

2) Situez le passage par rapport à l’œuvre dont il est extrait. (1 pt)
C’est la rencontre d'Ismène avec Antigone qui vient juste après la première tentative d’Antigone d’enterrer son frère Polynice.
3) a- Quel est le personnage qu'Ismène et Antigone évoquent sans le nommer ?
C’est Créon.
b- Relevez dans le texte deux noms renvoyant à ce personnage. (1 pt)
Oncle et roi.
4) a- À quelle forme de phrases appartiennent les éléments soulignés dans le texte ?
Des phrases négatives. / La forme négative.
b- L’emploi de cette forme de phrase illustre l’une des caractéristiques de la personnalité d’Antigone. Quelle est cette caractéristique ? (1 pt)
Antigone est entêtée, têtue, obstinée, révoltée …
5) « Il faudra souffrir, sentir que la douleur monte, qu'elle est arrivée au point où l'on ne peut plus la supporter ; qu'il faudrait qu'elle s'arrête, mais qu'elle continue pourtant et monte encore, comme une voix aiguë... Oh ! je ne peux pas, je ne peux pas... »
a- Quel est le champ lexical dominant dans ce passage ?
Le champ lexical de la souffrance.
b- Relevez deux expressions appartenant à ce champ. (1 pt)
Souffrir, douleur, supporter.
6) « Il fallait comprendre qu'on ne peut pas toucher à l'eau (…) Il fallait comprendre qu'on ne doit pas manger tout à la fois … »
Quelle figure de style est exprimée dans ces deux phrases ? (1 pt)
C’est une anaphore.
7) À travers la dernière réplique, Antigone vise à :
a- Toucher les sentiments d'Ismène ?
b- Se moquer d'Ismène ?
c- Exprimer son accord avec le raisonnement d'Ismène ?
Retenez la bonne réponse puis justifiez-là. (1 pt) (Quelle justification pourrait donner l’élève !!).
b- Se moquer d'Ismène.
Justification : Antigone dit le contraire de ce qu’elle pense d’une manière ironique pour montrer à sa sœur que ses arguments sont nuls.
8) « Je comprends un peu notre oncle. » Transposez cette phrase au discours indirect en commençant par : Ismène ajouta … (1 pt)
Ismène ajouta qu’elle comprenait un peu leur oncle.
9) « Il y a des fois où il ne faut pas trop réfléchir. » Approuvez-vous cette affirmation d’Antigone ? Justifiez votre réponse en une ou deux phrases. (1 pt)
Exemple : Oui, j’approuve cette affirmation d’Antigone car, dans certaines situations, il faut avoir l’esprit d’initiative et prendre rapidement une décision.
10) Lequel des deux personnages préférez-vous, Antigone ou Ismène ? Justifiez votre réponse en une ou deux phrases. (1 pt)
Exemple : Je préfère Ismène car elle est pondérée et diplomate et elle veut vivre sa vie sans se soucier des problèmes qui peuvent surgir.
Exemple : Je préfère Antigone car elle est courageuse et défend ses principes même au prix de sa vie.

Correction examen régional : Académie de Marrakech-Tensift-Haouz (session : Juin 2013)

ISMÈNE
Écoute, j'ai bien réfléchi toute la nuit. Je suis l'aînée. Je réfléchis plus que toi. Toi, c'est ce qui te passe par la tête tout de suite, et tant pis si c'est une bêtise. Moi, je suis plus pondérée. Je réfléchis.
ANTIGONE
Il y a des fois où il ne faut pas trop réfléchir.
ISMÈNE
Si, Antigone. D'abord c'est horrible, bien sûr, et j'ai pitié moi aussi de mon frère, mais je comprends un peu notre oncle.
ANTIGONE
Moi je ne veux pas comprendre un peu.
ISMÈNE
Il est le roi, il faut qu'il donne l'exemple.
ANTIGONE
Moi, je ne suis pas le roi. Il ne faut pas que je donne l'exemple, moi... Ce qui lui passe par la tête, la petite Antigone, la sale bête, l'entêtée, la mauvaise, et puis on la met dans un coin ou dans un trou. Et c'est bien fait pour elle. Elle n'avait qu'à ne pas désobéir.
ISMÈNE
Allez ! Allez ! ... Tes sourcils joints, ton regard droit devant toi et te voilà lancée sans écouter personne. Écoute-moi. J'ai raison plus souvent que toi.
ANTIGONE
Je ne veux pas avoir raison.
ISMÈNE
Essaie de comprendre au moins !
ANTIGONE
Comprendre... Vous n'avez que ce mot-là dans la bouche, tous, depuis que je suis toute petite. Il fallait comprendre qu'on ne peut pas toucher à l'eau, à la belle et fuyante eau froide parce que cela mouille les dalles, à la terre parce que cela tache les robes. Il fallait comprendre qu'on ne doit pas manger tout à la fois, donner tout ce qu'on a dans ses poches au mendiant qu'on rencontre, courir, courir dans le vent jusqu'à ce qu'on tombe par terre et boire quand on a chaud et se baigner quand il est trop tôt ou trop tard, mais pas juste quand on en a envie ! Comprendre. Toujours comprendre. Moi, je ne veux pas comprendre. Je comprendrai quand je serai vieille. (Elle achève doucement.) Si je deviens vieille. Pas maintenant.
ISMÈNE
Il est plus fort que nous, Antigone. Il est le roi. Et ils pensent tous comme lui dans la ville. Ils sont des milliers et des milliers autour de nous, grouillant dans toutes les rues de Thèbes.
ANTIGONE
Je ne t'écoute pas.
ISMÈNE
Ils nous hueront. Ils nous prendront avec leurs mille bras, leurs mille visages et leur unique regard. Ils nous cracheront à la figure. Et il faudra avancer dans leur haine sur la charrette avec leur odeur et leurs rires jusqu'au supplice. Et là, il y aura les gardes avec leurs têtes d'imbéciles, congestionnés sur leurs cols raides, leurs grosses mains lavées, leur regard de bœuf -qu'on sent qu'on pourra toujours crier, essayer de leur faire comprendre, qu'ils vont comme des nègres et qu'ils feront tout ce qu'on leur a dit scrupuleusement, sans savoir si c'est bien ou mal... Et souffrir ? Il faudra souffrir, sentir que la douleur monte, qu'elle est arrivée au point où l'on ne peut plus la supporter ; qu'il faudrait qu'elle s'arrête, mais qu'elle continue pourtant et monte encore, comme une voix aiguë... Oh ! je ne peux pas, je ne peux pas...
ANTIGONE
Comme tu as bien tout pensé !

I. COMPRÉHENSION : (10 points)
1) En vous référant à l’œuvre dont le texte est extrait, recopiez et complétez le tableau suivant : (1 pt)
Prénom et nom de l’auteur. Genre de l’œuvre. Siècle Une autre œuvre du même auteur.
Jean Anouilh Tragédie moderne 20ème siècle La Sauvage

2) Situez le passage par rapport à l’œuvre dont il est extrait. (1 pt)
C’est la rencontre d'Ismène avec Antigone qui vient juste après la première tentative d’Antigone d’enterrer son frère Polynice.
3) a- Quel est le personnage qu'Ismène et Antigone évoquent sans le nommer ?
C’est Créon.
b- Relevez dans le texte deux noms renvoyant à ce personnage. (1 pt)
Oncle et roi.
4) a- À quelle forme de phrases appartiennent les éléments soulignés dans le texte ?
Des phrases négatives. / La forme négative.
b- L’emploi de cette forme de phrase illustre l’une des caractéristiques de la personnalité d’Antigone. Quelle est cette caractéristique ? (1 pt)
Antigone est entêtée, têtue, obstinée, révoltée …
5) « Il faudra souffrir, sentir que la douleur monte, qu'elle est arrivée au point où l'on ne peut plus la supporter ; qu'il faudrait qu'elle s'arrête, mais qu'elle continue pourtant et monte encore, comme une voix aiguë... Oh ! je ne peux pas, je ne peux pas... »
a- Quel est le champ lexical dominant dans ce passage ?
Le champ lexical de la souffrance.
b- Relevez deux expressions appartenant à ce champ. (1 pt)
Souffrir, douleur, supporter.
6) « Il fallait comprendre qu'on ne peut pas toucher à l'eau (…) Il fallait comprendre qu'on ne doit pas manger tout à la fois … »
Quelle figure de style est exprimée dans ces deux phrases ? (1 pt)
C’est une anaphore.
7) À travers la dernière réplique, Antigone vise à :
a- Toucher les sentiments d'Ismène ?
b- Se moquer d'Ismène ?
c- Exprimer son accord avec le raisonnement d'Ismène ?
Retenez la bonne réponse puis justifiez-là. (1 pt) (Quelle justification pourrait donner l’élève !!).
b- Se moquer d'Ismène.
Justification : Antigone dit le contraire de ce qu’elle pense d’une manière ironique pour montrer à sa sœur que ses arguments sont nuls.
8) « Je comprends un peu notre oncle. » Transposez cette phrase au discours indirect en commençant par : Ismène ajouta … (1 pt)
Ismène ajouta qu’elle comprenait un peu leur oncle.
9) « Il y a des fois où il ne faut pas trop réfléchir. » Approuvez-vous cette affirmation d’Antigone ? Justifiez votre réponse en une ou deux phrases. (1 pt)
Exemple : Oui, j’approuve cette affirmation d’Antigone car, dans certaines situations, il faut avoir l’esprit d’initiative et prendre rapidement une décision.
10) Lequel des deux personnages préférez-vous, Antigone ou Ismène ? Justifiez votre réponse en une ou deux phrases. (1 pt)
Exemple : Je préfère Ismène car elle est pondérée et diplomate et elle veut vivre sa vie sans se soucier des problèmes qui peuvent surgir.
Exemple : Je préfère Antigone car elle est courageuse et défend ses principes même au prix de sa vie.

TEXTE :
ANTIGONE
Lâchez-moi. Vous me faites mal au bras avec votre main.
CRÉON, qui serre plus fort.
Non. Moi, je suis le plus fort comme cela, j’en profite aussi.
ANTIGONE, pousse un petit cri.
Aïe!
CRÉON, dont les yeux rient.
C’est peut-être ce que je devrais faire après tout, tout simplement, te tordre le poignet, te tirer les cheveux comme on fait aux filles dans les jeux. (Il la regarde encore. Il redevient grave. Il lui dit tout près.) Je suis ton oncle, c’est entendu, mais nous ne sommes pas tendres les uns pour les autres, dans la famille. Cela ne te semble pas drôle, tout de même, ce roi bafoué qui t’écoute, ce vieil homme (…) qui est là, à se donner toute cette peine pour essayer de t’empêcher de mourir ?
ANTIGONE, après un temps.
Vous serrez trop, maintenant. Cela ne me fait même plus mal. Je n’ai plus de bras.
CRÉON, la regarde et la lâche avec un petit sourire. Il murmure.
Dieu sait pourtant si j’ai autre chose à faire aujourd'hui, mais je vais tout de même perdre le temps qu’il faudra et te sauver, petite peste. (Il la fait asseoir sur une chaise au milieu de la pièce. Il enlève sa veste, il s’avance vers elle, lourd, puissant, en bras de chemise.) Au lendemain d’une révolution ratée, il y a du pain sur la planche. Mais les affaires urgentes attendront. Je ne veux pas te laisser mourir dans une histoire de politique. Tu vaux mieux que cela. (…) Tu crois que cela ne me dégoûte pas autant que toi, cette viande qui pourrit au soleil ? Le soir, quand le vent vient de la mer, on la sent déjà du palais. Cela me soulève le cœur. Pourtant, je ne vais même pas fermer ma fenêtre. C’est ignoble, et je peux même le dire à toi, c’est bête, monstrueusement bête, mais il faut que tout Thèbes sente cela pendant quelque temps.
Tu penses bien que je l’aurais fait enterrer, ton frère, ne fût-ce que pour l’hygiène! Mais pour que les brutes que je gouverne comprennent, il faut que cela pue le cadavre de Polynice dans toute la ville, pendant un mois.
ANTIGONE
Vous êtes odieux!

I. ÉTUDE DE TEXTE : (10 points)
A. CONTEXTUALISATION DU TEXTE :
1) Complétez le tableau suivant après l’avoir reproduit sur votre copie : (0,25x4)
Le titre de l’œuvre dont on a extrait ce texte Le nom de l’auteur
Le genre littéraire
Le siècle

Antigone Jean Anouilh Tragédie moderne 20ème siècle
2) a- Quel lien de parenté unit Antigone à Créon ? (0,5)
Antigone est la nièce de Créon / Créon est l’oncle d’Antigone.
b- Précisez l’acte commis par Antigone et qui a provoqué la colère de Créon. (0,5)
Antigone a tenté d’enterrer le cadavre de son frère Polynice malgré l’interdiction du roi Créon.
B. ANALYSE DU TEXTE :
3) a- Pourquoi Antigone demande-t-elle à Créon de la lâcher ?(0,5)
Car Créon serre très fort le bras d’Antigone et il lui fait mal.
b- Face à cette réaction d’Antigone, Créon a-t-il éprouvé un sentiment de regret, de supériorité ou de sympathie ? (0,5)
Créon a éprouvé un sentiment de supériorité.
4) Créon veut-il punir Antigone ou au contraire lui sauver la vie ?(0,5)
Créon veut sauver la vie d’Antigone.
Justifiez votre réponse en relevant une expression dans sa 2ème réplique. (0,5)
« … ce vieil homme (…) qui est là, à se donner toute cette peine pour essayer de t’empêcher de mourir ? »
5) Dites si la proposition suivante est vraie ou fausse : « Créon est convaincu d’être toujours un chef d’Etat respecté. »
La proposition est fausse.
Justifiez votre réponse en relevant une expression dans sa 2ème réplique. (1)
« … ce roi bafoué qui t’écoute ».
6) « Il y a du pain sur la planche ». Cette phrase, appartenant au niveau de langue familier, veut dire que :
a- Créon a beaucoup de travail devant lui ;
b- Créon a assez de pain pour son peuple ;
c- Créon prépare du pain sur une planche. (0,5)
a- Créon a beaucoup de travail devant lui.
7) a- En parlant du corps sans vie dans sa dernière tirade, Créon a-t-il employé une tonalité laudative (valorisante) ou péjorative (dévalorisante) ? (0,5)
Une tonalité péjorative.
b- Relevez une phrase qui justifie votre réponse. (0,5)
« Tu crois que cela ne me dégoûte pas autant que toi, cette viande qui pourrit au soleil ? »
8) Dans la liste ci-dessous, relevez deux sentiments que révèle la dernière réplique d’Antigone vis-à-vis de Créon :
Le mépris - La peur - La jalousie - La colère - La satisfaction - L’admiration. (0,5 x 2)
Le mépris et la colère.
C. RÉACTION PERSONNELLE FACE AU TEXTE :
9) Doit-on utiliser la violence pour convaincre quelqu'un ? Justifiez brièvement votre point de vue. (1)
Non, on ne doit pas utiliser la violence pour convaincre quelqu'un car cette méthode ne donnera aucun résultat. On doit, au contraire, présenter des arguments qui amèneront l’interlocuteur à adhérer au point de vue ou, du moins, l’inciter à réfléchir.
10) Selon vous, faut-il favoriser ses proches (leur accorder un avantage) lorsqu'on occupe un poste de responsabilité ? Dites brièvement pourquoi. (0,5 x 2)
Selon moi, il ne faut pas favoriser ses proches car c’est un acte hors la loi. De plus, la responsabilité exige l’honnêteté, la compétence et la bonne gouvernance.
Texte
ISMÈNE, dans un cri.
Antigone !
ANTIGONE
Qu'est-ce que tu veux, toi aussi ?
ISMÈNE
Antigone, pardon! Antigone, tu vois, je viens, j'ai du courage. J'irai maintenant avec toi.
ANTIGONE
Où iras-tu avec moi ?
ISMÈNE
Si vous la faites mourir, il faudra me faire mourir avec elle !
ANTIGONE
Ah ! non. Pas maintenant. Pas toi ! C'est moi, c'est moi seule. Tu ne te figures pas que tu vas venir mourir avec moi maintenant. Ce serait trop facile !
ISMÈNE
Je ne veux pas vivre si tu meurs, je ne veux pas rester sans toi !
ANTIGONE
Tu as choisi la vie et moi la mort. Laisse-moi maintenant avec tes jérémiades. Il fallait y aller ce matin, à quatre pattes, dans la nuit. Il fallait aller gratter la terre avec tes ongles pendant qu'ils étaient tout près et te faire empoigner par eux comme une voleuse !
ISMÈNE
Hé bien, j'irai demain !
ANTIGONE
Tu l'entends, Créon ? Elle aussi. Qui sait si cela ne va pas prendre à d'autres encore, en m'écoutant ? Qu'est-ce que tu attends pour me faire taire, qu'est-ce que tu attends pour appeler tes gardes ? Allons, Créon, un peu de courage, ce n'est qu'un mauvais moment à passer. Allons, cuisinier, puisqu'il le faut !
CRÉON, crie soudain.
Gardes !
Les gardes apparaissent aussitôt.
CRÉON
Emmenez-la.
ANTIGONE, dans un grand cri soulagé.
Enfin, Créon !
Les gardes se jettent sur elle et l'emmènent. Ismène sort en criant derrière elle.
ISMÈNE
Antigone! Antigone !


I. Étude de texte : (10 points)

1. Recopie et complète le tableau. (1 point)
Nom de l’auteur Titre de l’œuvre Genre littéraire Année
Jean Anouilh Antigone Tragédie moderne écrite en 1942
2. Situe ce passage dans l’œuvre dont il est extrait. (1 point)
C’est la fin du long face à face entre Créon et Antigone. Le roi a tout essayé pour convaincre sa nièce et la pousser à renoncer à son projet d’enterrer son frère mais Antigone se montre décidée à mourir et refuse l’intervention de sa sœur.
3. Relève dans le texte la phrase qui montre clairement que les deux sœurs n’ont pas le même destin. (1 pt)
« Tu as choisi la vie et moi la mort. »
4. D'après le texte, par quels mots de la liste suivante peux-tu remplacer le terme « jérémiades » ?
Joie ; encouragements ; plaisirs ; plaintes ; satisfactions. (1 point)
Jérémiades : Plaintes.
5. Quel est l’effet de sens produit par la comparaison suivante :
« Il fallait te faire empoigner par eux comme une voleuse ». (1 point)
Cette comparaison montre l’humiliation subie par Antigone lors de son arrestation : une princesse qui a été traitée comme une voleuse.
6. D'après ta connaissance de l’œuvre, propose quatre adjectifs (deux pour Antigone et deux pour Ismène) qui montrent la différence de caractère des deux sœurs. (1 point)
Antigone : Impulsive, entêtée, têtue, sensible, courageuse …
Ismène : pondérée, réfléchie, Lâche, frivole …
7. Que signifie le verbe « taire » dans la question suivante :
« Qu’est ce que tu attends pour me faire taire ? » (1 point)
Taire : tuer, mourir
8. La dernière didascalie du passage précise que les gardes « se jettent sur Antigone et l’emmènent ».
D'après la fin de l’œuvre : a. Antigone sera libérée.
b. Antigone sera emprisonnée.
c. Antigone sera jetée dans un trou.
d. Antigone sera laissée aux animaux.
Recopie la réponse de ton choix. (1 point)
c. Antigone sera jetée dans un trou.
9. Que penses-tu de la réaction d'Ismène face à sa sœur ? Réponds en justifiant ton point de vue (deux ou trois phrases). (1 point)
Je pense que la réaction d'Ismène est une réaction normale vis-à-vis de sa sœur. Même si Ismène n’est pas aussi courageuse qu’Antigone, elle ne pouvait laisser mourir sa sœur sans réagir.
10. À ton avis, qui semble être le plus courageux dans ce passage, Créon ou Antigone ? Donne ton point de vue en justifiant (deux ou trois phrases). (1 point)
À mon avis, Antigone semble être la plus courageuse dans ce passage. C’est elle qui pousse Créon à prendre la décision fatale en lui demandant d’être courageux et de faire son devoir.
Correction examen régional : Académie du Gharb-Cherarda-Benihssen (juin 2013)

Texte :

CRÉON
Tu as toute ta vie devant toi. Notre discussion était bien oiseuse, je t’assure. Tu as ce trésor, toi, encore.
ANTIGONE
Oui.
CRÉON
Rien d’autre ne compte. Et tu allais le gaspiller! Je te comprends, j’aurais fait comme toi à vingt ans. C’est pour cela que je buvais tes paroles. J’écoutais du fond du temps un petit Créon maigre et pâle comme toi et qui ne pensait qu’à tout donner lui-aussi… Marie-toi vite, Antigone, sois heureuse. La vie n’est pas ce que tu crois. C’est une eau que les jeunes gens laissent couler sans le savoir, entre leurs doigts ouverts. Ferme tes mains, ferme tes mains, vite. Retiens-la. Tu verras, cela deviendra une petite chose dure et simple qu’on grignote, assis au soleil. Ils te diront tout le contraire parce qu’ils ont besoin de ta force et de ton élan. Ne les écoute pas. Ne m’écoute pas quand je ferai mon prochain discours devant le tombeau d'Étéocle. Ce ne sera pas vrai. Rien n’est vrai que ce qu’on ne dit pas… Tu l’apprendras, toi aussi, trop tard, la vie c’est un livre qu’on aime, c’est un enfant qui joue à vos pieds, un outil qu’on tient bien dans sa main, un banc pour se reposer le soir devant sa maison. Tu vas me mépriser encore, mais de découvrir cela, tu verras, c’est la consolation dérisoire de vieillir; la vie, ce n’est peut-être tout de même que le bonheur.
ANTIGONE, murmure, le regard perdu.
Le bonheur…

I. ÉTUDE DE TEXTE : (10 points)

1) Recopiez et complétez le tableau suivant : (0,25 pt x 4)
Titre de l’œuvre Auteur Genre de l’œuvre Siècle
Antigone Jean Anouilh Tragédie moderne Le 20ème siècle

2) Situez le passage par rapport à ce qui précède. (1 pt)
C’est le face à face entre Créon et Antigone. Cette dernière a été arrêtée et présentée au roi après sa deuxième tentative pour enterrer son frère Polynice. Le roi, son oncle, tente de la sauver en essayant de la convaincre de renoncer à son projet.
3) Quels sont les personnages mis en scène dans ce passage ? (1 pt)
Antigone et Créon
4) « Tu as ce trésor, toi, encore. » De quel trésor s’agit-il ? (1 pt)
La jeunesse d’Antigone
5) La 2ème intervention de Créon est-elle : (1 pt)
a- Une réplique ?
b- Une tirade ?
c- Un monologue ?
Recopiez la bonne réponse.
b- Une tirade
6) Quelle excuse trouve Créon au comportement irresponsable d’Antigone ? (1 pt)
Son âge. / Sa jeunesse.
7) Créon propose un bel avenir à Antigone. En quoi consiste-t-il selon lui ? (1 pt)
De se marier, d’être heureuse et de vivre sa vie.
8) Relevez dans le texte quatre termes appartenant au champ lexical du temps. (1 pt)
Ans, jeunes, tard, soir, vieillir
9) Identifiez la figure de style contenue dans l’énoncé suivant : (1 pt)
« C’est pour cela que je buvais tes paroles. »
C’est une métaphore.
10) Partagez-vous la conception (l’idée) que se fait Créon de la vie ? Justifiez votre réponse. (0,5 pt x 2)
Exemple : Je partage la conception de Créon car la vie est un trésor inestimable qui ne mérite pas d’être gaspillé pour des causes futiles ou secondaires.

Correction examen régional : Académie de Souss-Massa-Draa (session : Juin 2013)

TEXTE DE BASE :
Ma mère avait cuisiné une pile de galettes en pâte feuilletée, de forme carrée. Elle les enduisit de beurre frais et de miel. C’était un délice. Je pris deux grands verres de thé à la menthe.
Pendant le repas, mes parents établirent un programme pour la journée. Le matin, mon père se proposait de m’emmener à Moulay Idriss, le patron de la ville. Après la prière en commun, nous reviendrions déjeuner. L’après-midi, j’accompagnerais ma mère chez notre amie Lalla Aïcha. J’aurais le droit d’emporter avec moi l’une de mes trompettes; le tambour en poterie fragile risquait de se casser en route.
Ma bonne étoile en décida autrement. Après avoir baguenaudé1 avec mon père dans les rues encombrées de passants, après avoir fait l’acquisition d’un plat de céramique bleue sur la place des notaires où les potiers exposaient ce jour leur production, nous pénétrâmes dans le sanctuaire de Moulay Idriss. Là, nous accomplîmes les rites de la prière de louli et nous partîmes déjeuner.
Lalla Aïcha vint nous surprendre à la fin du repas. Ma mère manifesta une grande joie à la revoir. Les deux femmes se prodiguèrent mutuellement des baisers pointus, des formules de politesse et des mots aimables. Mon père les laissa à leurs effusions2, disparut.
J’avais une envie folle de jouer du tambour, de lancer quelques beuglements avec ma trompette mais je savais que ma mère ne tolérerait pas de tels débordements. Je m’abstins. J’attendais le soir pour me livrer corps et âme à la musique. Je restais dans un coin à écouter les propos de notre visiteuse. Elle laissa entendre dès son arrivée, qu’elle avait beaucoup à raconter. Ma mère disposait de tout son temps et frétillait de curiosité. Elle n’oublia pas, malgré tout, de remplir ses devoirs d’hôtesse. Elle souffla sur la braise, ajouta une bolée d’eau dans la bouilloire, rinça les verres. Elle ouvrit une boîte de fer blanc et en sortit une demi douzaine de gâteaux de semoule.
- Lalla Aïcha, installe- toi sur le grand divan; le thé sera bientôt prêt. Non! Non ! J’ai dit sur le grand divan, à la, place d’honneur! Je t’en supplie, installe-toi confortablement, insista ma mère.
Lalla Aïcha s’affala au milieu des coussins, soupira de satisfaction et commença son récit.
1- baguenauder : se promener, se balader.
2- effusion : manifestation sincère d’un sentiment.

I. -COMPRÉHENSION: (10points)
1) De quelle œuvre a-t-on extrait ce texte ? Quel en est l’auteur ? (1/4 pt x 2)
De « La boîte à merveilles ». L’auteur : Ahmed Sefrioui
2) -a- Recopiez et complétez à partir du texte : (1/4 pt x 4)
Personnages Prénoms correspondants
Le narrateur Sidi Mohammed
Son père Abdeslem
Sa mère Lalla Zoubida ou Zoubida
La visiteuse Lalla Aïcha

-b- D'après votre lecture de l’œuvre, à quelle occasion les parents ont-ils établi un programme pour la journée ? (1/2 pt) À l’occasion de la fête de l'Achoura.
3) Est-ce que ce programme a été entièrement respecté ? Justifiez votre réponse. (1 pt)
Non, ce programme n’a pas été entièrement respecté car Lalla Aïcha est venue à la fin du repas alors que Lalla Zoubida avait prévu d’aller chez elle l’après-midi.
4) Relevez dans le texte : a- un indice qui montre que la mère est autoritaire. (1/2 pt)
« … mais je savais que ma mère ne tolérerait pas de tels débordements ».
b- un indice qui montre que l’enfant est obéissant. (1/2 pt)
« Je m’abstins ». « J’aurais le droit d’emporter avec moi l’une de mes trompettes ».
5) « Ma bonne étoile en décida autrement. »
Dans cette phrase, l’expression soulignée signifie : a- étoile filante ;
b- vedette et star ;
c- chance et fortune.
Recopiez la bonne réponse. (1 pt) c- chance et fortune.
6) Lalla Aïcha installe-toi sur le grand divan; le thé sera bientôt prêt. Non ! Non ! J’ai dit sur le grand divan, à la place d’honneur !
Cet énoncé est-il un récit ou un discours ? Justifiez votre réponse. (1/2 pt x 2)
Cet énoncé est un discours : Le tiret (-) qui indique la prise de parole; les temps des verbes : l’impératif, le futur, le passé composé et le présent, la ponctuation (!), les pronoms d’énonciation je, toi
7) « J’avais une envie folle de jouer du tambour. »
La figure de style employée dans cette phrase est-elle : a- L’hyperbole ?
b- La métaphore ?
c- La comparaison ? (1 pt)
a- L’hyperbole
8) Relevez dans le texte quatre mots ou expressions appartenant à la culture marocaine. (1 pt)
« Thé à la menthe », « le sanctuaire de Moulay Idriss », « la prière de louli », « gâteaux de semoule », « tambour en poterie »
9) Après l’arrivée de Lalla Aïcha, le père disparut en laissant les deux femmes tête à tête. Que pensez-vous du comportement du père ? Justifiez votre réponse. (1 pt)
Je pense que le comportement du père est normal puisqu'il se montre compréhensif et laisse aux deux femmes la liberté de partager leurs histoires et leurs secrets.
10) Thé, gâteaux et formules de politesse pour accueillir l’invité, comme le veut la tradition.
Cette manière de recevoir existe-t-elle encore dans notre société ? Justifiez votre réponse.
Oui, cette manière de recevoir des invités continue d’exister dans notre société car les marocains sont attachés aux traditions et ont un grand sens de l’hospitalité.

Texte:
- Tu oserais m'abandonner avec cet enfant malade ?
- Préférais-tu mourir de faim ? Aimerais-tu devenir un objet de pitié pour tes amies et tes voisines ? Je serai à deux jours de marche de la ville. Sidi Mohammed ira mieux demain .Fais-lui une soupe à la menthe sauvage; couvre-le bien afin qu'il transpire abondamment. Aujourd'hui, il a moins de fièvre que la nuit dernière.
- C'est un châtiment de Dieu qui nous accable. Ce sont ces maudits bracelets qui ont semé le malheur dans notre maison. Pourquoi ne les vendrais-tu pas ?
- Je compte les vendre. Je vous laisserai cet argent pour vous nourrir pendant mon absence. Driss le teigneux nous reste fidèle, il viendra tous les jours faire les courses. Donne-lui à manger, il n'a personne.
Mon père se recueillit un moment.
- Je vous laisserai seul pendant un moins. Je tacherai de ne rien dépenser de mon salaire, il me sera possible de remettre l'atelier en marche dès mon retour.
Un grand silence s'établit, un silence lourd, moite, huileux, et noir comme la suie. J'étouffais. Je désirais de toutes mes forces qu'une porte claquât, qu'une voisine poussât un cri de joie ou un gémissement de douleur, que quelque événement extraordinaire survînt pour rompre cette angoisse. Je voulais parler, dire n'importe quelle sottise mais ma gorge se serra et une plainte expira sur mes lèvres.

I. Étude de texte : (10 points)
1) Remplissez le tableau suivant :

Auteur Titre de l'œuvre Genre Siècle
Ahmed Sefrioui La boîte à merveilles Un roman autobiographique 20ème siècle
2) Situez le passage dans l'œuvre d'où il est extrait.
- Maâlem Abdeslem, le père du narrateur, a perdu tout son capital dans le souk et il a décidé de quitter Fès pour aller travailler dans les champs comme moissonneur pour un mois afin de pouvoir remettre son atelier en marche.
3) Que reproche la mère du narrateur à son mari ?
- La mère du narrateur lui reproche de vouloir l’abandonner avec son fils malade.
4) Quel sont les arguments que le père avance pour convaincre la mère de sa décision (son voyage) ? Citez-en deux ?
- Pour ne pas mourir de faim.
- Pour ne pas devenir un objet de pitié pour ses amies et ses voisines.
5) Citez une précaution prise par le père (ce qu'il décide de faire avant de partir) pour que sa famille ne manque de rien pendant son absence ?
- Vendre les bracelets et laisser l’argent à sa famille pour se nourrir pendant son absence.
6) Quel sentiment le narrateur éprouve-t-il devant le silence angoissant qui règne ?
- Un sentiment d’angoisse et d’étouffement.
7) «Préférais-tu mourir de faim »
a- Identifiez la figure de style
- C’est une hyperbole.
b- Quel en est l'effet recherché ?
- Exagérer la situation pour faire accepter le départ du père.
8) « Ces maudits bracelets »
a- Relevez une modalité appréciative.
- Maudits
b- Est-elle valorisante ou dévalorisante ?
- Dévalorisante
9) Comment trouvez-vous le personnage du père dans ce texte ?
Le père se montre très raisonnable et tente d’assumer ses responsabilités et trouver des solutions à ses problèmes.
10) D'après votre lecture du texte et de l'œuvre, dites quelle idée vous faites-vous de Sidi Mohammed ?
Sidi Mohammed est un enfant fragile qui tombe souvent malade. C’est un solitaire qui cherche toujours à s’évader du monde réel pour vivre dans l’univers invisible de ses rêves.
Correction de l’examen régional : Académie de Tanger-Tétouan (session de juin 2013)

TEXTE :

J’ai voulu regarder autour de moi. Gendarmes devant, gendarmes derrière ; puis de la foule, de la foule, et de la foule ; une mer de têtes sur la place.
Un piquet de gendarmerie à cheval m’attendait à la porte de la grille du Palais.
L’officier a donné l’ordre. La charrette et son cortège se sont mis en mouvement, comme poussés en avant par un hurlement de la populace.
On a franchi la grille. Au moment où la charrette a tourné vers le Pont-au- Change, la place a éclaté en bruit, du pavé aux toits, et les ponts et les quais ont répondu à faire un tremblement de terre.
C’est là que le piquet qui attendait s’est rallié à l’escorte.
– Chapeaux bas ! chapeaux bas ! criaient mille bouches ensemble. Comme pour le roi.
Alors j’ai ri horriblement aussi, moi, et j’ai dit au prêtre :
– Eux les chapeaux, moi la tête.
On allait au pas.
Le quai aux Fleurs embaumait ; c’est jour de marché. Les marchandes ont quitté leurs bouquets pour moi.
Vis-à-vis, un peu avant la tour carrée qui fait le coin du Palais, il y a des cabarets, dont les entresols étaient pleins de spectateurs heureux de leurs belles places, surtout des femmes. La journée doit être bonne pour les cabaretiers.
On louait des tables, des chaises, des échafaudages, des charrettes. Tout pliait de spectateurs. Des marchands de sang humain criaient à tue-tête :
– Qui veut des places ?
Une rage m’a pris contre ce peuple. J’ai eu envie de leur crier :
– Qui veut la mienne ?
Cependant la charrette avançait. À chaque pas qu’elle faisait, la foule se démolissait derrière elle, et je lavoyais de mes yeux égarés qui s’allait reformer plus loin sur d’autres points de mon passage.


I. ÉTUDE DE TEXTE : (10 points) :

Lisez attentivement le texte et répondez aux questions suivantes :

1) a) De quelle œuvre ce texte est-il extrait ? Le dernier jour d'un condamné.
b) À quel genre appartient-elle ? Un roman à thèse.
c) Qui en est l'auteur ? Victor Hugo
d) À quel siècle a-t-il vécu ? (0,25 pt x 4) Le 19ème siècle.
2) Pour situer le texte dans l'œuvre, répondez aux questions suivantes :
a) À quel lieu le personnage principal est-il conduit ? À la place de Grève.
b) Qu'est-ce qu'il attendait du Roi ? (0,50 pt x 2) La grâce royale.
3) a) Qui attendait le narrateur à la porte de la grille du Palais ? Un piquet de gendarmerie à cheval.
b) Quel ordre l'officier a-t-il donné ? L’ordre d’avancer. L’ordre de se mettre en mouvement. L’ordre de partir. L’officier a donné l’ordre d’avancer.
4) La foule louait des tables, des chaises, des échafaudages, des charrettes.
Pour quelle raison selon vous ? (1 pt) Pour assister au spectacle de la mise à mort
5) Qui sont les « marchands de sang humain » dont parle le texte ? (1 pt) Ceux qui vendent des places pour le spectacle de la mise à mort.
6) À quoi renvoient les pronoms soulignés dans le texte ? la mienne = ma place. je la voyais = la foule.
7) « une mer de têtes sur la place. »
La figure de style employée dans cet énoncé est :
- une hyperbole ; - une antithèse ; - une comparaison.
Recopiez la bonne réponse. -Une hyperbole
8) Relevez dans le texte quatre mots ou expressions relevant du champ lexical du « bruit ». (0,25 pt x 4)« un hurlement », « a éclaté en bruit », « un tremblement de terre », « Criaient », « criaient à tue-tête »
9) Approuvez-vous l'attitude de la foule telle qu'elle est décrite dans le texte ? Justifiez votre réponse. (1 pt)
Exemple : Je n’approuve pas l’attitude de la foule car c’est un comportement malsain qui montre une grande insensibilité et une soif de sang.
10) Le narrateur dit « une rage (une colère) m'a pris contre ce peuple. »
Selon vous, le narrateur a-t-il raison d'éprouver ce sentiment ? Justifiez votre réponse. (1 pt).
Exemple : Selon moi, le narrateur a raison d’éprouver un sentiment de rage car ce peuple ne manifeste aucune pitié et considère la peine de mort comme un spectacle et un divertissement.
Correction examen régional : Académie de Meknès-Tafilalet (session de juin 2013)

TEXTE :

Avant de m'ensevelir dans cette tombe à deux roues, j'ai jeté un regard dans la cour, un de ces regards désespérés devant lesquels il semble que les murs devraient crouler. La cour espèce de petite place plantée d'arbres, était plus encombrée encore de spectateurs que pour les galériens. Déjà la foule !
Comme le jour du départ de la chaîne, il tombait une pluie de la saison, une pluie fine et glacée qui tombe encore à l'heure où j'écris, qui tombera sans doute toute la journée, qui durera plus que moi. Les chemins étaient effondrés, la cour pleine de fange et d'eau. J'ai eu plaisir à voir cette foule dans cette boue.
Nous sommes montés, l'huissier et un gendarme, dans le compartiment de devant ; le prêtre, moi et un gendarme dans l'autre. Quatre gendarmes à cheval autour de la voiture. Ainsi, sans le postillon, huit hommes pour un homme.
Pendant que je montais, il y avait une vieille aux yeux gris qui disait : - J'aime encore mieux cela que la chaîne.
Je conçois. C'est un spectacle qu'on embrasse plus aisément d'un coup d'œil, c'est plus tôt vu. C'est tout aussi beau et plus commode. Rien ne vous distrait. Il n'y a qu'un homme, et sur cet homme seul autant de misère que sur tous les forçats à la fois. Seulement cela est moins éparpillé ; c'est une liqueur concentrée, bien plus savoureuse.
La voiture s'est ébranlée. Elle a fait un bruit sourd en passant sous la voûte de la grande porte, puis a débouché dans l'avenue, et les lourds battants de Bicêtre se sont refermés derrière elle. Je me sentais emporté avec stupeur, comme un homme tombé en léthargie qui ne peut ni remuer ni crier et qui entend qu'on l'enterre. J'écoutais vaguement les paquets de sonnettes pendus au cou des chevaux de poste sonner en cadence et comme par hoquets, les roues ferrées bruire sur le pavé ou cogner la caisse en changeant d'ornière, le galop sonore des gendarmes autour de la carriole, le fouet claquant du postillon. Tout cela me semblait comme un tourbillon qui m'emportait.
À travers le grillage d'un judas percé en face de moi, mes yeux s'étaient fixés machinalement sur l'inscription gravée en grosses lettres au-dessus de la grande porte de Bicêtre : HOSPICE DE LA VIEILLESSE.
- Tiens, me disais-je, il paraît qu'il y a des gens qui vieillissent, là. Et, comme on fait entre la veille et le sommeil, je retournais cette idée en tous sens dans mon esprit engourdi de douleur Tout à coup la carriole, en passant de l'avenue dans la grande route, a changé le point de vue de la lucarne. Les tours de Notre-Dame sont venues s'y encadrer bleues et à demi effacées dans la brume de Paris. Sur-le-champ le point de vue de mon esprit a changé aussi. J'étais devenu machine comme la voiture. À l'idée de Bicêtre a succédé l'idée des tours de Notre-Dame. - Ceux qui seront sur la tour où est le drapeau verront bien, me suis-je dit en souriant stupidement.
Je crois que c'est à ce moment-là que le prêtre s'est remis à me parler. Je l'ai laissé dire patiemment. J'avais déjà dans l'oreille le bruit des roues, le galop des chevaux, le fouet du postillon. C'était un bruit de plus.
Extrait de « Le dernier jour d’un condamné » de Victor Hugo.


I. ÉTUDE DE TEXTE : (10 points)

Relisez le texte et répondez aux questions suivantes :
1) Victor HUGO est un grand écrivain français.
Quand et où est-il né ? Citez une de ses œuvres autre que « Le Dernier Jour d'un Condamné ». Quand et où est-il mort ?
Pour répondre, vous pouvez choisir parmi les informations suivantes : 1702, 1802, 1885, 1895, à Paris, à Grenoble, à Besançon, « La légende des siècles », « Les travailleurs de la mer ». « Le déterreur » (1,5 pts)
- Victor Hugo est né en 1802.
- Une de ses œuvres : « La légende des siècles ».
- Victor Hugo est mort en 1885.
2) D'après votre lecture de l'œuvre,
a) où se trouve le narrateur ? Le narrateur se trouve à Bicêtre.
b) où est-il conduit ? (1 pt) Il est conduit à la Conciergerie.
3) Donnez deux reprises lexicales de « cette tombe à deux roues » dans cet extrait. (1 pt)
La voiture, la carriole, la caisse.
4) Relevez dans le passage allant de « Avant de m'ensevelir dans cette tombe … » jusqu'à « J'ai eu plaisir à voir cette foule dans cette boue. »
a) une comparaison : « … qui durera plus que moi ».
b) une métaphore : « Avant de m'ensevelir dans cette tombe à deux roues ».
c) Quelle idée chacune de ces deux figures de style met-elle en relief ? (1 pt)
L'idée de la mort et de l’enterrement.
5) Relevez dans le texte quatre termes appartenant au champ lexical du bruit. (1 pt)
Un bruit sourd, sonner en cadence, bruire sur le pavé, le galop sonore, le fouet claquant, le bruit des roues …
Sourd, sonner, bruire, sonore, claquant.
6) a) Dégagez du texte deux sentiments éprouvés par le narrateur.
Un sentiment de désespoir : L'heure de la mort est proche.
Un sentiment de stupeur : il est dans un état de somnolence, de léthargie.
b) Qu'est-ce qui est à l'origine de chacun d'eux ? (1 pt)
Le désespoir : il quitte pour sa destination finale.
La stupeur : le bruit de la voiture.
7) « Pendant que je montais, il y avait une vieille aux yeux gris qui disait : - J'aime encore mieux cela que la chaîne. »
a) De quelle chaîne s’agit-il ?
La chaîne des forçats qui sont partis pour Toulon.
b) Pourquoi le narrateur n’a-t-il pas fait partie de cette chaîne ? (1 pt)
Car le narrateur est condamné à mort et non pas aux travaux forcés.
8) « Je conçois. C'est un spectacle qu'on embrasse plus aisément d'un coup d'œil … c'est une liqueur concentrée, bien plus savoureuse. »
Dans ce passage, s’agit-il du récit ou du commentaire ?
Il s'agit d'un commentaire.
Justifiez votre réponse. (1 pt)
L'emploi du présent.
9) a) Ce passage est-il surtout, a) pathétique, b) ironique, c) comique ?
Ce passage est pathétique.
b) Justifiez votre réponse. (1 pt)
Le désespoir du narrateur et son état léthargique suscitent la pitié du lecteur.
10) D'après-vous, cet extrait peut-il être considéré comme un argument contre la peine de mort ? Pourquoi ? (0,5 pt)
Selon moi, cet extrait peut être considéré comme un argument contre la peine de mort car il met en relief la souffrance physique et morale que le condamné doit subir avant d'être exécuté.

Correction examen régional : Académie de Doukkala-Abda (session de juin 2013)

Extrait :
Les juges sortirent, puis ils rentrèrent, et le président me lut mon arrêt.
- Condamné à mort ! dit la foule ; et, tandis qu'on m'emmenait, tout ce peuple se rua sur mes pas avec le fracas d'un édifice1 qui se démolit. Moi je marchais, ivre et stupéfait. Une révolution venait de se faire en moi. Jusqu'à l'arrêt de mort, je m'étais senti respirer, palpiter, vivre dans le même milieu que les autres hommes ; maintenant je distinguais clairement comme une clôture2 entre le monde et moi. Rien ne m'apparaissait plus sous le même aspect qu'auparavant. Ces larges fenêtres lumineuses, ce beau soleil, ce ciel pur, cette jolie fleur, tout cela était blanc et pâle, de la couleur d'un linceul. Ces hommes, ces femmes, ces enfants qui se pressaient sur mon passage, je leur trouvais des airs de fantômes.
Au bas de l'escalier, une noire et sale voiture grillée m'attendait. Au moment d'y monter, je regardai au hasard dans la place. - Un condamné à mort ! criaient les passants3 en courant vers la voiture.
Condamné à mort !
Eh bien, pourquoi non ? Les hommes, je me rappelle l'avoir lu dans je ne sais quel livre où il n'y avait que cela de bon, les hommes sont tous condamnés à mort avec des sursis indéfinis. Qu'y a-t-il donc de si changé à ma situation ?
Et puis, qu'est-ce que la vie a donc de si regrettable pour moi ? En vérité, le jour sombre et le pain noir du cachot, la portion de bouillon maigre puisée au baquet des galériens, être rudoyé, moi qui suis raffiné par l'éducation, être brutalisé des guichetiers et des gardes-chiourme, ne pas voir un être humain qui me croie digne d'une parole et à qui je le rende, sans cesse tressaillir4 et de ce que j'ai fait et de ce qu'on me fera ; voila à peu près les seuls biens que puisse m'enlever le bourreau.
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1- édifice : un bâtiment. 2- une clôture : une fermeture. 3- les passants : les gens qui passent. 4- tressaillir : trembler.

I. ÉTUDE DE TEXTE : (10 points)

N.B : Répondez aux questions en formulant des phrases complètes chaque fois que cela est possible.
1) Recopiez et complétez le tableau suivant en répondant aux questions : (1 point)
Quel est le titre de l’œuvre ? En quelle année a-t-elle été publiée ? Qui en est l’auteur ? Dans quel but l’a-t-il écrite ?
Le dernier jour d’un condamné 1829 Victor Hugo Le but d’abolir la peine de mort

2) Répondez aux questions suivantes pour situer le texte : (1 point)
a)- Dans ce texte, le narrateur est-il au Tribunal, à Bicêtre ou à la Conciergerie ?
Le narrateur est au tribunal.
b)- Pourquoi est-il dans ce lieu ?
Il est au tribunal pour être jugé. / Pour assister à son procès.
c)- Où la voiture noire l’emmènera-t-elle après ?
La voiture noire va l’emmener à la prison de Bicêtre.
3) Le narrateur décrit son état avant et après sa condamnation à mort. (1 point)
a)- Relevez les deux indicateurs de temps qui correspondent à ces deux moments.
Avant sa condamnation à mort : « Jusqu'à »
Après sa condamnation à mort : « maintenant »
b)- Dans quel état d’esprit le narrateur était-il à chacun de ces deux moments ?

Avant la condamnation Après la condamnation
Un état d’espoir
« Je m'étais senti respirer, palpiter, vivre dans le même milieu que les autres hommes. »
Un état de désespoir
« Je distinguais clairement comme une clôture entre le monde et moi. »
« tout cela était blanc et pâle, de la couleur d'un linceul »
4) a)- En décrivant son état, quel sentiment le narrateur veut-il provoquer chez le lecteur ?
Il veut provoquer chez le lecteur un sentiment de compassion et de pitié.
b)- Quelle tonalité (ou registre) donne-t-il alors à son texte ? (0,5 point)
Il donne au texte une tonalité pathétique.
5) a)- Le narrateur porte sur le peuple autour de lui un regard positif ou négatif ?
Le narrateur porte sur le peuple autour de lui un regard négatif.
b)- Justifiez votre réponse par une comparaison tirée du texte. (0,5 point)
« … je leur trouvais des airs de fantômes. »
6) « Au bas de l’escalier, une noire et sale voiture grillée m’attendait. »
a)- Quelle est la figure de style employée dans cette phrase ?
La figure de style : la gradation.
b)- Cette figure de style met en valeur chez le narrateur, un sentiment de fierté, de malheur ou de colère ? (1 point)
Elle met en valeur chez le narrateur un sentiment de malheur.
7) Dites si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses en justifiant votre réponse à partir du texte : (1,5 point)
Affirmations vrai faux Justifications du texte
Le narrateur n’est pas surpris par sa condamnation à mort. Faux Moi je marchais, ivre et stupéfait
Le narrateur est un homme cultivé (de culture). Vrai je me rappelle l'avoir lu dans je ne sais quel livre
Le narrateur avait reçu une bonne éducation. Vrai moi qui suis raffiné par l'éducation
8) a)- D'après les deux derniers paragraphes du texte, le narrateur accepte-t-il sa condamnation à mort ?
Oui, le narrateur accepte sa condamnation à mort.
b)- Relevez à partir de ces mêmes paragraphes deux arguments qui justifient votre réponse. (1,5 points)
-« … les hommes sont tous condamnés à mort avec des sursis indéfinis. »
-« Et puis, qu'est-ce que la vie a donc de si regrettable pour moi ? »
9) a)- Comment les passants se comportent-ils avec le narrateur après sa montée dans la voiture ?
Les passants criaient et couraient vers la voiture.
b)- Êtes-vous d’accord avec ce comportement ? Pourquoi ? (1 point)
Non, je ne suis pas d’accord car ce comportement montre la cruauté et l’insensibilité de la foule et accentue les souffrances du condamné.
10) D'après votre lecture de cet extrait, dites si le narrateur mérite d’être condamné à mort ?
Justifiez votre opinion. (1 point)
Le narrateur doit être puni pour son crime et payer sa dette à la société mais il ne mérite pas d’être condamné à mort car cette peine est inhumaine.
Correction examen régional : Académie d’Oujda_Angad, session de juin 2013
TEXTE :
Malheureusement je n'étais pas malade. Le lendemain il fallut sortir de l'infirmerie. Le cachot me reprit.
Pas malade ! en effet, je suis jeune, sain et fort. Le sang coule librement dans mes veines ; tous mes membres obéissent à tous mes caprices ; je suis robuste de corps et d'esprit, constitué pour une longue vie ; oui, tout cela est vrai ; et cependant j'ai une maladie, une maladie mortelle, une maladie faite de la main des hommes.
Depuis que je suis sorti de l'infirmerie, il m'est venu une idée poignante, une idée à me rendre fou, c'est que j'aurais peut-être pu m'évader si l'on m'y avait laissé. Ces médecins, ces sœurs de charité, semblaient prendre intérêt à moi. Mourir si jeune et d'une telle mort !
On eût dit qu'ils me plaignaient, tant ils étaient empressés autour de mon chevet. Bah ! curiosité ! Et puis, ces gens qui guérissent vous guérissent bien d'une fièvre, mais non d'une sentence de mort. Et pourtant cela leur serait si facile ! une porte ouverte ! Qu'est-ce que cela leur ferait ?
Plus de chance maintenant ! Mon pourvoi sera rejeté, parce que tout est en règle ; les témoins ont bien témoigné, les plaideurs ont bien plaidé, les juges ont bien jugé. Je n'y compte pas, à moins que... Non, folie ! plus d'espérance ! Le pourvoi, c'est une corde qui vous tient suspendu au-dessus de l'abîme, et qu'on entend craquer à chaque instant, jusqu'à ce qu'elle se casse. C'est comme si le couteau de la guillotine mettait six semaines à tomber.
Si j'avais ma grâce ? - Avoir ma grâce ! Et par qui ? et pourquoi ? et comment. ? Il est impossible qu'on me fasse grâce. L'exemple ! comme ils disent.
Je n'ai plus que trois pas à faire : Bicêtre, la Conciergerie, la Grève.

I. COMPRÉHENSION : (10 points)
1) Complétez le tableau suivant : (2 pts.)
Titre de l'œuvre Auteur Thèse que défend l'œuvre Personnage qui raconte
Le dernier jour d’un condamné Victor Hugo L’abolition de la peine de mort Un condamné à mort

2) Pourquoi le narrateur regrette-il de ne pas être malade ? (1 pt.)
Car il doit quitter l'infirmerie et revenir au cachot.
3) Parmi les affirmations suivantes, recopiez seulement celles qui sont vraies. (1 pt)
a. Avec l'aide des médecins, le narrateur a réussi de s'évader de l'infirmerie.
b. Le narrateur est en très bonne santé, malgré son séjour au cachot.
c. Le narrateur croit qu'il aurait pu s'évader s'il était resté à l'infirmerie.
d. Le narrateur est tout à fait sûr que son pourvoi sera accepté.
e. Le narrateur retourne chez lui après avoir quitté l'infirmerie.
b -Le narrateur est en très bonne santé, malgré son séjour au cachot.
c -Le narrateur croit qu'il aurait pu s'évader s'il était resté à l'infirmerie
4) « et cependant j'ai une maladie, une maladie mortelle, une maladie faite de la main des hommes. »
Quelle est cette maladie dont souffre le narrateur ?
C’est la condamnation à mort. / La sentence de mort.
5) « Le pourvoi, c'est une corde qui vous tient suspendu au-dessus de l'abîme, et qu'on entend craquer à chaque à chaque instant, jusqu'à ce qu'elle se casse. »
a. Identifiez la figure de style employée dans cet énoncé. (0.5 pt)
C’est une métaphore.
b. Sur quoi le narrateur met-il l'accent en utilisant cette figure ? (0.5 pt)
Le narrateur met l’accent sur le faux espoir.
6) Relevez dans le texte quatre énoncés exprimant le désespoir du narrateur d'échapper à la mort. (1 pt.)Question ambigüe !
« Plus de chance maintenant ! Mon pourvoi sera rejeté»
«Je n'y compte pas, à moins que... Non, folie ! plus d'espérance ! »
« Il est impossible qu'on me fasse grâce. »
« L'exemple ! comme ils disent. »
7) « L'exemple ! comme ils disent. »
a. Le pronom « ils », qui désigne-t-il à votre avis ? (0.5 pt)
Les partisans de la peine de mort.
b. Quel sens donneriez-vous à cette expression ? (0.5 pt) Question ambigüe !
Les partisans de la peine de mort disent que l’exécution sert d’exemple à d’autres pour ne pas commettre des crimes.
8) a- Selon vous, dans quel état d'esprit se trouve le narrateur ? (0.5 pt)
Le narrateur se trouve dans un état de désespoir total
b- Justifiez votre réponse. (0.5 pt)
D'une part, le narrateur a perdu tout espoir de s’évader et d’autre part, il est certain que son pourvoi sera rejeté et sa grâce refusée.
9) D'après vous pourquoi l'auteur insiste-t-il sur la jeunesse et la bonne santé du condamné à mort ? (1 pt)
Le narrateur a dit lui-même dans ce passage : « … je suis robuste de corps et d'esprit, constitué pour une longue vie ». Il insiste sur le fait qu’il est encore jeune et en bonne santé. Je pense que l’auteur juge qu’un individu ne mérite pas de mourir alors qu’il pourrait encore tant donner à la société.
Examen régional : Académie de Guelmim-Smara session de juin 2013

Texte :
Une heure vient de sonner. Je ne sais laquelle : j'entends mal le marteau de l'horloge. Il me semble que j'ai un bruit d'orgue dans les oreilles ; ce sont mes dernières pensées qui bourdonnent.
À ce moment suprême où je me recueille dans mes souvenirs, j'y retrouve mon crime avec horreur ; mais je voudrais me repentir davantage encore. J'avais plus de remords avant ma condamnation ; depuis, il semble qu'il n'y ait plus de place que pour les pensées de mort. Pourtant, je voudrais bien me repentir beaucoup.
Quand j'ai rêvé une minute à ce qu'il y a de passé dans ma vie, et que j'en reviens au coup de hache qui doit la terminer tout à l'heure, je frissonne comme d'une chose nouvelle. Ma belle enfance ! ma belle jeunesse ! étoffe dorée dont l'extrémité est sanglante. Entre alors et à présent, il y a une rivière de sang, le sang de l'autre et le mien.
Si on lit un jour mon histoire, après tant d'années d'innocence et de bonheur, on ne voudra pas croire à cette année exécrable, qui s'ouvre par un crime et se clôt par un supplice ; elle aura l'air dépareillée.
Et pourtant, misérables lois et misérables hommes, je n'étais pas un méchant !
Oh ! mourir dans quelques heures, et penser qu'il y a un an, à pareil jour, j'étais libre et pur que je faisais mes promenades d'automne, que j'errais sous les arbres, et que je marchais dans les feuilles !

I. ÉTUDE DE TEXTE : 10 points
1) Recopiez et complétez le tableau suivant : (1 pt)
Titre de l'œuvre L'auteur Genre de l'œuvre Visée de l'œuvre

2) a- Dans cet épisode, le narrateur se trouve à : (1 pt)
 La Conciergerie
 Bicêtre
 L'hôtel de ville. Recopiez la bonne réponse
b- D'après votre connaissance de l'œuvre, donnez une information concernant :
 L'état physique du narrateur,
 Sa situation familiale.
3) a - Quel sentiment le narrateur éprouve t-il à cause du crime qu'il a commis ?
b - Justifiez votre réponse par deux indices tirés du texte (1 pt)
4) Dites si les informations suivantes sont vraies ou fausses et justifiez votre réponse par des éléments du texte. (1 pt)
 Le narrateur reconnaît que la loi est juste et qu'il mérite la peine de mort.
 Le narrateur ne pense plus à la mort.
5) Relevez du texte quatre éléments qui montrent que le narrateur menait une vie de bonheur dans le passé 1 pt)
6) a- Quelle figure de style reconnaissiez-vous dans l'énoncé suivant ? «Entre alors et à présent, il y a une rivière de sang»:
- personnification
- énumération
- hyperbole
b- Quel est l'effet recherché par l'emploi de cette figure ? (1 pt)
7) Relevez du texte deux termes appartenant au champ lexical de la douleur et de la souffrance. (1 pt)
 Quelle tonalité ces termes donnent-ils au texte ?
 Quel signe de ponctuation renforce cette tonalité ?
8) Cherchez dans le quatrième paragraphe: (1 pt)
a. Un mot qui renvoie à : « le sang de l'autre» (3ème paragraphe)
b.Un mot qui renvoie à : «le mien» (3ème paragraphe)
9) Si vous étiez juge, à quelle peine condamneriez-vous le narrateur ? justifiez votre réponse. (2 à 3 lignes) (1 pt)
10) Dans certains pays qui appliquent la peine de mort, les condamnés sont exécutés en public. Approuvez-vous ce procédé ? justifiez votre réponse. (2 à 3 lignes) (1 pt)

 

 


II. PRODUCTION ÉCRITE : 10 points
Sujet:
Le mois dernier, à Taroudant, la police a arrêté un homme qui a violé et tué sauvagement une petite fille de trois ans. Ce crime a suscité la colère et l'indignation de tous les habitants. Certains réclament la peine de mort pour ce criminel; d'autres la prison à vie.
Rédige un texte argumentatif dans lequel tu exprimes ton point de vue sur ce fait en l'appuyant par des arguments pertinents.

Bouchriha

 

 

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Examen Merrakech-tensift 2012
Texte :

On lui a mis une petite robe qui lui va bien.
Je l'ai prise, je l'ai enlevée dans mes bras, je l'ai assise sur mes genoux, je l'ai baisée sur ses cheveux.
Pourquoi pas avec sa mère ? - Sa mère est malade, sa grand mère aussi. C'est bien.
Elle me regardait d'un air étonné ; caressée, embrassée, dévorée de baisers et se laissant faire mais jetant de temps en temps un coup d'œil inquiet sur sa bonne, qui pleurait dans le coin. (…)
Hélas ! n'aimer ardemment qu'un seul être au monde, l'aimer avec tout son amour, et l'avoir devant soi, qui vous voit et vous regarde, vous parle et vous répond, et ne vous connaît pas ! Ne vouloir de consolation que de lui, et qu'il soit le seul qui ne sache pas qu'il vous en faut parce que vous allez mourir !
- Marie, ai-je repris, as-tu un papa ?
- Oui, monsieur, a dit l'enfant.
- Eh bien, où est-il ?
Elle a levé ses grands yeux étonnés.
- Ah ! vous ne savez donc pas ? il est mort.
Puis elle a crié ; j'avais failli la laisser tomber.
-Mort ! disais-je. Marie, sais-tu ce que c'est qu'être mort ?
- Oui, monsieur, a-t-elle répondu. Il est dans la terre et dans le ciel.
Elle a continué d'elle-même :
- Je prie le bon Dieu pour lui matin et soir sur les genoux de maman.
Je l'ai baisée au front.
- Marie, dis-moi ta prière.
- Je ne peux pas, monsieur. Une prière, cela ne se dit pas dans le jour Venez ce soir dans ma maison ; je la dirai.
C'était assez de cela. Je l'ai interrompue.
- Marie, c'est moi qui suis ton papa.
- Ah ! m'a-t-elle dit.
J'ai ajouté :
- Veux-tu que je sois ton papa ? L'enfant s'est détournée.
- Non, mon papa était bien plus beau.
Je l'ai couverte de baisers et de larmes. Elle a cherché à se dégager de mes bras en criant :
- Vous me faites mal avec votre barbe.
Alors, je l'ai replacée sur mes genoux, en la couvant des yeux, et puis je l'ai questionnée.
- Marie, sais-tu lire ?
- Oui, a-t-elle répondu. Je sais bien lire. Maman me fait lire mes lettres.
-Voyons, lis un peu, lui ai-je dit en lui montrant un papier qu'elle tenait chiffonné dans une de ses petites mains.
Elle a hoché sa jolie tête.
- Ah bien ! je ne sais lire que des fables.
- Essaie toujours. Voyons, lis.
Elle a déployé le papier, et s'est mise à épeler avec son doigt :
- A, R, an R, E, T, rêt, ARRET...
Je lui ai arraché cela des mains. C'est ma sentence de mort qu'elle me lisait. Sa bonne avait eu le papier pour un sou. Il me coûtait plus cher, à moi.
Il n'y a pas de paroles pour ce que j'éprouvais. Ma violence l'avait effrayée ; elle pleurait presque. Tout à coup elle m'a dit :
- Rendez-moi donc mon papier, tiens ! c'est pour jouer Je l'ai remise à sa bonne.
- Emportez-la.
Et je suis retombé sur ma chaise, sombre, désert, désespéré. À présent ils devraient venir ; je ne tiens plus à rien ; la dernière fibre de mon cœur est brisée.
Je suis bon pour ce qu'ils vont faire.
I. COMPRÉHENSION : (10 points)
1. En vous référant à l’œuvre dont le texte est extrait, recopiez et complétez le tableau suivant : (1 pt)
Prénom et nom de l’auteur. Genre de l’œuvre. Siècle. Une autre œuvre du même auteur.

Victor Hugo Roman à thèse XIXème siècle Les misérables

2. Situez le passage par rapport à l’œuvre dont il est extrait. (1 pt)
Le condamné est dans une cellule à la Conciergerie car c’est son dernier jour. On lui amène sa fille Marie car il sera exécuté dans peu de temps.
3. Les informations suivantes sont-elles vraies ou fausses ? Justifiez chacune de vos réponses en citant une phrase du texte : (2 pt)
a. Marie est accompagnée par une autre personne. Vraie : « … sa bonne, qui pleurait dans le coin. » « Je l'ai remise à sa bonne. »
b. Marie veut bien que le narrateur soit son père. Fausse : « - Non, mon papa était bien plus beau. »
c. Marie lit au narrateur une lettre de sa mère. Fausse : « C'est ma sentence de mort qu'elle me lisait. »
d. Le narrateur est satisfait de cette rencontre. Fausse : « - Emportez-la. » « Et je suis retombé sur ma chaise, sombre, désert, désespéré. »
4. Pourquoi Marie ne reconnaît-elle plus son père ? (1 pt)
La fille ne reconnaît pas son père car son physique a énormément changé. (Elle ne l’a pas vu presque une année).
5. Relevez deux mots appartenant au champ lexical de l’affection. (1 pt)
Baisée, baisers, aimer, caressée, embrassée, amour, consolation.
6. « Elle a cherché à se dégager de mes bras en criant : - Vous me faites mal … »
Transposez cette phrase au discours indirect, sachant que le narrateur rapporte ses propres paroles. (1 pt)
Elle a cherché à se dégager de mes bras en criant que je lui faisais mal.
7. « Elle me regardait d'un air étonné ; caressée, embrassée, dévorée de baisers et se laissant faire mais jetant de temps en temps un coup d'œil inquiet sur sa bonne, qui pleurait dans le coin. » (0,5 pt)
La figure de style employée dans l’ensemble des éléments soulignés est une gradation. Est-elle ascendante ou descendante ?
Une gradation ascendante
8. Quel est le registre qui domine dans ce texte ? (0,5 pt)
Le registre pathétique
9. Dans ce texte, le condamné est presque exécuté par sa propre fille avant même de l’être par le bourreau. Approuvez-vous l’analyse exprimée dans cette phrase ? Justifiez votre réponse. (1 pt)
Exemple : Oui, le fait de ne pas être reconnu par sa propre fille a brisé la dernière fibre qui le retenait à la vie.
10. Peut-on considérer ce passage comme un réquisitoire contre la peine de mort ? Justifiez votre réponse. (1 pt)
Exemple : Oui, ce passage est un réquisitoire contre la peine de mort car la famille du condamné qui est pourtant innocente; se trouve elle aussi victime de ce châtiment.
Examen de Casablanca 2012
Texte :
Le lendemain de notre sortie avec Lalla Aicha, ma mère me fît part de son intention de me garder à la maison durant toute l'absence de mon père. Elle invoqua deux solides raisons : la première: je n'étais plus qu'un paquet d'os et mon teint rappelait l'écorce de grenade; la seconde : ma mère se sentait de plus en plus seule, ma présence lui faisait oublier ses malheurs.
Autant pour se distraire que pour attendrir les saints de la ville sur notre sort, ma mère décida de m'emmener chaque semaine prier sous la coupole d'un Saint. Notre ville foisonne de tombes qui abritent les restes de chorfas, de chefs de confréries, de pieux législateurs auxquels la foi populaire reconnaît des pouvoirs. Chaque santon a son jour de visite particulier : le lundi pour Sidi Ahmed ben Yahïa, le mardi pour Sidi Ali Diab, le mercredi pour Sidi Ali Boughaleb, etc. Tout cela, je le savais, tout le monde le Savait. Nous trouvions simple, naturel, harmonieux, parfaitement sage ce que nos ancêtres avaient établi. Personne ne se serait avisé d'en rire. Les jours avaient un sens. Pour moi, ils possédaient même une couleur. Le lundi s'associait dans mon imagination au gris clair, le mardi, au gris foncé, un peu fumeux, le mercredi brillait d'un éclat doré comme un soir d'automne, le jeudi froid et bleu contrastait avec le jaune rutilant du vendredi, la pâleur du samedi annonçait le vert triomphant du dimanche. Je n'avais jamais entretenu personne de ces découvertes. Si j'avais été femme, si j'avais été riche, j'aurais porté chaque jour une robe de la couleur qui convenait. Ma vie en aurait été plus belle, plus équilibrée, plus heureuse. Mais je n'étais pas femme et nous n'étions guère riches, surtout depuis le départ de mon père. Ma mère faisait une cuisine maigre, mêlait de la farine d'orge au pain de froment. Elle riait moins, ne racontait plus d'histoires. Il nous restait les longues promenades que nous faisions pour nous rendre aux divers sanctuaires deux ou trois fois par semaine. Nous formulions les mêmes plaintes, demandions la réalisation des mêmes vœux. Nous versions toujours les mêmes larmes indigentes et nous repartions vers notre demeure. Ces visites me fatiguaient. Je ne pouvais pas refuser d'y participer. La présence d'un enfant rendait les hommes de Dieu plus attentifs et plus favorables.
I. ÉTUDE DE TEXTE : (10 points)
1. Recopiez et complétez le tableau suivant : (1 point)
Nom de l'auteur Titre de l'œuvre Genre littéraire Deux autres titres du même auteur

Ahmed Sefrioui La boîte à merveilles Roman autobiographique -Le Chapelet d’ambre
-Le Jardin des sortilèges
2. Situez le passage par rapport à ce qui précède. (1 point)
Ce passage vient après la visite de la mère du narrateur et de son amie Lalla Aicha chez le voyant Sidi El Arafi qui conseilla à Lalla Zoubida de visiter les sanctuaires des saints de la ville.
3. Pour quelles raisons la mère voulait-elle garder l'enfant à la maison ? (1 point)
D'abord, l'enfant n'était plus qu'un paquet d'os, ensuite, sa présence lui faisait oublier ses malheurs.
4. Le narrateur a attribué à chaque jour une couleur. Quel effet ces couleurs produisent- elles sur lui ? (1 point) (Celui qui a posé cette question n’a pas pensé à la réponse que pourrait donner l’élève).
Les couleurs produisent chez l’enfant des sensations et des sentiments.
5. Quel sentiment éprouve le narrateur pendant la visite des sanctuaires ? Justifiez votre réponse à l'aide d'un indice relevé dans le texte. (1 point)
Le narrateur éprouve un sentiment de fatigue.
« Ces visites me fatiguaient. »
6. Qu'éprouve la mère en l'absence du père ? Justifiez votre réponse par une phrase relevée dans le texte. (1 point)
La mère éprouve de la solitude et de la tristesse.
« … ma mère se sentait de plus en plus seule, ma présence lui faisait oublier ses malheurs. »
« Elle riait moins, ne racontait plus d'histoires. »
7. Le narrateur et sa mère respectent-ils l'existence des saints ? Justifiez votre réponse par une phrase relevée dans le texte. (1 point)
Oui, le narrateur et sa mère respectent l'existence des saints.
« Nous trouvions simple, naturel, harmonieux, parfaitement sage ce que nos ancêtres avaient établi. »
« Personne ne se serait avisé d'en rire. »
8. Relevez dans le texte quatre termes du champ lexical des saints. (1 point)
Chorfas, chefs de confréries, pieux législateurs, sanctuaires …
9. a)- Quelle figure de style reconnaissez-vous dans l'énoncé souligné suivant : « Je n'étais plus qu'un paquet d'os » ?
Une métaphore
b)- Quelle information cette figure de style donne-t-elle sur le narrateur ? (1 point)
Le narrateur est très maigre. La santé du narrateur laisse à désirer.
10. Avez-vous le même comportement que la mère à l'égard des saints ? Pourquoi? (1 point)
Exemple : Je n’ai pas tout à fait le même comportement que la mère mais j’ai un respect pour les saints.


Examen de Tanger 2012
Texte:
Un matin, nous nous préparions pour sortir, quand quelqu'un frappa à la porte de la maison. Il demanda si c'était bien là qu'habitait le Maalem Abdeslem, le tisserand. Les voisines lui répondirent par l'affirmative. Kanza, la Chouafa, appela ma mère.
- Zoubida ! Zoubida ! Quelqu'un « vous » demande.
Ma mère avait naturellement tout entendu déjà. Elle avait pâli. Elle restait au centre de la pièce, une main sur la poitrine, sans prononcer un mot. Qui pouvait bien nous demander ? Etait-ce un messager de bon augure ou le porteur d'une mauvaise nouvelle ? Peut-être un créancier que mon père avait oublié de nous signaler! La petite somme d'argent que mon père nous avait laissée avant son départ, avait fondu. Les quelques francs qui nous restaient étaient destinés à l'achat de charbon.
Enfin, ma mère répondit d'une voix qui tremblait légèrement :
- Si quelqu'un désire voir mon mari, dis-lui, je te prie, qu'il est absent.
Kanza fit la commission à haute voix à l'inconnu qui attendait derrière la porte de la maison. Un vague murmure lui fit écho. Kanza, pleine de bonne volonté, nous le traduisit en ces termes:
Zoubida ! Cet homme vient de la campagne, il t'apporte des nouvelles du Maalem Abdeslem. Il dit qu'il a quelque chose à te remettre.
Ma mère reprit courage. Un sourire illumina sa face.
- C'est exactement ce que je pensais, dit-elle en se précipitant vers l'escalier.
Elle descendit les marches à toute allure. Pour la première fois de ma vie, je la voyais courir. Je la suivis. Je ne pouvais pas espérer la gagner de vitesse. Quand j'arrivai dans le couloir d'entrée ma mère discutait déjà par l'entrebâillement de la porte avec un personnage invisible. L'ombre disait d'une voix rude:
- Il va bien, il travaille beaucoup et met tout son argent de côté. Il vous dit de ne pas vous inquiéter à son sujet. Il m'a donné ceci pour vous.
Je ne voyais pas ce qu'il remettait à ma mère par la fente de la porte. Ma mère retroussa le bas de sa robe et serra précieusement dans ses plis le trésor que lui remettait l'inconnu.
- Il y a encore ceci, dit la voix. C'est tout.
I. Étude de texte: (10 points)
Lisez attentivement le texte et répondez aux questions suivantes :
1. a) De quelle œuvre ce texte est-il tiré ? -De « La boîte à merveilles ».
b) À quel genre appartient-il ? -Au roman autobiographique.
c) En quelle année a-t-elle été publiée ? -En 1954.
d) Qui en est l'auteur ? (0,25 pt x 4) -Ahmed Sefrioui.
2. Pour situer ce texte dans l’œuvre, répondez aux questions suivantes :
a) Quelles étaient les circonstances qui avaient obligé le père du narrateur à quitter sa famille ? (0,5 pt)
- Le père a perdu tout son capital dans le souk des haïks.
b) Où est-ce qu'il est allé travailler ? (0,25 pt)
- Il est allé travailler à la campagne dans les environs de la ville de Fès.
c) Quel était son nouveau travail ? (0, 25 pt) - Un moissonneur.
3. Dans cet extrait :
a) Qui raconte ? (0,5 pt) -Le narrateur Sidi Mohammed
b) Où se passe la scène ? (0,5 pt) -La maison de Dar Chouafa.
4. a) D'où vient l'homme dont parle le narrateur ? (0,5 pt) -De la campagne
b) Qui l'avait envoyé ? (0,5 pt) -Maalem Abdeslem
5. D'après le texte, quelles sont les deux raisons qui justifient la visite de cet homme ? (0,5 pt x 2)
- a) Il apporte des nouvelles du Maalem Abdeslem. b) Il a quelque chose à remettre à la mère.
6. À qui renvoient les deux pronoms soulignés dans le texte ? (0,5 pt x 2) Il m'a donné ceci pour vous (il et vous)
Il = Maalem Abdeslem. Vous = Lalla Zoubida.
7. « Il y a encore ceci dit la voix ». Cet énoncé comporte :
- Une comparaison.
- Une métonymie.
- Une antithèse. Recopiez la bonne réponse. (1 pt)
- Une métonymie.
8. Que signifie l'expression soulignée dans l'énoncé suivant : « Je ne pouvais pas espérer la gagner de vitesse » ? (1 pt)
- Rattraper : il ne pouvait pas rattraper sa mère qui descendait les marches à toute allure.
9. À votre avis, pourquoi la mère discutait-elle avec l'homme par l’entrebâillement de la porte ? (1 pt)
- Car la femme marocaine à l'époque des faits racontés ne devait pas se montrer à un étranger.
10. D'après le texte, la mère avait tout entendu, elle avait pâli sans pouvoir prononcer un mot. Si vous aviez été à sa place, auriez-vous eu la même attitude ? (1 pt)
- Exemple : J’aurais eu la même attitude car l’effet de la surprise peut paralyser une personne.
Examen de Rabat 2012
Texte 1 :
Je laisse une mère, je laisse une femme, je laisse un enfant.
Une petite fille de trois ans, douce, rose, frêle, avec de grands yeux noirs et de longs cheveux châtains.
Elle avait deux ans et un mois quand je l’ai vue pour la dernière fois.
Ainsi, après ma mort, trois femmes, sans fils, sans mari, sans père ; trois orphelines de différente espèce […].
J’admets que je sois justement puni ; ces innocentes, qu’ont-elle fait ? N’importe ; on les déshonore, on les ruine […].
Ce n’est pas que ma pauvre vieille mère m’inquiète : elle a soixante-quatre ans, elle mourra du coup […].
Ma femme ne m’inquiète pas non plus ; elle est déjà d’une mauvaise santé et d’un esprit faible. Elle mourra aussi […].
Mais ma fille, mon enfant, ma pauvre petite Marie, qui rit, qui joue, qui chante à cette heure et ne pense à rien, c’est celle-là qui me fait mal !

Texte 2 :
J’étais réveillé quand mon père partit. Ma mère lui fit quelques recommandations et resta après son départ, prostrée sur son lit, le visage caché dans ses deux mains. J’eus la sensation que nous étions abandonnées, que nous étions devenus orphelins. […].
Personne le soir ne pousserait plus notre porte, n’apporterait de l’extérieur la suave odeur du travail, ne servirait de lien entre nous et la vie exubérante de la rue.
Pour ma mère et pour moi, mon père représentait la force, l’aventure, la sécurité, la paix. Il n’avait jamais quitté sa maison ; les circonstances qui l’obligeaient ainsi à le faire prenaient dans notre imagination une figure hideuse.
I. Étude de texte : (10 points)
1. Recopie et complète le tableau suivant : (1 point)

 

 


Texte Auteur Titre de l’œuvre Genre littéraire Narrateur
1 Victor Hugo Le dernier jour d’un condamné Roman à thèse Le condamné à mort
2 Ahmed Sefrioui La boîte à merveilles Roman autobiographique Sidi Mohammed

2. Situe le second passage dans l’œuvre dont il est extrait. (1 point)
- Le père du narrateur a perdu tout son capital et il a décidé d’aller travailler comme moissonneur à la campagne.
3. Relève dans les deux textes deux mots (de la même famille lexicale) qui expriment le sentiment d’ « abandon ».
- Laisse, Orphelines, partit, départ, abandonnées, orphelins, quitté.
4. Recopie et complète le tableau suivant en mettant une croix dans la case de ton choix : (1 point)
Texte Informations liées aux deux textes (deux œuvres) Vrai Faux
1 a) L’enfant rit, joue et chante parce que son père sera libéré. Faux
b) La famille du narrateur est déshonorée et ruinée. Vrai
2 c) La mère refuse que son mari voyage alors que l’enfant est malade. Faux
d) Le mari renonce à l’idée d’aller moissonner dans la région de Fès. Faux

5. Relève, dans la liste suivante, un adjectif qui montre que les deux pères accordent une grande valeur à la famille.
- Indifférents ; - Inconscients ; - Soucieux ; - Inattentifs ; - Ingrats ; - Egoïstes.
- Soucieux
6. Dans le premier texte, le narrateur s’inquiète pour :
a) sa femme.
b) sa mère.
c)sa propre personne.
d) d- sa fille.
- Pour sa fille.
7. Relie par une flèche chaque phrase de la liste A (texte 2), au sens qui lui correspond dans la liste B : (1 point)
A) Phrase du texte B) Sens correspondant
1- Mon père partit a. Ouverture.
2- Il n’avait jamais quitté sa maison. b. Assurance.
3- Il servait de lien entre nous et la vie exubérante de la rue. C. Obéissance.
4- Il représentait pour nous force, aventure, sécurité et paix d. Présence.
e. Départ
(Les couleurs remplacent les flèches)
8. Relève une énumération dans chaque texte. (1 point)
- « … trois femmes, sans fils, sans mari, sans père ; … »
- « … mon père représentait la force, l’aventure, la sécurité, la paix. »
9. À ton avis ; laquelle des deux familles se trouve dans la situation la plus difficile ? Donne ton point de vue en le justifiant. (1 p)
Exemple : - La famille du condamné à mort se trouve dans une situation plus difficile car sa mère va perdre son fils pour toujours, sa femme deviendra veuve et sa fille de trois ans sera orpheline.
10. Que penses-tu de ce père qui laisse seule sa femme et son fils (texte 2) ? Réponds en justifiant ton point de vue. (1 p)
Exemple : - Ce père est plutôt responsable car il n’a pas abandonné sa famille mais, au contraire, il a essayé de trouver une solution pour continuer à subvenir à ses besoins.
Examen d’Oujda 2012
Texte :
Quelqu'un sur la terrasse se mit à chanter. Des lambeaux d'une cantilène, mollement balancés par le souffle du printemps naissant, parvenaient jusqu'à nous. Ma mère s'arrêta de mastiquer, tendit l'oreille. La voix s'éloigna. Un instant après, elle éclata en jet de lumière, chaude, enivrante et nostalgique comme une bouffée d'encens.
Ma mère alla se pencher à la fenêtre. Elle appela :
- Fatma Bziouya, sais-tu qui chante ainsi ?
- Lalla Khadija, la femme de l'oncle Othman.
- Je ne comprends pas qu'elle manifeste tant de gaîté alors qu'elle a épousé un vieillard qui pourrait être son père.
- Elle n'est pas malheureuse! L'oncle Othman fait ses quatre volontés. Il la traite comme sa fille.
- Et elle ? Comment le traite-t-elle ? Nos voisines partirent d'un grand rire.
- Moi, je sais comment elle le traite. La vieille M'Barka, l'ancienne esclave de l'oncle Othman, m'a raconté une histoire fort amusante. Elle est trop longue pour que je vous la répète, répartit Rahma.
- Raconte-la, raconte-la, demandèrent toutes les femmes d'une seule voix.
Rahma se fit prier un moment. Puis elle commença :
- Vous connaissez l'oncle Othman, un homme qui a vu des temps meilleurs. Ses parents lui laissèrent à leur mort une grosse fortune. Il eut une jeunesse dissipée et mangea capital et bénéfices. Il ne lui resta que la petite maison qui s'appuie à la nôtre. Fidèle, M'Barka partagea la bonne et la mauvaise fortune. Si Othman s'était marié plusieurs fois, mais aucune de ses épouses successives n'avait su en faire vraiment la conquête. Lalla Khadija seule réussit à le dominer, à le faire manger dans le creux de sa main, comme un agneau. Il est vrai que Khadija, si elle n'a pas de fortune, possède au moins la jeunesse et le charme. Patientez, j'en arrive à mon histoire.
J'allai me pencher à la fenêtre aux côtés de ma mère. Toutes les femmes avaient abandonné leur besogne et s'accoudaient aux grilles et balustrades de leurs balcons. Lalla Kanza sortit un vieux tapis de prières, s'installa pour écouter dans le patio.
Rahma, dont on ne voyait que le buste, reprit le fil de son histoire.
Nous étions tous pressés de connaître la suite.
Ahmed Sefrioui, La Boîte à Merveilles, Editions du Seuil, 1954, pp88, 89
I. ÉTUDE DE TEXTE : (10 points)
1. -Répondez aux questions suivantes d’après votre lecture de l’œuvre :
a) Les événements de l’œuvre d’où est tiré ce texte se passent :
–Dans la ville de Marrakech.
–Dans la ville de Rabat.
–Dans la ville de Fès. Choisissez la bonne réponse et recopiez-la. (0.5 pt)
–Dans la ville de Fès.
b) Présentez en une phrase chacun des personnages suivants : -le narrateur ; -Rahma ; -Lalla Kenza. (0,5 pt x 3)
-le narrateur : Sidi Mohammed est un enfant de six ans.
-Rahma : La femme de Driss El Aouad et mère de Zineb, elle occupe le 1er étage de Dar Chouafa.
-Lalla Kenza : Elle exerce le métier de voyante et occupe le rez-de-chaussée de la maison où habite le narrateur.
2. -Pourquoi la mère du narrateur s’est-elle arrêtée de mastiquer ? (1 pt)
- Elle s’est arrêtée de mastiquer pour tendre l’oreille car elle voulait connaitre l’identité de la personne qui chantait sur la terrasse.
3. -La mère du narrateur pense que Lalla Khadija ne peut pas être heureuse. Pourquoi d’après-vous ? (1 pt)
- Car elle a épousé un vieillard qui pourrait être son père.
4. -« Rahma se fit prier un moment» veut dire :
a) Rahma fit la prière devant ses voisines avant de se mettre à raconter.
b) Rahma pria ses voisines de ne pas l’obliger à raconter.
c) Rahma laissa ses voisines répéter leur demande avant de se mettre à raconter. Recopiez la bonne réponse. (1 pt)
- Rahma laissa ses voisines répéter leur demande avant de se mettre à raconter.
5. -Relevez dans le texte :
a) deux énoncés mettant en valeur Lalla Khadija. (0.5 Pt)
- « … possède au moins la jeunesse et le charme. » « Lalla Khadija seule réussit à le dominer… »
b) deux énoncés dévalorisant Si Othman. (0.5 Pt)
- « Un vieillard qui pourrait être son père. » « Il eut une jeunesse dissipée et mangea capital et bénéfices. »
c) un énoncé montrant qui des deux domine l’autre. (0.5 Pt)
- « Lalla Khadija seule réussit à le dominer, à le faire manger dans le creux de sa main, comme un agneau. »
6. - « aucune de ses épouses successives n’avait su en faire vraiment la conquête »
Que remplace le pronom « en » dans cette phrase ? (1 pt) – Le pronom « en » remplace Si Othman.
7. - « Le faire manger dans le creux de la main », veut dire :
a) Lui faire prendre ses repas dans sa main.
b) Le rendre tout à fait obéissant.
c)L’obliger à lui préparer ses repas. Recopiez la bonne réponse. (1 pt)
- Le rendre tout à fait obéissant.
8. - a) Les voisines sont-elles intéressées par le récit de Rahma ? (0.5 pt)
- Oui, les voisines sont vraiment intéressées par le récit de Rahma.
b) Justifiez votre réponse. (0.5 Pt)
- Toutes les femmes avaient abandonné leur besogne pour écouter le récit de Rahma.
9. -Pourquoi d’après-vous, toutes les voisines sont-elles tellement attentives à l’histoire que raconte Rahma ? (1 pt)
- Exemple : Les voisines désirent connaître le genre de relation qui peut exister entre un mari vieux et une jeune épouse.

Examen Meknès 2012
TEXTE:
Je déjeunai tout seul et je partis à l'école. L’après-midi se passa pour moi comme les autres après-midi (...). Le soir, je repris le chemin de la maison. Je m'attendais à la trouver sens dessus dessous. Il n'en était rien. Silencieuses, les femmes soufflaient leur feu, remuaient leurs ragoûts, écrasaient dans des mortiers de cuivre leurs épices. Je n'osai pas interroger ma mère sur les aventures de Zineb.
Mon père arriva, comme de coutume, après la prière de l'Aacha. Le repas se déroula simplement, mais à l'heure du thé, maman parla des événements de la journée. Elle commença:
- Cette pauvre Rahma a passé une journée dans les affres de l'angoisse. Nous avons toutes été bouleversées.
- Que s'est-il passé? demanda mon père.
Ma mère reprit :
- Tu connais Allal le fournier (...) Il est marié à Khadija, la sœur de notre voisine Rahma. (...) Mariés depuis trois ans ils désiraient vivement avoir un enfant. La pauvre Khadija a consulté les guérisseurs, les fqihs, les sorciers et les chouafas sans résultat. Il y a un an, ils sont allés en pèlerinage à Sidi Ali Bou Serghine. Khadija se baigna dans la source, promit au saint de sacrifier un agneau si Dieu exauçait son vœu. Elle a eu son bébé. Depuis six jours, la joie du ménage est à son comble. Demain on procédera au sacrifice du Nom.
Mon père osa faire remarquer qu'il ne voyait pas dans cet événement motif à angoisse. Mais ma mère l'interrompit et déclara qu'il était incapable d'écouter jusqu'au bout un récit.
- Attends! Attends! dit-elle, je commence à peine, tu m'interromps tout le temps.
Rahma était donc invitée au baptême et à la cérémonie du Nom. (...) Elle habilla de neuf sa fille Zineb et elles partirent de bonne heure ce matin. Elles passèrent par Mechchatine, Seffarine, El Ouadine ...
- Tu ne vas pas citer toutes les rues de Fès, dit simplement mon père.
Je pouffai de rire. Des yeux sévères se fixèrent un moment sur moi et ma mère reprit:
- Elles arrivèrent à Rsif. La foule barrait le chemin. Un marchand vendait des poissons frais (...). Les gens se battaient pour se faire servir. Rahma et sa fille furent prises dans les remous de cette cohue. Une fois à l'air libre, Rahma rajusta son haïk et constata la disparition de Zineb! Elle appela, cria, ameuta la foule. Les gens vinrent au secours de la mère affligée, mais la fille restait introuvable.
Rahma revint tout en larmes, nous la consolâmes de notre mieux. Allal le jardinier se dépêcha de prévenir le mari de Rahma. Deux crieurs publics parcoururent la ville en tous sens, donnèrent le signalement de la fille, promettant une récompense à celui qui la ramènerait à ses parents.
Pendant ce temps, nous, faibles femmes, nous ne pouvions que pleurer, offrir notre compassion à.la malheureuse mère.
J'avais le cœur gros. Fatma Bziouya et moi nous partîmes à Moulay Idriss. Dans de pareilles circonstances, il faut frapper à la porte de Dieu et de ses Saints. Cette porte cède toujours devant les affligés. Une vieille femme surprit notre douleur, elle nous en demanda le motif. Nous la mîmes au courant du triste événement. Elle nous emmena à Dar Kitoun, lieu d'asile de toutes les abandonnées. Là, nous trouvâmes Zineb. La moqqadama l'avait recueillie et nourrie pour l'amour du Créateur. Elle eut un rial de récompense et nous la remerciâmes pour ses bons soins. Rahma retrouva toute sa gaîté lorsque sa fille lui fut rendue.
- Louange à Dieu! termina mon père. Prépare le lit de cet enfant, ajouta-t-il. Il tombe de sommeil.
Extrait de« La Boîte à Merveilles» d'Ahmed Sefrioui
I. ÉTUDE DE TEXTE : (10 pts)
Relisez le texte et répondez aux questions suivantes :
1) Ahmed SEFRIOUI est un écrivain marocain d'expression française :
- Quand et où est-il né ? (0,25 pt x 2) - Il est né en 1915 à Fès.
- Citez une de ses œuvres (autre que «La Boîte à merveilles»). (0,25 pt) - Rêver du Maroc.
- Quand est-il mort ? (0,25 pt) - Il est mort en 2004.
Pour répondre, vous pouvez choisir parmi les informations suivantes : 1910, 1915, 2004, 2010 à Tétouan, à Fès, « Les misérables ». «Rêver du Maroc ». (1 pt)
2) D'après votre lecture de l'œuvre, pourquoi Sidi Mohamed s'attend-il à trouver la maison sens dessus-dessous ? (1 pt)
- Car Zineb avait disparu. Ou bien : -À cause de la disparition de Zineb.
3) a) Relevez deux comparaisons employées dans le passage allant du début du texte jusqu'à « ... les événements de la journée. »
- « L’après-midi se passa pour moi comme les autres après-midi. » « Mon père arriva, comme de coutume, après la prière de l'Aacha. »
b) Quelle idée chacune de ces comparaisons met-elle en relief ? (1 pt)
- Ces deux comparaisons mettent en relief l’idée de la routine, la vie monotone, la répétition …
4) a) Selon Khadija, qu'est-ce qui l'a finalement aidée à avoir son bébé ?
- Khadija croit que le pèlerinage à Sidi Ali Bou Serghine l’a aidée à avoir son bébé.
- Khadija prétend que le fait de se baigner dans la source du saint l’a aidée à avoir son bébé.
b) Partagez-vous la croyance de Khadija ?
- Non / Oui
c) Justifiez votre réponse. (2 pts)
- Exemple : Non, la conception d’un enfant ne peut avoir qu’une explication scientifique.
- Exemple : Oui, Certaines croyances donnent de l’espoir à l’individu et l’aident à supporter les difficultés de la vie.
5) a) Dégagez dans le texte deux sentiments éprouvés par Rahma.
- La tristesse (le chagrin, l’angoisse) et la joie.
b) Qu'est-ce qui est à l'origine de chacun de ces deux sentiments ? (1 pt)
- La tristesse (le chagrin, l’angoisse) : la disparition de Zineb.
- La joie : quand Zineb est retrouvée.
6) a) Qui a retrouvé Zineb ?
- Lalla Zoubida et Fatma Bziouya ont retrouvé Zineb à Moulay Idriss.
b) D'après votre lecture de l'œuvre, que fait Rahma quelques jours après avoir retrouvé Zineb ? (2 pts)
- Rahma a organisé un repas pour les pauvres ou pour les mendiants aveugles.
7) Quelle est, selon vous, l'intention du père dans sa dernière réplique ? (1 pt)
- Faire comprendre poliment à sa femme que c’est le moment d’aller dormir.
8) a) Les événements de cet extrait sont-ils relatés par un seul narrateur ?
- Non, il ya deux narrateurs.
b) Justifiez votre réponse. (1 pt)
- Le narrateur principal Sidi Mohammed continue à raconter tout en laissant sa mère raconter l’histoire de Khadija et la disparition de Zineb.



Examen Souss-Massa-Daraa 2012
Texte :
ISMENE __ Il est plus fort que nous, Antigone. Il est le roi. Et ils pensent tous comme lui dans la ville. Ils sont des milliers et des milliers autour de nous, grouillant dans toutes les rues de Thèbes.
ANTIGONE __ Je ne t'écoute pas.
ISMENE __ Ils nous hueront. Ils nous prendront avec leurs mille bras, leurs mille visages et leur unique regard. Ils nous cracheront à la figure. Et il faudra avancer dans leur haine sur la charrette avec leur odeur et leurs rires jusqu'au supplice. Et là, il y aura les gardes avec leurs têtes d'imbéciles, congestionnés sur leurs cols raides, leurs grosses mains lavées, leur regard de bœuf -qu'on sent qu'on pourra toujours crier, essayer de leur faire comprendre, qu'ils vont comme des nègres et qu'ils feront tout ce qu'on leur a dit scrupuleusement, sans savoir si c'est bien ou mal... Et souffrir ? Il faudra souffrir, sentir que la douleur monte, qu'elle est arrivée au point où l'on ne peut plus la supporter ; qu'il faudrait qu'elle s'arrête, mais qu'elle continue pourtant et monte encore, comme une voix aigue... Oh ! je ne peux pas, je ne peux pas...
ANTIGONE __ Comme tu as bien tout pensé !
ISMENE __ Toute la nuit. Pas toi ?
ANTIGONE __ Si, bien sûr.
ISMENE __ Moi, tu sais, je ne suis pas très courageuse.
ANTIGONE, doucement. __ Moi non plus. Mais qu'est-ce que cela fait ?
Il y a un silence, Ismène demande soudain :
ISMENE __ Tu n'as donc pas envie de vivre, toi ?
ANTIGONE, murmure. __ Pas envie de vivre... (Et plus doucement encore, si c'est possible.) Qui se levait la première, le matin, rien que pour sentir l'air froid sur sa peau nue ? Qui se couchait la dernière, seulement quand elle n'en pouvait plus de fatigue, pour vivre encore un peu plus la nuit ? Qui pleurait déjà toute petite, en pensant qu'il y avait tant de petites bêtes, tant de brins d'herbe dans le près et qu'on ne pouvait pas tous les prendre ?
ISMENE, a un élan soudain vers elle. __ Ma petite sœur...
ANTIGONE, se redresse et crie. __ Ah, non ! Laisse-moi! Ne me caresse pas ! Ne nous mettons pas à pleurnicher ensemble, maintenant. Tu as bien réfléchi, tu dis ? Tu penses que toute la ville hurlante contre toi, tu penses que la douleur et la peur de mourir c'est assez ?
ISMENE, baisse la tête. __ Oui
ANTIGONE __ Sers-toi de ces prétextes.
ISMENE, se jette contre elle. __ Antigone ! Je t'en supplie! C'est bon pour les hommes de croire aux idées et de mourir pour elles. Toi, tu es une fille.
ANTIGONE, les dents serrées. __ Une fille, oui. Ai-je assez pleuré d'être une fille !
ISMENE __ Ton bonheur est là devant toi et tu n'as qu'à le prendre. Tu es fiancée, tu es jeune, tu es belle...
ANTIGONE, sourdement. __ Non, je ne suis pas belle.
ISMENE __ Pas belle comme nous, mais autrement.
1. Recopiez et complétez le tableau suivant : (1 pt)

Titre de l'œuvre Auteur Genre Siècle

Antigone Jean Anouilh Tragédie moderne XXème siècle

2. En tenant compte de ce qui s’est passé avant ce passage, dites si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses : (1 pt)
a) Créon a essayé une dernière fois de convaincre Antigone : Fausse.
b) Antigone a déjà enterré le corps de Polynice : Vraie
c) La nourrice a surpris Antigone qui rentrait discrètement chez elle : Vraie
d) Ismène sait déjà qu’Antigone a enterré le corps de Polynice : Fausse.
3. De quoi Ismène cherche-t-elle à convaincre Antigone ? (1 pt)
Ismène cherche à convaincre Antigone de ne pas enterrer Polynice.
4. Relevez deux arguments utilisés par Ismène. (1 pt)
« Il est plus fort que nous. » « Il est le roi. » « Ils pensent tous comme lui dans la ville. » « Je ne suis pas courageuse ».
5. Comment trouvez-vous Antigone dans ce passage ?
a) Elle est ouverte au dialogue.
b) Elle est hésitante.
c) Elle est obstinée, plus décidée. Recopiez la bonne réponse. Justifiez-la. (0,5 pt x 2)
Elle est obstinée, plus décidée. Justification : « Je ne t'écoute pas. » « ANTIGONE, se redresse et crie. » « Sers-toi de ces prétextes. » « Ah, non ! Laisse-moi! Ne me caresse pas ! »
6. Relevez dans le texte quatre mots appartenant au champ lexical des sentiments. (1 pt)
Haine, douleur, souffrir, sentir, supplice …
7. « ISMENE, se jette contre elle. »
Qu’est-ce qui justifie l’emploie de cette didascalie ? (1 pt)
Ismène comprend que ses arguments n'ont pas pu convaincre Antigone.
8. « Il est plus fort que nous ». La figure de style employée dans cette phrase est-elle :
a) Une comparaison ?
b) Une métaphore ?
c) Une hyperbole ? (1 pt)
Une comparaison.
9. Antigone dit : « Je ne suis pas belle. » Pour vous, qu’est-ce qu’être beau (être belle) ? Justifiez votre réponse. (1 pt)
Exemple : Pour moi, être beau c’est se sentir bien dans sa peau et laisser sa personnalité s’épanouir.
10. Pour Ismène, une fille ne meurt pas pour ses idées. Êtes-vous du même avis ? Justifiez votre réponse. (1 pt)
Exemple : Je suis contre cet argument ***iste puisque la femme est l’égal de l’homme avec ses propres convictions.
Examen Tadla 2012 :
Texte :
(…)Nous pouvions nous permettre de manger de la viande trois à quatre fois par semaine.
Papa, d'origine montagnarde comme ma mère, après avoir quitté son village situé à une cinquantaine de kilomètres de la grande ville, avait au début éprouvé des difficultés à gagner sa vie et celle de sa jeune épouse. Dans son pays, on était pillard et paysan. À Fès, il fallait pour vivre exercer quelque industrie citadine ou monter un petit commerce. Dans notre famille, vendre et acheter a toujours été considéré comme le métier le plus vil.
Mon père se souvint avoir été à un moment de sa jeunesse dans l'atelier de l'un de ses oncles maternels, tisserand de couvertures. Il s'acheta donc un minimum de matériel, loua un coin dans un atelier et s'installa tisserand. II faisait honnêtement son travail, améliorait de jour en jour sa production. Bientôt, ses articles furent très disputés et le ménage jouit d'un certain confort. Mon père avait un vieil ouvrier avec lui sur le métier; Driss le teigneux garnissait les canettes et faisait les commissions.
Driss venait deux fois par jour à la maison : le matin acheter les provisions et au milieu du jour chercher le déjeuner de son patron. Mon père mangeait à l'atelier. Il venait seulement le soir après la dernière prière. Le vendredi faisait exception. Ce jour-là mon père était à son métier jusqu'à midi environ ; il payait ses employés, allait à la Mosquée pour la grande prière et nous déjeunions en famille.
I. COMPRÉHENSION : (10 points)
1) -De quelle œuvre est tiré ce texte ? Quel en est l’auteur ? (0.5pt)
- De « La boîte à merveilles ». L’auteur est Ahmed Sefrioui.
2) -À quel genre littéraire appartient ce passage ? (0.5pt) Justifiez votre réponse à partir du texte.
- Au roman autobiographique. Justification: Papa, ma mère, Mon père, nous déjeunions …
3) -a) Quelle est l’origine des parents du narrateur ? (0.5pt) a) – Les parents du narrateur sont d’origine montagnarde.
b) Dans quelle ville se sont-ils installés par la suite ? (0.5pt) b) – Dans la ville de Fès.
4) -a) Quel métier exerce le père du narrateur ? (0.5pt) a) Un tisserand.
b) Pourquoi n’a-t-il pas choisi le commerce ? (0.5pt)
- b) Car dans sa famille, vendre et acheter a toujours été considéré comme le métier le plus vil.
5) -Répondez par vrai ou faux en vous référent au texte. (1 pt)
a) Le père apprit son métier tout seul. - Faux
b) Le père s’acheta beaucoup de matériel. -Faux
c) Il faisait honnêtement son travail. - Vrai
d) Driss le teigneux était associé au père du narrateur. - Faux
6) - a) Le métier du père a-t-il bien réussi ? (0.5pt) a) - Oui
b) Relevez du texte une phrase ou une expression justifiant votre réponse. (0.5pt)
- b) - Bientôt, ses articles furent très disputés et le ménage jouit d'un certain confort.
7) -Observez le passage de « Il s'acheta … » jusqu’à « … d’un certain confort. »
a) Le jugement que porte le narrateur sur la manière avec laquelle travaille son père est-il favorable ou défavorable ? (1 pt)
- a) Un jugement favorable.
b) Relevez dans le passage un mot qui le montre. (1 pt)
- b) « honnêtement », « améliorait ».
8) -Lisez le dernier paragraphe.
a) Relevez deux termes appartenant au champ lexical de la religion. (1 pt)
- a) Prière et Mosquée.
b) Ce champ lexical met en valeur : (1 pt)
-Le sens du devoir du père.
-La négligence du père. (Recopiez la bonne réponse)
- b) Le sens du devoir du père.
9) -Le narrateur raconte pour : (1 pt)
a-Porter un regard critique sur les métiers artisanaux.
b-Valoriser les métiers artisanaux.
c-Exprimer son admiration pour son père.
d-Critiquer le comportement du père envers ses employés.
Recopiez deux bonnes réponses.
- b-Valoriser les métiers artisanaux.
- c-Exprimer son admiration pour son père.
Examan de Taza 2012 :
Texte :
J'ai vu, ces jours passés, une chose hideuse.
Il était à peine jour, et la prison était pleine de bruit. On entendait ouvrir et fermer les lourdes portes, grincer les verrous et les cadenas de fer, carillonner les trousseaux de clefs entre-choqués à la ceinture des geôliers, trembler les escaliers du haut en bas sous des pas précipités, et des voix s'appeler et se répondre des deux bouts des longs corridors. Mes voisins de cachot, les forçats en punition, étaient plus gais qu'à l'ordinaire. Tout Bicêtre semblait rire, chanter, courir danser.
Moi, seul muet dans ce vacarme, seul immobile dans ce tumulte, étonné et attentif, j'écoutais.
Un geôlier passa.
Je me hasardai à l'appeler et à lui demander si c'était fête dans la prison.
-Fête si l'on veut ! me répondit-il. C'est aujourd'hui qu'on ferre les forçats qui doivent partir demain pour Toulon. Voulez-vous voir, cela vous amusera.
C'était en effet, pour un reclus solitaire, une bonne fortune qu'un spectacle, si odieux qu'il fût. J'acceptai l'amusement.
Le guichetier prit les précautions d'usage pour s'assurer de moi, puis me conduisit dans une petite cellule vide, et absolument démeublée, qui avait une fenêtre grillée, mais une véritable fenêtre à hauteur d'appui, et à travers laquelle on apercevait réellement le ciel.
- Tenez, me dit-il, d'ici vous verrez et vous entendrez. Vous serez seul dans votre loge comme le roi.
Puis il sortit et referma sur moi serrures, cadenas et verrous.
La fenêtre donnait sur une cour carrée assez vaste, et autour de laquelle s'élevait des quatre côtés, comme une muraille, un grand bâtiment de pierre de taille à six étages. Rien de plus dégradé, de plus nu, de plus misérable à l'œil que cette quadruple façade percée d'une multitude de fenêtres grillées auxquelles se tenaient collés, du bas en haut, une foule de visages maigres et blêmes, pressés les uns au-dessus des autres, comme les pierres d'un mur et tous pour ainsi dire encadrés dans les entre-croisements des barreaux de fer. C'étaient les prisonniers, spectateurs de la cérémonie en attendant leur jour d'être acteurs. On eût dit des âmes en peine aux soupiraux du purgatoire qui donnent sur l'enfer.

Victor Hugo Le dernier jour d’un condamné
Questions :
I. Étude de texte : (10 points)
1) D’après votre lecture de l’œuvre dans son texte intégral, recopiez les deux propositions qui sont vraies : (1 pt)
- Victor Hugo est un écrivain du XIXème siècle.
- Le Dernier jour d’un condamné est un roman autobiographique.
- Le narrateur est père d’une famille nombreuse.
- Le Dernier jour d’un condamné est un roman à thèse.
- Victor Hugo est un écrivain du XIXème siècle.
- Le Dernier jour d’un condamné est un roman à thèse.
2) Parmi les personnages suivants, trois ne sont pas cités dans le roman. Lesquels ? (0, 75 pt)
- Le fils du condamné, - L’avocat, - Le bourreau, - Le complice, - Le geôlier, - Le prêtre, - Les pompiers.
- Le fils du condamné, - Le complice, - Les pompiers.
3) Parmi les noms des lieux suivants, trois sont cités dans le roman. Lesquels ? (0,75 pt)
- La bastille, - L’Hôtel de Ville, - Les Champs-Elysées, -La place de Grève, - Le musée du Louvre, -La Conciergerie.
- L’Hôtel de Ville, - La place de Grève, - La Conciergerie.
4) Relevez dans le texte quatre mots appartenant au champ lexical de l’incarcération. (1 pt)
- Prison, cachot, forçats, reclus, geôlier, cellule, prisonniers.
5) a) Quelle « fête » prépare-t-on dans la prison ? (1 pt) - Le ferrage des forçats ou le ferrement des forçats.
b) à quel moment de la journée se déroule-t-elle ? (0,5 pt) - Le matin.
6) Relevez dans le texte un mot qui montre que le narrateur n’apprécie pas cette « fête ». (0,5 pt) – Odieux, hideuse.
7) La description du bâtiment dans le dernier paragraphe est : - Neutre, - Valorisante, - Dévalorisante.
a) Recopiez la bonne proposition. (0,5 pt) -Dévalorisante.
b) Relevez deux adjectifs pour justifier votre choix. (0,5 pt) - Dégradé, nu, misérable.
8) Recopiez le tableau suivant et complétez-le à partir de la liste proposée :
- Comparaison, - anaphore, -métonymie, - gradation, - euphémisme. (1,5 pt)

Phrases Figure de style

« Tout Bicêtre semblait rire. » Métonymie

« … pressés les uns au-dessus des autres, comme les pierres d'un mur » Comparaison

« il sortit et referma sur moi serrures, cadenas et verrous. » Gradation


9) Selon vous, l’événement raconté dans le texte est-il amusant ? Dites pourquoi en une phrase. (2 pts)
- Exemple : L’événement est plutôt pathétique car il s’agit du ferrage des forçats qui va susciter la pitié du narrateur et aussi du lecteur.
Examen de Guelmim 2012 :
TEXTE :
Les journées devinrent longues. La salle du Msid, jugée trop chaude et trop étroite, fut abandonnée. Nous déménageâmes un matin nos planchettes et nos encriers et l’école fut installée dans un petit sanctuaire deux pas plus loin. Ce mausolée abritait la tombe d’un saint. Les gens du quartier ignoraient son nom mais les jeunes filles qui désiraient se marier dans l’année venaient le jeudi faire sept fois le tour du tombeau. D’autres personnes étaient enterrées dans cette grande salle d’une fraîcheur de paradis.
Une niche dans un coin indiquait la direction de l’Orient. Dès le premier jour, à l’appel du muezzin, le fqih nous imposa le silence. Il nous envoya faire nos ablutions à la petite fontaine circulaire qui chantonnait dans un coin. Petits et grands, alignés derrière notre maître, nous nous acquittâmes avec gravité du devoir de tout bon musulman : la prière rituelle. Deux fois par jour, pendant tout l’été, les mêmes cérémonies eurent lieu.
Le changement de décor, la lumière si douce qui tombait des ouvertures latérales, une certaine bienveillance sur le visage du fqih eurent un effet très heureux sur ma santé, physique et morale. Je me mis à aimer l’école. Ma mémoire fit des miracles. De dix lignes sur ma planchette, je passai à quinze. Je n’éprouvais aucune difficulté à apprendre.
Un vendredi, mon père gonflé d’orgueil, raconta à ma mère la conversation qu’il avait eue la veille avec mon maître rencontré dans la rue. Le fqih lui avait assuré que, si je continuais à travailler avec autant de cœur et d’enthousiasme, je deviendrais un jour un savant dont il pourrait être fier.
Certes, ce n’était pas le but que je poursuivais. Le mot savant évoquait pour moi l’image d’un homme obèse à la figure très large frangée de barbe, aux vêtements amples et blancs, au turban monumental. Je n’avais aucune envie de ressembler à un tel homme. J’apprenais chaque jour ma leçon parce qu’il me semblait que mes parents m’en aimaient davantage et surtout j’évitais ainsi la rencontre avec la lancinante baguette de cognassier.
I. Étude de texte : (10 points)
1. Recopiez et complétez le tableau suivant : (1 pt)
Titre de l’œuvre Auteur Genre de l’œuvre Siècle
La boîte à merveilles Ahmed Sefrioui Roman autobiographique XXème siècle
2. a)- les événements relatés dans ce texte se déroulent-ils avant ou après les jours de l’Achoura ?
- Les événements relatés dans ce texte se déroulent après les jours de l’Achoura.
b)- En quelle saison ces événements ont-ils lieu ? (1 pt)
- En été.
3. Pourquoi la salle du Msid a-t-elle été remplacée par celle du mausolée ? (1 pt)
- Car la salle est devenue trop chaude.
4. Le déplacement de l’école a-t-il eu lieu des effets positifs ou négatifs sur le narrateur ? Justifiez votre réponse à partir du texte. (1 pt)
- Le déplacement de l’école a eu des effets positifs sur le narrateur : « Le changement de décor, la lumière si douce qui tombait des ouvertures latérales, une certaine bienveillance sur le visage du fqih eurent un effet très heureux sur ma santé, physique et morale. »
5. a) – « Ma mémoire fit des miracles ». La figure de style contenue dans cet énoncé est :
- une hyperbole.
- une comparaison.
- une antithèse. Recopiez la bonne réponse.
- Une hyperbole.
b)- Qu’est ce que le narrateur veut montrer par l’emploi de cette figure ? (1 pt)
- Le narrateur veut montrer qu’il commence à apprendre rapidement et sans difficultés.
6. a)- Quel avenir le Fqih et le père espéraient-ils pour le narrateur ?
- Devenir un savant.
b)- Montrez à partir du texte que le narrateur n’approuvait pas cet avenir ? (1 pt)
- « Le mot savant évoquait pour moi l’image d’un homme obèse à la figure très large frangée de barbe, aux vêtements amples et blancs, au turban monumental. » « Certes, ce n’était pas le but que je poursuivais. »
7. Dans le dernier paragraphe, relevez deux raisons qui poussaient le narrateur à étudier avec beaucoup d’enthousiasme ? (1 pt)
- a) Ses parents l’aimaient davantage. b) Éviter les coups de la baguette du fqih.
8. Relevez du texte deux termes du champ lexical de la religion et deux termes appartenant au champ lexical de l’école (1 pt)
- Le champ lexical de la religion : Sanctuaire, mausolée, saint, muezzin, fqih, ablutions, musulman, prière.
- Le champ lexical de l’école : Planchettes, encriers, apprendre, leçon.
9. Faites-vous les études uniquement pour faire plaisir à vos parents et professeurs ? Justifiez votre réponse ? (1 pt)
- Exemple : Mon but premier est d’avoir de bons diplômes qui pourraient m’ouvrir les portes de l’emploi et me permettre de réaliser une promotion sociale.
10. Êtes-vous d’accord avec certaines personnes qui visitent les saints pour trouver des solutions à leurs problèmes ? Justifiez votre réponse ? (1 pt)
- Exemple : Je ne suis pas d’accord mais je respecte les choix des personnes surtout celles qui n’ont pas eu la chance d’aller à l’école.
Examen de GHareb :
Texte :
Ils disent que ce n'est rien, qu'on ne souffre pas, que c'est une fin douce, que la mort de cette façon est bien simplifiée.
Eh ! Qu'est ce donc que cette agonie de six semaines et ce râle de tout un jour ? Qu'est ce que les angoisses de cette journée irréparable, qui s'écoule si lentement et si vite ? Qu'est ce que cette échelle de tortures qui aboutit à l'échafaud ?
Apparemment ce n'est pas là souffrir.
Ne sont-ce pas les mêmes convulsions, que le sang s'épuise goutte à goutte, ou que l'intelligence s'éteigne pensée à pensée ?
Et puis, on ne souffre pas, en sont-ils surs ? Qui le leur a dit ? conte-t-on que jamais une tête coupée se soit dressée sanglante au bord du panier et qu'elle ait crié au peuple : Cela ne fait pas de mal !
Y a t-il des morts de leur façon qui soient venus les remercier et leur dire : C'est bien inventé. Tenez-vous-en là. La mécanique est bonne.
Est-ce Robespierre ? Est-ce Louis XVI ? ...
Non, rien ! Moins qu'une minute, moins qu'une seconde, et la chose est faite. Se sont-ils jamais mis, seulement en pensée, à la place de celui qui est là, au moment où le lourd tranchant qui tombe mord la chair, rompt les nerfs, brise les vertèbres ...Mais quoi ! Une demi-seconde ! La douleur est escamotée ... Horreur !
I. ÉTUDE DE TEXTE : (10 points)
1) Recopiez et complétez : (0,25 pt x 4)

Titre de l'œuvre Auteur Siècle Genre de l’œuvre

Le dernier jour d’un condamné Victor Hugo XIXème siècle Roman à thèse

2) Situez le passage par rapport à ce qui précède. (1 pt)
-Le condamné à mort vient de passer six semaines en prison. Le moment de son exécution est proche car c’est son dernier jour.
3) Le pronom « Ils » désigne-t-il dans le texte ? (1 pt)
a. Les opposants à la peine de mort.
b. Les défenseurs de la peine de mort.
c. Les condamnés à mort. Recopiez la bonne réponse.
-Les défenseurs de la peine de mort.
4) Pourquoi l'auteur emploie-t-il ce pronom plutôt qu'un nom plus précis ? (1 pt)
-L’auteur emploie ce pronom pour généraliser et impliquer ceux qui défendent la peine de mort comme les juges, les procureurs, les élus, les simples citoyens ….
5) Sur quelle idée ceux qui sont ainsi désignés s'appuient-ils ? (1 pt)
-Ils s’appuient sur l’idée que la peine de mort ne constitue pas une véritable souffrance pour le condamné à mort.
6) Quel est le type de phrases dominant dans le texte ? À qui s'adressent-elles ? (0,5 pt x 2)
-Des phrases interrogatives. Des fausses questions. Des questions rhétoriques.
-Ces phrases s’adressent à tous ceux qui défendent la peine de mort.
7) Quelle est la thèse que ce passage cherche à défendre ? (1 pt)
a. La peine de mort ne fait pas beaucoup de mal.
b. La peine de mort est une souffrance physique et morale.
c. La peine de mort est la punition exemplaire.
-La peine de mort est une souffrance physique et morale.
8) « (...) Cette échelle de tortures » Comment appelle-t-on cette figure de style ? (1 pt)
-Une métaphore.
9) Relevez dans le texte 4 mots appartenant au champ lexical de la douleur. (0,25 pt x 4)
-Souffrir, agonie, angoisse, torture, convulsions …
10) Dans l'ouvrage d'où est extrait ce passage, pourquoi l'auteur a-t-il préféré donner la parole à un condamné à mort ? (1 pt)
-Exemple : Pour mieux traduire les souffrances physiques et morales qu’un condamné à mort endure en attendant son exécution.
Examen de Chaouiya 2012 :
Texte :
Une heure vient de sonner. Je ne sais laquelle : j'entends mal le marteau de l'horloge. Il me semble que j'ai un bruit d'orgue dans les oreilles ; ce sont mes dernières pensées qui bourdonnent.
À ce moment suprême où je me recueille dans mes souvenirs, j'y retrouve mon crime avec horreur ; mais je voudrais me repentir davantage encore. J'avais plus de remords avant ma condamnation ; depuis, il semble qu'il n'y ait plus de place que pour les pensées de mort. Pourtant, je voudrais bien me repentir beaucoup.
Quand j'ai rêvé une minute à ce qu'il y a de passé dans ma vie, et que j'en reviens au coup de hache qui doit la terminer tout à l'heure, je frissonne comme d'une chose nouvelle. Ma belle enfance ! ma belle jeunesse ! étoffe dorée dont l'extrémité est sanglante. Entre alors et à présent, il y a une rivière de sang, le sang de l'autre et le mien.
Si on lit un jour mon histoire, après tant d'années d'innocence et de bonheur, on ne voudra pas croire à cette année exécrable, qui s'ouvre par un crime et se clôt par un supplice ; elle aura l'air dépareillée.
Et pourtant, misérables lois et misérables hommes, je n'étais pas un méchant !
Oh ! mourir dans quelques heures, et penser qu'il y a un an, à pareil jour, j'étais libre et pur que je faisais mes promenades d'automne, que j'errais sous les arbres, et que je marchais dans les feuilles !
I. Étude de texte : (10 points)
1. Recopiez et complétez le tableau suivant :

Titre de l'œuvre Auteur Siècle Genre du roman

Le dernier jour d’un condamné Victor Hugo XIXème siècle Roman à thèse

2. Situez le texte dans son œuvre.
- Le condamné à mort se trouve dans la prison de La Conciergerie. C’est son dernier jour, il ne lui reste que quelques heures à vivre.
3. Le narrateur est perturbé. Relevez au niveau du premier paragraphe une phrase qui le montre.
- « Il me semble que j'ai un bruit d'orgue dans les oreilles ; ce sont mes dernières pensées qui bourdonnent. »
4. Le narrateur se souvient de son crime. Quels sentiments éprouve-t-il ? (se limiter à deux sentiments)
- Horreur, repentir, remord.
5. Combien de temps, d'après le texte, lui reste-t-il à vivre ?
- Quelques heures.
6. a)- Le narrateur regrette sa vie passée ; comment était-elle ?
- C’était une belle enfance et une belle jeunesse.
b)- Que craint-il dans sa vie présente ?
- Il craint le coup de hache qui doit terminer sa vie présente.
7. -« entre alors et à présent, il y a une rivière de sang ; le sang de l'autre et le mien »
a)- identifiez la figure de style employée dans cet énoncé ?
- Une hyperbole.
b)- Quel en est l'effet recherché ?
- Frapper l’imagination par l’atrocité du crime et aussi de l’exécution.
8. a)- relevez dans le texte deux mots ou expressions se rapportant au champ lexical de la mort
- Crime, condamnation, sang, sanglante, rivière de sang, coup de hache.
b)- Quelle tonalité, registre ces mots donnent-ils au texte ?
- Une tonalité tragique.
9. Le narrateur sera mort au coup de hache; comment qualifiez-vous cette forme d'exécution ?
- Exemple : Cette exécution est un acte de barbarie.
10. D'après le texte et d'après votre lecture de l'œuvre, quel message l’auteur, à travers le narrateur, veut-il transmettre ?
- Exemple : La peine de mort est inhumaine. On peut punir sévèrement et avec justice sans tuer.
Examen de Fès 2012 :
Texte :
Dès notre arrivée nous grimpâmes sur une vaste estrade couverte de nattes. Après avoir payé soixante-quinze centimes à la caissière nous commençâmes notre déshabillage dans un tumulte de voix aiguës, un va-et-vient continu de femmes à moitié habillées, déballant de leurs énormes baluchons des caftans et des mansourias, des chemises et des pantalons, des haïks à glands de soie d'une éblouissante blancheur. Toutes ces femmes parlaient fort, gesticulaient avec passion, poussaient des hurlements inexplicables et injustifiés. Je retirai mes vêtements et je restai tout bête, les mains sur le ventre, devant ma mère lancée dans une explication avec une amie de rencontre. Il y avait bien d'autres enfants, mais ils paraissaient à leur aise, couraient entre les cuisses humides, les mamelles pendantes, les montagnes de baluchons, fiers de montrer leurs ventres ballonnés(…).
Moi, je me sentais plus seul que jamais. J'étais de plus en plus persuadé que c'était bel et bien l'Enfer. Dans les salles chaudes, l'atmosphère de vapeur, les personnages de cauchemar qui s'y agitaient, la température, finirent par m'anéantir. Je m'assis dans un coin, tremblant de fièvre et de peur. Je me demandais ce que pouvaient bien faire toutes ces femmes qui tournoyaient partout, couraient dans tous les sens, traînant de grands seaux de bois débordants d'eau bouillante qui m'éclaboussait au passage. Ne venaient-elles donc pas pour se laver ? (…)
Heureusement pour moi, ces séances de bain étaient assez rares. Ma mère ne voulait point s'embarrasser de l'enfant empoté et maladroit que j'étais. Pendant son absence, j'étais livré à mes timides fantaisies. Je courais pieds nus dans le derb, imitant le pas cadencé des chevaux, je hennissais fièrement, envoyais des ruades. Parfois, je vidais simplement ma Boîte à Merveilles par terre et j'inventoriais mes trésors. Un simple bouton de porcelaine me mettait les sens en extase.
I. ÉTUDE DE TEXTE : (10 points)
A. CONTEXTUALISATION DU TEXTE :
1.Complétez le tableau suivant après l’avoir reproduit sur votre copie : (1 pt)

Titre de l’œuvre Auteur Siècle Genre littéraire

La boîte à merveilles Ahmed Sefrioui 20ème siècle Roman autobiographique

2.- a) Qui est le narrateur dans le texte ? (0,5 pt)
- Le narrateur est Sidi Mohammed.
b) Dans quel lieu se trouvait-il ? (0,5 pt)
- Dans le bain maure.
B. ANALYSE DU TEXTE :
3.-Indiquez deux caractéristiques du lieu décrit qui ont mis le narrateur très mal à l’aise. (1 pt)
- Le bruit, les hurlements, l’agitation, gesticulation, la chaleur… (Le tumulte de voix, le va-et-vient continu des femmes …)
4.- a) En vous appuyant sur les deux premiers paragraphes, indiquez si cette proposition est vraie ou fausse :
« Le narrateur sentait tout le temps la présence de sa mère et des autres personnages à ses côtés » (0,5 pt)
- Proposition fausse.
b) Justifiez votre réponse en relevant une phrase du texte. (0,5 pt)
- « Moi, je me sentais plus seul que jamais. »
5.- a) Dans le 2ème paragraphe, le narrateur a utilisé une hyperbole pour donner une image plus forte et plus sombre de l’endroit où il se trouvait. Relevez cette hyperbole. (0,5 pt)
« … c'était bel et bien l'Enfer. »
b) Pour justifier l’emploi de cette hyperbole, citez une sensation physique et un sentiment éprouvés par le narrateur. (0,5 pt)
- La fièvre et la peur.
6.- a) Comme effet direct de tout cela, est-ce que les personnages continuaient à se présenter devant le narrateur sous leur aspect (forme) naturel ? Justifiez votre réponse par une expression du texte. (0,5 pt)
Non, ils ne se présentent pas sous leur aspect naturel : « … les personnages de cauchemar qui s'y agitaient… »
b) Pour décrire sa propre situation dans ce lieu, le narrateur a-t-il employé une tonalité : ironique, pathétique ou comique ? (0,5 pt) - Une tonalité pathétique.
7.- a) Relisez la phrase soulignée dans le texte « Ne venaient-elles donc pas pour se laver ? », puis dites si le narrateur se posait cette question : (0,5 pt)
- parce qu’il ignorait pourquoi ces femmes étaient là.
- parce que ces femmes ne faisaient que se laver à grande eau.
- parce qu’il était étonné de voir ces femmes s’agiter au lieu de se laver.
- parce qu’il était étonné de voir ces femmes s’agiter au lieu de se laver.
b) Cette interrogation est-elle formulée au discours : direct, indirect ou indirect libre ? (0,5 pt)
- Au discours indirect libre.
8.- a) Pourquoi la mère n’emmenait-elle pas souvent son enfant dans le lieu décrit dans le texte ? (0,5 pt)
- Car sa mère ne voulait pas s'embarrasser de l'enfant empoté et maladroit qu’il était.
b) Est-ce que l’enfant s’ennuyait alors pendant l’absence de sa mère ? Dites brièvement pourquoi. (0,5 pt)
- Non, car il trouvait la liberté de se livrer à ses fantaisies.
C. RÉACTION PERSONNELLE FACE AU TEXTE :
9.- À la place du narrateur, auriez-vous éprouvé les mêmes sentiments que lui dans le lieu où l’emmenait sa mère ? Dites pourquoi. (1 pt)
- Exemple : Je n’aurais pas éprouvé les mêmes sentiments car je ne suis pas aussi timide et solitaire que le narrateur.
10. - À votre avis, la mère avait-elle raison de laisser son enfant seul et sans contrôle dans la rue pendant son absence ? Justifiez votre point de vue par un argument personnel. (1 pt)
- Exemple : À cette époque, la rue ne constituait pas un danger car les voisins jouaient un rôle dans la protection des enfants.
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